Les Tours
Ce nom est apparu dans les années 80 chez les Anarchs et faisait référence au nombre de grands ensembles construits dans les quartiers du Bourg suite aux manipulations des Nouveaux Ventrue. Il est depuis passé dans les mœurs.
Le Chantier dû aux rénovations permanentes ayant lieu dans ces arrondissements.
12ème / 13ème / 20ème
Elle est principalement constituée par les Clans à forte tendance Anarchs comme les Brujahs et les Gangrels. Beaucoup de Nosferatus y ont été vus récemment mais on ne peut pas réellement les considérer comme appartenant aux quartiers.
La plupart des bourgmestres précédents ont préféré démissionner devant l'ampleur de la tâche. La seule raison pour laquelle la Brujah ne le fait pas encore est que la place échoirait certainement aux nouveaux Ventrue qui convoitent le poste depuis longtemps et qu'elle ne veut cela pour rien au monde.
Lorsque Satomé, grâce à son charisme et à ses idées humanistes vint à rassembler autour d'elle un trop grand nombre de jeunes vampires au goût du Prince. Ce dernier lui fit le plus raffiné des cadeaux empoisonnés (qu'elle ne pouvait, bien sûr, pas refuser) en lui « offrant » le poste de Bourgmestre des Tours. En premier lieu, ses nouvelles responsabilités lui firent perdre une part non négligeable de ses suivants qui l'accusaient d'être passée du coté de Villon sans voir qu'elle n'avait nulle autre alternative. De plus, le Bourg possède la particularité d'être ingérable, ceci étant dû à la grandeur et la diversité de son environnement.
Qui plus est, elle ne tarda pas à se rendre compte que beaucoup de factions éprouvaient de la convoitise pour cette zone. Parmi eux, les nouveaux Ventrue désiraient aménager un Bourg qu'ils jugent insalubre mais à fort potentiel et les Nosferatus semblaient avoir une activité frénétique dans les souterrains.
Afin de pouvoir ramener dans son territoire un semblant d'ordre, Satomé se mit à faire des concessions, laissant le Producteur s'installer aux Frigos en échange de son soutien contre les Ventrue, permettant à Eris de se constituer une zone franche sur la Butte Aux Cailles (non pas qu'elle eut réellement le choix sur la question) et laissant son principal allié Génaht s'occuper de gérer en son nom le 12ème. Pour sa part, elle concentra ses efforts sur le 20ème (déjà aussi gros que la Cour entière). Le bourg est donc officieusement administré par quatre vampires ayant chacun son propre réseau d'influences et des motivations bien distinctes. Ces derniers n'ont de lien qu'avec la bourgmestre et n'agissent pas en tant que groupe (et n'ont donc pas d'action coordonnée). Ils sont cependant tous intéressés pour freiner les influences des vampires extérieurs au Bourg, notamment dans le domaine de l'urbanisme qui intéresse fortement aussi bien les Nouveaux Ventrue que les Toréadors.
Satomé se sert de son territoire afin de permettre aux vampires de périphérie d'avoir un accès sur Paris et tente pour l'instant de les fédérer. Récemment, une flambée de violence a eu lieu dans le 13ème arrondissement. Il semblerait que ce soit une altercation entre les Nosferatus et une faction qui reste pour l'instant inconnue de Satomé. Elle serait intéressée par plus d'informations sur le sujet.
La cour de Satomé est l'une des deux cours où l'on peut rencontrer la face interlope et sale du monde des Ténèbres. Elle est fréquentée par les Brujahs qui ne supportent pas les courtisans, les Malkaviens rejetés partout ailleurs, les Nosferatus méprisés par tous les toréadors des cours importantes, les toréadors qui ne trouvent personne pour les laisser exposer, les Néonates Ventrues en rupture de ban avec leur sire, les Gangrels qui ne supportent pas l'ambiance des cours surannées et décadentes, les quelques Anarchs qui veulent contacter des membres de la Camarilla… Bref, c'est un joyeux bordel.
Le bourg des Tours, contenant le 12ème, le 13ème et le 20ème arrondissements, a toujours été très difficilement gérable, les Anarchs y ayant élu domicile, et les vampires Camaristes, mais proches de leurs positions les y rejoignant. C'est le seul bourg qui a vu un nombre important de bourgmestres, position pourtant ô combien recherchée et désirée, démissionner, pour ne plus avoir à risquer leur réputation, leur prestige et leur vie dans des situations régulièrement critiques.
