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En 1626 s’achève les constructions de l’église et de son presbytère pour y accueillir un vicaire. C’est seulement en 1653 que l’archevêque autorisera de célébrer « des messes en chants ».
Quartier très vivant, il s’étalait de l’asile (l’actuelle MJC) à la quincaillerie Chopard jusqu’à l’école primaire (actuelle mairie). La fontaine surmontée d’une vierge se trouvait sur le parking actuel. Les vaches des fermes alentour venaient s’y désaltérer.
Mais c’est le magasin d’alimentation Joriot (Lidl aujourd’hui) qui avait l’activité principale sur cette place. Aussi, l’église très fréquentée à cette époque, vivait au rythme des baptêmes, des communions, des mariages, des enterrements et des premières messes. Le son des cloches et l’harmonie « Union et Progrès » célébraient ces évènements. Le petit bassin et ses deux bancs en pierre aujourd’hui disparu en partie servaient de décors pour les photographies qui immortalisaient ces moments. Nombreux étaient ceux qui après la messe se retrouvaient endimanchés à l’Hôtel des Cloches (actuelle pharmacie) pour l’apéritif. Même les retours des concours de gymnastique se fêtaient là sur la place de l’église.
Les sœurs de la Charité habitaient dans la petite maison à droite de l’église. Elles y tenaient un dispensaire. Réconforter les personnes en détresse faisait également partie de leurs missions. Dans le bas ce cette maison, « Le petit Léon », infirme, était une figure emblématique. Son rôle était très important dans les offices religieux. Les enfants craignaient ce personnage très autoritaire.
Aux heures d’ouverture et de fermeture de l’usine d’Horlogerie Parrenin, les ouvriers sortaient dans les rues au son mythique de la cloche qui ponctuait les horaires journaliers.
Sur le parvis de l’église la croix subsiste toujours et semble veiller sur le quartier.