Les 9ème, 10ème et 11ème arrondissements constituent un ensemble composite de Bastille à la Gare St Lazare, habités par une population humaine de standing plutôt policé. Le bourgmestre est Aristide Longand.
Mais les dépravations nocturnes sont les signes avant-coureurs de la tempête Anarch. Beaucoup ont en effet constaté que dans cette zone, leur liberté d'action est assez vaste. À présent, il leur paraît temps d'en profiter. Certains « accrochages » ont d'ailleurs eu lieu entre des factions Anarch et des vampires de Cour qui fréquentent les boîtes de nuit disséminées dans ces quartiers. Mais le plus spectaculaire c'est que les vampires de la périphérie s'adonnent à nouveau à la chasse ici.
Le Carrefour
Relativement nouveau, il provient de l'effort opéré par le Bourgmestre actuel pour faire de ses trois arrondissements un lieu d'échange en dehors de tout conflit politique.
Nombreux suivant les parties concernées, mais aucun n'est réellement rentré dans les mœurs.
9ème / 10ème / 11ème
Si beaucoup de monde passe par le Carrefour, peu de personne y habitent réellement. La plupart des résidents permanents sont des Nouveaux Ventrue et des Toréador Modernes ne voulant pas prendre part aux querelles de leur Clan (et donc habiter à la Cour) mais ne souhaitant pas trop s'excentrer du Louvre.
Le Carrefour a longtemps été considéré comme un bourg sans saveur et les réelles pointures politiques ne s'y sont jamais vraiment intéressées. Par conséquent, aucun clan ne tient de façon traditionnelle la chaire du Bourg. Suite aux réussites de l'Ancilla, beaucoup de pique-assiettes commencent à s'intéresser au poste. Longtemps, le poste de Bourgmestre du Carrefour fut l'un des moins recherché de Paris. Servant de tampon entre quatre bourgs à la population vampirique plus typée, les arrondissements le constituant servaient la plupart du temps aux règlements de compte entre factions rivales, et peu de personnes voyaient un intérêt de passer la nuit dans un endroit aussi désert. Puis vint Longand et les Parisiens virent avec un effarement non feint ce que pouvait donner l'opportunisme à son paroxysme. La technique d'Aristide était pourtant simple. Elle consistait à dire oui à tout et à tout le monde, pour peu que cela n'attire pas la désapprobation du Prince. Beaucoup de vampires y virent une opportunité et se mirent à pratiquer leurs commerces chez l'Ancilla. Le Bourg devint ainsi une sorte de zone neutre où les alliances les plus contre nature pouvait s'opérer en toute discrétion, personne n'ayant intérêt à ce que cette situation cesse. Le Carrefour a donc petit à petit été façonné par ce melting-pot d'influences, chacun donnant sa patte à une zone qui auparavant manquait prodigieusement de saveur, le tout sous le regard bienveillant d'un Bourgmestre élevant le laxisme au rang d'art noble et dont personne ne pouvait souhaiter le désistement. Le Bourgmestre suivant ne pouvant qu'être plus autoritaire.
Si cette histoire est écrite au passé, c'est que la situation est en train de changer au sein du Bourg. En effet, une foule d'Anarchs ayant remarqué que le climat est ici moins tendu pour eux que dans le reste de la capitale abandonne la banlieue pour s'installer en plein cœur de Paris. Ne connaissant pas l'étiquette parisienne et habitués à résoudre les conflits par la violence, les jeunes Caïnites n'ont pas fait grande impression chez les habitués qui commencent à se plaindre à Longand mais aussi à Villon. Si le Bourgmestre ne réagit pas, c'est tout simplement qu'obnubilé par sa passion envers sa Sire, il est en train de sombrer dans la folie. De plus sa façon de lutter contre son envie est de s'oublier de plus en plus dans les réjouissances de « De Pompignan ». On comprend bien vite qu'un poste de Bourgmestre va bientôt être vacant dans la ville lumière.