😀 texte # 1 du T20 en révision ! Merci
(1) Continuant à être plus malade que d'habitude, mon doux Jésus s'est fait voir, non pas seul, mais avec les Trois Personnes Divines, qui toutes m'entouraient. Je restais au milieu d'Elles, ne voyant rien d'autre que Leur Hauteur Suprême et l'immense lumière qui les entourait. Et toutes trois me dirent :
(2) « Nous sommes venues rendre visite à Notre fille malade. Notre Volonté, plus qu’un aimant puissant, Nous a attirées et appelées du Ciel pour Nous faire venir à toi. Nous ne pouvions Nous empêcher de venir te soulager et te tenir un peu compagnie dans tes souffrances, toi qui es la fille première-née de Notre Volonté. La puissance de Notre 'FIAT' est irrésistible pour Nous, et y céder est un bonheur.
(3) Qui pourrait dire ce que je ressentais et comprenais en me trouvant parmi Elles ? Je n’ai pas les mots pour l’exprimer. Ainsi, puisque l’obéissance m’avait ordonné de manger quelque chose, et que je ne pouvais rien rien avaler, pour obéir, avant que Jésus ne vienne, j’avais pris quelques cuillerées de bouillon, mais je les sentais rester dans ma gorge, sans pouvoir les faire descendre dans mon estomac. J’ai dit à Jésus de m’aider à obéir, et Jésus, avec toute sa bonté, a passé sa sainte main de ma gorge à mon estomac, faisant descendre le bouillon pour que je puisse le digérer, de sorte que je ne l’ai pas vomi, comme c’est mon habitude chaque jour, car tout ce que je prends, je le rends.
Bonté infinie de Jésus pour moi, qui suis la plus petite et la plus pauvre des créatures ! Après cela, je suis restée affligée, car je pensais qu’Elles allaient m’amener avec Elles ; mais ne l'ayant pas fait, je me suis sentie triste. Et Jésus, pour me réconforter, s’est placé face à ma poitrine. Et, en soufflant sur moi, de Son souffle sortait une lumière qui nourrissait mon âme et reconstituait aussi tout mon corps. Mais dès que Son souffle cessait, mon corps se décomposait de nouveau. Et Jésus, pour m’encourager, m’a dit :
(4) « Ma fille, courage ! Ne vois-tu pas que le simple souffle et la lumière de Ma Volonté restaurent même ton corps ? Ainsi, si J'arrête de souffler, ton corps se décomposera et tu prendras immédiatement le chemin de Notre Patrie céleste. »
(5) Et moi de répondre : "Mon Amour, je ne sers à rien, je ne suis bonne à rien. Ne serait-il pas mieux que Tu te débarrasses de moi en m’envoyant à la Jérusalem céleste ?" Et Jésus, tout bonté, a ajouté :
(6) « Ma fille, tout m’est utile, même les petites pierres, les décombres, pour édifier [quelque chose] ... Il en est ainsi pour toi : tout ce qui constitue ton corps est comme des ruines, mais, vivifiées par le fluide vital du 'FIAT' éternel, tout devient précieux et d’une valeur inestimable, si bien que Je peux bâtir sur ces ruines précieuses les cités les plus fortes et les plus imprenables.
« Tu dois savoir qu'en suivant sa propre volonté et en se soustrayant à la Divine, l’homme a provoqué ce qui arrive lorsqu’un violent tremblement de terre frappe une ville : ses secousses puissantes ouvrent des gouffres dans la terre, engloutissant ici des maisons ou les réduisent en pièces. La force des secousses fait s’ouvrir les coffres les mieux fermés, mettant à découvert bijoux, pièces et objets précieux, si bien que les voleurs peuvent s’y introduire et s’emparer de ce qu’ils désirent. Ainsi, la pauvre ville se retrouve réduite à un tas de pierres, à des ruines, du mortier et des décombres. Or, si un roi veut reconstruire cette ville, il se sert de ces mêmes tas de pierres, de ces ruines et de ces gravats. Et parce qu’il la rebâtit entièrement, il lui donne un style moderne, une somptuosité artistique et une beauté incomparables, de sorte qu’aucune autre ville ne puisse lui être égale. Il en fait alors la capitale de son royaume.
« Ma fille, la volonté humaine a été pour l’homme un séisme bien plus dévastateur encore, et ce tremblement de terre dure toujours, parfois plus violemment, parfois un peu moins, mais il continue d’exposer au grand jour les trésors les plus précieux que Dieu avait déposés dans le tréfonds de l’homme. Ainsi, ce séisme de sa volonté propre le bouleverse [l'esquinte, le brise, le désorganise] tout entier : la clé du 'FIAT' Suprême, qui le gardait en sécurité, n’existe plus pour lui. Et donc, n'ayant plus ni portes ni clés, mais seulement des murs en ruine, il est livré aux voleurs [ses passions, ses désirs] qui pillent tout [ses richesses spirituelles], le laissant exposé à tous les maux.1 Bien souvent, réduit en miettes et en ruines, on peine à reconnaître en lui une ville autrefois édifiée par son Créateur.
« Or Moi, qui veux reconstruire le Royaume de Ma Volonté parmi les créatures, Je veux Me servir de tes débris et de tes ruines. En les imprégnant du fluide vital de Ma Volonté créatrice, Je formerai la capitale du Royaume du 'FIAT' suprême. Voilà pourquoi tu m’es précieuse. N’en es-tu pas heureuse ? »
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1 il est livré aux voleurs [ses passions, ses désirs] qui pillent tout [ses richesses spirituelles], le laissant exposé à tous les maux.
Explication :
Les passions et les désirs désordonnés prennent le contrôle de l’homme lorsque celui-ci n’est plus guidé par la volonté divine. Ses richesses spirituelles, les dons, les vertus, la noblesse de son âme sont pillées et, il devient une proie facile pour le mal et les tentations, ce qui le conduit à la souffrance et à la destruction intérieure. En somme, l’homme, en rejetant la volonté divine, se retrouve dans un état de désordre et de fragilité, où ses passions prennent le dessus et le conduisent à sa propre ruine.
(1) Me sentant souffrante, je me trouvais incapable d’écrire ce que le bienheureux Jésus manifestait à Sa petite fille. Ainsi, je suis restée plusieurs jours sans écrire. Jésus, dans mon intérieur, m’incitait à le faire mais je refusais en raison de la grande faiblesse que je ressentais. Finalement, ce matin, sortant de mon intérieur, Il m’a dit :
(2) « Ce soir, ma fille doit écrire, car, même mourante, Je veux qu'elle donne les derniers éclats de lumière forte et éblouissante des connaissances du 'FIAT' Suprême, afin que tous sachent que Ma Volonté l'a toujours gardée auprès d'Elle pour la réalisation de Son Royaume, et que son dernier souffle ne sera rien d’autre qu’un puissant éclat de lumière, qui restera comme ultime témoignage d’amour et de révélation pour le Royaume de Ma Volonté. C'est pourquoi, pendant que tu écriras, Je t'aiderai, et la petite fille de Ma Volonté ne refusera rien à son Jésus ni à ce 'FIAT' qui, avec tant d'amour, te garde dans Son sein pour te confier Ses secrets. »
(3) Après cela, je me suis décidée à écrire, ne serait-ce qu’un peu, car mon doux Jésus se contente de tout. Alors, Il m'a dit :
(4) « Ma fille, celle qui vit dans Ma Volonté Divine respire le 'Tout'. Et comme le souffle se prend et se donne, sans qu'aucun temps ne s’interpose, il est reçu pour être aussitôt rendu. Or, en respirant le 'Tout' qui est Dieu, en rendant son souffle elle redonne le 'Tout'. Alors, elle donne le 'Tout' à Dieu, donnant Dieu à Dieu, et elle donne le 'Tout' aux créatures, puis elle respire à nouveau Dieu et tout ce qu’Il opère… Il est naturel que celle qui prend le 'Tout' puisse 'Tout' donner. C’est uniquement dans Ma Volonté Divine que la Vie de l’Être Suprême peut être continuellement bilocalisée dans les créatures. »
(5) Et moi : " Mon Jésus, j’ai l’impression que je ne fais rien, et Tu me dis que dans Ton 'FIAT', je prends 'Tout' et je donne 'Tout' ? " Et Jésus ajouta :
(6) « Ma fille, quand le 'Tout' opère, le néant [le rien] reste à sa place ; il ne fait que se rendre disponible à recevoir le 'Tout'. Et puis, ne ressens-tu pas en toi la force de ce 'Tout', qui te fait embrasser et envahir toutes choses : le Ciel, les étoiles, le soleil, les mers et la terre ? Et, en embrassant tous les actes de Mon 'FIAT' qui s’exercent dans toute la Création, il te les fait porter comme en un seul souffle à ton Créateur pour Lui rendre tout et tous ? Y a-t-il jamais eu, jusqu'à présent, quelqu'un qui ait pu donner et dire : "Je donne tout à Dieu, même Dieu Lui-même, car en vivant dans Sa Volonté, Dieu est à moi, les Cieux sont à moi, le soleil et tout ce que ce 'FIAT' Suprême a fait est à moi. Donc, tout étant à moi, je peux tout donner et tout prendre. " ? Il en découle naturellement que celui qui vit dans Ma Volonté possède le 'Tout', et cela forme et attire le Royaume de la Volonté Divine sur la terre, car, pour former un Royaume, il faut la force et la Puissance du 'Tout'. »
(7) Après cela, il s'est montré sous l’apparence d'un petit Enfant qui me regardait avec tant d’intensité qu'Il semblait s’imprimer en moi ; et Il voulait être regardé de la même manière, si fixement que je me retrouvais moi-même imprimée en Lui. Puis, tout amour et tendresse Il me dit :
(8) « Ma fille, c'est la véritable image de la vie dans Ma Volonté éternelle : l'âme copie en elle-même la Volonté Divine, et la Volonté Suprême, à son tour, copie l'âme, de sorte que ton Créateur garde la copie de ton image imprimée en Son Sein. Elle Lui est très précieuse, car Il la voit exactement telle qu'elle est sortie de Son origine, sans rien perdre de sa fraîcheur ni de sa beauté ; Ses traits paternels sont imprimés en cette copie. Dans le sein paternel de Dieu, elle chante pour Lui les louanges de toute la Création avec toutes Ses œuvres ; elle murmure continuellement à Son oreille : " Tu as tout fait pour moi. Tu m’as aimée et Tu m’aimes encore, et moi, tout, je veux tout transformer tout en amour pour Toi. " Cette copie est le prodige de Dieu en Son Sein, le souvenir vivant de toutes Ses Œuvres. C'est la copie de l'âme en Dieu et la copie de Dieu dans l'âme, le déploiement même de la Vie Divine dans la créature.
