Retour sur le domaine nordique de Bessans avec comme point de départ la Bessanaise, un centre de vacances associatif recevant individuels et groupes pour des activités l’hiver et l’été autour de la montagne.
Altitude de départ : 1737 mètres.
Nous suivons dans un premier temps l’itinéraire piéton n°3 nommé « Vincendières » sur la rive droite du torrent de l’Avérole, ce qui nous fait repasser comme la veille à proximité du hameau de La Goulaz. Un kilomètre et demi après La Goulaz, le parcours damé s’arrête et un panneau nous informe que nous évoluerons hors trace à partir d’ici, mais c’est très praticable, nous n’avons pas besoin de raquettes ni de crampons.
Un peu plus tard, c’est la pancarte du parking d’été qui émerge d’une épaisse couche de neige. En effet, nous progressons sur une route qui dessert la vallée en été.
Jusque-là nous avons bénéficié d’un bel ensoleillement, mais la suite du parcours se fera à l’ombre alors que nous approchons du hameau des Vincendières (alt.1850 m) faisant face au glacier de Charbonnel. Le hameau était habité jusqu’au début du XXe siècle mais les conditions de vie difficiles ont entraîné un exode progressif. Nous constatons que beaucoup de maisons sont abandonnées et délabrées. Quelques-unes seulement ont été rénovées et servent de résidences d’été.
Hameau des Vincendières
Le soleil commence à éclairer timidement le versant opposé et la Crête de Tierce culminant à 3000 mètres d’altitude alors que nous quittons les Vincendières.
Après les Vincendières, la montée plutôt modérée jusqu’ici se fait plus vigoureuse alors que le sentier s’élève vers le hameau d’Avérole (alt. 1990 m).
Au bout de deux heures, nous atteignons le pied de sa petite église où nous rattrapons trois randonneurs partis un peu avant nous tout en nous faisant dépasser par un skieur de fond. Alors que ces derniers prennent tous la direction du refuge d’Avérole, nous décidons, quant à nous, d’en rester là et de rebrousser chemin par le même itinéraire.
Les crêtes rocheuses visibles à l’arrière-plan sont celles de la Bessanèse (alt. 3592 m) et des Grandes Pareis (alt.3384 m) marquant la frontière avec l’Italie.
Chapelle Saint-Pierre à Avérole
Fin d’une très belle randonnée d’une douzaine de kilomètres aller-retour pour un dénivelé de l’ordre de 250 mètres dans un vallon éminemment sauvage et préservé (aucune piste de ski dans ce secteur).
Notre itinéraire est tracé en rouge
La balade nous ayant pris la matinée, il est l’heure de passer à table. Le restaurant le plus proche, « La Grange de l’Avérole », se trouve en bordure du domaine nordique. Très fréquentée par les skieurs de fond, sa terrasse est déjà remplie à cette heure (vers 13 heures). Nous trouvons une table à l’intérieur, mais l’attente conséquente et la nourriture ordinaire nous feront regretter notre choix. Seul le café pris finalement en terrasse sera à la hauteur.
Pour clore l’après-midi sur une note plus positive, nous poussons jusqu’à Bonneval-sur-Arc (alt 1800 m) niché au pied du col de l’Iseran. Nous flânons dans les ruelles pittoresques du village en admirant ses vieux chalets en pierre, bois et lauze qui ont permis à la bourgade d’être classée parmi les plus beaux villages de France.
Dans les ruelles de Bonneval-sur-Arc
Bonneval-sur-Arc sera le point de départ d’une nouvelle randonnée un peu plus tard dans la semaine vers le hameau de l’Ecot. Mais avant cela nous vous emmenons sur les hauteurs du col et du lac du Mont-Cenis.