Madame la Présidente,
Veuillez trouver ci-après, nos réponses aux interrogations des membres de votre association.
Espérant que ces éléments de débat permettront de faire évoluer la cause des Femmes à La Teste de Buch et sur le Bassin d’Arcachon.
1 - Désigner un(e) adjoint(e) au maire délégué(e) à l'égalité entre les femmes et les hommes ?
Réponse :
L’égalité entre les femmes et les hommes est un enjeu transversal qui doit irriguer l’ensemble des politiques municipales.
Le cadre légal limite le nombre d’adjoints et conduit nécessairement à confier à chacun des délégations larges. Dans ce contexte, si nous sommes élus, nous veillerons à ce qu’un membre de l’exécutif municipal, idéalement une adjointe, soit clairement identifié et mandaté pour porter les politiques d’égalité femmes/hommes, en lien étroit avec l’ensemble des services et partenaires associatifs.
Cet engagement se traduira par un pilotage politique lisible et une prise en compte systématique de cette dimension dans les décisions municipales.
J’ai également l’intention de désigner une première adjointe pour me seconder dans mes responsabilités. Il s’agira d’une femme expérimentée douée d’une éthique irréprochable dont la capacité de travail et les valeurs humaines forcent déjà le respect. Il me semble que cela n’a jamais été le cas sur notre commune et c’est un engagement ferme que je fais vis-à-vis des électrices.
2 - Tenir toujours disponible un logement d'urgence pour les femmes victimes de violences conjugales avec un accompagnement social ?
Réponse :
La lutte contre les violences intrafamiliales et l’accompagnement des femmes victimes constituent une priorité absolue.
J’ai déjà eu l’occasion d’exprimer cette préoccupation publiquement, notamment en réunion à Cazaux le 20 février dernier. Si nous sommes élus, nous travaillerons à ce que la commune dispose, en lien avec les partenaires institutionnels et associatifs compétents, d’une solution de logement d’urgence mobilisable pour les femmes victimes de violences, assortie d’un accompagnement social adapté.
Par ailleurs, nous avons inscrit au nombre de nos propositions de former les agents de la Police Municipale aux situations de violence faites aux femmes et aux violences intra-familiale notamment aux enfants. En effet, les situations auxquelles nos agents sont confrontés se multiplient, où pour une meilleure appréhension des situations une bonne connaissance technique de ces problématiques est nécessaire.
Il s’agit d’un sujet sur lequel l’action publique locale doit être plus réactive, plus coordonnée et plus humaine.
3 - Maintenir à disposition de notre association un local permanent et continuer à nous soutenir financièrement ?
Réponse :
Nous sommes attachés à la continuité et à la stabilité des partenariats associatifs qui œuvrent pour l’intérêt général.
Il n’est pas dans notre intention de remettre en cause la mise à disposition permanente d’un local au bénéfice de votre association. De la même manière, le soutien financier municipal sera maintenu, dans le respect des règles applicables, afin de vous permettre de poursuivre vos actions pédagogiques et de sensibilisation sur le territoire.
Nous souhaitons l’édification d’un pôle associatif moderne permettant la tenue des permanences et des réunions dans des locaux modulables et adaptés.
Nous considérons que votre engagement constitue un apport précieux à la vie locale et au débat citoyen et votre association y aura pleinement sa place.
4 - Comment prévoyez-vous la féminisation de l'espace public ?
Réponse :
La féminisation de l’espace public est un enjeu central de l’égalité réelle. Elle passe d’abord par la sécurité et le sentiment de sécurité, qui conditionnent l’appropriation des espaces par toutes et tous. Cela suppose une réflexion approfondie sur l’aménagement urbain : éclairage, cheminements, visibilité, usages et conception des espaces publics.
Elle passe également par une meilleure représentation symbolique. Aujourd’hui encore, les femmes demeurent largement invisibilisées dans la dénomination des rues, des places et des équipements publics, reflet d’une histoire majoritairement racontée au prisme du masculin. Nous souhaitons engager une démarche volontaire pour mieux inscrire sur le territoire la mémoire et les parcours de femmes qui ont contribué à notre histoire collective.
Enfin, en complément de ces actions, et même si cela dépasse strictement le champ de l’espace public, nous encouragerons des initiatives visant à valoriser des parcours professionnels féminins inspirants auprès des jeunes, notamment par des interventions dans les collèges et lycées, afin d’élargir le champ des possibles et de lutter contre l’autocensure encore trop fréquente chez les jeunes filles.