😀 texte # 1 du T20 en révision ! Merci
(1) Je continuais mon abandon habituel dans l’adorable Volonté et toute la Création devint présente ; la Volonté suprême coulait comme lumière et vie première, dominante et triomphante, dans toutes les choses créées, les grandes comme les petites. Quel enchantement, quel ordre, quelle beauté rare, quelle harmonie entre elles ! Une seule est la Volonté qui les domine et coule en elles, les liant de telle manière que l’une ne peut exister sans l’autre. Et mon doux Jésus, interrompant mon émerveillement, me dit :
(2) « Ma fille, Ma Volonté est restée comme vie opérante en chaque chose créée, afin de dominer librement et avec plein triomphe. Ainsi, Ma Volonté porte la vie opérante [agissante] de la lumière et de la chaleur dans le soleil, la vie opérante de Son immensité et de Ses multiples œuvres dans le ciel, la vie opérante de Sa Puissance et de Sa Justice dans la mer... Ma Divine Volonté n’est pas comme la volonté des créatures, qui, malgré leur désir, si elles n’ont pas de mains, ne peuvent travailler, si elles n’ont pas de pieds, ne peuvent marcher, si elles sont muettes ou aveugles, ne peuvent ni parler ni voir.
« Au contraire, Ma Volonté accomplit tous les actes dans un seul acte. Tandis qu’Elle opère [agit], Elle marche ; tandis qu’elle est tout yeux pour regarder, en même temps Elle est toute voix pour parler, et avec une telle éloquence que personne ne peut l’égaler. Elle parle dans le grondement du tonnerre, dans l'éclat de la foudre, dans le sifflement du vent, dans les vagues tumultueuses de la mer, dans le petit oiseau qui chante. Elle parle partout pour que tous puissent entendre Sa voix – tantôt forte, tantôt douce, tantôt rugissante.
« Ma Volonté, combien tu es admirable ! Qui peut prétendre avoir aimé les créatures autant que Toi ? [Personne], pas même Mon Humanité ! Oh ! comme Elle reste derrière Toi ! Je suis éclipsé [caché] en Toi [Ma Volonté] et Toi, Tu poursuis Ton œuvre qui n'a ni commencement ni fin. Tu es toujours à Ta place, donnant la vie à toutes les choses créées pour apporter Ta vie aux créatures. Oh ! si tous connaissaient ce qu’Elle fait pour eux, combien Elle les aime, comment Son Souffle vital donne la vie à tous ! Oh ! comme ils L’aimeraient et comme tous se rassembleraient autour de Mon 'FIAT' éternel pour recevoir la Vie qu’Il veut leur donner…
« Mais sais-tu, Ma fille, pourquoi Ma Volonté Suprême s’est laissée dominante et comme une vie dans toutes les choses créées, accomplissant en chacune sa fonction propre ? C'est parce qu'Elle devait se servir Elle-même, servir Sa propre Volonté, qui est de vivre et de régner dans la créature, pour laquelle Elle a créé toutes les choses.
« Elle agit comme un roi qui veut se créer une demeure pour régner et établir son palais. Il construit de nombreuses pièces et en chacune, il met de nombreuses lumières pour que l'obscurité ne règne pas, installe des fontaines d’eaux fraîches et ajoute de la musique pour la détente ; enfin, il fait entourer sa résidence de jardins magnifiques. Bref, il y met tout ce qui peut le rendre heureux et digne de sa royauté. Maintenant, le roi doit avoir ses serviteurs, ses ministres et ses soldats. Mais que se passe-t-il ? Ceux-ci ne reconnaissent pas le roi ; au lieu que ce soit lui qui règne, ce sont les serviteurs, les ministres et les soldats qui dominent. Quelle ne serait pas la douleur de ce roi de voir que ses œuvres ne le servent pas, qu'injustement, elles servent ses serviteurs, et que lui-même est contraint d'être le serviteur de ses serviteurs ? Car, lorsqu'un service ou une œuvre sert à soi-même, on ne l’appelle pas servitude.
« Maintenant, Ma Volonté doit être servante d'Elle-même dans les créatures ; c'est pourquoi Elle se laisse dans toutes les choses créées, telle une NOBLE REINE, afin qu'il ne manque de rien à Sa royauté de Reine dans la créature. Car nul autre que Ma Volonté Elle-même peut servir dignement Ma Volonté ! Elle n’aurait jamais pu s’adapter à des serviteurs dépourvus de Ses manières nobles et divines pour La servir. Ressens maintenant la grande douleur de Ma Volonté Suprême, toi qui en es la fille ! Il est juste que tu connaisses les douleurs de ta Mère [Ma Volonté], de ta Reine, de Celle qui est ta Vie. Dans la Création, Elle se fait servante des serviteurs ; Elle sert la volonté humaine parce que la Mienne ne règne pas dans les créatures.
« Quelle souffrance ! Servir les serviteurs pendant tant de siècles, alors que l’âme, en se détournant de Ma Volonté pour accomplir la sienne, a réduit la Mienne à l'état d’esclavage dans la Création ! C'est pourquoi Sa douleur est immense : de Reine [Ma Volonté], Elle doit se faire servante, et nul ne peut adoucir une douleur si amère. Et si Elle continue à demeurer dans la Création en tant que Servante des serviteurs, c’est parce qu’Elle attend Ses enfants. Elle attend que Ses œuvres servent enfin les enfants de Son 'FIAT' éternel. Alors, ces derniers, en faisant régner et dominer Ma Volonté dans leurs âmes, La rétabliront dans Sa noblesse et Lui rendront le service qui Lui est dû. Oh! si seulement Ses enfants pouvaient apaiser Sa longue et amère douleur, sécher les larmes qu’Elle a versées pendant tant de siècles de servitude, Lui rendre les droits de Sa royauté ! C'est pourquoi il est si nécessaire de faire connaître Ma Volonté : ce qu’Elle accomplit, ce qu’Elle désire, comment Elle est tout et contient tous les biens, ainsi que Sa douleur continuelle, car on ne La laisse pas régner. »
(3) Or, après cela, mon esprit demeurait si pénétré par la souffrance de la Suprême Volonté que, tandis que toute la Création continuant de rester devant moi, avec une grande douleur, je voyais cette noble Reine [Ma Volonté], voilée dans chaque chose créée, servant toutes les créatures. Elle se faisait : servante dans le soleil, donnant aux créatures lumière et chaleur ; servante dans l’eau, s’offrant à leurs lèvres pour les désaltérer ; servante dans la mer, leur offrant des poissons ; servante dans la terre, leur donnant des fruits, des aliments de toutes sortes, des fleurs et bien d’autres choses encore. En somme, je pouvais La voir en toutes choses créées, voilée de tristesse, car il n’était pas convenable pour Elle de servir les créatures. C’était même inconvenant pour Sa noblesse de Reine de se faire Servante de créatures ingrates et perverses, qui acceptaient Ses services sans même La regarder, sans Lui dire merci, ni La rétribuer de quelque façon, comme c'est l'usage pour les serviteurs. Qui peut dire ce que je comprenais de cette douleur si longue et intense du 'FIAT' Éternel ? Mais tandis que je nageais dans cette douleur, mon Jésus adoré est sorti de mon intérieur et, me serrant contre Lui, tout plein de tendresse, m’a dit :
(4) « Ma fille, il est très douloureux et humiliant pour Ma Suprême Volonté de servir des créatures qui ne La laissent pas régner en elles. Elle se sentira bien plus glorifiée et heureuse en ceux qui La feront régner ! Regarde en toi, comme Elle est heureuse de te servir. Elle règne en toi lorsque tu écris, se sentant honorée et heureuse de te servir, guidant ta main afin que tu puisses tracer sur le papier les mots qui La feront connaître. Elle met Sa sainteté au service de ton esprit, pour te suggérer les idées, les mots, les exemples les plus tendres concernant Ma Suprême Volonté, et ainsi se frayer un chemin parmi les créatures pour former Son Royaume. Elle sert ta vue pour que tu vois ce que tu écris, ta bouche pour y insérer les mots, ton cœur pour le faire battre de sa propre Volonté.
« Quelle différence ! Elle est heureuse de te servir parce qu'en te servant, Elle se sert Elle-même : Elle sert à former Sa Vie, à se faire connaître, à manifester Sa sainteté et à établir Son Royaume. Ma Volonté règne en toi pendant que tu pries, et Elle te sert en te donnant l'élan en Elle-même 1, pour que tu accomplisses Ses actes et prennes possession de Ses biens. Ce mode de service, pour Ma Volonté, est glorieux, triomphant, dominant ; Elle ne souffrirait que si l'âme refusait de se laisser entièrement et totalement servir par Elle.
