Nouveau NDS SDOPP GO SDO 2025-014 !
La tablette est un outil numérique destiné aux sapeurs-pompiers afin de les aider à réaliser le bilan.
Le bilan correspond à la phase de recueil d’informations qui permet d’évaluer la situation et l’état d’une ou plusieurs victimes.
La tablette est donc un outil indispensable pour transmettre l’information entre les premiers intervenants et l’autorité médicale.
Pour l’utilisation de la tablette, une formation spécifique est dispensée en centre de secours.
Transmission d’un bilan classique avec couverture réseau Transmission d’un bilan classique sans couverture réseau
Transmission d'un bilan classique sans couverture réseau
Transmission d’un bilan classique sans tablette
Transmission d’un bilan sans contact
Transmission d’un bilan sans contact sans couverture réseau
Transmission d’un bilan sans contact sans tablette
En cas de bilan urgent, il convient d’effectuer le bilan par radio afin d’obtenir rapidement un avis médical ou un vecteur spécifique (SMUR). La télétransmission peut se faire concomitamment ou après la demande par radio.
Les bilans pour AVC (F.A.S.T positif) doivent êtres réalisés par téléphone en contactant le SAMU via l’opérateur SSSM au CODIS. (NDS Permanente : Transmission de bilans pourAVC au SAMU)
Lorsque le SAMU nous met en attente plus de 10 minutes : possibilité de contacter l’opérateur santé du CODIS pour être transféré à l’infirmier CODIS.
ATTENTION : ceci ne fonctionne pas pour un LSP / Refus de transport ou destination autre que hôpital secteur.
- Chaque victime doit avoir sa carte remplie pour pouvoir être prise en charge, une fois arrivée au centre hospitalier.
Certains bilans secouristes peuvent rentrer dans une procédure de transmission simplifiée. Ce sont les bilans sans contact. Dans ce cadre, le chef d’agrès ne contacte ni le SAMU ni le CODIS pour la transmission de son bilan. Il remplit simplement la tablette en suivant les critères précisés dans la FOD.
Lorsqu’il s’agit de victimes blessées nécessitant une évacuation vers une structure hospitalière. (Remplissant les critères présents dans la FOD SAP 005)
Lorsqu’il s’agit des aides à personnes impotentes aboutissant à un relevage simple et laissée sur place. (Remplissant les critères présents dans la FOD SAP 005)
Une ivresse simple, la victime est consciente, dont les bilans, respiratoire et circulatoire ne présentent pas de signe d’altération ou de gravité (l’ivresse simple se caractérise par la capacité de la victime à effectuer une marche simple)
Une crise de tétanie ou de spasmophilie chez un mineur avec antécédent connu, pris en charge en milieu scolaire uniquement, sans antécédent cardiovasculaire ou neurologique et sans signes de déficit respiratoire autres qu’une fréquence respiratoire augmentée
Lorsque la victime refuse catégoriquement tout bilan de la part des sapeurs-pompiers. En cas de victime refusant son bilan, le chef d’agrès doit ouvrir une fiche bilan liée à l’intervention. Il renseigne alors le mode de transmission (bilan sans contact) ainsi que le motif de ce bilan sans contact (refus de bilan). Il informe le CODIS de la situation par un message de renseignements et clôture sa fiche bilan.
En cas d’absence de victime, le chef d’agrès informe le SAMU via le SSU. Ce message n’amène pas à une mise en attente par les opérateurs du CRRA 15 dans la file des bilans en attente. Il informe le CODIS de la situation par un message de renseignements.
Les interventions pour lesquelles il n’y a pas de victime, alors que le motif de départ indiquait qu’il pouvait potentiellement y en avoir une (ouverture de porte, victime partie avant l’arrivée des secours, accident purement matériel…) ne donnent pas lieu à la rédaction d’une fiche bilan. Néanmoins, cette situation nécessite l’information du SAMU via le SSU par le chef d’agrès, sans mise en attente par les opérateurs du CRRA 15. En parallèle, le CODIS doit être informé de la situation par message de renseignements.
Victime présentant des pathologies autres que des blessures (malaises, difficultés respiratoires, etc.)
Enfant âgé de moins de 2 ans
Traumatisme avec cinétique importante (vitesse supérieure à 50 km/h, chute d’une hauteur de plus de deux mètres)
Plaie par arme blanche ou arme à feu
Plaie de la main avec suspicion d’atteinte des ligaments et/ou dévascularisation ;
Victime refusant son transport et/ou les soins
Volonté de la victime d’être transportée sur une autre destination que le CH secteur (sauf établissements de santé décris ci-dessous)
Les victimes laissées sur place feront l’objet d’une transmission de bilan à la régulation du CRRA15
L’ensemble des critères sont à lire dans la FOD, que ce soit pour les personnes blessées ou les personnes impotentes qui sont relevées et laissées sur place !!