Satomé est une Brujah charismatique et intelligente qui, après le fiasco de mai 1968, réussit rapidement à fédérer autour d'elle à nouveau un grand nombre de mécontents. Le Prince, pour la neutraliser, "eu égard à son influence et à son talent", lui confia alors la gestion de ce bourg comme cadeau empoisonné. Cela créa de nombreuses tensions, dont certaines sont toujours vives aujourd'hui.
Actuellement, Satomé a réussi à stabiliser les populations vampiriques les plus mouvantes, soit en confiant, abandonnant, des pouvoirs à des personnalités influentes : Le Producteur; Eris; jusqu'il y a peu Génaht et maintenant Tardieu, soit en faisant du lieu un vrai terrain d'expression de la contre-culture et de la pensée contestataire vampirique. Par ailleurs, elle a impliqué des membres remuants du quartier dans la défense de ses zones contre les assauts de Ventrues ambitieux.
Jusqu'avant son arrivée, il n'y avait jamais eu de vraie cour à proprement parler. Les anciens bourgmestres n'avaient jamais réussi (et voulu) réunir à un endroit toute la faune du quartier. Satomé construisit un endroit adapté à cela, et parvint à en faire un lieu de rencontre. Il est d'ailleurs le symbole de sa première victoire en tant que bourgmestre. Lorsqu'elle fut nommée, elle vivait dans un immeuble désaffecté de Belleville. Un ventrue réussit à force de manipulation à le faire démolir pour en faire un immeuble locatif très rentable. Satomé parvint, grâce à ses nouvelles fonctions, et à des alliés déterminés, à faire exproprier la société immobilière et l'immeuble est à présent un HLM. Elle en profita pour, dans les sous-sols, organiser un vaste réseau de salle et de tunnels. L'aide des Nosferatus dans ce chantier fut important, et elle les récompensa largement de leur soutien.
Satomé gère donc une vraie cour des miracles sous un HLM de Belleville, et réussi à faire cohabiter des caïnites très divers. Bien sur, les tensions sont fréquentes et elle dépense beaucoup d'énergie pour désamorcer les conflits naissants. Heureusement, son empathie et son charisme font merveille. Elle est aidée par ses sœurs africaines, toutes goules, et Émile, goule de son sire qui a survécu, lui, à la haine de Pompignan. Elle a également réussi à trouver un certain nombre de vampires animés, à peu près, par le même idéal qu'elle, et en a fait ses lieutenants.
La cour est vaste. On y accède, pour l'entrée officielle, par le parking sous le HLM. La salle principale, très grande, est en béton et est souvent décorée de tentures africaines, de tableaux de sable collés, de draps blancs "ornés" de graffitis. Satomé n'est pas une adepte de la décoration outrancière et préfère une disposition un peu chaotique, où l'on sent la vie, le mouvement. Après avoir passé cette première salle, il y a deux escaliers qui mènent à diverses autres caves, toutes aménagées différemment, qui accueillent des réunions ou des coteries. Les décorations, comme les lieux des réunions de chaque groupes venant ici, changent très souvent, et un vampire qui aurait ses marques et qui s'absenterait quelques mois, auraient ensuite du mal à reconnaître les lieux et leur fonctionnement. Beaucoup trouvent le tout très glauque, sinistre ou désolé. Il est vrai que le couloirs sentent l'humidité et le renfermé. Les décorations peuvent être kitch, trash ou inexistante. Beaucoup de vampires fréquentant habituellement les autres cours évitent les salles du bas et restent dans la principale.
La cour n'est pas, comme celles de ses confrères bourgmestres, calée sur la vie du Louvre. Il lui arrive sans complexe d'ouvrir le lundi soir. De toute façon, ceux qui viennent la voir ne vont que rarement au Louvre, et inversement. Elle ouvre souvent, entre trois et quatre fois par semaine. Il ne tiendrait qu'à elle, la cour serait un vaste squat ouvert en permanence aux quatre vents, mais les impératifs de sa fonction et la volonté farouche de se maintenir en place pour profiter au maximum de son influence font qu'elle évite les comportements idiots. En d'autre terme, elle impose un minimum aux Anarchs et autres invités remuants. A ces débuts, cela lui a valu une réputation de vendue, mais à la longue, comme elle continuait à aider les faibles et les opprimés, avec (tous durent en convenir) des moyens d'action plus importants, elle retrouva un certain écho parmi ses alliés Anarchs originels. Actuellement, il y a encore quelques groupes d'Anarchs qui lui reprochent encore sa "trahison", mais ils ne sont plus très nombreux et certains le disent encore mais ne le pensent plus vraiment.