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1 en te donnant l'élan en Elle-même = en te faisant voler en Elle
(1) Continuant mon habituel abandon dans l'adorable 'FIAT' Suprême, je soupirais avec ardeur après mon Souverain Bien, Jésus. Et dans cette lumière infinie de la Volonté éternelle, dont on ne peut voir les limites, ni le commencement, ni la fin, j'étais toute attentive, cherchant des yeux à entrevoir Celui que je désirais tant. Et Jésus, pour apaiser mon agitation, sortit de mon intérieur. En Le voyant je Lui dis : "Mon Amour, comme Tu me fais languir et soupirer pour Ton retour ! Tu attends vraiment le moment où je ne peux plus le supporter. Il est clair que Tu ne m'aimes plus comme avant ! Pourtant Tu me disais que Tu m'aimerais toujours davantage et que jamais Tu pourrais être sans moi ! Et maintenant Tu me laisses, parfois même durant un jour entier, en proie à la douleur et écrasée par le poids de ton absence, abandonnée et toute seule." Et Jésus, interrompant mes paroles, me dit :
2) « Ma fille, courage, ne te laisse pas abattre, Je ne te laisse pas [Je ne te quittes pas]. Cela est si vrai que c’est toujours de ton intérieur que Je sors pour Me manifester à toi. Et même si tu ne Me vois pas toujours, Je le fais pour te laisser le champ libre 1 de suivre cet "acte unique de Ma Volonté, qui contient tous les actes ensemble". Ne vois-tu pas que la Lumière de Ma Volonté Suprême coule de ton cœur, de ta bouche, de tes yeux, de tes mains, de tes pieds, de tout ton être ? Et comme Elle M’éclipse en toi, tu ne Me vois pas toujours ! Étant infinie [interminable], ce qui n'est pas le cas de Mon Humanité, la Lumière de Ma Volonté Suprême a la force de M’éclipser. Et moi, Je Me réjouis de cet éclipse de Ma Volonté Suprême, et, de ton intérieur même, car Je contemple ton envol, tes actes dans le 'FIAT' Divin !
« Si Je Me montrais toujours à toi, tu resterais avec Moi pour jouir de Ma douce et aimable Présence, et tu ne t'occuperais que de Mon Humanité. Tu déverserais ton amour sur Moi, comme Moi sur toi, et tu n’aurais pas envie de Me quitter pour suivre le vol de Ma Volonté dans la Création, ni dans les actes que Mon Humanité a accomplis dans la Rédemption. C'est pourquoi, pour te permettre d'accomplir ta mission, pour te rendre plus libre, Je reste caché en toi, pour suivre tes propres actes dans l’éternel 'FIAT'. Ne te rappelles-tu pas qu'il fut également dit à Mes apôtres qu'il était nécessaire qu'ils se détachent de Mon Humanité, qu'ils aimaient tant et dont ils ne pouvaient se passer ? À tel point que, tant que Je vivais sur terre, ils ne se sont pas éloignés de Moi pour aller de par le monde prêcher l'Évangile et faire connaître Ma venue sur la terre. Mais, après Mon départ au Ciel, investis par l'Esprit Divin, ils ont eu la force de quitter leur région pour faire connaître les biens de la Rédemption, et même donner leur vie par amour pour Moi.
« Mon Humanité aurait été donc été un obstacle à la mission de Mes apôtres. Je ne dis pas que cela est le cas pour toi. Il n’y a pas ce genre d’obstacle entre toi et Moi car l’obstacle survient lorsque deux êtres sont séparables ! Mais lorsque deux êtres sont si profondément identifiés l’un à l’autre – que l’un vit dans l’autre – l’obstacle disparaît, car où l'un va, l’autre y est aussi ; et comme ils sont ensemble, l’un peut aller sans effort partout où il veut, puisque l'être aimé est en lui et le suit partout. Je dis seulement seulement que l'éclipse se produit souvent, à cause de la Lumière puissante de Ma Volonté, qui, en te dominant ainsi que Ma propre Humanité en toi, nous éclipse et nous fait suivre Ses actes. Cela ne veut pas dire que Je t’aime moins qu’avant ou que Je peux Me passer de toi ! Bien au contraire, Ma Volonté te donne l'Amour éternel et complet de ton Jésus, et se plaçant autour de Moi 2 comme un mur de lumière, Elle ne permet pas que Je m’éloigne de toi, pas même un instant. Sais-tu ce qui crée la distance entre Dieu et l’âme ? C’est la volonté humaine ! Chacun de ses actes est un pas de distance entre le Créateur et la créature. Plus la volonté humaine agit, plus l’homme s’éloigne de Celui qui l’a créé, Le perd de vue, s’éloigne de son origine [son principe] et rompt tout lien avec la Famille Céleste.
« Supposons qu’un rayon de soleil puisse se détacher du centre de sa sphère. À mesure qu’il s’éloigne du soleil, ce rayon sent sa lumière se dissiper ; et s’il s’éloigne au point de perdre complètement de vue le soleil, il perd toute lumière et se transforme en ténèbres. Devenu ténèbres, il ressent en lui un mouvement [un élan], une vie, mais il n’est plus capable de diffuser de lumière, car il n'en possède plus. Ainsi, son mouvement et sa vie ne servent qu’à répandre une obscurité profonde. Telles sont les créatures : des rayons de lumière détachés de la sphère du Soleil de la Divinité. En s'éloignant de Ma Volonté, elles se vident de lumière, car c’est à Ma Volonté qu’il a été confié de conserver la lumière en ces rayons ; ainsi, les créatures se transforment en ténèbres. Oh ! Si tous savaient ce que signifie ne pas accomplir Ma Volonté, comme ils seraient vigilants pour ne pas laisser entrer en eux le poison de la volonté humaine, destructeur de tout bien ! »
(3) Après cela, j'ai suivi mon Jésus [vivant] Sa Passion, dans Sa douloureuse prison. Attaché à une colonne de la manière la plus barbare, Il ne pouvait rester immobile appuyé contre la colonne, car Il se trouvait suspendu, les jambes pliées et attachées à celle-ci. Ainsi, il vacillait, tantôt vers la droite, tantôt vers la gauche. Et moi, serrant Ses Genoux pour Le maintenir immobile, je remettais en ordre Ses Cheveux ébouriffés qui couvraient Son Visage adorable, malgré les crachats qui L’avaient tellement souillé. Oh ! Comme j’aurais voulu le détacher pour le libérer de cette position si douloureuse et humiliante. Et mon Jésus prisonnier, tout affligé, m’a dit :
(4) « Ma fille, sais-tu pourquoi J’ai permis qu'on Me mette en prison au cours de Ma Passion ? C'est pour libérer l’homme de la prison de sa volonté humaine. Regarde combien cette prison était horrible ! C'était un endroit étroit qui servait à garder les déchets [les immondices] et les excréments des créatures. La puanteur y était insupportable, l'obscurité épaisse, et on ne M’avait pas même laissé une petite lampe. Ma position était atroce : couvert de crachats, les cheveux en désordre, souffrant dans tous Mes membres, attaché, incapable d’étendre Mes jambes ou même de M’asseoir, mais courbé... Je ne pouvais rien faire, pas même écarter les cheveux qui Me gênaient les yeux.
« Cette prison, qui fut Mienne, est l’image véritable de la prison formée par la volonté humaine des créatures. La puanteur qui s’en dégage est insupportable, l’obscurité y est profonde, et bien souvent, il ne leur reste même pas la petite lampe de la raison. Elles y sont constamment agitées, troublées, souillées par les passions les plus viles. Oh ! Que de larmes devraient être versées sur cette prison de la volonté humaine ! Dans cette prison, J’ai ressenti avec une intensité vive tout le mal que la volonté humaine causait aux créatures. Ma douleur fut si grande que J’ai versé des larmes amères et supplié mon Père Céleste de libérer les créatures de cette prison si ignominieuse et douloureuse. Toi aussi, prie avec Moi, afin que les créatures se libèrent de leur volonté humaine. »
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1 le champ libre = avoir toute liberté d'action
2 en se plaçant autour de Moi = autour de Moi [Jésus] mais aussi de Luisa aussi puisqu'il est dit, un peu avant, qu'il n'y a pas de séparation entre Jésus et Luisa [Asa]
(1) Ce matin, mon toujours aimable Jésus ne m'a pas fait trop attendre pour venir ; au contraire, Il est même resté longtemps avec moi, ce qu’Il n’avait pas fait depuis bien longtemps. En effet, lorsqu’Il vient maintenant, Sa visite est toujours très brève, et Il ne me laisse même pas le temps de Lui parler. Il dit uniquement ce qu’Il veut me dire ou, à travers la Lumière infinie de Sa Volonté, Il parle abondamment. Cette Lumière est si intense que Jésus semble s’Y éclipser, et moi avec Lui. Nous nous perdons ainsi de vue, car Elle est si forte et éblouissante que la petitesse et la faiblesse de ma vue ne peuvent La soutenir. Donc, je perds tout, même Jésus.