« Qu'il est beau, le Royaume de Ma Volonté ! Le néant perdu dans le 'Tout', le 'Tout' fondu dans le néant, l'abaissement de la créature qui s'élève jusqu'à la Hauteur Divine, la Hauteur Divine qui descend dans la profondeur de la créature ! Deux êtres unis, inséparables, transfusés l'un dans l'autre, si profondément identifiés qu'il devient presque impossible de distinguer qu'il s'agit de deux vies palpitant à l'unisson.
« Toute la magnificence, la sainteté, la sublimité, les prodiges du Royaume de Ma Volonté, seront précisément cela : la copie fidèle de l'âme en Dieu et la copie intègre et belle de Dieu dans l'âme. C’est pourquoi les enfants du Royaume du 'FIAT' divin seront autant d'images de petits Dieux dans Mon Royaume. »
(1) Je me sentais toute abandonnée dans le 'FIAT' Suprême, suivant Ses actes dans la Création, et mon doux Jésus est sorti de mon intérieur et m'a dit :
(2) « Ma fille, regarde comme l’ordre du Ciel est beau ; de même, lorsque le règne de la Divine Volonté aura son empire sur la terre, parmi les créatures, il y aura aussi sur la terre un ordre parfait et splendide. Alors, J'aurai trois royaumes : l'un dans la Patrie Céleste, l'autre dans la Création, et le troisième parmi les créatures, et chacun sera l’écho de l’autre, le reflet de l’autre. Toutes les choses créées ont leur place d'honneur et, étant ordonnées et en parfaite harmonie les unes avec les autres, aucune n’a besoin de l’autre, car chacune non seulement abonde, mais surabonde des biens dont Dieu l’a dotée en la créant. En effet, toutes les choses créées – ayant été façonnées par un Être heureux et infiniment riche, dont les richesses ne diminuent jamais en donnant – portent l’empreinte du bonheur et l’abondance des biens de leur Créateur.
« Et, tout comme les choses créées, les enfants du Royaume du 'FIAT' Suprême auront tous leur place d’honneur, de dignité et de souveraineté. Et tandis qu’ils posséderont l’ordre du ciel et vivront en parfaite harmonie, plus encore que les sphères célestes entre elles, ils jouiront d’une telle abondance de biens que nul n’aura jamais besoin de l’autre. Chacun possédera en lui-même la source des biens de son Créateur et de Son bonheur éternel. Ainsi, la pauvreté, l’infortune, les besoins et les maux seront bannis parmi les enfants de Ma Volonté. Il ne conviendrait pas, en effet, qu’Elle, si riche et si heureuse, ait des enfants qui manquent de quelque chose et ne jouissent pas pleinement de l’opulence de Ses biens, qui jaillissent continuellement.
« Que dirais-tu si tu voyais le soleil si pauvre en lumière qu’il envoyait à peine une faible lueur à la terre ? Et à un moment donné, si tu voyais un morceau de ciel avec seulement quelques étoiles, tandis que tout le reste était privé de l’enchantement du ciel bleu ? Ne dirais-tu pas : "Celui qui a créé le soleil ne possède pas l’immensité de la lumière qui s’élève, et c’est pourquoi il n’éclaire la terre que par quelques lueurs. Il ne possède pas la puissance d’étendre un ciel partout, et c’est pourquoi il n’en a déployé qu’un petit pan [une petite bande] au-dessus de nos têtes." ? Tu en arriverais alors à la conclusion que Dieu est pauvre en lumière et qu’Il n’a pas le pouvoir d’étendre les Œuvres de Ses Mains créatrices, partout. Mais au contraire, en voyant que le soleil possède une abondance de lumière et que le ciel s’étend partout, tu serais persuadée que Dieu est riche et possède la source de la lumière, qu'Il n’a rien perdu en dotant le soleil de tant de lumière, et que sa puissance n’a pas été diminuée par l’étendue des cieux.
« Ainsi, si les enfants de Ma Volonté ne possédaient pas tout en abondance, on pourrait dire que Ma Volonté est pauvre et n’a pas le Pouvoir de rendre heureux les enfants de Son Royaume – ce qui ne peut jamais être. Au contraire, puisque le Royaume de Ma Volonté sera l’image de la Création, alors, tout comme les cieux s’étendent partout en abondance d’étoiles, que le soleil déborde de lumière, que l’air regorge d’oiseaux, que la mer foisonne de poissons et que la terre est riche en plantes et en fleurs, de la même manière, parce que le Royaume du 'FIAT' Suprême est l’écho de la Création, les enfants de Mon Royaume seront heureux et disposeront de tout en abondance. Par conséquent, chacun d’eux possédera la plénitude des biens et du bonheur là où la Volonté Suprême l’aura placé ; quelle que soit la condition où la fonction qu’ils occuperont, tous seront heureux de leur destinée.
« Et puisque le Royaume du 'FIAT' Suprême sera l’écho parfait du Royaume que Ma Volonté possède dans la Création, on verra un soleil en haut et un autre soleil en bas, parmi les créatures qui posséderont ce Royaume. L’écho des cieux sera vu dans ces enfants fortunés, et ils les peupleront d’étoiles par leurs actes. De plus, chacun sera un ciel et un soleil distinct, parce que là où Ma Volonté est présente, Elle ne peut pas être sans ciel et sans soleil. En prenant possession de chacun de Ses enfants, Ma Volonté forme Son ciel et Son soleil en eux, parce que c'est dans Sa nature. En effet, partout où Elle a Sa possession [Sa demeure] stable, Sa sainteté et Sa lumière infinie, c’est comme si Elle formait le ciel et le soleil, et les multipliait partout.
« Mais, ce n’est pas tout. La Création, écho de la Patrie Céleste, contient la musique, la marche royale, les sphères, le ciel, le soleil, la mer. Et tous ces éléments possèdent entre eux un ordre et une harmonie parfaite, et ils tournent continuellement. Cet ordre, cette harmonie et cette rotation perpétuelle forment une symphonie si sublime, une musique si merveilleuse, qu’on pourrait dire qu'elles sont comme le souffle du 'FIAT' Suprême, qui respire dans toutes les choses créées – comme s’Il jouait d'une multitude d'instruments – créant ainsi la plus magnifique des mélodies. Si les créatures pouvaient l’entendre, elles resteraient en extase.
« Désormais, le Royaume du Suprême 'FIAT' aura l’écho de la musique de la Patrie Céleste et l’écho de la musique de la Création. L’ordre, l’harmonie et leur mouvement continu autour de leur Créateur seront si grands que chaque acte, chaque parole et chaque pas qu’ils accompliront seront une mélodie distincte, comme autant d’instruments de musique différents recevant le souffle de la Volonté Divine, de telle sorte que tout ce qu’ils feront sera comme autant de concerts qui feront la joie et la fête continuelle du Royaume du divin 'FIAT'. Pour ton Jésus, il n’y aura plus de différence entre rester dans la Patrie Céleste ou descendre pour demeurer parmi les créatures dans le Royaume du 'FIAT' Suprême sur la terre. Et alors, Notre Œuvre de Création chantera la victoire et le triomphe complets, et Nous aurons trois Royaumes en un — symbole de la Sacrosainte Trinité — car toutes Nos Œuvres porteront l'empreinte de Celui qui les a créées. » 1
(3) Après cela, je pensais en moi-même : "Les véritables enfants du 'FIAT' Suprême seront heureux, ils abonderont en tout, et pourtant, ma Maman Reine et Jésus Lui-même, qui étaient la même Volonté Divine, furent pauvres sur cette basse terre ; ils ont enduré les peines et les difficultés de la pauvreté." Et mon doux Jésus ajouta :
(4) « Ma fille, la vraie pauvreté est lorsque une créature, dans le besoin, veut prendre et n’a rien à prendre, et qu’elle est contrainte de demander aux autres le strict nécessaire pour vivre. Cette pauvreté de la nécessité est pratiquement forcée. Au contraire, en Moi comme en Ma Mère Céleste, en qui résidait toute la plénitude du 'FIAT' Éternel, ce n'était pas une pauvreté de nécessité, encore moins forcée, mais une pauvreté volontaire, spontanée, maintenue par le pressoir de l'Amour Divin.
« Tout était à Nous. À un seul de Nos signes, des palais somptueux auraient pu s’édifier, des festins se dresser avec des mets jamais vus ni goûtés. En effet, lorsque c'était nécessaire, au moindre de Nos signes, les oiseaux eux-mêmes Nous servaient, Nous apportant dans leurs becs des fruits, des poissons et bien d’autres choses. Ils exultaient de joie en servant leur Créateur et leur Reine, Nous offrant, par leurs cris, leurs chants et leurs gazouillements, les plus belles mélodies. À tel point que, pour ne pas attirer l'attention des autres créatures par tant de singularité, Nous devions leur donner l’ordre de s’éloigner, poursuivant leur vol sous la voûte du ciel, où Notre Volonté les attendait. Obéissants, ils se retiraient.
« C’est pourquoi Notre pauvreté fut une pauvreté d’amour, une pauvreté d’exemple, afin d’enseigner aux créatures le détachement des choses basses de la terre. Ce ne fut pas une pauvreté de nécessité, et cela n’aurait absolument pas pu être le cas, car là où règne la plénitude, la Vie de Ma Volonté, tous les maux disparaissent d’un seul coup et perdent toute leur existence.
