😀 texte # 1 du T20 en révision ! Merci
(1) Dans la Suprême Volonté, sans discontinuer, priant ma Maman Reine pour qu'Elle m'aide à obtenir ce Royaume du 'FIAT' éternel, mon doux Jésus, se mouvant en moi, me dit :
(2) « Ma fille, ma Mère Céleste fut la copie la plus parfaite des enfants du Royaume de Ma Volonté. Et, parce que le Royaume de Ma Volonté avait en Elle Sa première fille, la Rédemption put avoir lieu. Autrement, si Nous n'avions pas eu la première fille de Notre Volonté, Moi, le Verbe Éternel, ne serais jamais descendu du Ciel, ne pouvant ni utiliser ni faire confiance à des enfants étrangers à Notre Volonté pour descendre sur la terre. Tu vois, il fallait une fille de Notre Volonté pour que le Royaume de la Rédemption puisse venir. Et, parce qu’Elle était la fille du Royaume de l'Éternel 'FIAT', Elle fut une copie fidèle de son Créateur et une copie parfaite de toute la Création. Elle devait enfermer tous les actes que la Volonté Suprême accomplit dans toutes les choses créées. Et, possédant la suprématie sur toute la Création, Elle devait contenir le ciel, les étoiles, le soleil et tout le reste, afin que, dans Sa Souveraineté, on puisse trouver la copie des cieux, du soleil, de la mer, ainsi que celle de la terre toute fleurie.
« Ainsi, en regardant Ma Mère, on voyait en Elle des prodiges jamais vus auparavant. On voyait en Elle le ciel, le soleil resplendissant et une mer limpide où Nous Nous contemplions pour y voir Notre fille, on voyait en Elle une terre printanière, toujours fleurie, qui incitait le Divin Artisan à s'y promener. Oh ! Que la Céleste Souveraine était belle, en voyant en Elle non seulement Notre copie, mais aussi toutes Nos Œuvres, et cela parce qu'Elle renfermait en Elle Notre Volonté !
« Maintenant, pour que vienne le Royaume du 'FIAT' suprême, il fallait une autre fille de Notre Volonté, car, si ce n'était pas le cas, Notre Volonté ne pourrait lui confier Ses secrets, Ses souffrances, Ses connaissances, Ses prodiges, Sa sainteté et Ses dominations. Tout comme un père et une mère se réjouissent de faire connaître leurs biens à leurs enfants et de leur en donner la possession, et même, ils en voudraient davantage pour les rendre encore plus riches et plus heureux, ainsi Ma Volonté se réjouit de faire connaître Ses biens à Ses enfants, pour les rendre riches et heureux d’un bonheur infini.
« Dans le Royaume du 'FIAT' suprême, Nous aurons les copies de la Reine souveraine ; Elle soupire, attend avec impatience ce Royaume Divin sur la terre pour avoir Ses copies. Quel beau Royaume il sera ! Un Royaume de lumière, de richesses infinies, un Royaume de sainteté et de domination parfaite ! Les enfants de ce Royaume seront tous rois et reines et appartiendront tous à la famille divine et royale. Ils renfermeront en eux toute la Création. Ils auront la ressemblance, la physionomie de Notre Père Céleste, et ainsi ils seront l'accomplissement de Notre gloire et le couronnement de Notre Tête. »
(3) Je songeai à ce que Jésus m’avait dit et je pensais en moi-même : Ma Mère [du Ciel], avant d'apprendre qu'Elle deviendrait la Mère du Verbe, n’avait ni peine ni douleur. Vivant dans les domaines de la Volonté Suprême, Elle était heureuse. Ainsi, parmi les nombreuses mers qu’Elle possédait, il n’y avait pas celle des douleurs. Et pourtant, sans cette mer de souffrance, Elle implorait la venue du Rédempteur tant attendu." Et Jésus, reprenant la parole, ajouta :
« Ma fille, Ma chère Maman, même avant de savoir qu’Elle serait Ma Mère, possédait Son propre océan de douleur. Elle ressentait les offenses faites à son Créateur, et oh, combien cela Lui faisait mal ! De plus, cette souffrance étant animée par cette Volonté Divine qu'Elle possédait et qui a la vertu de la source [ou de l'origine] : celle de transformer tout ce qui est accompli en Elle [la Volonté divine], même les plus petites choses, comme des gouttes d’eau, en un océan infini.
« Ma Volonté ne sait pas faire de petites choses, mais seulement des grandes. Cela est si vrai qu’il suffit que Nous ouvrions la bouche et prononcions un 'FIAT' pour étendre un ciel sans limites visibles, un autre 'FIAT' pour former un soleil qui remplit de lumière toute la Terre, et bien d'autres merveilles encore. Cela montre clairement que, lorsque Ma Volonté agit [opère] ou investit un atome ou un simple petit acte, celui-ci se transforme en un océan [une mer]. Et si Ma Volonté s’abaisse à accomplir des petites choses, Elle compense [supplée] par Sa vertu régénératrice, les multipliant à tel point que personne ne pourrait jamais toutes les compter.
« Qui pourrait compter combien de poissons et d’espèces peuplent la mer ? Combien d’oiseaux et de plantes remplissent la terre ? De la même manière, dans Ma Volonté, le petit 'Je T’aime' devient une mer d’amour, la petite prière, une mer de prière, le 'Je T’adore', une mer d’adoration et les petites souffrances, une mer de souffrances. Et si l’âme répète son 'Je T’aime', son adoration, ses prières dans Ma Volonté et souffre en Elle, Ma Volonté s’élève et forme de gigantesques vagues d’amour, de prières et de souffrances qui se déversent dans la mer infinie de l’Éternel. Ainsi, l’amour de Dieu et celui de la créature se réunissent en un seul Amour, car tous deux ont 'une seule' Volonté.
« Par conséquent, celui qui se laisse dominer par Ma Volonté possède autant de mers qu’il accomplit d’actes en Elle. Et même en faisant peu, il obtient beaucoup, car il possède en lui une Volonté divine qui se plaît à transformer le moindre de ses actes en une mer. C’est uniquement grâce à ces mers, qu’il est possible d’obtenir le Royaume tant désiré du 'FIAT' Divin. C’est pourquoi Notre nouveau-née, la petite fille de Ma Volonté, est nécessaire : en transformant ses petites souffrances, ses 'Je T’aime' et tout ce qu’elle fait en des mers qui communiquent avec la mer de l’Éternel, elle peut exercer l'ascendant nécessaire [l’influence] pour obtenir le Royaume de Ma Volonté. »
(5) Après cela, je me disais : "Lorsque mon doux Jésus parle de Sa Volonté, Il aborde toujours largement la Création. Pourquoi cela ? " Et Jésus, se déplaçant à nouveau, me dit :
(6) « Ma fille, celui qui doit vivre dans le Royaume du 'FIAT' Suprême doit commencer par le commencement : à l'Origine du 'FIAT' [à Son Principe], afin de connaître tout ce que Ma Volonté a fait et continue de faire par amour pour Lui. En effet, Ma Volonté n'est pas aimée parce qu'Elle n'est pas suffisamment connue.
« Maintenant, la Création est la Vie parlante [la Parole Vivante] de Ma Volonté ; Elle reste cachée en toute-chose créée, et, telle une noble Reine, avant de se manifester Elle désire être connue. La connaissance déchirera le voile qui La cache, Lui permettant de sortir et de régner parmi Ses enfants. Et qui mieux que la Création peut faire connaître, avec un acte toujours présent, ce que Ma Volonté accomplit par Amour des créatures, puisque tout le monde la regarde et la touche ? Regarde, Ma fille, l'amour viscéral de cette noble Reine [qu'est Ma Volonté].
« Elle va jusqu’à se voiler Elle-même de terre pour la rendre solide, afin que l’homme puisse y marcher en toute sécurité. Et tandis qu'il marche sur le voile de terre qui La cache, Ma Volonté prend les 'plantes de ses pieds' entre Ses petites mains nobles et royales, pour qu'il ne chancelle pas et lui donner un pas ferme. Et tandis que Ma Volonté serre les plantes des pieds de l'homme contre Son noble Sein, à travers la mère Terre, Elle voudrait se dévoiler en ôtant le voile de terre qui La recouvre. Mais l'homme marche dessus sans même prêter attention à qui soutient son pas, à qui maintient cette grande masse de terre si solide, afin qu’il ne vacille pas. Et la noble Reine continue de rester voilée de terre, attendant avec une patience indicible que seule une Volonté Divine peut avoir, d’être reconnue pour Se faire aimer et raconter Sa longue histoire : tout ce qu’Elle a accompli par amour pour l’homme, voilée sous cette terre.
« Et Son Amour est si grand qu’Elle ressent souvent la nécessité de briser ce voile de terre qui La couvre. Usant de Son empire [de Sa domination], Elle secoue la terre et, par Sa puissance, enfouit dans Son sein des villes et des peuples, afin que l’homme comprenne que, dans cette terre, sous ses pieds, réside une Volonté souveraine et dominante, qui aime mais n’est pas aimée, et qui, dans Sa douleur, se secoue pour se faire connaître.
« Dans l’Évangile, on peut lire avec étonnement que, prosterné aux pieds de Mes apôtres, Je leur lavai les pieds, sans ignorer même le perfide Judas. Cet acte, empreint d’une humilité profonde et d’une tendresse indicible, dont l’Église garde mémoire, Je ne l’ai cependant accompli qu’une seule fois. Au contraire, Ma Volonté, en descendant plus bas, se place sous les pieds de l'homme, dans un acte continu, pour le soutenir et rendre la terre stable afin qu’il ne tombe pas dans l’abîme ; et pourtant, il n'y prête aucune attention.