Or, tandis qu’Il restait avec moi, Ses élans d’amour étaient tels et si nombreux que Son cœur battait très fort. En appuyant Sa poitrine contre la mienne, Il me faisait sentir Ses battements ardents, et, approchant Ses lèvres des miennes, Il versait en moi une partie du feu qui Le consumait 1. C’était un liquide qui, bien qu'il fût du feu liquide, était très doux, mais d’une douceur indescriptible [qui ne peut être décrite]. Pourtant, parmi ces petits ruisseaux qui arrivaient dans ma bouche, jaillissant de la Sienne comme de petites fontaines, se glissaient quelques filets amers que l'ingratitude humaine envoyait jusqu'au Cœur de mon doux Jésus. Tout cela, Jésus ne l'avait pas fait depuis très longtemps, alors qu'auparavant, Il le faisait presque chaque jour. Après s'être confié à moi, déversant ce qu'Il portait dans Son Cœur Très Saint, Jésus m'a dit :
(2) « Ma fille, nous devons faire un pacte ensemble : que tu ne doives rien faire sans Moi et que Moi, Je ne doive rien faire sans toi. »
(3) Et moi : "Mon amour, il est beau, j’aime ce pacte – ne rien faire sans Toi ! Mais quand Tu ne viens pas, que dois-je faire ? Je dois donc rester oisive, sans rien faire ! Alors, mets Ta Volonté dans la mienne afin que je ne veuille que ce que Tu veux. Ainsi, Tu seras toujours gagnant en faisant ce que Tu veux, et sans moi." Et Jésus, avec toute Sa bonté, reprit en disant :
(4) « Ma fille, lorsque Je ne viens pas, tu ne dois pas rester sans rien faire, non, non. Tu dois continuer à faire ce que nous avons fait ensemble, ce que Je t'ai dit que Je voulais que tu fasses. Faire cela ne veut pas dire faire des choses sans Moi, puisque qu’elles se sont déjà passées entre toi et Moi ; c'est comme si nous les faisions toujours ensemble ! Et d’ailleurs, ne veux-tu pas que Je gagne toujours ? La victoire de ton Jésus est aussi ta victoire, puisque si tu gagnes, tu es perdante, alors que si tu perds, tu es gagnante ! Mais sois certaine que Je ne ferai rien sans toi. C'est pourquoi J'ai placé en toi Ma Volonté, et avec Elle : Ma Lumière, Ma Sainteté, Mon Amour, Ma Force, afin que si tu veux Ma Lumière, Ma Sainteté, Mon Amour, Ma Force, en Les dominant, tu puisses prendre la Lumière que tu veux, la Sainteté, l'Amour, la Force que tu veux. Comme il est beau de voir que tu possèdes Mes Biens [Mes domaines], qui Me font arriver au point de ne rien faire sans toi ! Ce pacte, Je ne peux le faire qu'avec celui en qui Ma Volonté domine et règne. »
(5) Alors, après cela, je faisais mes actes habituels dans le 'FIAT' Suprême, et je pensais que je voulais cacher mon petit amour, ma misérable adoration et tout ce que je pouvais faire, dans les premiers actes qu’Adam fit lorsqu’il possédait l’unité de la lumière de la Volonté Divine, ainsi que dans ceux de la Maman Reine, qui furent tous parfaits. Et mon adoré Jésus a ajouté :
(6) « Ma fille, un acte ne peut être qualifié de parfait que lorsqu’il contient en lui-même tous les actes ensemble. Seule Ma Volonté contient cet acte parfait, car, tandis qu'Elle accomplit un acte unique, de lui naissent tous les actes possibles et imaginables, qui existent au Ciel et sur la terre. Cet acte unique de Ma Volonté représente une source qui, bien qu'étant unique, fait jaillir d'elle des mers, des rivières, le feu, la lumière, le ciel, les étoiles, les fleurs, les montagnes et la terre. Tout sort de cette source unique !
« Or, Adam, dans l’état d’innocence, et la Reine Souveraine, dans Sa Hautesse 2, possédaient Ma Volonté. Lorsqu’ils aimaient, leur amour incluait l’adoration, la gloire, la louange, la bénédiction et la prière. Dans leurs plus petits actes, rien ne manquait ; la multiplicité des qualités de 'l’acte unique' de Ma Volonté Suprême coulait en eux, leur faisait embrasser tout dans un seul acte et donner ainsi à leur Créateur ce qui Lui était dû. Ainsi, en aimant ils adoraient et en adorant ils aimaient. Les actes isolés, qui n’embrassent pas tous les actes ensemble, ne peuvent pas être qualifiés de parfaits ; ce sont des actes mesquins qui trahissent la volonté humaine. Voilà pourquoi seule l’âme qui vit dans le 'FIAT' peut trouver la véritable perfection dans ses actes et offrir un acte divin à son Créateur. »
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1 Le consumait = Le brulait, le dévorait
2 Sa Hautesse = Titre honorifique donné autrefois à certains hauts personnages et spécifique au sultan de Turquie ; sa Hautesse le sultan de Turquie, Altesse, Majesté
(1) Je faisais mes actes habituels dans la Volonté éternelle, et mon toujours aimable Jésus, se mouvant en moi, me dit :
(2) « Ma fille, tu es Notre écho : lorsque tu entres dans Notre Volonté pour aimer, louer et demander que Notre Royaume vienne, Nous ressentons en toi l’écho de Notre Amour, l’écho de Notre gloire, l’écho de Notre 'FIAT' qui désire venir sur terre pour régner. Il veut être prié, supplié, pressé de venir régner sur la terre comme il règne au Ciel. Et comme tu parcours toute la Création pour y suivre les actes de la Volonté Suprême, Nous entendons ton écho dans la mer, les vallées, les montagnes, le soleil, le ciel, les étoiles, en tout.
« Comme il est beau, cet écho ! C’est Notre écho qui résonne dans toutes Nos Œuvres. Dans cet écho, Nous entendons l’écho de Notre voix, le mouvement de Nos Œuvres, les bruits de Nos Pas, les battements de Notre Cœur. Et tandis que tu fais entendre ton écho, Nous Nous délectons de voir ta petitesse chercher à imiter Notre voix, reproduire les mouvements de Nos Œuvres, faire le même bruit que Nos pas et aimer avec les battements de Notre propre Cœur. »
(3) Puis, en soupirant, Il ajouta : « Ma fille, si le soleil était doté de raison et voyait une plante, un être désireux de devenir un soleil, il concentrerait sa lumière, sa chaleur et tous ses effets sur cet être pour qu'il devienne un soleil. Cela ne l'empêcherait pas de diffuser sa lumière et ses bienfaits aux autres, car c'est dans la nature de la lumière de se répandre partout où elle se trouve et de faire du bien à tous. Ainsi, cet être chanceux, recevant tous les reflets et tous les bienfaits que contient le soleil, deviendrait un soleil lui-même. Quelle gloire, quelle joie le soleil ne recevrait-il pas en formant un autre soleil ? Depuis tant de siècles, bien que la terre entière ait reçu ses multiples effets, jamais elle n’a témoigné au soleil une gloire et un amour aussi grands que ceux que cet être unique, transformé en soleil, peut lui offrir.
« L'âme, en vivant dans Notre "FIAT", ne fait qu'imiter son Créateur, et le Soleil Éternel projette sur elle tous ses reflets, de sorte qu'elle se transforme en un petit soleil à l'image du Soleil Divin. N’était-ce pas précisément Notre intention et Notre parole : "Faisons l’homme à Notre image et à Notre ressemblance." ? Créer l’homme – sans qu’il soit semblable à Nous, sans qu'il porte en lui 'l’image de Celui qui l'a créé' – n’aurait pas été convenable, ni digne d’une Œuvre conçue de Nos mains. De plus, il serait non seulement indigne mais aussi impossible, pour la Puissance de Notre souffle régénérateur sorti de Notre Sein – de générer un être dissemblable à Nous !
« Que dirait-on d’une mère qui, au lieu de donner naissance à un enfant doté d’yeux, d’une bouche, de mains, de pieds, bref, semblable à elle dans tous ses membres et ne manquant d’aucun de ses organes, à l’exception d’une taille réduite, engendrerait plutôt une plante, un oiseau, une pierre ou toute autre chose qui lui serait totalement différente ? Ce serait incroyable, une chose contre nature et indigne d’une mère, car elle n’aurait pas su infuser à son enfant son image et tous ses membres. Or, si toutes choses engendrent et forment des choses semblables à elles-mêmes, combien plus Dieu ! Étant le premier Créateur [le premier Générateur], Il Lui revient, pour Son honneur et Sa gloire, de former les créatures à Son image. C’est pourquoi, Ma fille, que ton envol dans Ma Volonté soit incessant, afin qu’Elle concentre sur toi Ses rayons, lesquels, en te traversant, fassent de toi Son petit soleil. »
(4) Après cela, je me sentais fatiguée et n’arrivais pas à me décider à écrire ce que mon adoré Jésus m’avait dit. Alors, Jésus, me surprenant, pour me donner la volonté et la force de le faire, me dit :
(5) « Ma fille, ne sais-tu pas que Nos écrits viennent du plus profond de Mon Cœur ? Je fais couler en eux toute la tendresse de Mon Coeur pour toucher ceux qui les liront, ainsi que la fermeté de Ma parole divine pour les fortifier dans les vérités de Ma Volonté. Dans toutes les paroles, vérités et exemples que Je te fais écrire, Je fais rayonner la dignité de Ma sagesse Céleste, afin que ceux qui les lisent, ou les liront, s'ils sont en état de Grâce, ressentent en eux Ma tendresse, la solidité de Mes paroles et la lumière de Ma sagesse, lesquelles, telles trois aimants, les attireront vers la connaissance de Ma Volonté. Quant à ceux qui ne seront pas en état de Grâce, ils ne pourront nier que ces écrits sont une lumière. Et la lumière fait toujours du bien : elle illumine, elle réchauffe, elle fait découvrir les choses les plus cachées et porte à les aimer ; elle ne fait jamais de mal. Qui pourrait dire qu’il ne reçoit aucun bien du soleil ? Personne. La lumière de ces écrits – qui jaillissent directement de Mon Coeur – est encore plus grande que celle du soleil, car elle est destinée à faire du bien à tous ! Voilà pourquoi J’ai tant d’intérêt à ce que tu écrives : pour le grand bien que Je veux apporter à la famille humaine. Je les considère comme Mes propres écrits, car c’est toujours Moi qui dicte. Et toi, tu es la petite secrétaire de la longue histoire de Ma Volonté. » 1