Ses soirées peuvent être pleines : plus de cent vampires, ou très vides : une petite vingtaine. Cela dépend des animations organisées, de la motivation des habitants du bourg et de facteurs très aléatoires. Vu le nombre de personnes motivées pour faire plein de choses qu'ils ne peuvent faire ailleurs, on ne s'ennuie que rarement chez Satomé, même si la qualité des spectacles proposés est… très variable. L'important, c'est de participer.
Bien évidemment, à peu près tout le monde est accepté par la maîtresse des lieux, mais pas nécessairement par les vampires locaux. De plus, elle accepte généralement toutes les idées de conférences, spectacles, soirées avec enthousiasme. Elle ne refuse que ce qui pourrait nuire à la Mascarade, et à son niveau en humanité.
Les discussions dans sa cour portent évidemment sur les problèmes Anarchs, sur les sujets de la société mortelle, sur les excès des vampires au pouvoir, Villon au premier chef. On y parle aussi d'art, de politique vampirique, etc. En fait, les vampires présents étant extrêmement variés, on y parle de tout.
Les vampires, et les goules, qui tiennent la cour surveillent tout attentivement, mais ne brident pas grand monde. Tant que l'on ne s'énerve pas, il n'y a aucune restriction. L'entrée est ouverte quelle que soit la tenue que vous portez, tant que vous n'amenez pas d'armes.
Ils sont cinq. Ils ont été recrutés par Satomé au fil du temps, parmi les Caïnites exclus qui lui devaient de grands services. En fait, elle en a recruté d'avantage depuis le début de son mandat, mais deux sont partis, un est devenu fou et trois ont été tués. Les cinq restant forment la garde et la structure exécutive de Satomé. Ils sont en fait parmi les premiers embauchés, et commencent à être compétents.
Les deux qui servent de gardes du corps et de gardiens à l'entrée de sa Cour sont Angel et Bambi :
Angel est un Caïtiff ayant perdu les pédales et ramassé par des Anarchs. Il avait violé, inconsciemment, la Mascarade, mais Satomé n'avait pas eu le cœur de le détruire. Elle avait arrangé le coup et l'avait pris sous son aile. Depuis, Angel est a son service et plus il en apprend sur la société vampirique, plus il est reconnaissant à Satomé de l'avoir sauvé. Pour l'aider, il fait tout son sale boulot, quelquefois même sans le lui dire. Il a une assez bonne réputation auprès des Anarchs. C'est un jeune homme bourru avec une barbe de trois jours. Très costaud et large d'épaule, il en impose toujours un peu avant de discuter. Il est habillé en très sale pour le boulot crade, et en costume pour accueillir les gens à la cour.
Bambi est une Brujah dont le sire a voulu défier Satomé à son entrée en fonction pour se faire un nom. Il étreignit deux personnes, dont Bambi, et donna l'assaut lors de la première ouverture de la cour de Satomé. Malheureusement pour lui, il y avait Tardieu et la coterie des Chants Sauvage sur place. Bambi étant la seule à n'avoir pas vraiment montré de signes d'agressivité : elle était trop effrayée pour faire quoi que ce soit, Satomé la gracia et la prit à son service. Depuis, elle fait une garde du corps discrète et très efficace, d'autant plus qu'elle est physiquement insignifiante et que son collègue la dissimule facilement. Elle est une jeune asiatique menue portant toujours des costumes asiatiques élégants. Beaucoup la prennent pour une courtisane.
Les deux vampires qui tiennent réellement et visiblement la Cour sont Valérie et Li-Pun :
Valérie est un Nosferatu dont la vie fut un cauchemar. Née à Bordeaux en 1943 d'une mère ouvrière, elle connaît la crasse et la misère. Sa mère meurt en 1957, et elle est obligée de se prostituer pour survivre. Elle a un mac violent et jaloux. En 1958, elle le tue dans une bagarre, et s'enfuit dans les égouts pour éviter les représailles. Là, elle tombe sur un Néonate Nosferatu mal éduqué qui perd les pédales en la buvant, il la tue. Pour voir comment ça fait, il essaye de la réveiller avec son sang et ça marche. De 1958 à 1970, elle est liée à son sire qui la cache (il n'a jamais eu l'autorisation de la créer), et lui fait faire beaucoup de choses dangereuses pour lui. En 1970 son sire meurt. Elle est retrouvée et accusée de l'avoir tuée et diabolisée. Elle s'enfuit sur Paris et va directement chez Satomé, dont elle a entendu parler chez les Anarchs bordelais. Satomé la recueille, et avec l'aide des Tremere, prouve qu'elle n'a jamais commis de diablerie. De 1970 à 1996 elle aide Satomé en travaillant auprès des prostituées, toujours prête à faire une bêtise contre un membre du groupe du Duc. En 1996, assez brutalement, Satomé lui autorise à avoir deux goules, une ancienne prostituée et un ancien mac, et la nomme au poste de maîtresse de cour. Elle prend alors place au côté de Li-Pun. Elle sert surtout à trouver du sang pour les réceptions et à surveiller discrètement tout le monde.
