Association
« J’voroais qu’o m’esplique »
pour
l’histoire locale
et la protection du patrimoine
de
Ramburelles.
Association fondée le 26 octobre 1985.
Siège social : Mairie de Ramburelles.
Membres fondateurs :
Ont rejoint l’association en 2001 et 2002 :
Michel SZKUDLAREK, Gaston BACOUËL et Chrystian LESAGE
Bureau de l’Association :
Président : Roger SEIGNEUR
Vice-Président : Joseph BACOUËL
Secrétaire : Jack BACOUËL
Trésorier : Jean DINGREMONT
Ouvrage débuté le 23 octobre 2002 et terminé le ?
E P I G R A P H E
de
M. le RECTEUR Robert MALLET
L'initiative née à Ramburelles exprime un attachement et une volonté d’attachement à un cadre de vie qui risque de se dégrader très vite si l'on n'y prend garde, et une volonté d'entreprendre les actions qui traduisent cet attachement. Il faut féliciter les fondateurs de l'Association "J'voroais qu'o m'esplique" d'avoir su concilier le regard vers le passé et le regard vers l'avenir dans une même fervente attention. Ils ont en effet compris que nos enfants, sous peine de vivre dans des lieux dépersonnalisés, devaient recevoir en héritage les derniers témoignages de leurs ancêtres, que ce soit la maison traditionnelle, les arbres régionaux, les objets démodés mais toujours beaux, les instruments agricoles désormais inutilisés mais respectables. Et parmi ces témoignages, bien sûr, ils n'oublient pas la cuisine locale, les vieilles histoires de notre pays, ses dictons savoureux en sachant apprécier la valeur préservée de la langue de nos aïeux.
Bravo Picards de Ramburelles, et persévérez!
TOPOGRAPHIE DU VILLAGE
Le Bocquet, hameau dépendant de Ramburelles, comptait 66 habitants en 1867 (Mémoires des Antiquaires).
Ramburelles comptait 393 habitants en 1878 (Mémoires des Antiquaires).
L’orthographe du nom a varié au cours des siècles :
1138 : Ramburelloe (Louandre, topographie du Ponthieu, Ramburelloe signifie: Petit Rambures)
ou Ramburelli (Dans une charte de l'évêque Garin de 1138. L'évêque confirme au Prieuré de Dampierre au diocèse d'Amiens l'autel de RAMBURELLIS).
1221 : Ramburellis (Bernard de Ramburelles)
1284 : Ramburelles (Philippe le Bel)
1387 : Ramburele (Rôle des Nobles & Fieffés)
1657 : Ramburettes (Procès verbal des coûts) ou Ramburelle (Jeanson)
1698 : Ramburel (Etat de la France)
Ramburelles se situait dans le diocèse d’Amiens, l’Election d’Amiens et d’Abbeville, de la Prévôté du Vimeu, Arch. de Ponthieu et du Doyenné d’Oisemont.
Ramburelles fut en 1790 le chef lieu de l’un des 17 cantons du district d’Abbeville.
Ramburelles est distant de 12 km du chef lieu de canton, Gamaches, de 19 km du chef lieu d’arrondissement, Abbeville, et de 46 km du chef lieu de département, Amiens, capitale picarde.
Le territoire de la commune s’étend actuellement sur une surface de 459 ha 13 a et 92 ca dont 286 ha 11 a et 60 ca de terres agricoles, 136 ha 10 a et 24 ca de prés, 4 ha 93 a et 65 ca de bois ou taillis sous futaie, 67 a et 20 ca de landes, 1 ha 97 a et 89 ca de jardins, 49 a et 14 ca de terrains à bâtir, 2 ha 17 a et 35 ca de terrains d’agrément et 11 ha 62 a et 45 ca de sols.
Le territoire communal se décompose en différents lieux-dits :
- Le « Fond d’Herveloy », au nord, touche au territoire de Martainneville.