(5) Ensuite, ayant appris que j’avais de la fièvre, le Très Révérend Père Di Francia m’a fait dire que, si j’avais besoin de quelque chose, je prenne ce qui m’était nécessaire dans l’argent qu’il avait déposé auprès de moi pour une de ses œuvres. Et mon aimable Jésus, en venant, me dit presque en souriant :
« Ma fille, fais savoir au Père, de Ma part, que Je le remercie et que Je récompenserai la bonté de son cœur pour les soins qu’il prend de toi, mais dis-lui que la fille de Ma Volonté n’a besoin de rien, car Ma Volonté lui donne tout. Elle est même jalouse que d’autres puissent lui offrir quoi que ce soit, car Elle veut tout donner à sa fille, puisque là où Elle règne, il n'y a pas à craindre que les moyens naturels ou l'abondance des biens puissent lui nuire. Au contraire, plus Ma fille possède de moyens et jouit de l’abondance à travers Ma Volonté, plus elle reconnaît en eux la Puissance, la Bonté et la Richesse du 'FIAT' Suprême, et elle transforme tout cela en or pur de Volonté Divine. Ainsi, plus Ma Volonté lui donne, plus Elle se sent glorifiée en accomplissant Sa vie dans la créature, en offrant Ses biens à celle qui La laisse dominer et régner. 2
« Il serait absurde qu’un père immensément riche ait des enfants pauvres ; un tel père mériterait d’être condamné. De plus, à quoi serviraient ses richesses si les fruits de ses entrailles – ses propres enfants – devaient mener une vie de privations et de misère ? Ne serait-ce pas un déshonneur pour ce père et une amertume insupportable pour ses enfants de découvrir que, tandis que leur père est immensément riche, eux manquent de tout et peuvent à peine apaiser leur faim ? Si une telle situation serait absurde et déshonorante pour un père dans l’ordre naturel, combien plus dans l’ordre surnaturel du 'FIAT' Suprême !
« En effet, le 'FIAT' Suprême est plus qu’un père : Il est la source de tous les biens, et là où Il règne, abondent le bonheur et la plénitude de tout. D’autant plus que l’âme qui possède le Divine Volonté reçoit d'Elle une vision aiguë et pénétrante, de sorte que l’âme pénètre les choses naturelles qui, comme un voile, cachent le 'FIAT'. En déchirant ce voile, elle découvre dans les choses naturelles la noble reine de la Volonté Divine qui règne et domine en elles. Ainsi, les choses naturelles disparaissent pour cette âme, et en toute chose, elle retrouve cette Volonté adorable qu’elle possède ; elle L’embrasse, elle L’adore, et tout devient pour l'âme – Volonté Divine. C'est pourquoi chaque chose naturelle supplémentaire est pour elle un nouvel acte de Volonté Divine qu'elle acquiert. Ainsi, les choses naturelles deviennent des moyens, pour celle qui est fille de Ma Volonté, de mieux connaître ce que fait, sait faire et possède Ma Volonté, et jusqu'à quel point Elle aime excessivement la créature.
« Alors, veux-tu savoir pourquoi les créatures manquent des moyens naturels et que, bien souvent, ceux-ci leur sont enlevés, les réduisant ainsi à la plus grande misère [indigence] ? Premièrement, parce qu'elles ne possèdent pas la plénitude du 'FIAT' Suprême. Deuxièmement, parce qu'elles confondent les choses naturelles et mettent la nature à la place de Dieu. Elles ne voient pas la Volonté Suprême dans les choses naturelles, mais s'y attachent avidement pour se forger une vaine gloire, une estime qui les aveugle, une idole pour leur propre cœur. Cela étant, afin de mettre leur âme en sécurité, il est nécessaire que les moyens naturels viennent à leur manquer. Mais pour celle qui est fille de Ma Volonté, tous ces dangers n'existent pas ; c'est pourquoi Je veux qu'elle abonde en tout et que rien ne lui manque. »
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(1) Je pensais en moi-même : "Mon doux Jésus m'a dit plusieurs fois que je devais L'imiter en tout, mais Il n’a jamais écrit ! Une seule fois, il est dit dans l'Évangile qu'Il écrivit avec le doigt, pas même avec une plume, mais moi, Il veut que j’écrive... Il veut donc me faire sortir de Son imitation, Lui qui n'a absolument rien écrit et moi qui dois écrire tellement..." Or, tandis que je pensais cela, Il est venu comme un petit enfant gracieux et, se plaçant dans mes bras et rapprochant Son visage du mien, il m'a dit :
(2) « Ma fille, donne-Moi tes baisers et Moi Je te donnerai les Miens. »
(3) Ainsi, je l’ai embrassé plusieurs fois, et il m’a incitée à l’embrasser à nouveau, puis Il m'a dit :
(4) « Ma fille, veux-tu savoir pourquoi Je n’ai pas écrit ? Parce que Je devais écrire à travers toi. C’est Moi qui anime ton intelligence, qui te dicte les mots, qui donne le mouvement à ta main pour te faire tenir la plume et tracer les mots sur le papier. Ainsi, c’est Moi qui écris, et non toi. Toi, tu ne fais rien d’autre que prêter attention à ce que Je veux écrire. Par conséquent, tout ton travail est d’être attentive – le reste, Je le fais Moi-même. D’ailleurs, toi-même, ne vois-tu pas bien des fois que tu n’as pas la force d’écrire et que tu te décides alors à ne pas le faire ? Et Moi, pour te faire toucher du doigt que c’est bien Moi qui écris, Je t’investis, Je t’anime de Ma propre Vie et J’écris ce que Je veux ! Combien de fois ne l'as-tu pas expérimenté ?
« Maintenant, il devait s’écouler une époque avant de faire connaître le Royaume du 'FIAT' Suprême, afin de laisser d'abord le temps de faire connaître le Royaume de la Rédemption, puis ensuite celui du 'FIAT' Divin. J'ai donc décrété de ne pas écrire à ce moment-là, mais d’écrire avec toi, à travers toi, lorsque ce Royaume serait plus proche. De plus, Je veux offrir une nouvelle surprise aux créatures : l’excès d’amour de Ma Volonté, ce qu’Elle a fait, ce qu’Elle a souffert et ce qu’Elle veut encore accomplir par amour pour elles. Bien souvent, Ma fille, les nouveautés apportent une vie nouvelle, de nouveaux biens, et les créatures y sont très sensibles, se laissant comme emporter par elles. À plus forte raison, les nouvelles manifestations de Ma Divine Volonté, qui possèdent une force divine et un doux enchantement, descendront comme une rosée céleste sur les âmes desséchées par la volonté humaine ; elles seront porteuses de bonheur, de lumière et de biens infinis.
« Il n’y a aucune menace dans ces manifestations, ni rien d’effrayant. Et s’il y a quelque crainte, elle ne concerne que ceux qui veulent rester dans le labyrinthe de la volonté humaine. Mais pour tout le reste, on n'y trouve que l’écho et le langage de la Patrie Céleste, ce baume venu d'en haut, qui sanctifie, divinise et donne un avant-goût du bonheur qui ne règne que dans la bienheureuse Patrie. C'est pourquoi Je prends tant de plaisir à écrire sur le 'FIAT' divin, car J’écris des choses qui appartiennent à Ma Patrie. Il serait perfide et ingrat de ne pas reconnaître dans Ses manifestations : l’écho du Ciel, la longue chaîne d’amour de la Volonté Suprême et la communion des biens que Notre Père Céleste veut offrir aux créatures. Et comme s’Il voulait mettre de côté tout ce qui s’est passé dans l’histoire du monde, ce 'FIAT' désire inaugurer une nouvelle ère, une nouvelle création, comme si l’histoire de la Création commençait maintenant [à cet instant]. Alors, laisse-Moi faire, car ce que Je fais est de la plus haute importance. »
(5) Suite à cela, je Lui ai dit : "Mon Amour, il semble que Tu aimes ce Royaume du 'FIAT' éternel plus que tout. En Lui, tu concentres tout Ton amour, toutes Tes Œuvres, et Tu Te fais déjà triomphant de ce qu’elles serviront à ce Royaume. Si Tu L’aimes tant, quand viendra-t-Il ? Pourquoi ne hâtes-Tu pas Sa venue ? " Et Jésus ajouta :
(6) « Ma fille, lorsque les connaissances de Ma Divine Volonté auront fait leur chemin, montrant les grands biens qu'elles contiennent, auxquels aucune créature, jusqu'à présent, n'a jamais pensé : que le Royaume de Ma Volonté sera le débordement du Ciel, l'écho du bonheur céleste, la plénitude des biens terrestres, alors, en vue d’un si grand bien, les créatures soupireront et, d’un même cœur, demanderont que Mon Royaume vienne bientôt. Ainsi agit toute la Création dans son langage muet – muet seulement en apparence ! Car, en son sein, il y a Ma Volonté qui réclame, d’une voix forte et éloquente, que Ses droits soient reconnus, qu’Elle règne et domine sur tout. Ainsi, un 'unique' écho résonnera d’un bout à l’autre de la terre, un seul soupir, une seule prière jaillira de tous les êtres : Que vienne le Royaume du 'FIAT' Suprême ! Alors, triomphante, Elle viendra au milieu des créatures.
« D'où la nécessité de la connaissance de Ma Volonté ! Elle sera une incitation et aiguisera l’appétit des créatures à goûter une nourriture si exquise. Elles ressentiront alors un ardent désir de vivre dans un Royaume si heureux, afin de se libérer de la tyrannie et de l’esclavage dans lesquels leur propre volonté les a maintenues. Et en allant de plus en plus loin dans la connaissance de Mes manifestations et des biens qui se trouvent dans le 'FIAT' Suprême, elles trouveront tes normes1 : comment tu as bouleversé le Ciel et la terre, parcourant partout et demandant que ce Royaume soit bientôt connu ; elles découvriront ce que tu as souffert pour leur obtenir un si grand bien, comment elles doivent se comporter et ce qu'elles doivent faire pour entrer librement dans ce Royaume et y vivre. C'est pourquoi tout doit être connu, pour que Mon Royaume soit pleinement accompli, qu'il ne manque rien, ni des choses les plus grandes ni des plus petites. Ainsi, certaines choses qui te semblent petites peuvent être des pierres divines qui, transformées en or pur, feront partie des fondations du Royaume de Ma Volonté Suprême.
