Boule, bouge, tout tourne, tout est rond.
Foule, seule, habitudes, rien n’est selon.
Chemin, parcours, route, c’est ardus.
Cherche, voit, tout reste confondus.
Le coin, au coin , devant, derrière.
Il court vers des traverses en arrière.
Regarde, voit, il ne se passe plus rien.
Alors, bouge, refoule ce tenace chagrin.
Ouvre ton cœur au regard des autres.
Cherche ta peur au travers de l'autre.
Court très loin sans regarder derrière.
Les jours passés sont loin en arrière.
Rien n’est acquis, jamais !
Soumise, écrasée, jamais !
Revoir fleurir aux lèvres les mots.
Savoir qu’il y aura un renouveau.
Peinture absurde, peinture refus.
Écriture ravivée, écrit confus.
Mémoire fragile aux pas du futur.
Subtile intuition, rien ne perdure.
Oublis sans oublier, mais effacés !
Mémoire absente au refuge manqué.
Yeux clos aux personnes connues,
mi-clos lorsqu’ils sont revenues !
Je me jette enfin dans l’inconnu.
Je veux exister, je n’attend plus.
Oui, à la conquête sans barrière.
Non, ne plus retourner en arrière.
©Dewaele Anne-Marie