Ecrit pour les noces d’or de mes parents, Le 29 septembre 1984.
Vous voilà à vos 50 automnes
Ensemble vous voici à l’âge d’or
Vos yeux ridés s’étonnent
Du temps passé, d’alors.
Vos mains protégeant vos cœurs
Des inattendus caprices de la vie
Vous retenez le fil des heures
Du fil du temps de la vie.
Vous vous sentez des patiences
A L’abri du ciel du plat pays
Et vous pensez en silence
A tous ces temps jadis.
Vos âmes sans colère
Revoient défiler le temps
Tout en regardant la terre
Vous voilà surpris, pourtant.
Du temps qui passe, celui qui n’attends pas...
Maman,
Tu es le cœur de la maison
Avec tes pensées secrètes
Bats au rythme des saisons
Tu es toujours là, discrète.
Papa,
L’eau au moulin, tu dis
Toujours tu l’as été
Ta vie bien remplie
Laisse la place au passé.
Gustave Thibon: On peut toujours apprendre ce qu'on ne sait pas, non ce qu'on croit savoir.