Les 8ème, 16ème et 17ème arrondissements, les "hauts boulevards", sont contrôlés d'une poigne d'acier par Pierre-Emmanuel, qui cumule les fonctions de Primogène et de Bourgmestre.
Cette dernière charge lui est revenue de droit parce que son clan dirigeait toute la partie ouest de la capitale et que Villon s'exposait à un véritable soulèvement Ventrue s'il ne désignait pas l'un des leurs pour y exercer la tâche de Bourgmestre.
Le Prince a cependant réussit à limiter l'influence du clan, en l'amputant des 7ème, 14ème et 15ème arrondissements qui faisaient partie, auparavant, du fief Ventrue.
Les « hauts boulevards » se caractérisent par leur population humaine aisée et calme, à l'image de l'architecture et de l'ambiance.
Les gens sont polis, bien habillés et s'entendent très bien avec les représentants de l'ordre qui sont là en surnombre pour protéger leurs propriétés et leurs petites familles.
Le 8e arrondissement, avec les Champs Elysées notamment, est en quelque sorte la vitrine mondaine du territoire de Pierre Emmanuel.
Les commerces prestigieux, l'engouement des touristes huppés et des stars pour cet endroit, les défilés du 14 juillet, tout cela contribue à enorgueillir le Bourgmestre.
De plus, la grande fréquentation nocturne des champs offre un potentiel humain très intéressant.
Cependant les vampires, pour la plupart, en dehors de quelques Toréadors classiques, évitent ce lieu, car ils considèrent l'ambiance un peu surfaite.
Mais surtout, les anciens ventrues ont tendance à se montrer peu accueillants, voire hostiles, avec les vampires qu'ils n'ont pas expressément invités dans leur fief.
Car le Primogène Ventrue, ici, s'est arrogé tous les pouvoirs, et se comporte comme s'il était Prince, ou plutôt despote.
Il peut même aller jusqu'à détruire certains indésirables, au très lointain motif de vagues troubles à la Camarilla.
Dans ces conditions, les intrusions, pour les Anarchs, relèvent du sport de haut niveau.
Ce nom fut inventé par Pierre Emmanuel de Pompignan et n'est pratiquement jamais donné par des vampires extérieurs à la Coterie du Lys.
La Cage.
C'est la façon la plus courante de nommer le Bourg.
D'origine Anarch, il vient du fait qu'il est bien plus facile d'y rentrer que d'en sortir, autant dire qu'il n'est pas du tout apprécié par les résidents.
8ème / 16ème / 17ème
Presque toute la Coterie du Lys y vit. Les seuls vampires non-membres y résidant sont la comtesse Andrassi et ses proches.
Pierre Emmanuel de Pompignan et ce depuis le début.
Les Hautes Terres sont plus proches d'une zone franche que d'un véritable Bourg.
En effet, de Pompignan y fait régner sa loi et se fait même appeler Prince par ses sujets lorsqu'aucun laquais de Villon n'est dans les parages.
Bien évidemment, Villon ne l'entend pas de cette oreille et met un point d'honneur à faire patrouiller le Prévôt et les Archontes le plus souvent possible afin de rappeler au Primogène qui est réellement le maître de la ville.
Mais à part ces démonstrations de force, il y a peu de choses qu'il puisse faire.
Car tous les vampires ici suivent les ordres de l’Ancien Ventrue et la loi du silence y est totale envers les « étrangers ».
Vous pouvez parfaitement disparaître dans la Cage sans que personne n'ait assez d'informations pour lancer une enquête.
Pire, vu le statut du Bourgmestre, Villon est obligé de « croire » sa version dans la plupart des cas.
Si le vieux soldat déclare qu'un Toréador est subitement tombé en frénésie et a dû être éliminé par la Fondation Thulée en accord avec les lois de la Mascarade, c’est cette version qui officiellement sera la bonne.
Bien évidemment, la situation n'est pas la même lorsque le vampire dispose d'un certain statut à la Cour, les Kindreds feraient bien d'éviter le Bourg s'ils ne sont pas du côté de Pierre Emmanuel.
Pire encore, est la Fondation Thulée, dirigé par Karl Zerman, et servant de force de police au Lys.
Ces derniers ont tendance à ne pas aimer les nouvelles têtes, et si en plus, vous avez le malheur de ne pas avoir la bonne couleur de peau, vous vous préparez à une très mauvaise nuit.
Il existe cependant une épine dans le pied du Bourgmestre.
Un groupe d'Anarchs se nommant les « Enfants Terribles » semble avoir débuté une vendetta personnelle contre sa coterie.
Personne ne les a vus clairement, mais ils semblent connaître Paris sous toutes ses coutures et sont déjà responsables d'au moins six morts (deux vampires et quatre goules) en plein cœur du Bourg.
Les Archontes ne semblant pas pressés d'élucider ces crimes, Pierre Emmanuel s'apprête à s'occuper lui-même de l'investigation, ce qui pourrait amener quelques tensions (et un bon lot de bavures).