- La « Mabillette », le « Fond de Biencourt » et le lieu-dit « Vers Biencourt », à l’ouest, sont au contact du territoire de Biencourt.
- Le « Moulin » et la « Première Vallée », au sud, sont situés vers Rambures et Villeroy.
- Le « Montrelet » et la « Vallée de Buleux », à l’est, s’étendent vers Cerisy-Buleux et Oisemont.
Les rues du village
Le village s’organise autour de cinq rues principales et d’un hameau situés de part et d’autre de la route départementale n° 936, autrefois route nationale 336.
La rue principale, orientée sud-nord, menant de la Départementale 936 vers Saint-Maxent et Martainneville est actuellement nommée Rue du 11 Novembre 1918. Elle était auparavant nommée Rue de la Ville depuis la Départementale 936 jusqu’à un calvaire situé à son intersection avec la Rue du Four, après l’ancienne école, puis Rue de Saint-Maxent jusqu’à sa sortie du village, au nord.
La Rue du Four qui ne commençait qu’à l’endroit de ce calvaire, prend aujourd’hui naissance au puits situé face à l’église du village part en direction du nord-nord-est vers Cerisy-Buleux.
La Rue d’Oisemont part de l’école actuelle et se dirige vers l’est puis oblique vers le sud pour rejoindre la Départementale 936, en direction de Rambures.
La portion de la Départementale 936 d’Amiens au Tréport, comprise dans le village, a été baptisée Rue Delattre.
La Rue du Château d’Eau, ainsi nommée à cause du château d’eau situé à son extrémité sud-est, constitue l’unique rue du hameau du Bocquet.
Une ruelle nommée « Ruellette » relie les rues du 11 Novembre et du Four.
La rue qui va vers Biencourt se nomme désormais "Rue Maurice Vaussard"
La route départementale 936.
Les arbres qui bordaient cette route de Oisemont à Le Translay et ceux du tronçon Ramburelles-Le Translay ont été abattus en deux hivers (1984-1985 et 1985-1986).
Des arbres ont été replantés suivant le nouveau tracé de la route bien avant que les travaux ne commencent. Leur plantation a eu lieu en janvier 1986.
Les travaux concernant la route ont commencé en juillet 1987 et se sont terminés en décembre de la même année. Le tronçon de Oisemont jusqu’à Airaines a été fait en deux mois mais la route a été bloquée pendant un an. Les arbres avaient été abattus plusieurs années avant.
La population
RECENSEMENTS
Les recensement tels qu'on les connaît aujourd'hui sont dus à la Révolution. La loi du 22.07.1791 prévoyait un recensement préparé par Lucien Bonaparte et Chaptal, qui sera finalement organisé par la loi du 28 pluviôse an VIII ( 17.02.1800 ).
Le premier eût lieu en 1801 dans les 98 départements de l'époque, le suivant en 1816-17. Depuis 1831 les recensements sont quinquennaux, exception faite de celui de 1871 repoussé à cause de la guerre en 1872, et pour les mêmes raisons, il n'y a pas eu de recensement en 1916 et 1941. Depuis le recensement de 1946, cette opération n'est plus régulière, les suivants sont effectués en 1954, 1968, 1975, 1982, 1990 et 1999, le coût financier pour les organiser peut expliquer ceci.
Les informations contenues par ces documents sont souvent essentiels pour les généalogistes :
- on peut suivre l'évolution d'une famille, parfois sur plusieurs générations.
- on peut déterminer la composition de chaque ménage sur une longue période avec précision.
- les recensements sont aussi un auxiliaire précieux de l'état civil en cas de lacunes.
Ramburelles compte aujourd’hui (2024) plus de 300 habitants mais seulement 260 selon les dernières opérations de recensement de 2021. Cette population avoisine celle de 1901. Ces quelques 300 habitants se répartissent en cent-vingt-quatre maisons dont vingt-cinq sont situées au Bocquet.
La population la plus basse qu’ait connu Ramburelles depuis 1836 se situe en 1982.