« Cette noble Reine [Ma Volonté] voilée depuis tant de siècles dans toutes les choses créées, attend avec une patience invincible que Sa Volonté soit connue. Et lorsqu’Elle sera connue, Elle brisera les nombreux voiles qui La cachent et fera connaître ce qu’Elle a accompli pendant tant de siècles par amour pour l’homme. Elle racontera des choses inouïes, des excès d’amour inimaginables, jamais envisagés par personne. C'est pourquoi, en te parlant de Ma Volonté, Je te parle souvent de la Création, car Elle est la Vie de toutes les choses créées et, par elles, Elle donne la Vie à tous. Et cette vie veut être connue afin que vienne le Royaume du 'FIAT' éternel.
« Ma Volonté est voilée partout. Elle est voilée dans le vent, apportant à l’homme Sa fraîcheur réconfortante comme pour le caresser, ainsi que Son souffle régénérateur pour renouveler continuellement sa vie, toujours croissante en grâce. Mais la noble Reine, voilée dans le vent, voit Ses caresses repoussées par des offenses, Sa fraîcheur transformée en ardeurs de passions humaines, et Son souffle régénérateur renvoyé par un souffle mortel, éloignant Sa grâce. Alors, Elle secoue ce voile, et le vent se change en fureur, emportant peuples, villes et régions comme s'il s'agissait de plumes, faisant connaître la puissance de la noble Reine qui se cache dans le vent.
« Ma Volonté est voilée dans absolument toutes les choses créées. C’est pourquoi toutes attendent qu'Elle soit connue et que vienne le Royaume du 'FIAT' Suprême avec Son plein triomphe. »
(1) Je me sentais complètement oppressée sous le poids de l'absence de mon doux Jésus. Oh ! Comme je soupirais après la Patrie Céleste, où je ne Le perdrais plus jamais de vue, où je ne serai plus soumise au cruel martyre de me sentir mourir sans mourir ! Alors que j'étais épuisée et lasse d'attendre, Ma douce Vie, Mon cher Bien, Mon doux Jésus s'est manifesté en moi, mais tout affligé. Il semblait qu'Il envoyait des fléaux sur la terre et, pour m'épargner davantage de peine, Il ne voulait pas me les montrer. Pourtant, à la manière dont je Le voyais, je comprenais [percevais] les fléaux qu'Il envoyait. Soupirant, Il m'a dit :
(2) « Ma fille, courage ! Laisse-Moi achever de te révéler ce qui est nécessaire au sujet du Royaume de Ma Volonté, afin qu'il ne manque rien pour Le former au milieu de la famille humaine. Et une fois que J'aurai tout accompli, Je te conduirai aussitôt dans Notre Patrie. Crois-tu qu’il soit nécessaire de voir le triomphe complet du Royaume de l'Éternel 'FIAT' avant de monter au Ciel ? [Non.] Tu contempleras Son triomphe complet depuis le Ciel.
« Cela se passera pour toi comme ce fut pour Moi lors de l'établissement du Royaume de la Rédemption. J’ai fait tout ce qui était nécessaire : établissant les fondations, donnant les lois et les conseils requis, instituant les sacrements, laissant l’Évangile comme règle de vie et, J’ai enduré des souffrances inouïes jusqu’à Ma mort. Cependant, lorsque J’étais sur terre, Je n’ai vu que très peu, voire presque rien, des fruits et du déploiement de Ma Rédemption. Après avoir tout accompli et n’ayant plus rien d’autre à ajouter, J’ai confié l'ensemble de Mon Œuvre aux Apôtres, afin qu’ils deviennent les hérauts 1 du Royaume de la Rédemption et que Ses fruits puissent pleinement se manifester. Il en sera de même pour le Royaume du 'FIAT' Suprême.
« Nous le ferons ensemble, Ma fille. Tes souffrances, tes longs sacrifices, tes prières incessantes pour que Mon Royaume et Mes manifestations sur Celui-ci puissent venir bientôt, Je les unirai avec Moi pour en faire les fondations. Et lorsque J'aurai tout achevé, Je confierai Mon Royaume [du 'FIAT'] à Mes ministres, afin qu'en tant que seconds Apôtres du Royaume de Ma Volonté, ils en soient les hérauts. Et la venue du Père di Francia 2 , qui montre tant d'intérêt et a pris tant à cœur la publication des écrits concernant Ma Volonté, crois-tu que ce soit le fruit du hasard ?
« Non, non, c'est Moi qui l'ai organisée. C'est un acte providentiel de la Suprême Volonté qui l'a désigné comme le premier Apôtre du 'FIAT' Divin et Son héraut. Et puisqu'il est le Fondateur d'une oeuvre 3 , il lui est plus facile d'approcher les évêques, les prêtres et même les membres de son propre institut, afin de proclamer le Royaume de Ma Volonté. C'est pourquoi Je l'assiste abondamment et lui donne une lumière particulière. En effet, pour comprendre et saisir une Volonté Divine, sainte et éternelle, il faut de grandes grâces, une lumière comparable au soleil et non pas de simples petites lueurs, ainsi qu'une profonde disposition de la part de celui à qui cette mission est confiée.
« Et puis, c'est Moi aussi qui ai décidé de faire venir le prêtre chaque jour, afin qu'il trouve les premiers apôtres de Mon Royaume du 'FIAT' et qu'ils puissent proclamer les connaissances sur Ma Volonté Éternelle. Par conséquent, laisse-Moi accomplir Mon Œuvre afin que, lorsque J’aurai terminé, Je puisse tout confier aux nouveaux apôtres de Ma Volonté ; et alors, tu pourras venir au Ciel et contempler de là-haut les fruits du Royaume du 'FIAT' éternel tant attendu. »
(3) Alors, je suis restée à accomplir mes actes habituels dans la Volonté Suprême et je réfléchissais en moi-même : "Mon pauvre esprit tourne autour de la mer, du soleil, du ciel, partout, pour suivre les actes que la Volonté adorable accomplit dans la Création. Mais, une fois la ronde terminée, je me retrouve toujours plongée au fond de mon dur exil. Oh ! Comme j'aimerais rester au moins dans le ciel azuré et remplir l’office d’une étoile pour mon Créateur ! Mais je disparaîtrais parmi les étoiles, car je ne suis ni belle ni lumineuse comme les étoiles ; toutes me repousseraient, me précipitant vers le bas – au plus profond de mon long exil." Mais tandis que je pensais cela, mon doux Jésus s'est manifesté en moi et m'a dit :
(4) « Ma fille, celui qui vit dans Ma Volonté vit dans l’unité de Son Créateur qui garde tout en Lui : toute la Création dans Son unité. Et comme Il [le Créateur] détient la Création, ainsi Il détient dans Son unité l'âme qui vit dans l'Éternel "FIAT". Cette unité apporte à l'âme les reflets du Créateur et son unité [l'unité de l'âme] avec toute la Création, de sorte que l'on peut voir dans l'âme, l'image vivante de Celui qui l'a créée, qui, en maintenant l'unité de l'âme avec tout, l'expose aux reflets de tout ce qui a été créé. Et ces reflets forment au fond de l’âme : la mer, le soleil, le ciel, les étoiles, et toutes les variétés ravissantes de la nature.
De ce fait, l’âme qui vit dans Ma Volonté, placée dans le ciel bleu, devient l'ornement le plus splendide de la voûte céleste, émerveillant le ciel et la terre ! Possédant son Créateur tout entier comme son bien propre — un ciel, un soleil, une mer, une terre toute fleurie — rien ne lui manque, pas même les oiseaux et leur doux chant, porteur de la joie et de la musique harmonieuse du Créateur, car chaque chose créée renferme une note divine.
« C'est pourquoi, au lieu de te précipiter vers le bas, les étoiles aspireraient à te garder parmi elles. Car parmi les innombrables prodiges que contient Ma Volonté se trouve le pouvoir de peindre dans l’âme toutes Nos Œuvres, concentrant [centralisant] en elle tous Ses actes. Ma Volonté n’est satisfaite que lorsqu’Elle contemple Sa propre beauté dans l’âme et qu’Elle y retrouve Son écho, Sa joie et Son Être entier.4 »
_____________
1 héraut = personne chargée d'annoncer la venue de quelqu'un ou de quelque chose
2 Le père Hannibal Marie Di Francia (1851-1927) rencontre Luisa (1865-1947) en 1910 et devient son confesseur extraordinaire et son directeur spirituel pendant 17 ans. Il est canonisé le 16 mai 2004 par le pape Jean-Paul II. Il fut le premier à faire connaître le Royaume de la Volonté divine 'Son premier Hérault' même s'il n'eut pas le temps de compléter la publication des écrits car décédé alors que Luisa continuait de recevoir des messages sur la Volonté divine. (Tome 23, le 28 février 1928)
3 Le père fonde deux nouvelles familles religieuses : en 1887, la congrégation des Filles du Divin Zèle et, en 1897, celle des Rogationistes. Ce nom fait allusion à une intuition qu'il a eue dès son enfance : pour avoir des aides, il faut les demander au Seigneur : "Rogate ergo dominum messis", "Priez donc le maître de la moisson d’envoyer des ouvriers pour sa moisson" (Mt 9,38).