(6) Je suivais donc, dans la Volonté Divine, tout ce que mon doux Jésus avait accompli sur terre, dans son Humanité, et je demandais – dans chacun de Ses Actes – que son 'FIAT' soit connu et qu'Il triomphe en venant régner parmi les créatures. Et mon souverain et unique Bien, se mouvant en mon intérieur, me dit :
(7) « Ma fille, de même que toute la Création est un voile qui cache Ma Volonté, ainsi Mon Humanité, Mes Œuvres, Mes larmes et Mes peines sont autant de voiles qui dissimulent Mon 'FIAT' Suprême. Celui-ci régnait dans Mes actes, triomphant et dominant, posant les fondements – afin de venir régner dans les actes humains des créatures. Mais sais-tu qui déchire ces voiles pour Le faire venir régner, dominer, dans son propre cœur ? Celui qui reconnaît Mon 'FIAT' dans chacun de Mes actes et L’invite à sortir [de sa cachette] ! Celui-là déchire le voile de Mes œuvres ; entrant alors en Elles, il reconnaît la noble Reine [Ma Volonté], La supplie, L'exhorte à ne plus rester cachée, et, en Lui ouvrant son cœur, L’invite à y entrer. Il déchire le voile de Mes larmes, de Mon Sang, de Mes peines, le voile des Sacrements, le voile de Mon Humanité, et, se soumettant à Elle [Ma Volonté], il La supplie de ne plus rester voilée, mais de se faire connaître comme la Reine qu’Elle est, afin de prendre Sa domination [Son empire] et de former les enfants de Son Royaume. Voilà donc pourquoi il est impératif que tu te te meuves dans Notre Volonté et dans toutes Nos Œuvres, afin d'y trouver la noble Reine [Ma Volonté] cachée, La priant de se dévoiler, de sortir de Ses appartements, pour que tous La connaissent et La fassent régner. »
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1 Il manque un lien avec le paragraphe suivant, là... [Asa]
(1) Mon pauvre esprit nageait dans la mer infinie de la Volonté éternelle, et mon adorable Jésus me montra le plus grand de Ses prodiges – Sa Très Sainte Volonté, si immense et demeurant telle, se restreignant dans la créature pour la dominer et former Sa vie en elle. La créature, demeurant immergée sous un acte continu de cette Divine Volonté, était le miracle des miracles, un prodige jamais vu ! Et l’aimable Jésus, tout bonté, me dit :
(2) « Très chère fille de Ma Volonté, sache que seule Ma Volonté éternelle possède un Acte continu qui ne cesse jamais. Cet Acte, débordant de Vie, donne la Vie à tout, conserve [préserve] tout et maintient l'équilibre en Lui-même et en toutes choses. Seule Ma Volonté peut se glorifier de posséder cet Acte continu qui engendre sans cesse la Vie, qui aime sans relâche et qui jamais ne s’interrompt – pas même un instant. Mon Humanité Elle-même, si Elle possédait cet Acte continu, c’est parce que l’Acte ininterrompu du 'FIAT' Suprême coulait en Elle. Et combien de temps la vie de mon Humanité a-t-elle duré sur terre ? Un temps extrêmement bref.
« Dès que J’eus accompli ce qui était nécessaire à la Rédemption, Je retournai dans ma Patrie céleste. Mes Actes, cependant, restèrent, car ils étaient animés par l’Acte continu de Ma Volonté. Ma Volonté, au contraire [de mon Humanité], ne s’en va jamais. Elle reste toujours à Sa place, préexistante, sans jamais interrompre 'Son Acte de Vie' sur tout ce qui est issu d’Elle. Oh ! Si Ma Volonté venait à quitter la terre et toutes les choses créées, elles perdraient toutes la Vie et retourneraient au néant, car tout a été créé à partir du néant. Si Ma Volonté se retirait, toutes les choses perdraient leur Vie, leur existence !
« Maintenant, veux-tu savoir qui était Celle qui se laissa dominer par cet Acte continu de Ma Volonté Suprême, et qui, ne donnant jamais vie à sa propre volonté, reçut cet Acte continu de Vie de la Volonté Divine, de sorte qu'une vie entièrement divine se forma en Elle, à l’image [à la ressemblance] de Son Créateur ? C'était la Reine Céleste et Souveraine. Dès le premier instant de Son Immaculée Conception, Elle reçut cet 'Acte de Vie' de la Divine Volonté, pour Le recevoir ensuite continuellement tout au long de Sa vie.
« Ce fut le plus grand prodige, un miracle inouï 1 , jamais vu auparavant : la Vie de la Volonté Divine dans l’Impératrice du Ciel ! Car un seul 'Acte de Vie' de ce 'FIAT' peut engendrer des cieux, des soleils, des mers, des étoiles, et tout ce qu’Il veut. Ainsi, tous les actes humains, comparés à un seul 'Acte de Vie' de Ma Volonté, sont comme des gouttes d’eau se perdant dans l’océan, comme de petites flammes face au soleil, comme des atomes dans l’immensité de l’univers ! Essaie d'imaginer la grandeur [la hauteur] que possédait la Reine Immaculée, avec cette Vie d’Acte continu de la Divine Volonté formée en Elle ! Ce fut le véritable miracle, un prodige inédit : la petitesse de la Souveraine Céleste renfermait en Elle une Vie Divine, une Volonté immense et éternelle, qui contient tous les biens possibles et imaginables !
« C’est pourquoi, dans toutes les fêtes où l’Église honore Ma Mère, le Ciel entier se réjouit, glorifie, loue et rend grâce à la Suprême Volonté. En effet, il voit en Elle, Ma Mère, la Vie divine de cette Suprême Volonté, cause première par laquelle Elle a obtenu le Rédempteur tant attendu. Ainsi, parce que ce 'FIAT' avait Sa Vie, qui dominait et régnait en Elle, le Ciel se trouve en possession de la Jérusalem Céleste. C'est précisément la Divine Volonté qui, en formant Sa Vie dans cette Sublime Créature, a ouvert le Ciel, auparavant fermé par la volonté humaine. C’est pourquoi, avec justice, en célébrant la Reine, le Ciel fête également le 'FIAT' Suprême, qui L’a faite Reine, a régné en Elle, a formé Sa Vie et est la cause première de leur bonheur éternel.
« Ainsi, une créature qui permet à Ma Volonté de la dominer, Lui laissant le champ libre pour former Sa Vie en elle, devient le plus grand des prodiges. Elle peut remuer le Ciel, la terre et même Dieu Lui-même, comme si elle ne faisait rien, alors qu’en réalité elle fait tout. Elle seule peut obtenir les choses les plus essentielles, renverser tous les obstacles et tout affronter, car une Volonté Divine règne en elle. Et de même que, pour obtenir la Rédemption, il a fallu que la Toute-Puissance de Mon 'FIAT' réside dans une créature afin de L’implorer, ainsi que Ma propre Humanité, qui possédait cette Puissance, pour La former, de même, pour obtenir la venue du Royaume de Mon propre 'FIAT', il est nécessaire qu’une autre créature Le laisse habiter en elle, Lui laissant le champ libre pour former Sa Vie, afin que Ma propre Volonté, à travers elle, accomplisse l’unique et le plus grand prodige : qu’Elle vienne régner sur la terre comme au Ciel.
« Et c’est pourquoi, étant donné que c’est la chose la plus grande, qui rétablira l’équilibre divin dans la famille humaine, Je fais en toi [Luisa] de grandes choses. Je rassemble [concentre] en toi tout ce qui est nécessaire et convenable de savoir sur ce Royaume : le grand bien qu’Il veut donner, le bonheur de ceux qui vivront en Lui, Sa longue histoire, Sa longue souffrance à travers les siècles. En effet, Il désire venir régner parmi les créatures pour les rendre heureuses mais elles ne Lui ouvrent pas leurs portes, ne Le désirent pas, ne L’invitent pas, et ne Le reconnaissent pas, bien qu’Il soit au milieu d’elles. Seule une Volonté Divine pouvait supporter avec une patience si invincible d’être parmi les créatures, de leur donner la vie et de n’être même pas reconnue. Ma Volonté est grande, interminable et infinie, et là où Elle règne, Elle veut accomplir des Œuvres dignes de Sa grandeur, de Sa Sainteté et de la Puissance qu’Elle contient.
« C’est pourquoi sois attentive, Ma fille. Il ne s’agit pas de former une sainteté quelconque, mais il s’agit de former un Royaume à Ma Volonté adorable et Divine. »
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1 un miracle inouï = qu'on n'a jamais entendu, extraordinaire, incroyable
(1) J’étais en train d’accomplir mes actes habituels dans le 'FIAT' Suprême lorsque mon Bien-aimé Jésus est sorti de mon intérieur et m’a dit :
(2) « Ma fille, dans ma Passion, il y a une plainte que j'ai formulée avec une immense douleur, du plus profond de mon cœur tourmenté : "Ils ont partagé Mes vêtements et tiré au sort Ma tunique." Quelle douleur pour Moi de voir Mes vêtements partagés au milieu de Mes propres bourreaux et Ma Tunique mise en jeu. C'était le seul objet que Je possédais, donné avec tant d'amour par Ma Mère douloureuse. Et maintenant, non seulement ils M'en dépouillaient, mais ils en faisaient un jeu. Mais sais-tu ce qui Me transperçait le plus [ce qui me faisait le plus de mal] ? [C'était de Voir] Adam qui était devenu présent devant Moi dans ces vêtements, vêtu de la robe de l’innocence et couvert de la tunique indivisible de Ma Volonté Suprême.