Certains bilans secouristes peuvent rentrer dans une procédure de transmission simplifiée. Ce sont les bilans sans contact. Dans ce cadre, le chef d’agrès ne contacte ni le SAMU ni le CODIS pour la transmission de son bilan. Il remplit simplement la tablette en suivant les critères précisés dans la FOD.
Toute victime présentant :
Douleur ou gêne thoracique non traumatique chez une victime âgée de 25 ans et plus.
Bradycardie (FC < 50/min)
Tachycardie non régulière (FC > 120/min irrég)
Altération de la conscience chez un diabétique connu
Sur demande médicale
Sur demande de l’Officier Santé du CODIS
Réalisation de DII long :
Bradycardie (FC < 50/min)
- Tachycardie non régulière (FC > 120/min irrég)
PARTICULARITES
Ne pas retarder la transmission d’un bilan urgent par la réalisation d’un ECG.
Transmission possible par téléphone en activant ‘’données mobiles” et “point d’accès mobile’’
Transmission possible par appairage du T7 à la tablette en activant le Bluetooth du T7 (menu ePCR) et le Bluetooth de la tablette (sélection du T7 correspondant avec si nécessaire le code PIN 02101124)
VIDAGE MEMOIRE
- Lors du vidage mémoire hebdomadaire du T7, faire attention à se mettre en mode Ethernet pour transmettre plus rapidement les ECG et les données DSA.
Les missions du SAMU sont:
Assurer une écoute médicale permanente
Déterminer et déclencher dans le délai le plus rapide la réponse la mieux adaptée
S’assurer de la disponibilité des moyens d’hospitalisation publics ou privés adaptés à l’état du patient
Organiser le transport dans un établissement public ou privé en faisant appel à un service public ou une entreprise privée de transport sanitaire
Veillez à l’admission du patient
Participer à la mise en place des plans de secours
Participer à la couverture des grands rassemblements
Participer à des tâches d’éducation sanitaire, de prévention et de recherche
Concourir à l’enseignement et à la formation continue des professions médicales, paramédicales et des secouristes par un centre d’enseignement des soins d’urgence (CESU)
La régulation médicale est une entité du SAMU et plus précisément de son Centre de Réception et de régulation des Appels (CRRA 15) ou Centre 15.
Constitué d’un ou plusieurs médecins régulateurs et de Permanencières ou Permanenciers d’Aide à la Régulation Médicale (PARMs), le CRRA 15 a en charge la gestion de l’envoi des moyens médicaux (uniquement) nécessaires et indispensables à toute situation médicale d’urgence
La réception de l’appel est effectuée à partir d’un numéro gratuit accessible à l’ensemble de la population : le 15
La régulation médicale est structurée par :
le suivi de la mise en oeuvre des moyens retenus
l’orientation hospitalière du patient dans le service compétent
la réception de l’appel
l’analyse de l’appel et l’évaluation de la gravité
la détermination rapide de la réponse appropriée à la de mande du requérant
la mise en oeuvre et le déclenchement des moyens appropriés
la préparation de l’accueil hospitalier
la fin de la mission des moyens engagés
Les caractéristiques de la régulation médicale :
c’est un acte médical à distance
c’est un acte dont la responsabilité ne peut être déléguée
elle s’exerce 24H/24H
c’est une mission de service public
elle nécessite la connaissance permanente des moyens sanitaires disponibles sur un département
elle nécessite une collaboration avec les autres partenaires de l4AMU
elle ne possède que la gestion des moyens médicaux tout appel doit avoir sa solution :
envoi de moyen(s) médicalisé(s)
sollicitation des moyens d’autres partenaires de l’AMU
envoi d’un professionnel de santé : médecin libéral, médecin de garde, infirmière libérale…
conseils et renseignements : listes de garde de personnels de santé (pharmaciens, dentistes…),
réorientation de l’appel (SAMU social, forces de l’ordre, associations d’écoute spécialisée,
Sapeurs-Pompiers…)
Ils concernent tant les personnels au premier rang que le chef d’agrès que la victime :
laisser sur place une victime nécessitant des soins en milieu hospitalier, sans avoir mis en oeuvre les mesures de protection présentées ci-dessous, peut lourdement engager la responsabilité des personnels : en cas de dégradation préjudiciable à la victime, ceux-ci pourraient se voir reprocher une non assistance à personne en danger, qui serait appréciée de façon d’autant plus sévère que les sapeurs-pompiers, s’ils ne sont médecins, possèdent malgré tout une compétence judiciairement reconnue dans le domaine secouriste.
