Il existe de nombreuses « formes galéniques », c’est-à-dire « dispositifs », permettant le traitement des pathologies broncho-pulmonaires.
Ces dispositifs, habituellement appelés « aérosols », utilisent différentes technologies que vous trouverez répertoriées ci-dessous.
Si le médicament est une suspension, toujours l’agiter avant de l’utiliser ;
Bien vider l’air que vous avez dans les poumons, et de façon générale, souffler en dehors de l’appareil (si ce médicament se présente sous forme de poudre et que vous souffler dans l’appareil, vous allez disperser la poudre dans toute la pièce dans laquelle vous vous trouvez)
Une fois vos poumons vides, tête, légèrement en arrière, amener l’appareil en bouche (mettre la tête légèrement en arrière permet d’éviter le phénomène d’impaction, c’est-à-dire le fait que le médicament vienne s’impacter au fond de la gorge, au lieu de descendre au niveau des bronches) ; pour un déclenchement optimal du médicament, bien amener le dispositif verticalement au niveau de votre bouche.
En fonction de l’appareil utilisé, 2 méthodes pour la mise à disposition du médicament :
1ère méthode : votre inspiration seule permet la distribution du médicament au niveau bronchique. Après avoir amorcé le médicament, il faut une inspiration suffisamment forte pour déclencher l’arrivée du médicament, mais pas trop non plus pour éviter le phénomène d’impaction.
2ème méthode : vous serez obligé de coordonner votre main avec votre respiration (ce que l’on appelle « la coordination main-mouvements respiratoires »). Il faut commencer par inspirer, mais pas trop fort pour éviter là aussi le phénomène d’impaction ; une seconde après le début de votre inspiration, vous appuyez sur l’appareil pour déclencher l’arrivée du produit, tout en continuant à inspirer pour permettre au médicament de descendre le plus bas possible dans l’arbre bronchique.
Quelque soit la méthode, une fois vos poumons remplis d’air et de médicaments, vous bloquez votre respiration, le plus longtemps possible, afin de laisser le temps au médicament d’agir en profondeur, évitant ainsi son expulsion lors de votre expiration.
Si vous devez effectuer plusieurs bouffées, il est plus efficace d’attendre 4 à 5 minutes entre 2 bouffées plutôt que de les enchaîner : il faut laisser le temps à chaque bouffée d’agir en profondeur afin que le traitement soit le plus efficace possible (la première bouffée va « préparer le terrain », ce qui va permettre à la seconde bouffée d’être encore plus efficace).
En fonction des médicaments, il sera quelques fois indispensable de bien se rincer la bouche une fois la (les) bouffée(s) prise(s).
En fonction des dispositifs, le médicament à inhaler peut se présenter sous forme d'une poudre sèche, tellement fine qu'on ne la sent pas lorsqu'on l'inhale : mais soyez rassurés, même si vous ne sentez pas la poudre au niveau de votre bouche, le déclenchement du dispositif a bien eu lieu et la poudre a bien été dispersée au niveau bronchique.
Pour les médicaments dont la forme galénique est une poudre, il sera indispensable de les conserver dans un endroit sec, à l’abri de l’humidité.
La majorité des inhalateurs possède un compteur de doses, ce qui permet de connaître le nombre de prises restantes.
Pour les inhalateurs qui ne possèdent pas de compteur de doses, une astuce très simple mais sûre et efficace permet de savoir si il reste, ou non, des doses à administrer (astuce basée sur la poussée d'Archimède).
Séparez la cartouche métallique pressurisée de l'aérosol en plastique, et mettez-là dans un verre rempli d'eau :
-si la cartouche est pleine, elle coule au fond du verre
-si la cartouche est vide, elle flotte dans le verre