(7) Après cela, je me disais en moi-même : "Mon doux Jésus exalte tant le bonheur du Royaume du 'FIAT' Suprême, et pourtant Lui-même, qui était la Volonté Divine en personne, ma Mère Céleste, qui la possédait pleinement, n'ont pas été heureux sur la terre. Au contraire, ils ont été ceux qui ont le plus souffert sur cette terre. Moi-même, qu'Il appelle la fille aînée de Sa Volonté, Il m’a tenue confinée dans un lit pendant 43 ans et plus, et seul Jésus sait ce que j’ai enduré. Il est vrai que j’ai été une prisonnière heureuse et que je n’échangerais pas mon sort bienheureux, même si l'on m'offrait des sceptres et des couronnes, car ce que Jésus m’a donné m’a rendue plus qu’heureuse. Mais aux yeux humains, ce bonheur semble disparaître, et ainsi, il semble contredire le bonheur dont parle Jésus, si l’on pense à Ses souffrances, à celles de la Souveraine Reine et à mon propre état, moi, la dernière de ses créatures." Mais tandis que je pensais à cela, mon doux Jésus, me surprenant, m’a dit :
(8) « Ma fille, il y a une immense différence entre celui qui doit former un bien, un Royaume, et celui qui doit le recevoir pour en jouir. Je suis venu sur la terre pour expier, racheter et sauver l’homme, et pour cela, J’ai dû prendre sur Moi les souffrances des créatures comme si elles étaient les Miennes. Et, ne devant pas être différente de Moi, ma Divine Maman, en tant que Co-Rédemptrice, Me donna cinq gouttes de sang provenant de Son Cœur Crucifié très pur pour former Ma petite Humanité. Pour Nous, les souffrances étaient des missions que Nous étions venus accomplir. Elles étaient donc toutes volontaires et non imposées par la fragilité de la nature humaine.
« Mais tu dois savoir que, malgré toutes les douleurs que Nous avons dû supporter pour accomplir Notre mission, Ma mère Reine et Moi étions inséparables — d’une suprême félicité, de joies infinies, toujours nouvelles, et d'un paradis continuel. Il Nous eût été plus facile de Nous séparer des peines – puisqu’elles ne Nous étaient pas intrinsèques, mais faisaient partie de Notre mission – que de Nous détacher de l’océan d’immenses bonheurs et joies, produits en Nous par Notre Volonté divine, cet océan de bonheur propre et intrinsèque à Notre Être ! De même que la nature du soleil est de donner la lumière, celle de l’eau d’étancher la soif, celle du feu de réchauffer et de tout transformer en feu – et que, s’ils ne le faisaient pas, ils perdraient leur nature –, de même, il est dans la nature de Ma Volonté que, là où Elle règne, naissent le bonheur, la joie, le paradis. La Volonté de Dieu et le malheur ne coexistent pas et ne peuvent exister ensemble. Cependant, si Elle [la Volonté divine] n'est pas dans Sa plénitude, les petits ruisseaux de la volonté humaine apportent l'amertume aux pauvres créatures.
« Pour Nous, en qui la volonté humaine ne pouvait avoir aucune prise, le bonheur était toujours à son comble. Les mers de la joie étaient inséparables de Nous, même lorsque J'étais sur la Croix, avec Ma Mère, crucifiée à Mes pieds divins ; la perfection du bonheur ne se sépara jamais de Nous. Et si cela avait pu arriver, il aurait fallu que Je quitte la Volonté Divine et, Me dissociant de Ma nature divine, que J'agisse uniquement avec la volonté et la nature humaines. Par conséquent, Nos souffrances étaient volontaires, choisies par Nous, en fonction de la mission que Nous venions accomplir. Elles n’étaient pas le fruit de la nature humaine, de la fragilité ou de l’imposition d’une nature dégradée.
« Et puis, ne te souviens-tu pas que tes peines font partie de ta mission, qu’elles sont des souffrances volontaires ? Car, lorsque Je t’ai appelée à l’état de victime, Je t’ai demandé si tu acceptais volontairement, et toi, de toute ta volonté, tu as accepté et prononcé le 'FIAT'. Après quelque temps, Je t’ai répété Mon refrain : acceptais-tu de vivre dans et avec Ma Volonté Divine ? Et tu as répondu de nouveau par le 'FIAT'. Celui-ci t’a régénérée à une vie nouvelle, te constituant Sa fille, afin de te confier la mission du Royaume du 'FIAT' Suprême, ainsi que les souffrances liées à Son accomplissement. Ma fille, les peines volontaires ont une telle puissance auprès de la Divinité qu’elles possèdent la force et le pouvoir de déchirer [ou ouvrir] le Cœur du Père Céleste. De cette blessure créée en Dieu débordent des mers de grâces, engendrant le triomphe de la Majesté Suprême et celui de la créature qui, par ses peines volontaires, possède ce pouvoir.
« Ainsi, tant pour le grand prodige de la Rédemption que pour le grand miracle du Royaume de Mon 'FIAT', il fallait des souffrances volontaires, des peines d’office [de fonction], animées par une Volonté Divine ; et, régnant sur Dieu et sur les créatures, Celle-ci devait apporter le grand bien contenu dans leur mission. C’est pourquoi, le bonheur du Royaume du 'FIAT' divin n'est pas contradictoire, comme tu le dis (voir la section n° 7 de ce texte), simplement parce que, tout en souffrant, J’étais la même Volonté Divine, et simplement parce que, en te tenant si longtemps au lit [tu étais aussi dans la Divine Volonté]. Celui qui doit former un bien, un royaume, doit faire une chose : souffrir, préparer ce qui est nécessaire et conquérir Dieu pour se le faire donner. Celui qui doit le recevoir doit faire autre chose, à savoir : le recevoir, l’apprécier et être reconnaissant envers celui qui a combattu, souffert et qui, ayant triomphé, donne ses conquêtes pour les rendre heureux. Ainsi, le Royaume de Ma Volonté parmi les créatures apportera l’écho du bonheur du Ciel, car une seule Volonté régnera et dominera sur l’un et l’autre.
« Mon Humanité fut formée par le sang très pur du Cœur crucifié de la Reine Souveraine. La Rédemption fut formée par Ma crucifixion continue ; au Calvaire, J'apposai le Sceau de la Croix sur le royaume des rachetés. De même, le Royaume du 'FIAT' Suprême sortira d’un Cœur crucifié, [le tien], duquel Ma Volonté fera sortir Son Royaume ainsi que le bonheur pour les enfants de Son Royaume. C'est pourquoi, depuis le moment où Je t'ai appelée à l'état de victime, Je t’ai toujours parlé de crucifixion. Tu croyais qu’il s’agissait de la crucifixion des mains et des pieds, et Je t’ai laissée avec cette conviction. Mais ce n’était pas de cela qu'il s'agissait ; cela n’aurait pas suffi pour faire sortir Mon Royaume. Il fallait la crucifixion complète et continue de tout ton être par Ma Volonté. C’est précisément de cela dont Je te parlais : que ta volonté subisse la crucifixion continue de la Mienne, afin de faire venir le Royaume du 'FIAT' Suprême. »
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1 elles trouveront tes normes = l'expression semble une traduction littérale de l'italien "troveranno le tue norme", mais en français, "normes" peut sonner un peu étrange ; dans ce contexte, 'normes' se réfère à : des principes de vie, des directives, des exemples
(1) Mon toujours aimable Jésus, m'attirant tout à Lui, me dit :
(2) « Ma fille, le Royaume du Divin 'FIAT' aura pour centre une seule Volonté – la Divine. Ainsi, une seule Volonté règnera sur tous ; se diffusant en chacun et embrassant tout, Elle apportera à tous : le bonheur, l’ordre, l’harmonie, la force et la beauté. Ce sera donc le Royaume d’une seule Volonté – une Volonté pour tous, et tous pour une seule Volonté. Qu'est-ce qui rend la Patrie Céleste heureuse, sinon la Volonté de Dieu et l’adhésion unanime de la volonté de tous ? Oh ! Si une autre volonté que celle de Dieu pouvait entrer au Ciel – ce qui ne peut être – les Saints perdraient leur paix éternelle et ressentiraient le désordre d’une volonté qui n’est pas divine, qui ne contient pas tous les biens, et qui n’est ni sainte ni porteuse de bonheur et de paix. C’est pourquoi, à l'unanimité, ils la mettraient dehors. Par conséquent, le Royaume du 'FIAT' aura pour loi, pour régime et pour domination, ma seule et unique Volonté. Et en vertu de Celle-ci, tous seront heureux, d’un seul et et unique bonheur ; il n’y aura jamais de disputes, mais une paix éternelle. »
(3) Après cela, sentant le grand effort que je faisais pour écrire et les difficultés que j’éprouvais, je me demandais si je devais continuer ou non. Et mon bien-aimé Jésus, m'encourageant, me dit :
(4) « Ma fille, chaque mot supplémentaire sur Ma Volonté est une clef de plus pour ouvrir le Royaume du 'FIAT' Suprême. Chaque connaissance à Son sujet crée une porte. En multipliant les entrées, ces connaissances permettent aux enfants de Son Royaume d’y accéder plus facilement. Chaque similitude [comparaison, ressemblance] concernant Ma Volonté est un chemin supplémentaire qui se trace pour faciliter les communications de ce Royaume.1 La plus petite chose concernant Mon 'FIAT' est un battement de Son cœur que Je veux former parmi les enfants de Son Royaume. Étouffer ce battement, Ma fille, n'est pas approprié ! Ce battement de cœur apportera une Vie nouvelle et divine, bilocalisée à partir de lui-même, et dont profiteront ceux qui auront la chance de posséder ce Royaume.