(1) Mes jours alternent toujours entre les privations et les brèves visites de Mon doux Jésus, et bien souvent, Il apparaît comme un éclair qui s'échappe. Et tandis qu'Il fuit, je reste avec ce clou qui me transperce : quand reviendra-t-il ? Soupirant, je L'appelle : "Mon Jésus, viens, reviens à ta petite exilée. Reviens une fois pour toutes, reviens pour me porter au Ciel. Ne me laisse plus dans mon long exil, car je n'en peux plus." Mais, malgré mes appels, mes invocations restent vaines. Alors, m’abandonnant dans la Sainte Volonté Divine, je poursuis, autant que possible, mes actes habituels en parcourant toute la Création. Et mon doux Jésus, ému de compassion pour ma pauvre âme qui n'en pouvait plus, a tendu un bras depuis mon intérieur et, toute tendresse et pitié, m'a dit :
(2) « Ma fille, courage, ne t’arrête pas ! Que ton envol dans Ma Volonté éternelle soit continu ! Tu dois savoir que Ma Volonté accomplit sa fonction incessante [permanente] dans toutes les choses créées, et que, Son acte est distinct en chacune d’elles. Elle ne fait pas dans le ciel ce qu’Elle fait dans le soleil, ni dans le soleil ce qu’Elle fait dans la mer. Ma Volonté a un acte particulier pour chaque chose. Et bien que Ma Volonté soit Une, Ses actes sont innombrables.
« Or, l'âme qui vit en Elle [Ma Volonté], enferme en elle-même tous les actes que Ma Volonté accomplit dans toute la Création. Ainsi, l’âme doit accomplir ce que Ma Volonté fait dans le ciel, dans le soleil, dans la mer, etc. Elle doit tout enclore en elle afin de suivre chacun des actes de Ma Volonté, mais aussi pour que Ma Volonté puisse recevoir un acte de retour d’amour 1 de la part de la créature. Donc, si ton acte n’est pas continu, ma Volonté ne t’attend pas : Elle poursuit son cours, mais Elle laisse en toi le vide de Ses actes. Et entre toi et Elle, il subsiste une certaine distance et dissemblance.
(3) « Maintenant, tu dois connaître le grand bien que tu renfermes en toi lorsque tu embrasses tout ce que Ma Volonté a fait dans la Création. En suivant Ses actes, tu reçois le reflet du ciel, et le ciel se forme et s’étend en toi ; tu reçois le reflet du soleil, et le soleil se forme en toi ; tu reçois le reflet de la mer, et la mer se forme en toi ; tu reçois le reflet du vent, des fleurs, de toute la nature. En somme, tout se reflète en toi et se forme en toi. Et oh ! Comme s'élève du fond de ton âme : le ciel qui protège, le soleil qui illumine, réchauffe et féconde, la mer qui inonde et forme des vagues d’amour, de miséricorde, de grâce et de force pour le bien de tous, le vent qui purifie et apporte la pluie sur les âmes brûlées par les passions, et la fleur de l’adoration perpétuelle envers ton Créateur.
« Vivre dans Ma Volonté est donc le prodige des prodiges. C'est le vrai triomphe du 'FIAT' Suprême, car l'âme devient le reflet de Son Créateur et de toutes Nos Œuvres. En effet, Notre Volonté triomphe pleinement seulement lorsqu'Elle met dans l'âme ce qu'Elle peut et sait accomplir. Elle veut voir dans l'âme non seulement Celui qui l'a créée, mais aussi toutes Ses œuvres ; Elle n’est pas satisfaite s’il y manque la moindre petite chose qui Lui appartient. Les âmes du 'FIAT' Suprême seront Nos œuvres, non pas incomplètes, mais complètes ; elles seront les nouveaux prodiges que ni la terre ni les cieux n’ont encore jamais vus ni connus.
« Quelle ne sera pas l'enchantement, la surprise des habitants de la Patrie Céleste, lorsqu'ils verront entrer la première fille du Divin 'FIAT' ? Quelle ne sera pas leur joie, leur gloire, en la voyant apporter avec elle son Créateur avec toutes Ses Œuvres : le ciel, le soleil, la mer, et toute la terre fleurie de ses diverses beautés ! Ils reconnaîtront en elle l'œuvre complète de la Volonté éternelle, car Elle seule sait accomplir ces prodiges et ces œuvres parfaites. »
(4) Et ainsi, je continuais mon abandon dans l'éternel 'FIAT' pour recevoir ses reflets, et mon doux Jésus ajouta :
(5) « Ma fille, ma Céleste Maman fut la première à occuper une place au Ciel en tant que Fille de la Volonté Suprême. Étant la première, Elle occupe la première place et garde la place autour d'Elle pour tous les enfants du 'FIAT' suprême. Ainsi, autour de la Reine du Ciel, on voit de nombreux sièges vides qui ne peuvent être occupés que par d'autres qui seront Ses copies. Et puisqu'Elle fut la première de la génération de Ma Volonté, le Royaume du 'FIAT' s'appellera aussi : "Le Royaume de la Vierge".
« Oh ! Comme on reconnaîtra en Nos enfants, la Souveraineté sur toute la Création ! Car, en vertu de Ma Volonté, ils auront des liens indissolubles avec toutes les choses créées et seront en communication permanente avec elles ! Ils seront les vrais enfants en qui le Créateur éternel se sentira honoré, glorifié de les avoir comme enfants, car IL reconnaîtra en eux l'œuvre de Sa divine Volonté qui a reproduit ses véritables images. »
(6) Après cela, je me disais :
" Mon premier père, Adam, avant de pécher, possédait tous ces liens et rapports de communication avec toute la Création, car, en possédant pleinement la Volonté Suprême, il ressentait en lui, comme naturellement [de manière innée], toutes les communications qu'Elle réalisait partout. Maintenant, en se retirant de cette Volonté si sainte, n'a-t-il pas ressenti la déchirure qu'il provoquait dans toutes ses relations avec la Création ? Toutes les communications, tous les liens... brisés d’un seul souffle ! Moi-même, rien qu’en pensant à l’idée de faire ou non un acte, rien qu’en hésitant, je sens que le ciel tremble, que le soleil se retire, que toute la Création est ébranlée et sur le point de m’abandonner seule ! À tel point que, saisie d'effroi, je tremble avec eux, et, aussitôt, sans hésiter, je fais ce que je dois faire. Alors comment Adam a-t-il pu agir ainsi ? N’a-t-il pas ressenti cette déchirure si douloureuse et cruelle ? "
Et Jésus, bougeant en moi, me dit :
(7) « Ma fille, Adam a ressenti cette déchirure si cruelle ! Malgré cela, il tomba dans le labyrinthe de sa volonté propre, qui ne lui donna plus jamais de paix, ni à lui ni à ses descendants. Comme en un seul souffle, toute la Création se retira de lui ; le bonheur, la paix, la force, la souveraineté, tout disparut. Il se retrouva seul avec lui-même. Pauvre Adam, combien cela lui a coûté de se retirer de ma Volonté ! Rien que le fait de se sentir isolé, de ne plus être entouré par toute la Création, lui causait une telle peur et un tel effroi qu’il devint un homme craintif, redoutant tout, y compris Mes propres Œuvres ! Et avec raison, car il est dit : "Celui qui n’est pas avec Moi est contre Moi."
« N'étant plus lié aux choses créées, par justice, elles devaient se retourner contre lui. Pauvre Adam, combien il mérite notre compassion ! Il n’avait pas l'exemple de quelqu’un qui serait tombé et du grand mal qui en auraient résulté, un exemple qui aurait pu l’avertir de rester vigilant pour ne pas tomber. Il n’avait aucune idée du mal !
« En fait, Ma fille, le mal, le péché, la chute de quelqu'un détient deux effets ! Pour celui qui est mauvais et veut tomber, cela sert d’exemple, de coup de pouce, d’incitation à se précipiter dans l’abîme du mal. Mais pour celui qui est bon et ne veut pas tomber, cela sert d’antidote, de frein, d’aide et de protection pour ne pas tomber ; en voyant le grand malheur, la mésaventure d’un autre, cela lui indique le chemin à éviter, afin de ne pas se retrouver soi-même dans le même malheur. Ainsi, le malheur des autres [à cause de leur péché] nous incite à être vigilant, nous met en garde. La chute d’Adam est donc pour toi un grand secours, une leçon, un avertissement, alors que lui n’avait pas cette leçon du mal, parce qu’alors, le mal n’existait pas. »
_______________
1 un acte de retour d’amour de la part de la créature = un acte de réciprocité
(1) Je faisais mes actes habituels dans la Divine Volonté et je pensais en moi-même : "Si je passais une seule journée sans faire ces actes, quel bien perdrais-je et quel mal je ferais ?" Et mon Jésus toujours aimable me dit :
(2) « Ma fille, sais-tu ce que tu ferais ? En ne posant pas tes actes dans Ma Volonté, tu te priverais du reflet de toute la Création. Et sans ce reflet, ce jour-là, le ciel ne s'étendrait pas en toi, le soleil ne se lèverait pas, la mer ne coulerait pas et ta terre ne donnerait pas une nouvelle floraison. Il n’y aurait pas en toi la joie, la musique, le chant des habitants de l’air (oiseaux, cigales...), ni la douce symphonie des sphères. Ma Volonté ne trouverait pas Son écho en toi et ressentirait alors la douleur que la petite fille de Sa Volonté, ce jour-là, ne Lui a pas donné un ciel en retour pour Son amour — car le reflet du Sien lui manquait —, ne Lui a pas fait se lever un soleil en échange de Sa Lumière éternelle, ni fait couler une mer, ni entendre son doux murmure, ni voir le frétillement des habitants muets des vagues (les poissons, les ...). Se sentant privée de tous Ses actes en toi, du reflet de Ses Œuvres, Ma Volonté ne pourrait pas former son écho en toi et, dans sa douleur, elle dirait :
"Ah ! Ma petite fille, aujourd’hui, ne M’a pas donné un ciel comme celui que Je lui ai donné, ni soleil, ni mer, ni fleurs, ni chant, ni musique, ni joie comme Je les lui ai donnés. Elle s’est éloignée de Ma ressemblance, ses notes ne sont pas harmonisées avec les miennes. Je l’ai aimée avec de nombreuses manifestations et d'un Amour incessant, mais elle, non."
