Servir d'opposition loyale au Prince et promouvoir les idées de la frange la plus traditionnelle des vampires de l'hexagone.
Réunir toutes les âmes nostalgiques des temps nobles et immémoriaux, et faire revivre les arts et la culture, tout en rêvant d'un retour à la monarchie.
Détruire Villon et permettre au Primogène Ventrue de devenir Prince de France et de rétablir l'ordre et la bienséance dans la capitale.
En attendant, réunir un maximum de fidèles autour de l'Ancien.
L'organisation politique de la Coterie correspond trait pour trait à un gouvernement monarchique tant pour imposer une forte discipline à ses membres que par souci du protocole. Le Lys, étant en étroit rapport avec les aspirations Ventrue, le Primogène du clan fut à toute époque le « Roi » de la Coterie. Ainsi Pierre Emmanuel, qui devint, dès la Révolution de 1789, chef de file Ventrue, est aux yeux des Caïnites du Lys, le véritable souverain du pays, celui à qui incombe d'exercer légitimement le Pouvoir. Jusqu'au 19e siècle, le Lys était uniquement composé de Ventrues. Mais les avancées libérales des gouvernements humains successifs et surtout de la politique du Prince amenèrent dès cette époque un certain nombre de Vampires dans le doute, à s'intéresser aux aspirations politiques du Lys. Cette tendance ne fit que s'accentuer au 20e siècle. Car l'évolution politique - tant au niveau Caïnite qu'humain - et l'évolution des mœurs (jugées décadentes) achevèrent d'effrayer les mécontents. Voilà pourquoi les discours du Lys, jouant sur la haine et la peur, et adaptés à la personnalité de chaque interlocuteur, amènent toujours de nouveaux membres à la Coterie.
Le Lys se divisent ainsi entre un noyau dur et un cercle plus vaste de « sujets ». Dans le noyau, autour du roi Pierre-Emmanuel, on trouve les fidèles les plus méritants qui exercent une fonction définie au sein du gouvernement monarchique du Primogène Ventrue. Ils sont conseillers et exécutants, mais en aucun cas leur avis, même unanime, ne peut prévaloir sur la volonté du roi. Les sujets, quant à eux, peuvent aussi exercer des fonctions, tels que les membres de La Fondation Thulée officiant comme une milice sur les terres de Pierre- Emmanuel, mais elles sont moins importantes et moins bien définies. Cela dépend aussi du sujet proprement dit. Par exemple, le Primogène Ventrue vociférera sans vergogne ses ordres aux Brujahs iconoclastes, tandis qu'il s'adressera sur un ton courtois aux Toréadors classiques, afin de solliciter de leur part, certains « services ». L'idée d'un roi catholique n'était pas évidente à imposer aux vampires qui allaient rallier le Lys.
C'est pourquoi la Coterie insiste sur l'imagerie royale plus au niveau de la politique vampirique qu'humaine. Imaginer d'être au service d'un roi Caïnite, légitime héritier du trône, face à un simple prince, usurpateur et décadent de surcroît, a séduit Brujahs et Toréadors. De même, la religion catholique, de vigueur dans la Coterie, est une formidable justification à tous les excès du Lys. Pour les fidèles de Pierre Emmanuel, Dieu a fait d'un Vampire son champion. Ce dernier est l'interprète universel des volontés célestes, et le suivre revient à choisir une espèce de « voie de lumière ».
Or tous les membres du Lys ont une faible humanité, soit parce qu'ils sont vieux, soit parce qu'ils ont un naturel haineux. Des distractions hautes en couleur s'imposaient donc pour solidariser les fidèles de la Coterie autour du Primogène Ventrue, qui s'y adonne d'ailleurs avec passion. Ainsi les réunions du Lys s'ouvrent par une messe célébrée dans une chapelle privée sur les terres du manoir et se terminent par une chasse à l'homme où le gibier est systématiquement dévoré. La coterie du Lys est un ensemble hétéroclite regroupant tout les vampires reconnaissant plus l'autorité de l'Ancien Ventrue que celle de « l’usurpateur Toréador ». On y trouve aussi bien de jeunes Brujah néo nazis, que de vieux Toréadors n'ayant pas supporté l'évolution de l'art au cours de ce siècle qu'ils jugent barbare et décadent.
La coterie comprend une trentaine d'individus répartis en trois « sous-coteries ».
Menée par le Brujah Karl Zerman, sert principalement de police et de force de frappe à De Pompignan.
Comprend majoritairement de vieux vampires étreints principalement entre le 15ème et le 18ème siècle dans les rangs de la noblesse militaire.
Ces membres sont les lieutenants et hommes de confiance du Primogène Ventrue.
Ils partagent réellement les mêmes aspirations que leur chef, non pas le discours proche des idées d'extrême droite qu'il utilise afin de rallier à lui les autres factions, mais sa version plus primale basée sur une certaine idée de la noblesse de guerre et de l'honneur, qui effrayerait certainement la plupart de ses partisans.
Si leurs effectifs se comptent sur les doigts d'une main, ils se sont mis récemment en tête d'éduquer de jeunes goules afin d'en faire leurs successeurs.
Composent la majorité du Lys.
Les vampires, membres de la coterie, viennent de tous les horizons et n'ont souvent comme dénominateur commun que le fait de penser que leur situation serait meilleure si De Pompignan accédait au pouvoir.
C'est également en son sein que l'on trouve les caïnites apolitiques mais intéressés par les plaisirs particuliers disponibles lors des réceptions de l'Ancien Ventrue.
Son front officiel est en fait représenté par deux salons dont l'importance à la Cour n'est pas à dédaigner.
Notamment par le fait qu'étant tous deux composés en majorité de Toréadors, Villon ne peut se permettre de leur mettre des bâtons dans les roues aussi régulièrement qu'il le souhaiterait.
En effet, ces derniers n'attendent qu'une excuse de sa part pour se plaindre de persécutions aux conseils du Clan.
La tactique du Prince pour circonvenir à leurs machinations quotidiennes consiste donc principalement à favoriser la création de Salons concurrents dont il sait pertinemment qu'ils s'opposeront aux salons du Lys (le salon d'Eris a débuté).
Les deux Salons subordonnés à la coterie du Lys :
Le Salon de Marie Mézaud.
Le Salon d'Aristide Longand.
Historiquement, cette coterie existe depuis l'arrivée des Toréadors au Pouvoir au 16e siècle.
Les Ventrues ressentirent à cette époque la nécessité de se réunir officieusement, à l'écart de la Cour, afin de comploter discrètement contre le nouveau clan souverain.