« Ne sais-tu pas qu'avant d’affirmer qu’un Royaume existe, il faut d’abord le bâtir ? C’est pourquoi il est nécessaire de créer : des voies [chemins], des portes sécurisées, des clefs en or — et non forgées dans un autre métal — afin de faciliter l’entrée dans le Royaume de Ma Volonté ! Ainsi, un chemin manquant, une clé introuvable ou une porte verrouillée peuvent rendre l’accès à ce Royaume plus difficile. C’est pourquoi tout ce que Je te dis ne sert pas seulement à former ce Royaume, mais aussi à en faciliter l’accès pour ceux qui voudront Le posséder. Par conséquent, la fille aînée de Ma Volonté doit s’efforcer de rendre tout ce qui concerne le Royaume de l’éternel 'FIAT' plus accessible. »
(5) Alors, me trouvant hors de moi-même, je poursuivais mes actes dans la Volonté Suprême, parcourant toute la Création pour suivre la Divine Volonté en chaque chose créée. Mais tandis que je faisais cela, le voile de chaque chose créée se déchirait, et je pouvais voir en elles la sainte Volonté accomplissant 'chaque acte' que contient chaque chose créée – agissant sans cesse, sans jamais s’arrêter. Alors, mon doux Jésus, sortant de mon intérieur, me dit :
(6) « Ma fille, regarde l’amour débordant de Ma Volonté : toujours stable, toujours agissant, toujours en acte de donner, sans jamais reculer par rapport à ce qu'Elle a décidé d’accomplir, lorsque le 'FIAT' Suprême a résonné dans la Création. Elle s’engagea à accomplir toutes les œuvres, à remplir tous les rôles [les fonctions], à faire tous les services, à prendre toutes les formes nécessaires pour rendre l’homme heureux. En fait, Elle a fait plus que la mère la plus tendre, disposant toutes les choses créées, presque comme autant de mamelles où Elle se cachait, afin de nourrir l’homme. Ainsi, Elle s’est faite soleil pour l’allaiter de Sa lumière, Elle s’est faite ciel pour le nourrir de l'humeur vitale de l’immutabilité, Elle s’est faite étoiles pour lui faire absorber la variété des biens contenus dans Ses œuvres. Elle s’est faite eau, plantes et fleurs pour lui faire boire l’eau de la Grâce, étanchant sa soif, et lui faire goûter sa douceur et ses chastes parfums. Ma Volonté a pris toutes les formes : de l’oiseau, de l’agneau, de la colombe — en somme, de toute chose —, afin d'atteindre la bouche de l’homme et de pouvoir l’allaiter, lui donnant ainsi le bien que chaque chose créée contient.
« Seule une Volonté Divine, dans un excès d’amour créateur, pouvait prendre tant de formes, remplir tant de fonctions et être si persévérante, sans jamais cesser d’accomplir Ses actes... Et pourtant, qui cherche à pénétrer chaque chose créée pour voir qui est Celle qui offre Son sein, qui donne Son lait pour allaiter les créatures, les recréer et les rendre heureuses ? Presque personne. Ma Volonté s'éviscère continuellement, donnant Sa vie dans chaque chose créée pour donner la Vie. Pourtant, les créatures ne daignent même pas La regarder, afin de voir qui est Celle qui les aime tant et qui est la Vie de leur vie ! C’est pourquoi la douleur de Ma Volonté est grande, en raison de tant d’ignorance et d’indifférence des créatures. Alors, avec une patience divine et invincible, Elle attend Ses enfants qui, en La connaissant, déchireront le voile des choses créées qui La cache ; ils reconnaîtront le sein de leur Mère et, avec reconnaissance, iront se nourrir à Ses Seins Divins comme Ses vrais enfants.
« Voilà pourquoi la gloire de toute la Création, de toute la Rédemption, de ton Jésus et du 'FIAT' éternel ne sera complète que lorsque les enfants de Son Royaume s’attacheront à Sa poitrine pour téter à Ses mamelles. En reconnaissant la Volonté Divine, ils ne se détacheront plus de Son sein. Elle leur donnera tous les biens et connaîtra la gloire et la joie de voir tous Ses enfants heureux. Eux, de leur côté, auront l’honneur et la gloire de copier en eux-mêmes leur Mère, qui, avec tant d’amour, les garde en Son Sein pour les nourrir de Son divin lait.
« Or, Ma Volonté se trouve dans la même situation que le soleil lorsque les nuages empêchent la plénitude de sa lumière d'investir la terre avec toute sa vivacité. En raison des nuages, il ne peut répandre sa lumière avec toute sa puissance, comme si ceux-ci empêchaient sa gloire de rayonner librement, bien que sa lumière demeure toujours la même, stable et immuable. De la même manière, les nuages des volontés humaines entravent le parcours que le Soleil de Ma Volonté voudrait suivre vers les hommes. Et, ne pouvant communiquer tous les biens qu'Il contient, aussi bien à travers la Création que directement, Sa gloire se trouve obscurcie par les nuages de la volonté humaine. Mais lorsque les créatures connaîtront le 'FIAT' Suprême et deviendront Ses enfants, ces nuages se dissiperont, et Ma Volonté pourra leur donner les biens qu’Elle possède. Alors, Notre gloire sera complète au milieu des créatures. »
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1 Cette phrase signifie que toute comparaison, toute analogie ou tout élément qui reflète la Volonté divine (dans la vie, les actions ou les expériences humaines) aide à mieux comprendre la Volonté de Dieu et donc, à mieux accéder à Son Royaume ; davantage d'âmes peuvent s'y connecter.
(1) J'étais complètement immergée dans la Volonté Suprême, suivant Ses actes afin de me constituer comme acte de chaque créature. Mon doux Jésus sortit de mon intérieur et, me tendant les bras, Il m'embrassa étroitement en me serrant contre Lui. Or, tandis que Jésus m’embrassait, toutes les choses créées – le ciel, le soleil, la mer, tout, même le petit oiseau – se plaçaient autour de Jésus et m’embrassaient à leur tour, voulant répéter Son acte. Elles semblaient rivaliser entre elles, aucune ne voulait rester en arrière. J'étais confuse de voir toute la Création courir vers moi pour m'embrasser, et Jésus me dit :
(2) « Ma fille, lorsque l’âme vit dans Ma Volonté et que J'accomplis un acte envers elle, ne serait-ce qu’un simple baiser ou un seul mot, toute la Création — en commençant par la Reine Souveraine jusqu’au dernier des plus petits êtres — se met en mouvement pour répéter Mon acte. En effet, une seule Volonté existe : celle de l’âme, la Mienne et la leur ; tous ont donc le droit de s’unir à Moi pour accomplir le même acte que Moi. Ainsi, ce n’était pas seulement Moi, mais tous les êtres en qui Ma Volonté demeure, qui étaient avec Moi pour t’embrasser. C’est pourquoi, chaque fois que J’accomplis un acte de plus envers celui qui vit dans Ma Volonté, J’offre une nouvelle fête à toute la Création. Et chaque fois que Je Me prépare à te faire un don ou à te dire une parole, une nouvelle fête commence ; tous accourent pour y prendre part, répéter Mon acte, la recevoir et t’offrir, en retour, celle de leurs propres actes. N’as-tu pas ressenti cette fête lorsque tu as reçu l’étreinte de la Mère Céleste, ainsi que celles de la lumière du soleil, des vagues de la mer et du petit oiseau qui étendait ses ailes pour t’embrasser ? Ma fille, là où se trouve Ma Volonté, tout est présent ; rien ne peut Lui échapper. »
(3) Alors, je continuai à suivre Ses actes dans la Volonté Suprême, et mon doux Jésus ajouta :
(4) « Ma fille, pour celle qui possède Ma Volonté, c’est comme si elle avait le soleil centré en elle, non pas le soleil que l’on voit dans les hauteurs du ciel, mais le Soleil Divin, ce même Soleil qui est centré en Dieu. En étendant ses rayons, Il se centre dans l’âme. En étendant ses rayons, Il se centre dans l’âme. Ainsi, celle-ci devient maîtresse de la lumière, car elle possède en elle la Vie de cette lumière, avec tous les biens et effets qu’elle contient. Par conséquent, elle jouit de la communion des biens de son Créateur. Tout est en commun avec celui qui possède Ma Volonté : l’amour est commun, la sainteté est commune, la lumière est commune. Tout est en partage [en communion] avec elle ! De plus, en la regardant comme issue de Sa Divine Volonté, comme déjà Sa fille, le Créateur se réjouit, aime et veut que Ses biens soient communs.
« Si cela n’était pas possible, Il souffrirait comme un père immensément riche qui serait dans l’impossibilité de partager ses biens avec ses vrais et fidèles enfants ; ne pouvant leur transmettre ce qu’il possède, il serait contraint de les voir pauvres. Ce père, dans l’opulence, mourrait de chagrin et serait empoisonné par sa propre amertume, car la joie d’un père réside dans le fait de donner à ses enfants et de les rendre heureux du même bonheur que lui. Combien plus encore souffrirait le Créateur éternel, plus encore que le plus tendre des pères, s’Il ne pouvait mettre Ses biens en commun avec celle qui possède le divin 'FIAT' et qui, étant Sa fille, a le droit de communier aux biens de Son Père [le droit de partager les biens avec son Père]. Et s’il n’en était pas ainsi, cela irait à l’encontre de cet Amour sans limites et de cette bonté plus que paternelle, qui est le triomphe continuel de toutes Nos œuvres.
« C’est pourquoi, dès que l’âme parvient à posséder le 'FIAT' Suprême, le premier acte de Dieu est de mettre Ses biens en commun avec elle ! En centralisant son Soleil en elle, à travers le courant de Sa lumière, Il fait descendre Ses biens jusque dans les profondeurs de l'âme, et elle prend ce qu’elle souhaite. Puis, par ce même courant de lumière qu’elle détient, elle fait remonter ces biens vers Son Créateur, en hommage d’amour et de reconnaissance [gratitude]. Ensuite, ce même courant fait redescendre à nouveau les biens du Créateur en elle. Ainsi, ces biens montent et descendent continuellement, comme une certitude [une assurance] et un sceau [un accord] de la communion qui existe entre le Créateur et la créature. Telle était la condition d'Adam lorsqu'il fut créé, jusqu’à ce qu’il pèche. Ce qui était à Nous était à lui. La plénitude de la lumière était centrée en lui, car sa volonté était une avec la Nôtre ; cela lui apportait la communion [la communauté] de Nos biens.