Voilà ce que tu ferais ! Ma Volonté ne tolérerait pas, en toi, Sa petite fille, le vide de ses Œuvres. »
(3) Et moi, en entendant cela, je lui ai dit : "Mon Jésus, mon Amour, ne me laisse jamais donner cette douleur à ton Adorable Volonté. Tu m’aideras, Tu me donneras plus de grâces, et je serai plus attentive pour recevoir ce reflet, cet écho que produit Ta Sainte Volonté dans toute la Création, afin que je puisse y correspondre avec le mien." Et Jésus, reprenant la parole, ajouta :
(4) « Ma fille, tu dois savoir que de grandes grâces sont nécessaires pour former dans l’âme la sainteté 'de vivre' dans Ma Volonté. Les autres sortes de 'saintetés' peuvent se former avec de petites grâces, car elles n’ont pas à embrasser et posséder une Volonté immense et éternelle, mais seulement de petites particules d’Elle : Ses commandements, Son ombre. D’autre part, dans cette sainteté [ 'de vivre' dans Ma Volonté], l'âme doit posséder Ma Volonté comme Sa propre vie, la courtiser et accomplir Ses actes comme étant les siens. Ainsi, il faut des mers de grâces pour former cette sainteté.
« Ma Volonté doit se bilocaliser pour étendre Sa mer dans la profondeur de l’âme, puis étendre une autre mer d’Elle-même, 1 afin de recevoir ce qui convient à Sa sainteté, à Sa lumière interminable, à Son immensité sans limites. La bonne volonté de l’âme n’est rien d’autre que le fond de la mer qui, formant le rivage, entoure les eaux afin de constituer la mer. 2
« Ma fille, il faut beaucoup pour soutenir et conserver une Volonté Divine dans l’âme. Et la Divinité, sachant que la créature n’a rien d’équivalent pour répondre à une Volonté si Sainte, ne ménage rien : tout est mis à la disposition de l'âme pour qu’elle puisse former la sainteté de vivre dans Ma Volonté. Dieu Lui-même agit comme premier acteur et spectateur ; Mon Humanité cède [abandonne] tout : tout ce qu'Elle a accompli, tout ce qu'Elle a souffert et tout ce qu'Elle a acquis — qui sont des mers infinies — comme aide pour cette sainteté toute divine. La Reine Mère Elle-même met à sa disposition Ses mers de grâces, d’Amour et de douleurs, comme aide, et se sent honorée qu’Elles [Ses mers] servent à la Volonté Suprême pour accomplir la sainteté du 'FIAT' éternel dans la créature. Le ciel et la terre aussi veulent donner, et ils donnent, car ils se sentent tout investis par cette Volonté ; ils désirent et aspirent à aider l'heureuse créature pour qu’elle accomplisse le but [le dessein] de la Création, l’origine [le principe] de la sainteté que la Volonté Suprême voulait de la créature.
« Ainsi, de la part de ton Jésus, il ne te manquera rien, d’autant plus qu'il s'agit de Mon désir tant voulu, tant caressé et tant attendu depuis six mille (6000) ans : voir Notre image reproduite dans la créature, Notre sainteté imprimée, Notre Volonté agissante, Nos Œuvres contenues en elle et Notre 'FIAT' accompli. Je voulais avoir le plaisir et la satisfaction de voir dans la créature Notre reflet.
« Sans cela [en l'absence de cette réponse, de ce résultat], la Création serait pour Nous sans JOIE, sans AMUSEMENT, sans HARMONIE. 3 Notre écho ne trouverait pas de voie [de chemin] pour résonner, Notre Sainteté aucun lieu pour s’imprimer, Notre Beauté nulle part pour resplendir, Notre Amour nulle part pour se déverser, Notre Sagesse et Notre Maîtrise aucun espace pour opérer et se déployer. Nos attributs seraient entravés dans leur Œuvre, faute de matière adéquate pour l'accomplir et en avoir le reflet.
« Mais Ma Volonté, lorsqu'Elle règne dans l'âme, la dispose à devenir cette matière adaptée pour que Nos Attributs puissent mener à bien leur Œuvre délicieuse. »
___________________________
1 La Volonté Divine se bilocalise de deux manières :
Dans le fond de l'âme : Elle étend sa "mer" au plus profond de l'âme de la créature, créant ainsi un espace intérieur où Elle peut résider, régner et agir.
En elle-même : Elle déploie une autre "mer" d'Elle-même pour accueillir tout ce qui est nécessaire à Sa sainteté, à Sa lumière infinie et à Son immensité sans limites.
2 Et la bonne volonté de l’âme n’est rien d’autre que le fond de la mer, qui, formant le rivage, entoure les eaux afin de constituer la mer. Cette phrase utilise une métaphore pour expliquer le rôle de la bonne volonté de l'âme dans la réception et l'action de la Volonté Divine :
La bonne volonté de l'âme est comparée au fond de la mer ; le "fond de la mer" symbolise la disposition intérieure de l'âme, son ouverture et sa réceptivité. C'est le lieu où la Volonté Divine peut se déployer et agir.
Le rivage qui entoure les eaux ; le "rivage" représente les limites ou les contours formés par la volonté humaine, qui, bien qu'humble et limitée, prépare un espace où la Volonté Divine peut se manifester.
Constituer la mer ; la "mer" est l'image de la plénitude et de l'immensité de la Volonté Divine. Elle ne peut exister et s'étendre dans l'âme que si celle-ci, par sa bonne volonté, forme un espace adapté à son accueil.
En résumé, la bonne volonté de l'âme est essentielle pour accueillir la Volonté Divine. Elle agit comme un fondement et une structure, permettant à la Volonté Divine d’inonder l’âme et d’y établir sa présence. Sans cette disposition volontaire de la part de l’âme, la Volonté Divine ne peut agir pleinement.
3 La phrase "Sans cela, la Création serait pour Nous sans JOIE, sans AMUSEMENT, sans HARMONIE" se réfère à l'idée que si la créature ne répondait pas à la Volonté divine, en devenant une "matière" adaptée pour refléter les attributs divins (sainteté, amour, sagesse, etc.), alors la Création perdrait sa plénitude et sa perfection.
(1) Mon état habituel d’abandon dans le 'FIAT' suprême continue, mais en même temps, j’appelle Celui qui constitue tout Mon bonheur, Ma vie, Mon tout. Et Jésus, se mouvant en moi, me dit :
(2) « Ma fille, plus tu t’abandonnes à Ma Volonté Suprême, plus tu avances sur Ses chemins, plus tu acquiers de connaissances et prends possession des biens qui se trouvent dans la Divine Volonté ; car en Elle, il y a toujours quelque chose de nouveau à apprendre et à prendre. Étant l’héritage primordial donné par Dieu à la créature et possédant des biens éternels, Ma Volonté a pour mission de toujours donner à ceux qui vivent dans cet héritage. Ainsi, Elle se réjouit et s’active dans Son rôle dès qu’Elle trouve une créature dans les limites de Sa Volonté ; Elle entre alors en fête et offre des choses nouvelles à son héritière. Ainsi, l’âme qui vit en Elle représente une fête pour Ma Volonté. Au contraire, celles qui vivent en dehors de Ma Volonté sont une souffrance pour Elle, car alors, Elle est incapable de donner, d’exercer Son rôle et d’accomplir Sa mission.
« De plus, chaque acte de la volonté humaine est un voile que l’âme place devant ses yeux, l’empêchant de voir clairement Ma Volonté et les biens qui s’y trouvent. Et comme la plupart des créatures vivent continuellement selon leur volonté propre, elles forment tellement de voiles qu’elles deviennent presque aveugles pour connaître et voir Ma Volonté, leur héritage bien-aimé qui devait les rendre heureuses dans le temps et l’Éternité. Oh ! Si les créatures pouvaient comprendre le grand mal de la volonté humaine et le grand bien de la Mienne ! Elles abhorraient [détesteraient] tellement la leur qu’elles donneraient leur vie pour accomplir la Mienne.
(3) « La volonté humaine rend l’homme esclave, elle lui fait ressentir le besoin de tout, il sent constamment le manque de force, de lumière. Son existence est toujours en danger, et ce qu’il obtient c’est par la prière et avec peine ; l’homme qui vit de sa propre volonté est un véritable mendiant.
« Au contraire, celui qui vit de Ma Volonté n'a besoin de rien : tout est à sa disposition. Ma Volonté lui donne la maîtrise de lui-même et, par conséquent, faisant de lui le maître et propriétaire de la force et de la lumière, mais pas d'une force et d'une lumière humaines, mais divines. Son existence est toujours en sécurité, et, en tant que propriétaire, il peut prendre ce qu'il veut sans avoir besoin de demander pour recevoir.
« Avant qu'Adam ne se détourne de Ma Volonté, la prière n'existait pas, car c’est le besoin qui fait naître la prière. N’ayant besoin de rien, Adam n’avait rien à demander ni à implorer ; il aimait, louait et adorait son Créateur. Dans l'Éden terrestre, la prière n'avait pas de place ! La prière vint et prit vie après le péché, comme un besoin extrême du cœur de l'homme. Celui qui prie le fait parce qu'il ressent un besoin, et, porté par l'espoir, il prie pour obtenir.
« Par contre, celui qui vit dans Ma Volonté vit dans l'opulence des biens de son Créateur, en tant que maître et véritable propriétaire. Face à l'abondance des biens à sa disposition, s'il ressent un besoin ou un désir, ce n'est que celui de partager avec les autres sa félicité [son bonheur] et les richesses de sa grande fortune. Véritable image de son Créateur, qui lui a tout donné sans restriction, il aspire à L'imiter en donnant aux autres ce qu'il possède.