« La Sagesse incréée, en le créant [en lui donnant la vie], agit avec plus de tendresse qu’une mère très aimante. Ainsi, mieux qu’avec une tunique, Elle le revêtit de la lumière infinie de Ma Volonté, un vêtement qui ne pouvait ni se décomposer, ni se séparer, ni s'user. Ce vêtement devait servir à l'homme comme moyen de préserver en lui 'l’image de son Créateur' et les dons qu’il avait reçus de Lui [son héritage], dons qui devaient le rendre admirable et saint en toutes choses. Non seulement cela, il fut aussi revêtu du manteau de l'innocence. Et Adam, dans l'Éden 1, avec ses passions, divisa les vêtements de l'innocence et tira au sort la tunique de Ma Volonté, un vêtement incomparable et d'une lumière éclatante.
« Ce qu'Adam fit dans l'Éden, cela s'est répété sous Mes yeux sur le Mont du Calvaire. En voyant Mes vêtements divisés et Ma tunique tirée au sort, symbole de la robe royale donnée à l’homme, Ma souffrance fut si grande que Je ne pus retenir un gémissement. Il m'est apparu clairement que lorsque les créatures font leur propre volonté, elles se jouent de la Mienne. Combien de fois ne divisent-elles pas le vêtement de l’innocence avec leurs passions ! Tous les biens sont renfermés en l'homme en vertu de cette robe royale de la Divine Volonté. Celle-ci mise en jeu [et perdue], l'homme reste dénudé [exposé] ; il perd tous les biens, car il lui manque le vêtement qui les retenait enfermés en lui. Ainsi, aux nombreux maux que causent les créatures en faisant leur propre volonté, elles ajoutent le mal irréparable de mettre en jeu, au risque de le perdre, le vêtement royal de Ma Volonté, une robe qui ne pourra être remplacée par aucune autre. »
(3) Après cela, mon doux Jésus se montra Lui-même en train de placer ma petite âme dans un soleil, et de Ses Mains Saintes, Il me maintenait immobile dans cette lumière. Elle me couvrait complètement, à l’intérieur comme à l’extérieur, et je ne pouvais ni ne savais voir autre chose que la lumière ! Mon Bien adoré ajouta :
(4) « Ma fille, en créant l'homme, la Divinité l'a placé, ainsi que toutes les créatures, dans le Soleil de la Divine Volonté. Ce Soleil lui servait de vêtement, non seulement pour son âme, mais aussi pour son corps, que ses innombrables rayons couvraient entièrement. Plus qu'un simple vêtement, il le rendait si beau et si paré que jamais rois ni empereurs n’ont paru aussi magnifiquement vêtus qu’Adam avec sa robe de lumière éclatante ! Ceux qui affirment qu'Adam était nu avant de pécher se trompent ! Faux, faux ! Si toutes les choses créées par Nous étaient ornées et revêtues, lui qui était Notre joyau, le but 2 pour lequel toutes choses furent créées, ne devait-il pas avoir la plus belle des robes et le plus splendide des ornements parmi toutes ? C'est pourquoi la splendide robe de lumière du Soleil de Notre Volonté lui convenait parfaitement. Et puisqu'il possédait cette robe de lumière, il n'avait pas besoin de vêtements matériels pour se couvrir. En se retirant du "FIAT" Divin, la lumière se retira aussi de son âme et de son corps, et il perdit ainsi son beau vêtement. Ne se voyant plus entouré de lumière, il éprouva de la honte à se retrouver seul et nu au milieu des choses créées. Il ressentit alors le besoin de se couvrir et utilisa des choses superflues, créées pour cela, afin de dissimuler sa nudité.
« Donc, après Ma douleur suprême d’avoir vu Mes vêtements partagés et Ma tunique tirée au sort, lors de la Résurrection de Mon Humanité, Je ne pris pas d’autres vêtements [créés], mais Je Me revêtis de la robe resplendissante du Soleil de Ma Volonté Suprême. C'était le même vêtement qu'Adam possédait lorsqu'il fut créé, car, pour ouvrir le Ciel, Mon Humanité devait revêtir le vêtement de lumière du Soleil de Ma Volonté Suprême. Ce vêtement royal – Me conférant les attributs et le pouvoir d’un roi – Me permit d’ouvrir le Ciel à tous les rachetés. En Me présentant devant Mon Père Céleste, Je Lui offris les vêtements intacts et magnifiques de Sa Volonté, dont Mon Humanité était revêtue, afin qu'Il puisse reconnaître tous les rachetés comme Nos enfants.
« Ainsi, Ma Volonté, tout en étant Vie, est en même temps le véritable vêtement de la création de la créature ; par conséquent Elle détient tous les droits sur elle. Mais que ne font-elles pas pour échapper à cette lumière ? ? Sois donc ferme dans ce Soleil de l'éternel 'FIAT', et Je t'aiderai à y demeurer. »
(5) Alors, en entendant cela, je Lui ai dit : "Mon Jésus, mon Tout, Adam dans l’état d’innocence n’avait pas besoin de vêtements, car la lumière de Ta Volonté était plus qu’un vêtement. Alors pourquoi la Reine souveraine qui possédait parfaitement Ta Volonté, ainsi que Toi-même, étant Ta propre Volonté, ne portiez pas de vêtements de lumière, mais utilisiez des vêtements matériels pour Vous couvrir. Comment cela se fait-il ? " Et Jésus reprit en disant :
(6) « Ma fille, Ma Mère et Moi sommes venus établir des liens fraternels avec les créatures afin de relever l’humanité déchue. C’est pourquoi Nous avons pris sur Nous 'les misères et les humiliations' dans lesquelles elle était tombée, afin de les expier au prix de Notre propre vie. Si les créatures Nous avaient vus revêtus de lumière, qui aurait osé Nous approcher et entrer en relation avec Nous ? Et durant Ma Passion, qui aurait osé Me toucher ? La lumière du Soleil de Ma Volonté les aurait aveuglées et terrassées [jetées à terre].
« J’ai donc dû accomplir un miracle encore plus grand : cacher cette lumière sous le voile de Mon Humanité et apparaître comme l’une d’elles 3, car Mon Humanité devait représenter non pas Adam dans son état d'innocence, mais Adam dans son état déchu. Ainsi, Je devais Me soumettre à tous ses maux 4, les prendre sur Moi comme s'ils étaient les Miens et les expier devant la Justice Divine. Mais lorsque Je Me suis relevé d'entre les morts 5 , puisque Je représentais Adam innocent, le nouvel Adam, J'ai mis fin au miracle qui cachait les vêtements du Soleil resplendissant de Ma Volonté – derrière le voile de Mon Humanité. Je Me suis revêtu de la lumière la plus pure et, paré de ce vêtement royal et éblouissant, Je suis entré dans Ma Patrie céleste, laissant ouvertes les portes qui, jusqu'alors, étaient fermées, afin de permettre l’entrée à tous ceux qui M’avaient suivi. Ainsi, en accomplissant Notre Volonté, aucun bien ne se perd et aucun mal ne s’acquiert. »
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1 l'Éden = le Paradis terrestre
2 le but = le dessein, la finalité
3 comme l’une d’elles = comme l'une des créatures
4 à tous ses maux = aux maux de l'humanité déchue, issue d'Adam déchu, Adam ayant perdu son état d'innocence
5 Je Me suis relevé de la mort = Je ressuscitai d’entre les morts
(1) Je suivais mon tour dans la Création afin de suivre la Volonté Suprême en toutes choses créées ; mais tandis que je faisais cela, je me disais en moi-même : "Quel bien est-ce que je fais ? Quelle gloire est-ce que je rends à ce 'FIAT' adorable, en passant en revue toutes les choses créées, pour y déposer ne serait-ce qu’un petit ‘Je T’aime’ de ma part ? Ne suis-je pas en train de perdre mon temps ? " Or, tandis que je pensais ainsi, mon doux Jésus s’est manifesté en moi et m’a dit :
(2) « Ma fille, que dis-tu ? Avec Ma Volonté, on ne perd jamais de temps ; au contraire, en La suivant, on gagne le temps éternel ! Sache que chaque chose créée renferme un délice, chacun distinct des autres. Ces délices, ces plaisirs, y ont été placés par Nous, afin de Nous réjouir et de réjouir la créature. Maintenant, en chaque chose créée circule, coule, Notre Amour, et toi, en passant par chacune d'elles, tu fais circuler, couler, la petite note du tien [de ton amour]. Ne veux-tu donc pas, face à un Amour si grand de Notre part, y déposer tes petites notes, tes points, tes virgules, tes cordelettes qui disent ‘amour’, et qui, s'harmonisant avec le Nôtre, forment le délice que Nous désirons, pour toi et pour Nous-mêmes ?
« Un délice est savouré davantage lorsqu'il est partagé ; l'isolement l'amoindrit et le fait mourir. Ainsi, la compagnie que tu Nous donnes en parcourant la Création Nous rappelle les nombreux délices que Nous avons placés en chaque chose créée ; elle ravive Nos plaisirs et Nos goûts. Et tandis que tu Nous réjouis, Nous te réjouissons en retour. Voudrais-tu, toi aussi, laisser Notre Volonté dans la solitude ? Non, non ! Il convient que la petite fille ne laisse jamais seule sa Mère [Notre Volonté], mais qu’elle demeure toujours sur Ses genoux, pour La suivre dans tous Ses actes. »
(3) Après cela, mon pauvre esprit nageait dans l’immense mer du 'FIAT' éternel, et mon aimable Jésus ajouta :
(4) « Ma fille, parmi les nombreuses qualités et prérogatives que contient Ma Volonté, il y a un acte de béatitude, de félicité, qui ne s’interrompt jamais. Et l'âme, pour chaque acte qu’elle accomplit en Ma Volonté, reçoit dans son âme autant d’actes distincts de béatitude, de félicité. Ainsi, plus elle accomplit d'actes dans ce 'FIAT', plus elle devient propriétaire, se constituant un capital toujours plus grand de béatitudes, qui lui procurent une paix profonde sur la terre. Et, au Ciel, ressentant tous leurs effets, elle jouira de toutes les béatitudes qui se seront formées en elle.