« Comme Nous sentions Notre bonheur redoublé à cause de la Création, simplement parce que Nous pouvions voir Adam, Notre fils, heureux de Notre propre bonheur ! Sa volonté étant une avec la Nôtre, Notre Volonté pouvait déverser sur lui les torrents de Nos biens et de Notre bonheur. Et lui, rempli à ras bord, jusqu’à déborder, incapable de tout contenir parce qu’il n’avait pas la capacité de son Créateur, faisait remonter tout le reste vers Celui dont il avait tout reçu. Et que faisait-il remonter ? Son amour parfait, reçu de Dieu, sa sainteté, sa gloire, qu'il avait en commun avec Nous, comme pour Nous rendre la pareille en bonheur, amour, gloire... Nous lui donnions du bonheur, et il nous en redonnait ; Nous lui donnions de l'amour, de la sainteté, de la gloire, et il Nous en donnait en retour.
« Ma fille, posséder une Volonté Divine est une chose qui laisse sans voix. La nature humaine ne peut pas tout comprendre ; elle ressent, elle possède mais ne sait pas l'exprimer. »
(1) Je sentais que je ne voulais pas écrire parce que je m’en sentais incapable. Mon état de prostration1 était si grand que non seulement je me sentais incapable d'écrire, mais je pensais aussi en moi-même : " Peut-être que ce n'est plus la Volonté de Dieu que j'écrive, sinon Il me donnerait plus d'aide et de force. Et puis, s'Il le veut, Jésus peut écrire seul, sans moi. " Et mon toujours aimable Jésus, se mouvant en mon intérieur, me dit :
(2) « Ma fille, le soleil donne toujours sa lumière, et jamais il ne se lasse de suivre son cours ni d’investir la surface de la terre. Et son triomphe, c’est lorsqu’il trouve la graine pour la faire germer et se développer afin de la multiplier, la fleur pour lui donner couleur et parfum, le fruit pour lui offrir douceur et saveur [goût]. En communiquant ses effets, le soleil montre, par des faits, qu’il est le véritable roi de la terre ; c’est pourquoi il triomphe lorsqu’il trouve à qui il peut communiquer ses effets et exercer son office royal sur toute la nature. Par contre, sur certaines terres où il n'y a ni graines, ni fleurs, ni plantes, ni fruits, il ne peut communiquer ses effets. Il les garde tous en lui et, ainsi, il se sent privé de triomphe. Il est comme un roi sans sujets, qui ne peut exercer sa fonction. Alors, comme indigné de ne pouvoir transmettre ses bienfaits, il brûle cette terre au point de la rendre stérile et incapable de produire le moindre brin d’herbe.
« Ma fille, le soleil est le symbole de Ma Volonté. Et, de par Sa nature, Ma Volonté veut tracer son cours de lumière dans l’âme où Elle règne. Et comme Sa lumière possède d’innombrables effets, Elle ne se lasse jamais, ni ne s’épuise. C'est pourquoi Elle veut communiquer Ses effets. Et Son triomphe, c'est lorsqu'Elle trouve en toi les dispositions qui, plus que la graine, la fleur et le fruit, Lui permettent de communiquer Ses effets — parfum, couleur, douceur. Ces effets se convertissent en connaissances qui Lui appartiennent, formant l'enchantement de Son jardin. Et Mon divin 'FIAT', plus encore que le soleil, se sent roi, pouvant exercer Son office royal. Il sent qu’il ne possède pas seulement Ses sujets, mais aussi Sa fille, à qui, en communiquant Ses effets et Ses manifestations, Il transmet aussi la ressemblance d’une reine. Et c'est là tout Son triomphe : transformer l'âme en reine et la revêtir de la robe royale.
« Et puisque toutes Mes manifestations sur le 'FIAT' Suprême formeront le nouveau jardin des enfants de Mon Royaume, Il [Mon 'FIAT'] veut toujours, par Sa lumière, te communiquer Ses effets afin de le rendre riche et débordant de toutes sortes de fleurs, de fruits et de plantes célestes. Ainsi, tous, attirés par la diversité de tant de beautés, se sentiront comme ravis et aspireront à vivre dans Mon Royaume. Or, si en toi manquaient les dispositions pour recevoir les communications des effets du Soleil de Ma Volonté et pour les exprimer en les écrivant, afin de faire connaître le bien qu'Elle contient et Ses prodiges inouïs, Ma Volonté agirait comme le soleil : Elle te consumerait au point que tu resterais comme une terre stérile et inféconde. Et puis, comment pourrais-Je écrire seul, sans toi ? Mes manifestations doivent être palpables, non invisibles ; elles doivent tomber sous les sens des créatures. Les choses invisibles, l'œil humain n’a pas la capacité de les voir. Ce serait comme si Je te disais : " Écris sans encre, sans plume et sans papier." Ne serait-ce pas absurde et déraisonnable ?
« Ainsi, puisque Mes manifestations doivent servir à l'usage des créatures, formées d’un corps et d’une âme, J’ai, Moi aussi, besoin de 'la matière' pour écrire. Et c’est toi qui dois Me la prêter ! Ainsi, tu Me serviras d’encre, de plume et de papier, et avec cela, Je formerai Mes caractères en toi [Mes polices de caractères, Mes lettres] ; et toi, en les ressentant, tu les exprimeras et les rendras palpables en les écrivant sur le papier. C'est pourquoi tu ne peux pas écrire sans Moi : il te manquerait le thème, le sujet, le texte à copier, et tu ne saurais rien dire. Et Moi, Je ne peux pas écrire sans toi : Il Me manquerait le papier de ton âme, l’encre de ton amour, la plume de ta volonté, les éléments essentiels pour que Je puisse écrire en toi. C'est donc un travail que nous devons accomplir ensemble, en parfait accord de part et d'autre. »
(3) Alors que j’écrivais, je pensais en moi-même : "Avant d’écrire certaines paroles que Jésus me confie et qui me semblent de peu d’importance, je me dis qu’il n’est pas nécessaire de les coucher sur le papier. Mais au moment même où je les écris, la manière dont Jésus les ordonne en moi en change leur perspective ; ainsi, bien que petites en apparence, elles me paraissent d’une grande importance dans leur substance. Etant donné cela, quel compte devront rendre à Dieu ceux qui ont, ou ont eu, autorité sur moi, lorsqu’ils ne m’ont pas imposé, par obéissance, d’écrire ? Combien de choses ai-je omises, n'ayant reçu aucun ordre ? " Et Jésus, se mouvant en mon intérieur, m'a dit :
(4) « Ma fille, s’ils croient que c’est Moi [qui parle], leur responsabilité sera des plus grandes. Car croire que c’est Moi et ne pas tenir compte, ne serait-ce que d’un seul mot, revient à vouloir étouffer un océan de biens destiné au profit des créatures. En effet, Ma parole procède toujours [puise toujours] Sa source dans la force de la Puissance Créatrice. Ainsi, un seul 'FIAT' lors de la Création, et J’étendis un ciel constellé d’innombrables millions d’étoiles ; un autre 'FIAT', et Je formai le soleil. Je n’ai pas eu besoin de vingt paroles pour créer tant de merveilles dans la Création ; un seul 'FIAT' M’a suffi.
« Or, Ma Parole détient encore Sa Puissance Créatrice, et tu ne peut pas savoir si Elle [cette Parole] est destinée à former un ciel, une étoile, une mer ou un soleil pour les âmes. C'est pourquoi, ne pas en tenir compte, ne pas La mettre en lumière pour les créatures, c'est comme Me repousser en Moi-même avec ce ciel, ce soleil, ces étoiles et cette mer qui pourraient tant leur apporter. Et le préjudice qui en découlera retombera sur celui qui, en n’en tenant pas compte, L’aura étouffée [Ma Parole] en Moi. Et s’ils ne croient pas que c’est Moi, c’est encore pire : ils sont alors si aveugles qu’ils n’ont pas d’yeux pour voir le Soleil de Ma parole.
« L'incrédulité conduit à l'obstination et à l'endurcissement du cœur, tandis que croire adoucit le cœur, le dispose à se laisser subjuguer par la Grâce et lui donne la lumière [la vue] pour comprendre Mes vérités.
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1 Prostration = état d'abattement physique et psychologique extrême, de faiblesse et d'inactivité totale
(1) Me trouvant dans mon état habituel, mon adorable Jésus m'a montré, en mon intérieur, de nombreuses cordes, les unes à côté des autres et partant d’une sphère placée au milieu de ces cordes. En dessous de cette sphère, il y avait un vide, et dans ce vide se trouvait mon doux Jésus. Très souvent, Il touchait ces cordes et jouait, mais d’une manière si harmonieuse et belle qu’il est impossible de la décrire. Après avoir achevé sa mélodie, Il me dit :
(2) « Ma fille, ces cordes sont le symbole de l’âme où règne Ma Volonté. C’est Moi-même qui prends plaisir à les former et à les disposer en parfait ordre. Regarde comme elles sont belles ! Chaque corde a sa couleur distincte, imprégnée de lumière, de sorte qu’ensemble, elles forment l’arc-en-ciel le plus magnifique, tout éblouissant de lumière. Mais veux-tu savoir pourquoi chaque corde a une couleur distincte ? C'est parce que chacune d'elles symbolise toutes Mes qualités divines, c'est-à-dire Mes attributs. Ainsi, J’ai tout disposé en ordre : la corde de l’Amour, la corde de la Bonté, la corde de la Puissance, de la Miséricorde, de la Force, de la Sagesse, de la Pureté… Bref, tout y est. Je n’ai même pas exclu la corde de la Justice.