Nota : La non-assistance à personne en péril est définie à l'article 223-6, al. 2 du Code pénal (ancien article 63, al. 2), aux termes duquel est puni celui qui, ayant connaissance du péril encouru par une personne ne lui porte pas assistance. Ce délit résulte d'une indifférence au sort d'autrui puisque le défaut d'assistance résulte d'une abstention voulue face au péril auquel a été exposé autrui.
La sanction en est lourde puisque le délit de non-assistance à personne en danger est puni de cinq ans d'emprisonnement et de 75.000 € d'amende De même, la juridiction répressive est compétente pour statuer sur l'action civile de la victime ou ses ayants droit en cas de décès (Crim., 25 mai 1982 ; Crim., 2 avril 1992).
- Pour la victime : s’agissant d’un état de santé dont l’analyse contextuelle et le bilan secouriste auront montré qu’il peut se dégrader, la conséquence ultime peut s’avérer être la mort de la personne, enjeu on ne peut définitif et crucial pour l’intéressé. Même en écartant cette hypothèse, le manque de soins pourrait engendrer des séquelles plus ou moins réversibles et grever lourdement la qualité de vie future de la victime.
Afin de ne pas engendrer de situations telles que celles décrites ci-dessus, des mesures de protection et de bonne pratique doivent être mises en œuvre :
faire une bonne analyse contextuelle de la situation : ainsi que vu plus haut, des facteurs de risques (par exemple, l’alcool) peuvent entraîner une dégradation qui ne permet pas nécessairement de déterminer le bilan secouriste, qui n’est qu’une photographie à l’instant « t » ; si certains sont « évidents » (alcoolisation, cinétique rapide lors d’un accident…), d’autres le sont moins et/ou nécessitent des compétences médicales ; le recueil d’informations et leur transmission au médecin régulateur sont donc essentiels.
Rédiger un bilan secouriste irréprochable : en cas de problème ultérieur, la justice s’attachera particulièrement à étudier ce document, qui a une valeur médico-légale et constitue le seul écrit décrivant l’état de santé de la victime ; rien ne doit donc être oublié. Informer et tenter de persuader la victime de la nécessité de son transport : l'équipe VSAV doit informer la victime dans les limites imposées par le respect de la discrétion et du secret professionnel. Il faut bien comprendre que l'objectif de cette obligation est d'éviter la rétention d'informations préjudiciable à la victime.
En effet, si une victime décide de ne pas être transportée en milieu hospitalier, elle s'appuie entre autre sur les informations que vous lui délivrez pour asseoir sa décision. En cas de contentieux, elle pourrait invoquer que les informations que vous lui avez données ou omis de lui donner ont vicié sa décision. Il faut donc être particulièrement attentif à :
1. Mettre en confiance la victime, afin de mieux la persuader ; cette démarche mettant en avant la qualité relationnelle dont le respect son périmètre intime
2. Jouer du comportement induit du secouriste : un SP exprimant sa conviction intime de la nécessité d’un transport sera toujours plus convaincant qu’un qui donne l’impression d’y attacher moins d’importance
3. Donner à la victime tous les éléments justifiant son transport, sans en omettre ou en minimiser
4. Respecter la décision de la victime : si vous estimez que celle-ci a été parfaitement informée à plusieurs reprises des conséquences éventuelles de son refus, vous devez accepter sa décision : la liberté de tout être humain à disposer de lui-même est un droit fondamental et rien ne vous autorise à le transgresser. Il faut donc bannir toute forme de contrainte ou d’ « agression » physique ou verbale qui, même si elle partait d’un « bon sentiment », ne pourrait que générer une montée de la violence.
5. Lui faire remplir un formulaire de refus de transport : à cette étape, vous devez vous assurer que la victime comprend parfaitement le document qu’elle s’apprête à remplir et signer (si possible, ce n’est pas le chef d’agrès VSAV qui le remplit !) ; pour le prouver, il est indispensable qu’un témoin en atteste. De préférence, celui-ci pourra être un membre majeur de la famille, un ami, une personne de l’entourage professionnel, un voisin ou par défaut un fonctionnaire de police ou un membre de l’équipage VSAV.
Enfin, il est fondamental de ne pas rompre la chaîne des secours : le chef d’agrès doit s’assurer qu’il a tout mis en œuvre (auprès du CRRA 15, de la famille, de l’entourage…) pour que la victime soit visitée ultérieurement par un médecin