« Oh ! Comme il est beau le ciel de l'âme qui vit dans Ma Volonté ! C'est un ciel sans tempêtes, sans nuages, sans pluie, car l'eau qui la désaltère, la féconde et lui donne croissance et ressemblance avec Celui qui l'a créée, c'est Ma Volonté. Elle est si jalouse que l’âme puisse prendre quelque chose qui ne viendrait pas d'Elle, qu’Elle accomplit Elle-même tous les offices [toutes les fonctions] :
si l'âme veut boire, Ma Volonté se fait eau, qui, en la rafraîchissant, éteint toutes les autres soifs, afin que sa seule soif soit Ma Volonté ; 1
si elle a faim, Ma Volonté se fait nourriture, qui, tout en la rassasiant, lui ôte l’appétit pour toute autre nourriture ; 2
si elle veut être belle, Ma Volonté se fait pinceau, lui donnant des touches d’une telle beauté que Ma propre Volonté reste ravie d'une beauté si rare, imprimée par Elle-même dans la créature. Elle peut alors dire à tout le Ciel : " Voyez comme elle est belle ; c’est la fleur, le parfum, la teinte [la couleur] de ma Volonté qui l’ont rendue si belle. ! "
« En somme, Ma Volonté donne à l'âme sa Forteresse, sa Lumière, sa Sainteté, tout pour pouvoir dire : "C'est une Œuvre issue entièrement de Ma Volonté ; c’est pourquoi Je veux qu’il ne lui manque rien, qu’elle Me ressemble et Me possède." Regarde en toi-même pour voir l’action de Ma Volonté : tes actes, touchés par Sa lumière, ont changé la terre de ton âme. Tout ce qui surgit en toi est lumière, laquelle se retourne pour blesser Celle qui t’a investie 3. Ainsi, le plus grand affront que Me font les créatures, c’est de ne pas accomplir Ma Volonté. »
(4) Après cela, Jésus m’a transportée hors de moi-même, me faisant voir le grand mal des générations humaines, et, reprenant son discours, Il a ajouté :
(5) « Ma fille, regarde tout le mal que la volonté humaine a produit ! Les hommes sont tellement aveuglés qu’ils préparent des guerres et des révolutions acharnées. Cette fois, ce ne sera pas seulement l’Europe, mais d’autres peuples [ou ethnies] s’y joindront ; ce sera plus étendu car d'autres parties du monde y participeront. Quel mal fait la volonté humaine ! Elle aveugle, appauvrit et pousse l’homme à devenir l’assassin de lui-même. Mais Moi, Je Me servirai de tout cela pour Mes desseins les plus élevés 4 ; le rassemblement de tant de peuples facilitera la diffusion des vérités [sur Ma Volonté], afin qu’ils se disposent à accueillir le Royaume du 'FIAT' Suprême.
« Ainsi, les châtiments qui ont eu lieu dans le passé ne sont que le prélude à ceux qui viendront. Combien de villes seront détruites, combien de personnes seront ensevelies sous les ruines, combien de lieux seront submergés et engloutis dans les abysses ! Les éléments prendront la défense de leur Créateur ! Ma Justice n’en peut plus [a atteint ses limites]. Ma Volonté veut triompher et voudrait triompher par l’Amour, pour établir Son Royaume, mais l’homme ne veut pas répondre à cet Amour. Par conséquent, il est nécessaire de faire appel à la Justice. »
(6) Et pendant que Jésus disait cela, Il montrait un brasier immense qui jaillissait de la terre, consumant ceux qui se trouvaient à proximité et les faisant disparaître dans les flammes. J’étais terrifiée et priais dans l’espoir que mon Bien-Aimé Seigneur se calme.
____________________
1 la Volonté divine produit une eau 'spirituelle' qui éteint la soif de toutes les âmes
2 la Volonté divine produit une nourriture 'spirituelle' qui ôte l’appétit pour toute autre nourriture
3 pour blesser Celle qui t’a investie = peut être compris comme un acte d'amour, de reconnaissance ou de communion envers Dieu ; évoque une relation circulaire : tout ce qui vient de Dieu dans l'âme retourne à Dieu sous forme de louange, gratitude ou glorification.
4 Mes desseins les plus élevés = mes fins les plus sublimes, Mes plans, Mon but final
(1) Mon toujours aimable Jésus, m'attirant dans son adorable Volonté, me fit voir et ressentir les conditions douloureuses dans lesquelles il est placé par l’ingratitude des créatures. Et soupirant avec tristesse, Il m'a dit :
(2) « Ma fille, les souffrances de Ma Divine Volonté sont indicibles [inénarrables] et inconcevables pour la nature humaine. Ma Volonté est en toutes les créatures, mais dans le cauchemar d'une terrible et déchirante agonie, car, au lieu de La laisser régner et déployer Sa vie en elles, les créatures La maintiennent réprimée, ne lui laissant aucune liberté d’agir, de respirer, de palpiter. Ainsi, la volonté humaine agit, respire librement, palpite comme elle le souhaite, tandis que la Mienne ne fait que la servir, contribuant aux actes des créatures et demeurant en eux, tourmentée, étouffée par le râle d'une agonie qui dure depuis de longs siècles.
« Ma Volonté lutte dans la créature, sous l'emprise d'une agonie déchirante. Ces luttes se manifestent par des désillusions, des revers, des croix, la lassitude de la vie et tout ce qui peut tourmenter les pauvres créatures. Celles-ci, ayant en elles une Volonté Divine crucifiée et toujours sous le râle de l'agonie, il est juste que cette Volonté les appelle par Ses luttes, ne pouvant agir autrement puisqu'Elle n'a pas de pouvoir. Qui sait, peut-être qu'en entrant en elles-mêmes et en voyant le malheur que leur cause leur mauvaise volonté, les créatures pourront offrir un peu de répit et de soulagement à Mon Agonie dévorante.
« Cette Agonie de Ma Volonté est si douloureuse que, Mon Humanité qui voulait la souffrir dans le Jardin de Gethsémani, en vint au point d'aller chercher de l'aide auprès de Mes Apôtres eux-mêmes, ce que Je n'obtins pas. La douleur était si grande que J'ai transpiré du Sang et, Me sentant succomber sous le poids énorme d'une si longue et terrible Agonie [de Ma Volonté Divine], J'invoquai Mon Père Céleste pour qu'Il M'aide, en Lui disant : "Père, si cela est possible, que ce calice passe loin de Moi." Dans toutes les autres souffrances de Ma Passion, si atroces qu’elles aient pu être, Je n’ai jamais dit : "Si c’est possible, éloigne cette souffrance." Au contraire, sur la Croix, J’ai crié : "Sitio" [J'ai soif], exprimant Ma soif de souffrances. Mais, dans cette douleur de la Volonté Suprême, Je ressentais tout le poids d’un aussi long supplice, tout le déchirement d'une Volonté Divine qui agonise, qui souffre et lutte à travers les générations humaines.
« Quel tourment ! Il n’en existe pas de semblable. Mais maintenant, le 'FIAT' Suprême veut en sortir ! Il est las et veut à tout prix quitter ce tourment continuel. Si tu entends parler de fléaux, de villes qui s’effondrent, de destructions, ce sont les violentes luttes de Ma Volonté agonisante. Ne pouvant plus supporter cette situation, Mon 'FIAT' veut faire sentir à la famille humaine Son état douloureux et combien Il lutte puissamment en eux, sans que personne ne ressente de compassion pour Lui. Par la force de Ses luttes, Il veut faire sentir aux créatures qu’Il existe en elles, mais Il ne veut plus demeurer en Agonie. Il veut la liberté, la domination [le règne], Il veut déployer Sa vie en elles.
« Quel désordre, Ma fille, dans la société, parce que Ma Volonté n'y règne pas ! Les âmes ressemblent à des demeures sans ordre où tout est sens dessus dessous ; leur odeur est abominable, pire que celle d’un cadavre en décomposition. Et Ma Volonté, dans Son immensité, est incapable de se retirer, même d’un seul battement du cœur des créatures ; Elle Se meurt au milieu de tant de maux. 1
« Cela se manifeste partout en général, mais encore davantage dans l’ordre religieux, parmi les clercs, les religieux et ceux qui se disent catholiques. Là, Ma Volonté non seulement agonise, mais Elle est maintenue dans un état de léthargie, comme si Elle était privée de vie. Oh ! Comme cela M'est encore plus douloureux ! Car dans l’Agonie [lorsque Je souffre], au moins Je peux me débattre, M’exprimer, manifester Ma présence en eux, même si c’est dans la souffrance. Mais dans l'état de léthargie, il y a une immobilité totale, un état de mort continue ; on ne voit que les apparences, les habits de vie religieuse, car ils maintiennent Ma Volonté dans cet état d’engourdissement. Et parce qu’ils gardent ma Volonté ainsi endormie, leur vie intérieure est comme assoupie, comme si la lumière et le bien n’étaient pas pour eux. Et s’ils accomplissent quelque chose à l’extérieur, c’est vide de Vie Divine ; tout se réduit à une fumée de vaine gloire, d’estime personnelle [d’amour-propre] et du désir de plaire aux autres. Et Moi, avec Ma Suprême Volonté, bien que présent en eux, Je reste rejeté hors de leurs œuvres.
« Ma fille, quel affront ! Comme Je voudrais faire ressentir à tous Ma terrible Agonie, Mon râle 2 continu et l'état de léthargie dans lequel ils plongent Ma Volonté ! Tout cela parce qu’ils choisissent de suivre leur propre volonté plutôt que la Mienne, refusant de La faire régner et même de La connaître. C’est pourquoi, à travers Ses luttes, Ma Volonté cherche à rompre les digues [les barrages], afin que, si l’on refuse de La reconnaître et de L’accueillir par les voies de l’Amour, on La connaisse au moins par la voie de la Justice.