Li-Pun est une Caïtiff de 14ème génération, elle a été étreinte en 1990, d'un sire déjà Caïtiff et mort deux mois après, tué par des membres de la coterie du Lys. Sauvée par Satomé après avoir stupidement tentée de le venger, elle est restée à son service et s'entraîne dur pour être une hôte parfaite. Elle accompagne Satomé à chaque fois qu'elle va au Louvre. Elle a encore peur de faire des gaffes, même si elle a bien vu que la plupart des membres de la cour de Satomé ne les remarquent pas. Elle est courtisée par un Kueh-Jin tombé amoureux d'elle en 1997, et repousse constamment ses avances, estimant que leurs natures sont trop éloignées pour qu'elle se laisse aller, et puis il lui fait peur.
Ernesto est son espion "officiel". Toréador renié par son sire pour une erreur lors de sa première représentation théâtrale devant des vampires, il vécu deux ans en terre Anarch avant de les fuir. Son désespoir le fait penser au suicide plusieurs fois et c'est lors d'une réception chez Satomé que ces collègues, qui ont bien vus qu'il n'était des leurs et qu'il allait très mal, lui disent de rester avec elle. Satomé avait justement besoin de quelqu'un, son précédent espion ayant disparu, mort. Ernesto passe alors un "contrat" avec elle. Pendant 20 ans, il travaille gratuitement pour elle, et au bout du compte, elle l'aide à se venger de son sire. Elle accepte, à condition que la vengeance ne soit pas un meurtre. Depuis, il fait l'espion et s'en sort bien. Il est au service de Satomé jusqu'en 2006 et lui est resté toujours loyal. Toutefois, depuis deux - trois ans, il commence à se renseigner sur son sire.
Tardieu : Archonte Gangrel maintenu dans son poste par Villon, et toujours Camariste, est un allié objectif de Satomé. Ils se rendent régulièrement des services discrets et variés. De plus, Tardieu profite de la cour, de Satomé pour exposer ses collections et faire des conférences suffisamment intéressantes pour obliger des toréadors de cour à venir ici les écouter.
Les Chants Sauvages : D'autres Gangrels se rendent régulièrement chez Satomé. Ce sont les membres de la coterie des Chants Sauvages. Craints et rejetés par les autres cours, ils viennent de temps à autre se distraire chez Satomé. Ils sont craints, car ils sont les seuls vampires à côtoyer quelque peu les Lupins du parc de Vincennes. Cette coterie, mystique et à l'écart de toutes les intrigues de cour, prétend vouloir suivre la voie des Lupins. Ils sont également rejetés car beaucoup ont trop de difformités de frénésie pour réussir à les cacher. Leur chef a un corps et une tête d'homme serpent.
Après des années de brouilles et d'incompréhensions, la plupart des petits groupes d'Anarchs sont revenus auprès de Satomé. Il en reste encore un ou deux se murant dans un rejet obstiné, mais ils n'ont pas grande influence. Les groupes Anarchs sont à la fois innombrables et toujours aussi impuissants. Ils sont assez nombreux à cause de la fixité de la hiérarchie vampirique parisienne, et du nombre important de Caïtifs rejetés. Il y a ainsi environ une petite dizaine de groupes Anarchs autour de Paris, surtout à l'est, pour une population allant de 30 à 50. Presque tous considèrent Satomé comme une personne importante et secourable, même si elle est critiquée. En vingt ans, elle a réussi à redorer une partie de son prestige d'antan.
Le plus important groupe d'Anarchs est celui de Jean "Mad Max" Nodeur. Ce Brujah de plus de 2 mètres de haut règne sur un groupe hétéroclite pioché et créé parmi les populations pauvres et esseulées de la banlieue nord est. Il est apparu dans les années 1960. Il y a une dizaine de personne dans son "gang" et la moitié est d'origine maghrébine ou africaine. Il apprécie à nouveau Satomé, après lui avoir longtemps reproché l'acceptation de son poste. Il est assez actif dans le recueillement de nouveaux-nés abandonnés. Il aime bien aussi le Producteur.