« Tu vois, la chose est comme naturelle 1 : tandis que tu es sur la terre, Ma Volonté, dans le Ciel, déploie d'Elle-même un acte toujours nouveau de béatitude infinie. Or, qui reçoit cet acte nouveau qui ne s’arrête jamais ? Ce sont les Saints et les Anges qui vivent au Ciel dans la Volonté Divine. Maintenant, pour celui qui est en exil et qui vit dans cette Volonté, il ne serait pas juste qu'il perde tous ces actes de béatitude. C'est pourquoi, avec justice, ils sont comme mis en réserve dans son âme, afin que, lorsqu'il entrera dans sa Patrie Céleste, il puisse jouir de tous ces actes ensemble et, se mettant ainsi au même niveau que les autres, qu'il puisse recevoir lui aussi cet acte toujours nouveau de béatitude qui ne s'interrompt jamais.
« Tu vois ce que signifie accomplir un acte de plus ou de moins dans Ma Volonté ? C’est posséder autant d’actes de béatitude en plus, pour autant de fois que l’on a accompli Ma Volonté ; et c’est perdre autant d’actes de béatitude, pour autant de fois que l’on a accompli sa propre volonté. Et non seulement l'âme reçoit autant d'actes de béatitude que de fois où elle a accompli Ma Volonté, mais elle reçoit aussi autant d'actes de sainteté, de science divine, ainsi que d'actes distincts de beauté et d'amour. De plus, une âme qui aurait toujours vécu dans Mon 'FIAT' éternel porterait en elle-même une sainteté semblable à celle de son Créateur.
« Oh ! Comme ce sera merveilleux pour cette créature, lorsqu'au Ciel Nous entendrons, en elle, l'écho de Nos béatitudes, de Notre sainteté, de Notre amour ; en somme, Notre écho sur la terre et Notre écho dans la Patrie Céleste. »
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1 est comme naturelle = connaturelle, conforme à la nature de quelque chose ou de quelqu'un, tel une deuxième nature
(1) Je continuais mon état d’abandon dans la Volonté Suprême et, tandis que je parcourais en esprit toute la Création pour La suivre [suivre la Volonté Divine] dans toutes les choses créées, cherchant à unir ma volonté à la Sienne pour ne former avec Elle qu’un seul acte, mon toujours aimable Jésus, s’arrêtant près de moi, m'a dit :
(2) « Ma fille, en faisant sortir la Création1, la Divinité a bilocalisé Sa Volonté. Une partie de cette Volonté est restée en Nous2, pour assurer Notre régime, Notre joie, Notre bonheur, ainsi que les innombrables et infinies béatitudes que Nous possédons, car Notre Volonté occupe la première place dans tous Nos actes ; l'autre partie, bilocalisée dans la Création, est sortie pour Nous apporter, depuis l'extérieur de Nous, honneurs et gloire divine, ainsi que des joies et des félicités innombrables. En effet, Notre Volonté possède LA JOIE, LE BONHEUR ET LA BÉATITUDE comme SES ATTRIBUTS3 ; tels sont Ses dons, Sa nature ! Et si Elle ne les répandait pas hors d’Elle-même les innombrables béatitudes et contentements qu’Elle renferme, ce serait pour Elle contraire à Sa nature.
« Donc, la Suprême Majesté, fit sortir Notre Volonté dans toute la Création [La bilocalisant] — pour L’établir comme Vie et acte de chaque chose créée. Pour cela, Elle fit jaillir d’Elle-même d’innombrables richesses, béatitudes et joies sans nombre, que seule la Puissance de l’Éternel 'FIAT' pouvait conserver [préserver] et maintenir sous Sa domination, afin qu’elles4 ne perdent jamais leur intégrité et leur beauté. Or, toutes ces propriétés sorties de Nous, tout en Nous glorifiant — en Nous offrant la gloire d’actes divins et continus pour chaque chose créée qui vint à la lumière — furent établies comme propriétés des créatures. En unifiant leur volonté à la Nôtre, elles devaient avoir leur acte en chaque Acte de Notre Volonté, de sorte que, tout comme Nous devions avoir l’acte divin de Notre Volonté dans chaque chose créée, Nous devions aussi avoir l’acte de la créature, fusionné à Notre Acte, pour n'en former qu’un seul. Ainsi, la créature aurait conscience de ses richesses et, en les connaissant, elle les aimerait et acquerrait le droit de les posséder.
« Combien d’actes divins Ma Suprême Volonté ne fait-elle pas en chaque chose créée, sans que la créature ait même la moindre connaissance de ces actes ? Et si elle ne les connaît pas, comment peut-elle les aimer et les posséder, puisqu’ils lui sont inconnus ? Alors, toutes les richesses et tous les bonheurs des actes divins – présents dans la Création – restent inactifs et sans vie pour les créatures. Et si elles en reçoivent quelque chose, ce n’est pas en tant que propriété, mais comme un effet de la Bonté Suprême qui donne toujours de Son propre Bien, même à ceux qui n’ont aucun droit de possession, les leur offrant comme une aumône. D’autres encore s’en emparent par usurpation.
« Pour posséder ces biens que le Père Céleste a mis à disposition dans la Création, la créature doit suivre Son chemin : s’élever jusqu’à l’union avec cette Volonté Divine, travailler avec Elle, accomplir les mêmes actes, les connaître et les réaliser, afin de pouvoir dire : 'Ce qu’Elle fait, je le fais aussi.' Ce faisant, elle acquiert le droit de possession sur tous les actes de cette Volonté Suprême. Et lorsque deux volontés n’en forment plus qu’une, le ‘mien’ et le ‘ tien’ n’existent plus ; de droit, ce qui est à moi est à toi, et ce qui est à toi est à moi.
« Voilà pourquoi Ma Volonté Suprême t’appelle et t’attend dans chaque chose créée : pour te faire connaître les richesses qu’Elle renferme en chaque chose, pour te faire répéter avec Elle Ses Actes Divins et te donner le droit de possession. Tu deviens ainsi Sa propre propriété, te perdant dans Ses immenses richesses et dans Ses Actes mêmes. Oh ! Comme le Divin 'FIAT' se plaît à faire de toi la propriétaire de Ses trésors infinis ! Son désir de se constituer des héritiers est si grand qu’Il se sent doublement heureux lorsqu’Il voit quelqu’un connaître Ses possessions et faire sien Son Acte Divin. Et bien qu’Il ait vu l’homme se soustraire à Sa Volonté et perdre la voie [le chemin] qui mène à la possession de Ses domaines, Il ne s’est pas arrêté.
« Dans l’excès de Son Amour et la douleur prolongée de voir Ses richesses rester inactives pour le bien des créatures, le Verbe Éternel s’est revêtu de chair humaine. Il s’est constitué Ve de chacun de Ses actes pour former de nouveaux biens en leur faveur, des aides puissantes et des remèdes efficaces, plus accessibles à l’humanité déchue, afin de réaliser Son dessein : leur faire posséder tout ce qui a été mis à disposition dans la Création. Rien ne sort de Nous sans ce but : que la créature et toutes choses retournent à Notre Volonté. Si tel n’était pas le cas, Nous serions comme des étrangers pour Nos propres Œuvres.
« Ainsi, Ma fille, la Création et la Rédemption ont pour but premier que tout soit accompli dans Notre Volonté, au Ciel comme sur la terre. C’est pourquoi Elle se répand partout, se trouvant en toute chose, afin de tout s’approprier et de tout donner de ce qui Lui appartient. Sois donc attentive à suivre Nos Œuvres et à répondre à ce désir si insistant de Ma Volonté Suprême, qui veut être possédée avec tous Ses biens. »
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1 en faisant sortir la Création = en La créant, en La mettant au monde
2 en Nous = en la Divinité, en les Trois Personnes Divines
3 comme Ses attributs = comme des qualités propres à Notre Volonté, spécifiques à Elle
4 elles = réfère aux "innombrables richesses, béatitudes et joies sans nombre" que la Suprême Majesté a fait jaillir d'elle-même
(1) Je réfléchissais au 'FIAT' Suprême et je priais mon doux Jésus de m’accorder la grâce, si grande, d’accomplir Sa Très Sainte Volonté en tout et pour tout et qu'Il la fasse connaître au monde entier, afin qu’Il soit réintégré dans la gloire que les créatures lui refusent. Or, tandis que je pensais à cela et à d’autres choses, mon doux Jésus s’est manifesté en moi et m’a dit :
(2) « Ma fille, dans quel but veux-tu que Ma Volonté s’accomplisse en toi et soit connue de tous ? »
(3) Et moi : "Je le veux parce que Tu le veux. Je le veux pour que l’Ordre Divin et Ton Royaume s’établissent sur la terre. Je le veux pour que la famille humaine ne vive plus comme si elle était étrangère à Toi, mais qu’elle soit à nouveau unie à la Famille Divine dont elle est issue." Et Jésus, en soupirant, ajouta :
(4) « Ma fille, ton but et le Mien ne font qu’un [sont le même]. Quand un fils a le même but que son père, il veut ce que le père veut, il ne réside jamais dans la maison d’un autre, il travaille dans les champs de son père ; et s'il rencontre des gens, il parle de la bonté, de l'intelligence et des grands desseins [projets] de son père. On dit de ce fils qu’il aime son père, qu’il en est la copie parfaite. On voit clairement qu'il appartient à cette famille, qu'il est un fils digne qui porte en lui, avec honneur, la génération de son père. Tels sont les signes de l’appartenance à la Famille Céleste : avoir le même but que le Mien, vouloir avec Ma Volonté1, demeurer en Elle comme dans sa propre maison et travailler à La faire connaître ; et en parlant, ne rien dire d’autre que ce qui est fait et voulu par Notre Famille Céleste. Alors, il devient manifeste sous tous les aspects, et avec raison, justice et droit, que cette âme est véritablement une fille qui Nous appartient, qu’elle fait partie de Notre Famille, qu’elle n’a pas déchu de son origine, et qu’elle préserve en elle l’image, les manières, les attitudes et la Vie de son Père, Celui qui l’a créée. Tu es donc véritablement un membre de Ma Famille, et plus tu fais connaître Ma Volonté, plus tu te distingues devant le Ciel et la terre comme une fille qui Nous appartient.