« Ainsi, épuisée par une Agonie qui dure depuis des siècles, Ma Volonté désire enfin sortir de cet état. Pour cela, Elle prépare deux voies : la voie triomphante, qui se manifeste à travers Ses connaissances, Ses prodiges et tout le bien que le Royaume du 'FIAT' suprême apportera, et la voie de la Justice, destinée aux créatures qui refusent de La reconnaître dans Son triomphe. Il revient donc aux créatures de choisir la manière dont elles souhaitent La recevoir. »
___________________
1 La Volonté Divine, par sa nature infinie et omniprésente, est intrinsèquement liée à toutes les créatures. Elle ne peut s’en dissocier, pas même l'espace d'un instant ou d’un simple battement de cœur. Comment pourrait-Elle se retirer vers un autre espace s'il est déjà occupé par Elle-même (Asa)?
2 râle = bruit rauque de la respiration chez certains moribonds, un râle d'agonie, en médecine : altération du bruit respiratoire qui signale une affection pulmonaire
(1) Je faisais ma ronde habituelle dans la Création pour y suivre les actes de la Volonté Suprême, mais tandis que je faisais cela, mon toujours aimable Jésus, me faisant entendre Sa voix la plus douce, me dit dans chaque chose créée :
(2) « Quiconque appelle Mon Amour à descendre en lui, ou fait monter son amour dans le Mien, les deux se fusionnant et formant ainsi un seul amour, cela donne à Mon Amour le champ d’action nécessaire pour faire se lever dans l’âme, la nouvelle petite mer de 'son' 1 amour. Alors, Mon Amour triomphe et se réjouit, car enfin, Il s'épanouit et a son libre champ d'action dans l’âme.
(3) Et comme je passais dans le soleil, dans le ciel et dans la mer, j'entendais Sa voix qui disait :
(4) « Qui appelle Ma Lumière éternelle, Ma douceur infinie, Ma beauté incomparable, Ma fermeté inébranlable, Mon immensité ? Qui Les courtise [Mes qualités divines, Mes attributs divins] et Leur donne le champ libre pour faire surgir dans la créature — autant de mers de lumière, de douceur, de beauté, de fermeté et d'autres qualités ? Qui est celle-là qui Leur donne la satisfaction de ne pas rester oisives et de se servir de la petitesse de la créature pour y renfermer toutes Leurs qualités ? Ah ! C'est la petite fille de Notre Volonté !
(5) « Alors, après avoir entendu dire en chaque chose créée : Qui m'appelle ?, mon doux Jésus est sorti de mon intérieur et, me serrant tout contre Lui, Il m'a dit :
(6) « Ma fille, quand tu te déplaces dans Ma Volonté pour La suivre en chaque chose créée, tous Mes attributs entendent ton appel et se mettent à l'œuvre, chacun d'eux formant une petite mer, avec sa propre qualité. Oh ! Ils exultent en s'activant pour former chacun leur petite mer mais, ce qui leur donne encore plus de joie, c'est de pouvoir former – dans la petite créature – leurs océans d'Amour, de Lumière, de Beauté, de Tendresse, de Puissance et d’autres encore. Ma Sagesse agit comme un habile artisan et un génie merveilleux en mettant dans la petitesse [de l'âme] Ses qualités immenses et infinies. Oh ! Comme Elle harmonise l’âme qui vit dans Ma Volonté avec Mes attributs, chacun d'Eux se mettant à l'œuvre [assumant Sa fonction] pour établir sa propre qualité divine ! Si tu savais le grand bien que tu reçois en suivant Ma Volonté dans tous Ses actes et le travail qu’Elle accomplit en toi, toi aussi tu ressentirais la joie d’une fête continue.
(7) Ainsi, après cela, je continuais à suivre la Création. Partout, je voyais s'écouler ce mouvement éternel qui ne s'arrête jamais. Et je me disais : "Comment puis-je suivre, en tout, la Suprême Volonté, qui parcourt si rapidement toutes les choses ? Je n'ai ni Sa vertu, ni Sa rapidité. Je suis donc obligée d'en laisser derrière moi, sans pouvoir suivre complètement Son éternel murmure." À cet instant, se mouvant en moi, mon doux Jésus me dit :
(8) « Ma fille, toutes les choses possèdent un mouvement continu [permanent] parce qu'elles proviennent d’un Être Suprême, porteur d'un mouvement plein de Vie. Par conséquent, toutes les choses sorties de Dieu contiennent nécessairement un élan vital qui ne s'arrête jamais. Si ce mouvement venait à cesser, cela signifierait que la Vie elle-même s'éteindrait.
« Toi-même, tu as en toi un murmure, un mouvement continuel. La Divinité, en créant la créature, lui a donné la ressemblance avec les Trois Personnes Divines. Elle a placé en elle trois mouvements [trois élans] qui doivent murmurer continuellement, pour s'unir à ce mouvement continu et à ce murmure d'amour de leur Créateur : celui du battement du cœur, qui ne s'arrête jamais, celui de la circulation du sang, qui tourne en permanence, et celui de la respiration [du souffle] sans cesse répétée ; cela est dans le corps. Dans l'âme, il y a trois autres mouvements qui murmurent continuellement : l'intellect, la mémoire et la volonté.
« Ainsi, ce qu'il faut – c'est que ton mouvement soit lié au mouvement de ton Créateur, afin de murmurer de concert avec Son mouvement éternel. C'est ainsi que tu suivras le mouvement incessant de Ma Volonté dans Ses actes qui ne cessent jamais, faisant revenir ton élan au sein de ton Créateur, qui attend avec tant d'amour le retour de Ses Œuvres, de Son Amour et de Son Murmure.
« La Divinité, en créant les créatures, agit comme un père qui, pour leur bien, envoie ses enfants : les uns vers un pays, d'autres vers une terre, certains pour traverser la mer, et d'autres encore vers un lieu proche ou lointain, assignant à chacun une tâche à accomplir. Mais tandis qu'il les envoie, il attend avec impatience leur retour, il reste toujours à l'affût pour voir s'ils reviennent ; s'il parle, il parle de ses enfants, si son amour se manifeste, il va vers eux, et ses pensées volent vers eux. Pauvre père, il se sent crucifié parce qu'il a éloigné ses enfants de lui et désire leur retour plus que sa propre vie. Et s'il ne les voit pas revenir tous, il est inconsolable, pleure et émet des gémissements et des cris de douleur capable d'arracher des larmes même aux cœurs les plus endurcis. Puis, lorsqu'il les voit tous revenir dans son sein paternel, il est heureux et les serre contre sa poitrine, son cœur brûlant d'amour pour eux.
« Oh ! Comme Notre Père Céleste, plus qu'un père, soupire, brûle et délire pour Ses enfants, car après les avoir fait naître de Son sein, Il attend leur retour pour en jouir dans Ses bras aimants. C'est précisément ce que le Royaume du 'FIAT' Suprême représente : le retour de Nos enfants dans Nos bras paternels ; c'est pourquoi nous soupirons tant pour sa venue. »
(9) Après cela, je me sentis entièrement immergée dans l'adorable Volonté de Dieu, et je pensais que si tous connaissaient et accomplissaient ce 'FIAT' si saint, il en résulterait un grand Bien pour eux, ainsi qu'un immense contentement pour le Père Céleste. Alors, reprenant la parole, mon doux Jésus ajouta :
(10) « Ma fille, tandis que Nos mains créatrices formaient la créature, Nous ressentions une joie et un contentement émaner de Notre sein, car elle était destinée à perpétuer Notre amusement sur la face de la terre et à maintenir une fête continuelle avec Nous.
« Ainsi, en formant ses pieds, Nous pensions qu’ils seraient le moyen de recevoir Nos baisers, car ils devaient contenir Nos pas [sacrés] et devenir un lieu de rencontre pour Nous réjouir ensemble.
« En façonnant ses mains, Nous imaginions qu’elles serviraient à recevoir Nos baisers et Nos étreintes, car en elles, Nous voulions contempler la répétition de Nos Œuvres divines.
« En formant sa bouche et son cœur, Nous avions à l’esprit qu’ils devaient porter l’écho de Notre Parole et de Notre Amour. Puis, lorsque Nous lui insufflâmes la Vie avec Notre souffle. Voyant que cette Vie était sortie de Nous et qu’elle était entièrement Nôtre, Nous la serrâmes contre Notre sein, la couvrant de baisers pour confirmer Notre œuvre et Notre Amour.
« Et pour s'assurer que la créature reste intègre dans Nos pas, Nos œuvres, et qu’elle devienne le reflet [l’écho] de Notre parole et de Notre Amour, en conservant la Vie de Notre image imprimée en elle, Nous lui avons donné en héritage Notre Volonté Divine ; cette Volonté devant la préserver telle que Nous l’avions créée, afin que Nous puissions continuer Nos jeux divins, Nos baisers affectueux, et Nos douces conversations avec l’œuvre parfaite de Nos mains.
« Quand Nous voyons dans la créature Notre Volonté, Nous voyons en elle Nos pas, Nos œuvres, Notre Amour, Nos paroles, Notre mémoire et Notre intellect, car Nous savons que Notre Volonté Suprême ne laissera rien entrer en elle qui ne soit à Nous. Par conséquent, étant "Notre chose à Nous", Nous lui donnons tout : baisers, caresses, faveurs, amour, tendresse plus que paternelle. Et Nous ne pouvons rester à plus d’un pas d’elle, car même les moindres distances empêchent les jeux continus, les baisers échangés et le partage des joies les plus intimes et secrètes.
