La prise en charge de la fièvre et de la douleur chez l’enfant et le nourrisson repose avant tout sur des conseils pratiques et l’administration de médicaments.
On les appelle antalgiques (contre la douleur) et antipyrétiques (contre la fièvre).
La douleur est un signal d’alarme, sorte de mécanisme de défense de notre organisme, résultante d’une inflammation.
Il faut la traiter dès qu’il y a une plainte de l’enfant, car plus la douleur est installée, plus elle est difficile à faire partir.
Le traitement de première intention reste le paracétamol, à la posologie suivante : 1 dose poids, 4 fois par jour.
C'est de cette façon que le Paracétamol est efficace, en répétant les prises toutes les six heures.
Lorsque le Paracétamol se présente sous la forme d’une suspension (exemple : sirop Doliprane), il faut bien l'agiter systématiquement avant de l’administrer à l’enfant.
Si la douleur ne passe pas, on peut rajouter de l’ibuprofène, en fonction des marques, la posologie varie, soit :
-1 dose poids, 3 fois par jour, ou
-1 dose poids, 4 fois par jour
Pour ce médicament, il faut également penser à l’agiter avant chaque administration, et toujours l’administrer en mangeant.
Ces deux médicaments peuvent être administrés en même temps, il n’y a aucun intérêt thérapeutique à les administrer en alternance (ces médicaments agissent sur la douleur de façon différente et ne vont donc pas s’interférer lors d’une administration concomitante).
En France, d’après les recommandations, on prend en charge la fièvre à partir de 38,5° !
-En dessous de cette température, on ne donne rien : la fièvre est aussi un moyen de défense de notre organisme qui monte en température pour tuer virus et bactéries.
-A partir de 38,5° et au-delà, on traite la fièvre qui, dans ce cas, via des convulsions, peut faire bien plus de mal que de bien.
La prise en charge de la fièvre repose principalement sur les conseils suivants :
Prise de paracétamol pendant 24 heures à raison d’une prise toutes les six heures, quitte à réveiller l’enfant s'il est endormi ; et si au bout de 24 heures, la fièvre ne baisse pas : on ajoute l’ibuprofène
Faire dormir l’enfant dans une chambre fraîche, c’est-à-dire 18–19°
Faire porter des vêtements et des sous-vêtements en coton qui vont permettre de mieux absorber et évacuer la transpiration
Faire prendre un bain pour rafraîchir l’enfant.
La température de l’eau ne doit pas descendre en dessous de 2° de sa température corporelle (exemple : si la fièvre de l’enfant atteint 40°, l’eau du bain ne doit pas descendre en dessous de 38°).
2° d’écart entre la température corporelle de l’enfant et la température de l’eau du bain sont suffisants pour rafraîchir l’enfant ; au-delà de cet écart, il pourrait y avoir un choc thermique
Surveiller l’hydratation de l’enfant, et de lutter contre sa déshydratation : un enfant se déshydrate beaucoup plus qu’un adulte, et un enfant ne ressent pas la soif, comme un adulte la ressent.
Il faut donc inciter l’enfant à boire le plus régulièrement possible !
Donner des traitements contre la fièvre et la douleur à un enfant est un réflexe que tout parent a, mais ce réflexe, dans certains cas, peut masquer des symptômes, pouvant compliquer et retarder la prise en charge médicale.
Surtout, ne jamais donner d’ibuprofène dans le cas d’une infection virale,
en particulier pour le virus de la varicelle, il peut y avoir de graves complications !
Pour conclure, pas d’automédication, sans avis médicale ou pharmaceutique !