« Alors, lorsque Je veux aimer et être aimé, Je touche la corde de l’Amour, oh ! Comme le son de cette corde est doux, délicat, pénétrant, délicieux, à tel point qu'il ébranle le Ciel et la Terre et investit les fibres les plus intimes de tous les êtres en qui règne Ma Volonté. De ce fait, J’aime, et suis aimé, car sa résonance ravit et entraîne chacun à M'aimer, et Moi-même, saisi par Mon propre Amour, J'aime et fais jaillir des océans d’Amour. Ce son est si mélodieux qu'il Me permet tout supporter et endurer les graves maux du pauvre monde.
« Ce son Me fait alors toucher à la corde de la Bonté ; en résonnant, elle attire l'attention de tous pour qu'ils reçoivent les biens que Ma Bonté veut répandre et offrir aux créatures. Dans ce son, on perçoit des voix qui parlent, ce qui met tout le monde en alerte – chacun écoute attentivement – et suscite chez eux des exclamations de surprise et d’admiration en entendant ces voix évoquer les biens que Je veux donner ! Ce son, tout en Me permettant de manifester Mes biens, prépare les créatures à les recevoir.
« Ainsi, chaque fois que Je veux mettre en action l'un de Mes attributs, Je touche la corde qui lui appartient et Je le mets en mouvement. Mais sais-tu pourquoi J’ai disposé toutes ces cordes en toi ? C'est que, là où règne Ma Divine Volonté, Je veux trouver Me trouver tout entier avec toutes les choses qui M'appartiennent, de sorte que ce que Je fait au Ciel, Je puisse le faire dans l’âme où domine et règne Mon 'FIAT' Suprême. Je dois y établir Mon trône et Mes harmonies afin de pouvoir faire vibrer : le son de la miséricorde pour convertir les âmes, le son de la sagesse pour me faire connaître, le son de Ma Puissance et de Ma Justice pour Me faire craindre. Je dois pouvoir dire : " Ici est Mon ciel. " »
(3) Après cela, je faisais ma ronde dans la Création et, tandis que j’imprimais mon 'Je t’aime' sur chaque chose créée, je demandais — en vertu de cette Volonté Divine qui les conserve belles et intactes — que vienne le Royaume du 'FIAT' Suprême sur la terre. Mais tandis que je faisais cela, je pensais en moi-même : "Les choses créées sont inanimées, elles n’ont donc pas la vertu de demander un royaume si saint." Mais tandis que je pensais cela, mon bien-aimé Jésus sortit de mon intérieur et me dit : »
(4) « Ma fille, il est vrai que les choses créées sont sans âme, mais en chacune d’elles circule la Vie de Ma Volonté, et c’est uniquement en vertu d’Elle qu’elles se conservent belles, telles qu’elles ont été créées. Or, les choses créées sont toutes nobles et reines, elles appartiennent toutes à Ma famille royale. Et, en vertu de Ma Volonté qui les anime et des actes qu’Elle accomplit en elles, elles ont le droit de demander que vienne Mon Royaume, car ce Royaume est aussi le leur. Pour demander, de droit, que vienne le Royaume du Divin 'FIAT', il est nécessaire d’appartenir à Notre famille, là où Notre Volonté occupe la première place, Son trône et Sa vie. C'est pourquoi Je t'ai d'abord fait naître en Elle, afin qu’Elle puisse avoir sur toi Ses droits de paternité, et que tu puisses, en retour, avoir tes droits de fille, tes droits d’héritage. Tu as ainsi toute légitimité de demander à Ma Volonté, en vertu de toi-même, mais aussi en vertu de toutes les choses créées — donc en vertu de tous les innombrables actes que Notre Volonté accomplit dans toute la Création — la venue de Mon Royaume, et du tien, sur la terre.
« Ma fille, qui peut aspirer à avoir le droit d’être roi, sinon le fils d'un roi ? En effet, tous reconnaissent en lui le droit légitime d'hériter du royaume. Mais si l'on voyait un serviteur, un paysan qui n'appartient pas à la famille royale, affirmer qu'il a le droit d'être roi et que le royaume lui reviendra, il serait pris pour un insensé et mériterait toutes les moqueries. De même, celui en qui Ma Volonté ne règne pas est dans la condition d'un serviteur et n'a pas le droit de demander Mon Royaume. Et s’il Le demande, ce n’est qu’une parole vide, sans fondement.
« Or, suppose qu’un roi ait des centaines, voire des milliers d’enfants. Tous appartiennent légitimement à sa famille royale. N’ont-ils pas tous le droit d’occuper des postes nobles, conformes à leur condition, et de dire : "Le royaume de notre père est notre royaume, car son sang royal coule dans nos veines." ? Maintenant, dans la Création, ainsi que chez les enfants qui appartiendront au règne du 'FIAT' Divin, ce ne sera pas seulement un sang qui coulera en eux, mais la Vie même de Celui-ci, leur donnant ainsi le droit d’appartenir à la famille royale et céleste. Ainsi, tous seront rois et reines, et tous occuperont des places nobles, dignes de la famille à laquelle ils appartiennent.
« C’est pourquoi les choses créées ont encore plus de droit à l’avènement du Royaume de Ma Volonté — elles sont toutes filles du Ciel, et les actes mêmes de Ma Volonté le réclament en elles — que les créatures elles-mêmes, qui, en faisant leur propre volonté, se sont réduites à la condition de servantes. Ainsi, lorsque tu demandes, au nom du ciel, du soleil, de la mer et de toutes les autres choses créées, que vienne le règne de l’éternel 'FIAT', tu forces Ma propre Volonté à demander que vienne Son Royaume. Crois-tu que ce soit peu de chose qu’une Volonté divine prie en chaque chose créée, afin que tu obtiennes Son Royaume ? Alors, continue et ne recule jamais. Plus encore, tu dois savoir que c'est Ma Volonté Elle-même qui te conduit sur le chemin dans toute la Création, afin d’avoir Sa fille avec Elle dans tous Ses actes – pour te faire accomplir ce qu’Elle fait et ce qu’Elle veut de toi.
(1) Je suivais la Divine Volonté dans tous Ses actes dans la Création, et un doute m'est venu à l'esprit : " Comment se peut-il que Jésus dise que tant que le Royaume de Sa Volonté ne viendra pas sur la terre, la gloire de la Création et de la Rédemption restera incomplète ? Comment est-ce possible ? Cette Volonté Suprême n’a-t-elle pas la vertu de Se glorifier par Elle-même ? Certainement, Elle possède cette vertu et Elle suffit amplement à Sa propre gloire. Et pourtant, Il dit que si Sa Volonté n’étend pas Son Royaume parmi les créatures, Sa gloire, à cause de la Création, restera incomplète." Or, tandis que je pensais cela, mon adorable Jésus, me surprenant avec une lumière très brillante qui sortait de Lui, me dit :
(2) « Ma fille, tant que Ma Volonté ne sera pas connue et qu’Elle n’aura pas la première place d’honneur et de domination en chaque être sorti de Nos mains créatrices, Sa gloire restera toujours incomplète. La raison en est très claire. Dans la Création, Notre but premier était que cette Volonté Suprême, en sortant de Nous, se bilocalise dans toute la Création et s’étende partout : dans le ciel, dans le soleil, dans la mer, dans les fleurs, dans les plantes, jusque dans la terre et en chaque être sorti de Nos mains créatrices, se constituant comme la Vie de 'tout'. Ainsi, Notre Volonté Suprême, en se bilocalisant en chaque créature, formait Sa vie en chacun et devait avoir autant de Vies et de Royaumes à gouverner que de créatures à venir à la lumière.
« Maintenant, Ma Volonté ne s’est pas retirée ! Il n’existe aucun point où Sa Vie divine ne s’étende, aucune créature qui ne soit investie par cette Volonté Suprême. Et pourtant, alors qu’Elle s’étend partout et investit tout et tous, Elle ne peut former Sa Vie. Combien de vies divines sont étouffées dans les créatures ! Combien Lui refusent la première place dans leurs actes, combien La relèguent derrière des actes vils et indignes, Lui refusant d’exercer Son empire [Sa domination]. La destruction de tant de "Vies Divines de Ma Volonté" dans les créatures te semble-t-elle insignifiante ? ... De tant de Ses actes, nobles et sublimes, détruits, tandis qu'ils L'utilisent, Elle, pour former des vies humaines, des vies déplorables, des monstres qui serviront à l’enfer... Cela te semble-t-il peu, ma fille ?
« Le dommage que Nous subissons en ne recevant pas Notre gloire à cause de la Création est immense et incalculable, au point que même tout le bien de la Rédemption ne saurait le compenser, car avec la même Rédemption, l'homme n'est pas revenu à l'unité de Notre Volonté et Celle-ci ne règne pas pleinement dans les créatures ! Combien de vies, dites 'bonnes et saintes', sont partagées entre la Volonté Divine et la volonté humaine ! Voilà pourquoi Notre gloire dans la Création n'est pas complète. Elle ne le sera que lorsque les choses que Nous avons créées serviront Notre propre Volonté et que ceux qui Lui donneront la place d’honneur, La reconnaîtront en toutes choses et, en La laissant régner dans tous leurs actes, La constitueront Reine absolue et Roi dominant [Souveraine incontestée].
« Ne te semble-t-il pas normal et légitime — puisque tout vient de Ma Volonté, qu'Elle se trouve partout et en tous comme Vie première de toute chose — que tous La reconnaissent et deviennent Volonté Divine, puisqu'ils Lui appartiennent tous ?
« Suppose un roi qui possède son royaume : toutes les terres, les villages, les villes sont exclusivement sa propriété. Il n'est rien qui ne lui appartienne, non seulement par son droit de souveraineté sur le royaume, mais aussi par son droit de propriété. Or, ce roi, par bonté d'âme, désirant voir son peuple heureux, distribue gratuitement ses domaines, ses villas et ses terres, allant même jusqu’à offrir l’habitation de ses villes, afin que tous puissent être riches et vivre dans l’abondance, chacun selon sa condition. Tout ce grand bien qu’il fait à son peuple n’a qu’un seul but : qu’ils le reconnaissent comme leur roi, lui accordant une autorité absolue, et reconnaissent que les terres qu’ils occupent leur ont été données gratuitement par lui, afin qu’il soit glorifié, reconnu et aimé pour le bien qu’il leur a fait.