« Par contre, dans l'âme où Nous ne voyons pas Notre Volonté, Nous ne pouvons Nous amuser [Nous complaire], car rien en elle ne Nous appartient. On y ressent un tel désordre, une telle dissemblance d'avec Nos pas, Nos œuvres, Nos paroles, et Notre amour, qu’elle se met d’elle-même à distance de son Créateur. Et Nous, ne trouvant pas en elle l’aimant puissant de Notre Volonté, qui seul peut Nous faire oublier l’infinie distance entre le Créateur et la créature, Nous dédaignons de Nous amuser en elle, de la combler de Nos baisers et de Nos faveurs.
« C’est pourquoi, en se soustrayant de Notre Volonté, l’homme a interrompu Nos jeux 2 et détruit les desseins [les buts] que Nous avions en formant la Création. Ce n’est qu’à travers le règne de Notre 'FIAT' Suprême, en rétablissant Son royaume, que Nos desseins pourront s’accomplir et que Nos jeux pourront reprendre sur la face de la terre. »
______________
1 la nouvelle petite mer de 'son' amour = le pronom 'son' semble se référer à l’amour de l’âme, fusionné à l’Amour de Dieu, suscitant une nouvelle réalité : une petite mer, englobant à la fois l’Amour divin et l’amour de l’âme, désormais unis et indissociables
2 Nos jeux = Nos amusements, Nos divertissements
(1) Je me sentais profondément affligée par la mort soudaine de l'une de mes sœurs. La crainte que mon aimable Jésus puisse ne pas la garder auprès de Lui déchirait mon âme. Lorsque mon Souverain Bien, Jésus, est venu, je Lui ai confié ma peine, et avec toute Sa bonté Il m'a dit :
(2) « Ma fille, ne crains pas. Ma Volonté n'est-Elle pas là pour suppléer à tout [compenser], même aux Sacrements et à tous les secours qu'on peut apporter à une pauvre mourante ? Et cela d'autant plus lorsque l'âme n'a pas la volonté de refuser les Sacrements ainsi que tous les secours que l'Église, en tant que mère, offre à ce moment ultime. 1 Tu sais, en prenant ta soeur soudainement de la terre, Ma Volonté l'a entourée de la tendresse de Mon Humanité. Mon Cœur – humain et divin – a mis en action Mes fibres les plus tendres, de sorte que ses défauts, ses faiblesses et ses passions ont été observés et pesés avec une délicatesse et une tendresse infinie et divine. Et lorsque Je mets en action Ma tendresse [envers une âme], Je ne peux m'empêcher d'éprouver de la compassion [pour elle] et de la laisser passer en lieu sûr [la mener à bon port], comme un triomphe de la tendresse de ton Jésus. 2
« Et puis, ne sais-tu pas que là où manquent les secours humains, abondent les secours divins ? Tu crains qu'il n'y ait personne autour d'elle et que, si elle avait besoin d'aide, elle ne trouve personne à qui s'adresser... Ah ! Ma fille, à ce moment-là les secours humains cessent ; ils n’ont ni valeur ni effet, car l'âme [qui vient de mourir] entre dans l'acte unique et premier avec son Créateur, et dans cet acte premier, il n'est permis à personne d'y pénétrer. De plus, pour celui qui n'est pas perverti, la mort soudaine sert à empêcher l'action diabolique de se manifester, avec ses tentations et les craintes qu'il sait si habilement insinuer chez les mourants, car il sent que l'âme lui est arrachée sans qu'il puisse ni la tenter, ni la suivre. C'est pourquoi ce que les hommes considèrent comme un malheur est bien souvent une grande grâce. »
(3) Après cela, je me suis entièrement abandonnée à la Volonté Suprême, et mon doux Jésus, reprenant la parole, m’a dit :
(4) « Ma fille, celle [la créature] qui vit dans Ma Volonté détient LA PRIMAUTÉ 3 sur tout et sur tous les actes des créatures. Devant son Créateur, son acte d’amour est le premier. Ainsi, si les autres créatures M'aiment, l’âme qui vit dans Ma Volonté est la première à aimer tandis que les autres viennent après, au second rang, voire au troisième, au quatrième... selon l’intensité de leur amour. Si les autres créatures M’adorent, Me glorifient ou Me prient, l’âme qui vit dans Ma Volonté est toujours la première à M’adorer, à Me glorifier et à Me prier. Cela est naturel puisque Ma Volonté est la vie et l'acte premier de toutes les créatures. Par conséquent, celle qui vit dans Ma Volonté demeure dans Son acte premier et est la première, devant Dieu, à accomplir tous leurs actes et à faire tous les actes qu’elles ne font pas. »
« Ainsi, la Souveraine du Ciel, n'ayant jamais donné vie à Sa propre volonté, mais ayant eu toute Sa vie dans la Mienne, détient, de droit, LA PRIMAUTÉ. Elle est donc la première à Nous aimer, à Nous glorifier, à Nous prier. Si Nous voyons que les autres créatures Nous aiment, c'est derrière l'amour de la Céleste Reine ; si elles Nous glorifient et Nous prient, c'est derrière la gloire et les prières de Celle qui détient la primauté et, par conséquent, l'empire [l'autorité] sur tout. Que la Mère Céleste est belle à regarder, alors qu'Elle ne cède jamais Sa première place en amour, tandis que les créatures Nous aiment ! Bien au contraire, Se plaçant comme acte primordial, Elle fait couler Son océan d'Amour autour de la Majesté, laissant ainsi les autres créatures derrière Elle, avec leurs petites gouttes d'amour ; et c'est ainsi pour tous les autres actes. Ah! Ma fille, la vie dans Ma Volonté est une Parole, mais une Parole qui pèse toute l'éternité, une Parole qui embrasse toutes choses et tous ! 4
_________________
1 On déduit que la soeur de Luisa, Maria Piccarreta, sa sœur aînée, était catholique et qu'elle aurait accepté volontiers les derniers Sacrements avant de mourir.
2 Jésus guide l'âme et l'accompagne vers un "bon port", un état de paix et de salut, grâce à la tendresse infinie de Son Cœur divin et humain.
3 la primauté = la suprématie
(1) Me trouvant dans mon état habituel, mon toujours aimable Jésus se manifesta en moi. Sortant Son visage de l'intérieur de ma poitrine, avec Ses yeux étincelants de lumière, Il regardait au loin. Je regardais moi aussi dans cette lumière et j'y voyais des rivières déborder, des mers se gonfler et envahir leurs rivage, des navires submergés, des pays sous les eaux, des tempêtes qui emportaient tout sur leur passage, et bien d'autres maux encore, qui, alors qu’ils semblaient se calmer à certains endroits, reprenaient leur furie à d'autres endroits.
Oh ! Qu'il était effrayant de voir l'eau, le vent, la mer, la terre, armés de la Justice Divine pour frapper les créatures. J'ai prié mon Bien Suprême de Se calmer et de retirer l'ordre qu'Il avait donné à ces éléments de faire Justice. Alors, jetant Ses bras autour de mon cou et me serrant fortement contre Lui, Jésus me fit sentir Sa Justice. J'eus l'impression de succomber. Alors, en soupirant, mon doux Jésus me dit :
(2) « Ma fille, Je ne peux plus. Il est nécessaire que Ma Justice suive Son cours. Ne t'alarme pas de ce que tu vois, mais occupe-toi plutôt du Royaume du 'FIAT' Éternel. »
(3) Je suis restée souffrante et affligée à cause des grands grands malheurs à venir, et, m'abandonnant à la Volonté adorable de mon Jésus, j'enfermais en Elle, toutes les pensées, tous les regards, toutes les paroles et œuvres, tous les pas et battements de cœur, afin que tous puissent aimer et demander avec moi : que vienne le Royaume du 'FIAT' Suprême et qu'Il soit bientôt établi au milieu des générations humaines. Et mon Bien-aimé, reprenant Sa parole ajouta :
(4) « Ma fille, vivre dans Ma Volonté forme le vrai Soleil entre le Ciel et la terre.
« Ses rayons s'étendent vers le bas et investissent chaque pensée, regard, parole, œuvre et pas. En les liant avec sa lumière, Il forme avec eux une couronne – autour de Lui – qu'Il retient fermement afin que rien ne Lui échappe.
« Ses rayons, s'étendant vers le haut et investissent tout le Ciel et tous les bienheureux. En les liant tous avec sa lumière, ce Soleil ne laisse rien Lui échapper.
« Ainsi, triomphant, ce Soleil peut dire :
"Je contiens tout, il ne me manque rien des œuvres et de ce qui appartient à mon Créateur. Avec Mes ailes de lumière, Je m'étends sur tout, J'embrasse tout, Je triomphe sur tout, même sur mon Éternel Créateur, car dans la lumière de Sa Volonté, il n'est rien qu'Il veuille et que je ne Lui apporte, aucun acte que Je ne réalise pour Lui, aucun amour que Je ne Lui donne. Avec Mes ailes de lumière que Me donne Mon 'FIAT' Éternel, Je suis le véritable Roi, qui investit toute chose et domine tout."
« Qui peut résister ou se libérer des rayons du soleil [terrestre] lorsqu'il est à l'extérieur ? La puissance de la lumière est irrésistible ; où qu’elle s’étende, personne ne peut échapper à son contact, qui, en les effleurant, les caresse de ses baisers de lumière et de chaleur et les maintiennent triomphalement sous son empire. Peut-être y aura-t-il des ingrats qui ne lui prêteront pas attention, ni ne la remercieront, mais la lumière ne se soucie même pas de cela. Elle s'occupe uniquement de son office [de son rôle] de lumière et demeure fermement dans l'acte de donner le bien qu'elle possède.