« D'autre part, quelqu'un qui n'a pas le même but que Nous demeure peu, voire pas du tout, dans le Palais Royal de Notre Volonté. Il erre sans cesse, tantôt dans une habitation, tantôt dans une misérable masure2, vagabondant, sous le regard de tous, dans le champ des passions, accomplissant des actes indignes de sa Famille. S'il travaille, c’est dans des champs étrangers ; s'il parle, jamais l’amour, la bonté, l’intelligence et les grands desseins de son Père ne résonnent sur ses lèvres. Ainsi, par toute sa conduite, il ne manifeste en rien son appartenance à sa Famille [Céleste]. Peut-on alors l’appeler 'fils' de sa Famille ? [Bien sûr que non.] Et s'il en est issu, c’est un fils dégénéré qui a brisé tous les liens et relations qui l’attachaient à Elle [sa Famille]. C'est pourquoi seuls ceux qui font Ma Volonté et vivent en Elle peuvent être appelés 'Mes fils' et membres de Ma Famille Divine et Céleste ; tous les autres sont des enfants dégénérés, comme des étrangers à Notre Famille.
« Voilà pourquoi, lorsque tu t'occupes de Mon Divin 'FIAT', que tu en parles ou que tu circules en Lui, tu Nous mets en fête [tu Nous fais célébrer], car Nous sentons qu'il s'agit de quelqu'un qui Nous appartient. Nous sentons que c'est Notre fille qui parle, qui tourne [qui se meut], qui travaille dans le champ de Notre Volonté. Aux enfants, on laisse les portes ouvertes 3 , aucun appartement ne se ferme pour eux car ce qui appartient au Père appartient aux enfants et dans les enfants est placée l'espérance de la longue génération du Père. De la même manière, J'ai mis en toi l'espoir de la longue génération des enfants de Mon 'FIAT' éternel.
(5) Mon esprit continuait à réfléchir à la Volonté Suprême et je me disais : "Comment est-il possible que moi, seule, un petit être si insignifiant et inutile, sans dignité, ni autorité, ni supériorité, je puisse m'imposer, propager et parler de ce Soleil de la Divine Volonté pour Le faire connaître et ainsi former les enfants de Sa génération ? " Mais tandis que je pensais cela, mon doux Jésus, interrompant mes pensées, sortit de mon intérieur et me dit :
(6) « Ma fille, J’ai coutume d’accomplir Mes plus grandes Œuvres, d’abord en tête-à-tête avec une seule créature. Ma Mère en fut une, et c’est avec Elle seule que J’ai accompli toute l’Œuvre et le grand prodige de Mon Incarnation. Personne n’entra dans Nos secrets, ni ne pénétra dans le sanctuaire de Nos appartements pour voir ce qui se passait entre la Céleste Souveraine et Moi. Elle n'occupait pas non plus de position d’autorité ou de dignité dans le monde, car, en choisissant, Je ne considère jamais les dignités et les supériorités extérieures, mais le petit individu en qui Je peux contempler Ma Volonté – la plus grande des dignités et la plus haute des autorités. La grandeur [hauteur] de la petite fille de Nazareth, bien qu’Elle n’eût ni rang, ni dignité, ni supériorité dans ce bas monde, résidait dans le fait qu’Elle possédait Ma Volonté. Le Ciel et la terre dépendaient d’Elle. Entre Ses mains reposait le sort du genre humain, ainsi que toute Ma Gloire que la Création entière devait Me rendre. Ainsi, il a suffi que le mystère de l’Incarnation s’accomplisse en Mon Élue, en Mon Unique, pour que les autres puissent en recevoir les bienfaits.
« Une seule fut Ma propre Humanité, et d’Elle est sortie la génération des rachetés. Ainsi, il suffit de former [concentrer] en une seule entité [créature] tout le bien désiré – pour que puisse naître la génération de ce bien, tout comme une simple graine suffit à multiplier à l'infini la génération qui en découle. Ainsi, la Puissance, la Vertu et l’Habileté nécessaires à une VERTU CRÉATRICE, résident dans la formation de la première semence ; une fois formée, celle-ci agit comme un levain, engendrant les générations suivantes. Ainsi, il Me suffit qu'une seule âme Me donne la liberté absolue d'enfermer en elle le bien que Je veux et Me permette de former en elle le Soleil du "FIAT" Suprême – pour que ce Soleil darde Ses rayons sur la surface de la terre et engendre la génération des enfants de Ma Volonté.
(7) « Maintenant, tu dois savoir que Nos Œuvres les plus importantes portent en elles l'image de l'Unité Divine, et que, plus Elles sont destinées à faire le bien, plus Elles renferment de cette Unité Suprême4 . Tu peux voir dans la Création des exemples de cette Unité Divine : des Œuvres uniques qui font tant de bien, que la multiplicité de toutes Nos autres Œuvres réunies n'en font pas autant [pas autant de bien que ces Œuvres uniques]. Regarde sous la voûte du Ciel ! Il n'y a qu'un seul soleil, mais combien de biens renferme-t-il ? Combien de bienfaits apporte-t-il à la terre ! On peut dire que toute la vie sur la terre dépend de lui. Bien qu’il soit unique, avec sa lumière, il embrasse tous et toutes choses. Il porte tout dans son giron5 de lumière et donne à chacun un acte distinct. Selon la diversité des choses qu’il touche, il communique la fécondité, le développement, la couleur, la douceur et la beauté. Le soleil est unique, tandis que les étoiles sont nombreuses ! Et pourtant, elles n’accomplissent pas le grand bien que le soleil apporte à la terre dans son unicité !
« La puissance d’un acte unique, animé par la Puissance Créatrice, est incompréhensible, et il n’est aucun bien qui ne puisse en sortir [il peut accomplir tout bien]. Il peut changer la face de la terre, la transformant d’aride et déserte en un printemps fleuri. Le ciel est un, et par conséquent il s’étend partout. L’eau est une, bien qu’elle semble divisée en de nombreux points de la terre, formant mers, lacs et rivières. Pourtant, lorsqu'elle tombe du ciel, elle le fait sous une forme unique. Il n’est aucun endroit sur la terre où l’eau ne réside. Au final, les choses créées par Nous, portant en elles l’image de l'Unité Divine, sont celles qui font le plus de bien et sont les plus nécessaires ; sans elles, la terre ne pourrait avoir de Vie.
« Donc, Ma fille, tu ne dois pas penser que tu es seule, ni que tu n’as ni dignité ni autorité extérieure ! Cela n’a aucune importance. C’est l’unité d’une grande Œuvre que J'accomplis en toi. Ma Volonté est plus que tout. Sa lumière semble muette, mais dans Son silence, Elle investit l'intelligence et la fait parler avec une telle éloquence que les savants, éblouis, sont réduits au silence. La lumière ne parle pas, mais elle fait voir et connaître les choses les plus cachées. La lumière ne parle pas, mais avec sa douce et tendre chaleur, elle réchauffe et adoucit les choses les plus dures, les cœurs les plus obstinés. La lumière ne contient aucune semence, aucune matière ; tout est pur en elle. On ne voit qu'une vague de lumière brillante, argentée, qui sait s'infiltrer pour engendrer, développer et féconder les choses les plus stériles. Qui peut résister à la force de la lumière ? Personne ne peut y résister. Même les aveugles, s’ils ne la voient pas, en ressentent la chaleur. Les muets et les sourds perçoivent et reçoivent aussi les bienfaits de la lumière.
« Alors, qui pourra résister à la lumière de Mon 'FIAT' éternel ? Ses connaissances, plus que de simples rayons de lumière, tels des Rayons de Lumière de Ma Volonté, frapperont la surface de la terre et s'infiltreront dans les cœurs, apportant le bien que seule la lumière de Ma Volonté contient et sait accomplir. Cependant, ces rayons doivent avoir leur sphère d’origine, d’où ils prendront leur essor ; concentrés en un seul point [central], ils jailliront pour former l’aube, le jour, le midi et le coucher du soleil dans les cœurs, afin de renaître à nouveau [sans cesse]. La sphère, ce point unique, c’est toi [Luisa]. Et les rayons concentrés en elle sont Mes connaissances, qui donneront la fécondité à la génération des enfants du Royaume de Ma Volonté.