« Or, ce peuple ingrat ne le reconnaît pas comme leur roi et s’attribue le droit de propriété des terres qu’il possède, comme si elles lui appartenaient en propre, oubliant qu’elles lui [le peuple] ont été données par le roi. Ce roi ne se verrait-il pas ainsi dépossédé de sa gloire pour le bien qu’il a fait à son peuple ? Et si l’on ajoute qu'ils se servent de ces terres sans en tirer profit : ne les cultivant pas, en arrachant les plus belles plantations et en laissant leurs plus beaux jardins devenir misérables, s’attirant ainsi leur propre malheur et misère, tout cela ne viendrait-il pas accroître encore le préjudice porté à la gloire du roi — un déshonneur et une douleur que nul ne pourrait apaiser." Cela n’est qu'une ombre pâle de ce qu’a fait et continue de faire Ma Volonté Suprême. Personne ne Nous a donné un centime pour recevoir le bien du soleil, de la mer, de la terre ! Nous avons tout donné gratuitement et uniquement pour les rendre heureux et qu’ils reconnaissent Mon 'FIAT' Suprême, qui les a tant aimés et ne désire rien d’autre que leur amour et Sa domination [Son règne]. Qui pourrait dédommager ce roi pour la perte de gloire causée par son peuple et apaiser son immense chagrin ?
« Supposons maintenant qu'un membre de ce même peuple, touché par la juste douleur de son roi et désireux de lui rendre sa gloire, commence à restaurer la terre qu’il occupe, jusqu'à en faire le jardin le plus beau et le plus agréable du royaume. Puis il annonce à tous que ce jardin est un don du roi, parce que le roi l’aime. Ensuite, il invite le roi dans son jardin et lui dit : “Ce sont vos terres. Il est juste qu’elles soient entièrement à votre disposition.” Le roi, ravi de cette loyauté, lui répond : “Je veux que tu sois roi avec moi et que nous régnions ensemble.” Oh ! comme il sent sa gloire restaurée, sa douleur apaisée par ce seul membre de son peuple ! Mais ce membre ne s’arrête pas là : parcourant toutes les routes du royaume, il secoue les esprits par ses paroles et entraîne un grand nombre d’entre eux à l’imiter, formant ainsi un peuple loyal qui reconnaît pleinement le droit de leur roi à régner. Le roi se sent, alors, restauré dans sa gloire et, pour les récompenser, il leur confère le titre 'd’enfants du roi', en leur disant : “Mon royaume est le vôtre, régnez, mes enfants.”
« C’est Mon dessein [Mon but] : que dans Mon royaume il n’y ait pas de serviteurs, mais des enfants et des rois à Mon égal. Telle sera l’œuvre de Ma Volonté Divine. Oh ! Comme Elle attend que Sa gloire Lui soit pleinement rendue dans la Création et que l'on reconnaisse que tout Lui appartient, afin de pouvoir dire : “Tout est à vous, régnons ensemble.” Comme Elle attend que Ses connaissances sur le 'FIAT' Suprême ouvrent des chemins, secouent, appellent et pressent les créatures à entrer dans Mon Royaume, afin de former Mes vrais enfants, à qui Je pourrai donner le titre de rois. C'est pourquoi J'attache tant d'importance à ce que ces manifestations de Ma Volonté divine soient connues, car elles constituent Mon acte le plus grand : l'accomplissement de Ma gloire et l'achèvement du bien total des créatures. »
(1) Je parcourais toute la Création pour amener avec moi toutes les choses créées devant la Suprême Majesté, comme hommages, louanges et adorations, parce qu'étant les œuvres de Ses mains créatrices, elles étaient dignes uniquement de Celui qui les avait créées, car animées par Sa Volonté Divine.1
Mais tandis que je faisais cela, je pensais en moi-même : " Les choses créées ne se déplacent pas, elles restent à leur place, elles ne viennent pas avec moi ; il est donc inutile de dire que je les emmène avec moi, puisqu’elles ne viennent pas. "
Mais alors que je pensais cela, mon doux Jésus sortit de mon intérieur, et, en même temps, Il me fit voir ma petite âme, qui contenait en elle de nombreux rayons, lesquels établissaient une communication avec chaque chose créée, de sorte qu’elles étaient en relation avec moi, et moi avec elles. Cependant, le point principal d’où sortaient ces rayons était Dieu, qui maintenait la communication avec tout et avec tous. Et mon aimable Jésus me dit :
(2) « Ma fille, là où règne Ma Volonté avec Sa lumière – une lumière à laquelle nul ne peut résister, car elle est immense et pénétrante – elle met tout en communication. Chaque rayon part du Centre Divin, où Ma Volonté a son siège principal. Ces rayons ne sont rien d’autre que les actes que le Divin 'FIAT' fait jaillir de Lui-même et qui investissent chaque chose créée, y formant Sa Vie et autant de demeures secondaires en chacune d'elles.
« Or, il est naturel que dans l’âme où règne Ma Volonté — l'âme formant son acte en Elle — toutes les choses créées, en vertu de la lumière qui les unit, reçoivent la communication de cet acte ; et, en suivant le vol [le parcours] de cette lumière, elles s'unissent pour suivre l'acte que l'âme accomplit dans Ma Volonté. Une est la Volonté qu'elles possèdent, une est la force, donc, un est l'acte qu'elles veulent accomplir. C'est Ma propre Volonté qui met tout en mouvement et fait de 'l’acte d’un seul', l’acte de tous. 2 Sois donc certaine que, bien que les choses créées restent à leur place, toutes te suivent. C’est Ma propre Volonté qui les met en marche afin que tu ne sois pas seule, mais que toutes t’accompagnent. Cela se passe comme lors d'un mariage : le couple marié avance seul devant, mais derrière lui suit un grand cortège d'invités. Tu es l’épouse avec laquelle Ma Volonté a voulu sceller Son mariage royal. Elle a voulu abolir toute séparation, briser les obstacles qui existaient entre toi et Elle, afin de former le couple le plus heureux qui ait jamais existé.
« Ainsi, pour toi et pour Ma Volonté, ce sont des jours de fête. Tes actes, animés par le 'FIAT' Divin, sont comme des invitations incessantes que tu envoies à toutes les choses sorties de Nos mains créatrices. C'est pourquoi ton invitation est immense, et nul ne peut la refuser, car c’est une Volonté Divine qui appelle toutes Ses œuvres à Son banquet, n’excluant même pas la Maman Céleste. Et tous se sentent honorés et triomphants d’assister aux noces et de prendre part au banquet nuptial de cette Volonté Suprême qui est la Mienne. Ainsi, ils attendent avec impatience tes actes, tes invitations, tes appels, afin de venir s’asseoir au festin et célébrer les époux.
« Ainsi, tandis que tu avances avec Ma Volonté devant la Majesté Suprême, Mes œuvres te suivent. Et cela est juste, car, en créant toutes choses, Nous avons donné à la créature la suprématie sur toutes Nos Œuvres – mais à celle en laquelle Notre 'FIAT' Divin devait régner pleinement, et non à celle qui s'est dégradée par sa propre volonté ; celle-là est la dernière de toutes et n'a ni droit ni communication. En revanche, là créature en qui règne Ma Volonté a le droit d’être la première, d’appeler toutes choses [à elle] et de se faire suivre par toutes.
« C’est pourquoi l’action accomplie en Elle [en Ma Volonté] est le plus grand des miracles : la plénitude de tous les actes réunis ensemble et le triomphe de l’acte divin dans l’acte humain.
Ma Volonté était comme stérile parmi les créatures, mais voilà qu’Elle est désormais comblée de bonheur par Sa première fille, en qui Elle voit les nombreux enfants qui viendront à la lumière. Ainsi, Elle ne vivra comme une mère stérile au milieu des créatures, mais comme une mère féconde, riche de nombreux fils.
Ma Volonté est restée veuve [très longtemps], car en créant le premier homme, Elle épousa la nature humaine — la dotant de Ses immenses richesses pour sceller Son mariage avec lui. Mais lorsque celui-ci se détourna d’Elle, Elle se retrouva veuve, pendant des siècles et des siècles.
« À présent, Ma Volonté n'est plus en deuil [Elle n'est plus triste à cause de Son veuvage]. S’unissant à nouveau, Elle revêt Sa parure de mariée. De nouveau, Elle déploie Ses dons, et le sceau de ces dons réside dans Ses connaissances, par lesquelles Elle fait don des richesses qu’Elle possède. C’est pourquoi, Ma fille, sois attentive à conserver tes vêtements d’épouse et à jouir des domaines [des empires] que Ma Volonté t’a donnés en dot. » 3
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1 Les choses créées tiennent leur dignité uniquement de Dieu, leur Créateur, et Lui seul en est digne (un bijou précieux n'est pas offert à n'importe qui, mais à une personne digne de le recevoir, comme un roi ou une personne de grande importance) ; cela illustre l'idée que les honneurs, les louanges et les adorations doivent être rendus uniquement à Dieu, car Il est la source de la dignité de toute la Création.
2 Lorsque l'âme accomplit ses actions en parfaite union avec la Volonté de Dieu, tout ce qui existe dans le monde (créatures, cosmos) reçoit une sorte de 'communication', via la lumière divine qui relie l'âme à Dieu. Les actions dans le monde deviennent un seul acte, sous l'influence de la Volonté de Dieu.
3 à conserver tes vêtements d’épouse et à jouir des domaines que Ma Volonté t’a donnés en dot
→ Les 'vêtements d’épouse' représentent la pureté, la fidélité et la dignité de cette union. Conserver ces vêtements signifie rester fidèle à cet engagement spirituel.
→ Les 'domaines' ou 'empires' symbolisent les biens spirituels, les grâces ou l’autorité que la Volonté divine accorde à cette âme.
→ La 'dot' évoque un héritage ou un don reçu par le biais de cette union. L’invitation à en « jouir » signifie non seulement en bénéficier, mais aussi les faire fructifier et les vivre pleinement.