La Cour est toujours très animée, car de nombreuses personnes sont volontaires pour organiser tout plein de trucs. Alors évidemment, ce n'est pas toujours très bien fait ni magnifique, mais souvent, l'envie est là.
Les organisateurs étant nombreux et divers, je ne vais pas les présenter tous, mais les regrouper selon le type d'attraction qu'ils proposent.
Ses soirées sont très courues et souvent très appréciées, même si la musique proposée n'est pas du goût de tout le monde et que le groupe joue faux. L'important, pour beaucoup de vampires qui viennent alors, c'est de danser et de profiter de l'ambiance. Ces soirées sont souvent préparées par le Producteur, les goules de Satomé ou d'autres encore. Satomé elle-même apprécie la musique, mais elle n'a pas le temps de s'y impliquer davantage. On a donc, le plus souvent : du punk, du trash ou du rock revendicatif avec le Producteur : de l'afro, du gospel, de la zouk, du ska, du reggae, et cetera (avec les sœurs de Satomé, et surtout Mira). Ou du gothique, cold wave, dark wave, electro, atmosphérique, black avec certains Anarchs très branchés musiques sombres. En fait, la programmation est assez éclectique et il vaut mieux se renseigner avant de bloquer sa soirée chez Satomé. Selon l'importance de l'organisateur, cela se fera dans la salle principale, ou dans une salle du bas. Ces soirées sont fréquentes, puisqu'il n'y a pas toujours un groupe, mais quelquefois seulement un DJ et une sono pourrie. Il y en a entre une et trois fois par semaine.
Ses soirées sont relativement sérieuses et tentent de faire avancer des sujets touchent le plus souvent au fonctionnement du bourg. Satomé y réuni le plus de monde possible qui pourrait être concerné et expose alors un problème. Elle sollicite les avis de tous et prend alors des décisions en conséquence. Elle tente par ce moyen de faire de la démocratie directe. Les sujets les plus variés sont mis à l'ordre du jour. Les plus fréquents traitent du non respect des limites de territoire par un vampire ou un groupe Anarch. Très fréquent, cela tend à diminuer avec le temps. Elle évoque aussi l'admission dans son bourg de tel ou tel nouveau venu, faisant ainsi passer une sorte de présentation publique à l'arrivant. Elle traite aussi des doléances concernant d'éventuelles attaques contre un de ses administrés, la coterie du Lys étant souvent accusées. Il s'agit là de désamorcer d'éventuelles représailles et de passer par d'autres voies, pas nécessairement légales, mais ce point est alors traité en privé. Durant les dix / quinze premières années, ces séances étaient surtout un grand foutoir ou tout le monde voulait donner son point de vue sur la politique de Villon et les pourris de la coterie du Lys. Lentement, Satomé parvint à imposer le respect d'un temps de parole strict, et le non débordement vers des sujets polémiques ou qui n'aboutissent à rien. Ces séances ont toujours lieu dans la salle principale et sont toujours publiques. Elles ont lieu toutes les semaines, souvent en milieu de semaine.
Organisées par diverses personnes, mais souvent par les goules de Satomé ou la bourgmestre elle-même, elle traitent toujours d'une cause à défendre, et un débat, le plus souvent animé, suit alors. Les sujets fréquemment à l'ordre du jour ont souvent trait à la contre culture, l'Afrique, les réussites Brujahs à travers l'histoire, la situation du clan ou des Anarchs à travers le monde, etc. Ce sont ces séances qui produisent les discussions les plus animées, que beaucoup appelleraient ailleurs des engueulades sans intérêt. Les personnes présentes peuvent toutes intervenir, et comme c'est ouvert à tout le monde, on voit beaucoup de Brujah des autres bourgs venir pour l'occasion. Il y a entre une et trois conférences par mois. Elles sont souvent, mais pas tout le temps, annoncées très à l'avance, genre un ou deux mois
Là, c'est encore plus libre. Satomé prête volontiers une salle annexe en bas pour que quelqu'un y organise une exposition. Celui ci y reste entre une semaine et un mois, selon l'importance accordée à l'expo et la bienveillance de Satomé. Dans les cas où elle intéresse vraiment la bourgmestre, une soirée vernissage est organisée, durant laquelle cette expo est installée dans la salle principale. On voit essentiellement des reportages photos, des concepts artistiques, ou des peintures refusées partout ailleurs.
Il y a entre une et trois expositions en même temps chez Satomé, et environ un vernissage par mois.