« C’est pourquoi Je te répète sans cesse d'être attentive, afin qu’aucune de Mes connaissances ne se perde. Si c'était le cas, tu ferais perdre un rayon à ta sphère et tu ne peux même pas comprendre tout le bien qu'il contient [et donc ce que représente sa perte]. Chaque rayon porte en lui la spécialité du bien qu’il doit apporter aux enfants de Ma Volonté. En le perdant, tu Me priverais de la gloire que ce bien procure à Mes enfants6, et tu te priverais toi-même de la gloire de répandre un rayon de lumière supplémentaire depuis ta sphère. »
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1 vouloir avec Ma Volonté = signifie désirer et adhérer pleinement à la Volonté Divine, en ayant les mêmes aspirations, intentions et objectifs que Dieu
2 une masure = une cabane, un taudis
3 portes ouvertes = voir le texte du 12 décembre 1926 au dernier paragraphe
4 plus Elles renferment de cette Unité Suprême = fait référence à l'idée que, plus les œuvres sont destinées à faire le bien, plus elles incarnent profondément l'unité divine, cette essence suprême ; le "bien" ici désigne à la fois la bonté et l'impact spirituel de l'unité divine qui se manifeste à travers ces œuvres
5 giron = partie du corps allant de la ceinture aux genoux, chez une personne assise, milieu qui offre un refuge, quitter le giron familial.
6 tu Me priverais de la gloire que ce bien procure à Mes enfants = cela priverait Dieu de la gloire qu'Il reçoit lorsque Ses enfants bénéficient de cette lumière et en tirent profit
Dans une perspective spirituelle, chaque révélation ou enseignement divin est un moyen pour les âmes de grandir dans la Volonté de Dieu ; lorsque les enfants de Dieu reçoivent et vivent ces connaissances, cela reflète Sa gloire et Son Œuvre dans le monde. Ainsi, si un rayon de cette lumière (une connaissance) est perdu, Dieu ne peut pas être glorifié par l’effet qu’il aurait eu sur Ses créatures.
(1) Je me sentais toute agitée parce que mon doux Jésus ne venait pas. Dans mon délire, je disais des absurdités et, dans l’intensité de ma douleur, je répétais sans cesse : "Jésus, comme tu as changé ! Je n’aurais jamais cru que tu en arriverais à me priver de Toi pendant si longtemps !" Mais tandis que j’exprimais ma souffrance, mon doux Jésus est venu sous l’apparence d’un petit enfant ; se jetant dans mes bras, Il m’a dit :
(2) « Ma fille, dis-moi, et toi, as-tu changé ? Aimes-tu peut-être quelqu'un d'autre ? Tu ne veux plus faire Ma Volonté ? »
(3) Ces questions de Jésus me piquèrent au vif et, attristée, je Lui ai dit : "Jésus, que veux-tu dire par là ? Non, non, je n’ai pas changé, je n’aime ni ne connais d’autre amour ; je préférerais même mourir que de ne pas faire –Ta Très Sainte Volonté." Et Jésus a ajouté doucement :
(4) « Ainsi, tu n’as pas changé ? Eh bien, Ma fille, si toi, qui as une nature sujette au changement, tu n’as pas changé, pourrais-Je changer, Moi qui suis l’Immuable ? Ton Jésus ne change pas, sois-en sûre, et Il ne peut pas changer. »
(5) Je suis restée confuse et ne savais pas quoi dire. Mon Jésus, toute bonté, ajouta :
(6) « Veux-tu voir comment J’étais dans le sein de Ma Mère Souveraine et ce que Je souffrais en Elle ? »
(7) Alors, tandis qu'Il disait cela, Il s'est mis en moi, au centre de ma poitrine, étendu dans un état de parfaite immobilité. Ses petits pieds et ses petites mains étaient tellement tendus et immobiles qu'ils faisaient pitié ; Il manquait d'espace pour bouger, pour ouvrir les yeux, pour respirer librement. Et, ce qui était le plus déchirant, c’était de Le voir 'en train de mourir' continuellement. Quelle peine de voir mourir mon petit Jésus ! J'avais l'impression d'être placée avec Lui, dans le même état d'immobilité. Puis, après un certain temps, le petit enfant Jésus, me serrant contre Lui, me dit :
(8) « Ma fille, Mon état dans le Sein Maternel était extrêmement douloureux. Ma petite Humanité possédait l'usage parfait de la raison et de la Sagesse infinie ; c'est pourquoi dès le premier instant de Ma Conception, je comprenais mon douloureux état : l'obscurité de la prison maternelle, sans même un seul rayon de lumière ! Quelle longue nuit de neuf mois ! L'exiguïté [étroitesse] du lieu Me contraignait à une parfaite immobilité, toujours dans le silence ; et il ne M'était pas permis de vagir [pousser de faibles cris] ni de sangloter pour exprimer Ma douleur. Que de larmes J'ai versées dans le sanctuaire du sein de Ma Mère, sans faire le moindre mouvement ! Et ce n'était rien ! Pour satisfaire la Divine Justice, Ma petite Humanité avait pris l’engagement de mourir — autant de fois que les créatures avaient fait mourir en elles la Volonté Divine, car, en commettant l'affront suprême de donner vie à leur volonté humaine, elles faisaient mourir en elles la Divine Volonté.
« Oh, combien ces morts m’ont coûté ! Mourir et vivre, vivre et mourir, fut pour Moi la souffrance la plus atroce et incessante. Ma Divinité, bien qu’étant 'Une' avec Moi et inséparable de Moi, se manifestait comme 'Justicière' en recevant ces réparations de Ma part. Et même si Mon Humanité était sainte, Elle n’était que la lampe placée devant l’immense Soleil de Ma Divinité. Ainsi, Je ressentais pleinement le poids des réparations que Je devais offrir à ce Soleil Divin, ainsi que la douleur de l’humanité déchue, qui devait renaître en Moi, au prix de tant de Mes morts. 1 C’est en rejetant la Volonté Divine pour donner vie à sa propre volonté que l’humanité est tombée dans la ruine et est devenue ‘déchue’. Et Moi, Je devais maintenir Mon Humanité et Ma volonté humaine – dans un état de mort continuelle, afin que la Volonté Divine ait une vie continue en Moi et qu'Elle puisse y étendre Son Royaume.
« Dès Ma conception, Je n’ai pensé et ne Me suis appliqué qu’à étendre le Royaume du 'Fiat' Suprême dans Mon Humanité — au prix de ne pas donner vie à Ma volonté humaine — afin de ressusciter l’humanité déchue. Ainsi, AYANT FONDÉ CE ROYAUME EN MOI, Je préparais les grâces, les moyens nécessaires, ainsi que les souffrances et les satisfactions indispensables – POUR LE FAIRE CONNAÎTRE ET L’ÉTABLIR au milieu des créatures. C’est pourquoi tout ce que tu fais, tout ce que je fais en toi pour ce Royaume, n’est rien d’autre que la continuation de ce que Je fis — dès que Je fus conçu dans le sein de Ma Mère. Par conséquent, si tu veux que Je déploie en toi le Royaume de l’Éternel 'FIAT', laisse-Moi libre, et ne donne jamais vie à ta volonté. »
(9) Par la suite, j’ai poursuivi mes actes dans la Volonté Éternelle, et mon doux Jésus ajouta :
(10) « Ma fille, Ma Volonté est l'ÂME, et toute la Création en est le Corps. L’âme est unique dans le corps et sa volonté est une ; le corps, quant à lui, possède plusieurs sens distincts qui, à l’image de touches musicales, jouent chacun leur propre mélodie, tandis que chaque membre remplit sa fonction spécifique. Cependant, il règne entre eux un tel ordre et une telle harmonie que, lorsqu'un membre exerce sa fonction, tous les autres restent attentifs à son action ; si ce membre souffre, ils souffrent ensemble, si ce membre est dans la joie, ils se réjouissent, car une seule volonté les anime et une seule force les soutient. Ainsi est la Création tout entière ! Elle est comme un corps animé par Ma Volonté ; et bien que chaque chose créée remplisse une fonction distincte, elles sont unies entre elles – plus encore que les membres d'un corps. Et puisque c’est Ma Volonté seule qui les anime et les domine, elles possèdent une seule force.
« Maintenant, celui qui fait Ma Volonté et vit en Elle, est un membre qui appartient au corps de la Création. Par conséquent, il possède la Force Universelle de toutes les choses créées, y compris celle de son Créateur, car Ma Volonté circule dans les veines de toute la Création — mieux que le sang dans le corps : un sang pur, saint, vivifié par la lumière [lumineux], qui parvient à spiritualiser le corps lui-même. L'âme est entièrement attentionnée à l'Œuvre la Création, pour faire ce qu'Elle fait 2 et être en communication avec tous Ses actes ; et toute la Création est attentive à elle [à l'âme] pour recevoir ses actes, car, la fonction, la petite sonate de ce membre au sein de la Création est si belle – que tous veulent l’entendre. C'est pourquoi, vivre dans Ma Volonté est [pour l'âme] la destinée le plus heureuse et la plus indescriptible qui soit ! Son point de départ et ses actes sont toujours tournés vers le Ciel, sa vie se trouve au cœur des sphères.
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1 🔗 ➔ Combien ces morts m’ont coûté
2 pour faire ce qu'Elle fait = pour faire ce que fait la Création