« D’autant plus que le Soleil de Ma Volonté n’est pas comme le soleil que l’on peut voir dans la voûte céleste, dont la sphère de lumière est limitée. Si cette sphère était assez large pour s'étendre jusqu'à former un deuxième ciel, la Terre, en tournant, continuerait de trouver son soleil, et donc les ténèbres et la nuit ne pourraient pas investir la Terre. Ainsi, tout comme la terre ne perd jamais de vue les cieux qui s’étendent partout, de même, elle ne perdrait jamais le soleil ; il ferait toujours jour pour la terre.
« Maintenant, le Soleil de Ma Volonté, dont la sphère n'est pas limitée, possède son jour éternel. Celui qui vit en Lui embrasse tous les temps, toutes les générations et, en investissant les actes de tous, forme un seul acte, un seul amour et une seule gloire pour son Créateur.
« Mais sais-tu de quoi est formé ce Soleil de Ma Suprême Volonté ? De Mes attributs, lesquels, forment les rayons de ce Soleil. Bien qu’ils diffèrent entre eux par leurs qualités et leurs fonctions, ils sont tous lumière dans leur substance. Et Ma Volonté, cette lumière qui rassemble et unit tous ces rayons de lumière, dirige tous Mes attributs. C'est pourquoi, lorsque les créatures méritent d’être frappées, Je dirige le rayon de lumière de Ma Justice, et celui-ci, défendant Mes droits, frappe les créatures. »
(1) Toute abandonnée dans les bras de l’adorable Volonté, je priais mon doux Jésus d’exercer un acte de Sa Puissance afin que la Suprême Volonté investisse les générations humaines et, en les liant à Elle, forme Ses premiers enfants tant désirés. Et mon Bien Suprême, se mouvant en moi, m’a dit :
(2) « Ma fille, on appelle mère ou père la personne qui a une mission spéciale, et l'on peut appeler fille de cette mère – celle qui est issue de cette mission. Être véritablement mère signifie porter un enfant en son sein, le former de son propre sang, supporter des peines, des sacrifices et, si nécessaire, exposer sa propre vie pour donner vie à l’enfant de ses entrailles. Et lorsque cet enfant, mûri dans son sein [arrivé à terme], vient à la lumière, alors, avec justice, de droit et avec raison, on appelle cet enfant fils ou fille, et celle qui l’a engendré, mère. Par conséquent, pour être mère, il faut que l'enfant se forme d'abord en elle, nourri par son propre sang ; tous les membres et toutes les actions de cet enfant doivent être engendrés à partir du cœur de leur propre mère.
« Or, Ma fille, tu es fille de Ma Volonté car tu as été engendrée en Elle. La lumière et l’amour de Ma Volonté, plus que du sang, t'ont formée, ont greffé en toi Sa voie 1, Son attitude, Son agir 2, te faisant embrasser tous les hommes et toutes les choses. Cela est si vrai qu’étant née de Ma Volonté, Elle t’appelle : tantôt la ‘nouvelle-née de Ma Volonté’, tantôt Sa ‘petite fille’. Maintenant, seuls ceux qui ont été engendrés en Ma Volonté peuvent engendrer les enfants de Ma Volonté. Par conséquent, tu seras la mère de la génération de Ses enfants. »
(3) Et moi : Mon Jésus, que dis-tu ? Je ne suis pas une bonne fille, comment puis-je être Mère ?
(4) Et Jésus : « Pourtant, c'est de toi que doit sortir la génération de ces enfants ! Quelle mère a autant souffert ? Qui a été clouée dans un lit pendant quarante ans et plus, en formant, par amour, sa création, donnant naissance à la génération de ses enfants ? Personne. Quelle mère, aussi bonne soit-elle, a sacrifié son existence toute entière jusqu’à enfermer en elle-même les pensées, les battements de cœur, les œuvres, pour faire en sorte que tout soit réordonné [réorganisé] dans l'enfant qu'elle portait [la création des nouveaux enfants de la divine Volonté], voulant donner la vie — non pas une fois, mais autant de fois qu'il y a d'actes dans la vie de son enfant ? Personne. Ne sens-tu pas en toi-même les générations de ces enfants, en suivant leurs pensées, leurs paroles, leurs œuvres, leurs pas, pour les réorganiser tous dans Ma Volonté ? Ne ressens-tu pas le désir de donner la vie à chacun, afin qu'ils connaissent Ma Volonté et soient régénérés en Elle ? Tout ce que tu fais et souffre n'est autre que la formation et la maturation de cet accouchement entièrement céleste. Voilà pourquoi Je t'ai dit tant de fois que ta mission est grande, qu'il n'y en a pas de comparable, et qu'il faut y prêter une attention extrême. »
(5) Après quoi je me sentais oppressée parce qu’on m’avait écrit que le révérend Père Di Francia faisait imprimer les mémoires de mon enfance et tout ce qui s'ensuivait. Dans ma douleur, je disais à mon Bien-aimé Jésus : "Mon amour, regarde un peu ce qu'ils me font : en cherchant à faire connaître ce que Tu m'as dit des vertus et de Ta Volonté adorable, ils y ajoutent ce qui me concerne et tout ce qui s'ensuit. Cela devrait être fait après ma mort, pas maintenant. Il n’y a que pour moi qu’il y a cette confusion et cette douleur extrême, pour les autres non.3 Ah ! Jésus, donne-moi la force de faire Ta sainte Volonté même en cela." Et Jésus, me serrant dans Ses bras pour me donner de la force, toute bonté, me dit :
(6) « Ma fille, ne t’afflige pas tant. Tu dois savoir que les autres saintetés sont de petites lumières formées dans l’âme, et ces lumières sont susceptibles de croître, de décroître, et même de s’éteindre. Par conséquent, il ne serait pas judicieux, tant que l'on vit dans le temps et que cette lumière reste sujette à s’éteindre avant de passer dans l’autre vie, de mettre en impression [les révélations reçues par une créature]. Quelle image cela donnerait-il si l’on apprenait que cette lumière n’existait plus ?
« D’autre part, la sainteté de vivre dans Ma Volonté n'est pas une lumière, mais un soleil, donc non sujet à s’appauvrir en lumière ni à s’éteindre. Qui donc peut toucher le soleil ? Qui peut lui enlever une seule goutte de lumière ? Personne. Qui peut diminuer un atome de sa chaleur ? Qui peut le faire descendre ne serait-ce que d'un millième en dessous de sa position, de la hauteur où il règne et domine toute la terre ? Personne. Si le Soleil de Mon ‘FIAT’ Suprême n'existait pas, Je n'aurais pas permis de les faire imprimer.4
« Au contraire, Je suis pressé, car le bien qu'un soleil peut faire, une lumière ne peut pas le faire. Le bien de la lumière étant trop limité, la mettre en vue ou non n'est ni un grand bien ni un grand mal. Par contre, le bien du soleil embrasse tout et fait du bien à tous ! Ne pas le faire se lever le plus tôt possible est un grand mal, alors que le faire se lever, ne serait-ce qu'un jour plus tôt, est un grand bien. Qui peut dire le grand bien qu'une journée pleine de soleil peut accomplir ? Bien plus encore si c’est le Soleil de Ma Volonté Éternelle ! Ainsi, plus on tarde, plus on prive les créatures de ces journées ensoleillées, et plus on prive le soleil lui-même en contraignant ses rayons à rester dans Notre Patrie Céleste. »
(7) Mais malgré tout ce que disait Jésus, mon oppression persistait, et mon pauvre esprit était troublé par l’idée que mon existence si insignifiante, qui aurait mérité d’être enfouie sans que personne n’y prête attention, devait désormais être exposée aux regards et tomber entre les mains d’un nombre incalculable de personnes. Mon Dieu, mon Dieu, quelle douleur ! Mais alors que je pensais ainsi, mon aimable Jésus se montra en moi, tout étendu [couché], comme si Sa Sainte Humanité devenait le fondement de ma pauvre et petite âme. Reprenant la parole, Il ajouta :
(8) « Ma fille, ne te laisse pas distraire. Ne vois-tu pas que le fondement [la fondation] du Royaume du 'FIAT' Éternel est déjà formé en toi, par Mes pas, Mes œuvres, Mon cœur battant d’Amour pour l’honneur de Ma Volonté, Mes soupirs ardents et les larmes embrasées [brûlantes] de Mes yeux ? Toute Ma vie se déploie en toi pour former ce fondement [cette fondation]. Par conséquent, il ne convient pas que ton petit travail sur ce fondement, si solide et si saint, soit accompli avec distraction, ou que tes rondes [tes tournées] dans la Suprême Volonté soient rendues obscures [faites dans l’ombre].
« Non, non, Ma fille, Je ne veux pas cela en toi. N'aie pas peur, tu resteras enfouie dans le Soleil de Ma Volonté. Qui donc, mieux que Lui, pourrait t’éclipser au point que personne ne te remarque ? Le Soleil du ‘FIAT’ Suprême prendra tellement soin de toi — que la petite lampe de ton âme, entourée de Ses rayons, semblera être le Soleil Lui-même, alors que ta petite lampe restera cachée en Lui. Reste donc en paix, si tu veux contenter ton Jésus. Abandonne tout en Moi, et Moi, Je m’occuperai de tout. »
_____________
1 Sa voie = Sa manière, Son comportement
2 Son agir = Son mode d'opérer
3 Luisa, pour l'avoir lu ailleurs dans ses écrits, je ne sais plus dans lequel, souligne le fait que d'autres mystiques ne voient pas leurs écrits publiés durant leur vie mais seulement après leur mort. (Asa)
4 Luisa’s Memories of Childhood ; selon 'Book of Heaven'