đ texte # 12 du T20 en rĂ©vision ! Merci
(1) Continuant ma tournĂ©e habituelle 1 dans la VolontĂ© SuprĂȘme, je me disais en moi-mĂȘme :Â
"Mon JĂ©sus, Ta VolontĂ© embrasse et renferme tout. Et moi, au nom de la premiĂšre crĂ©ature sortie de Tes mains crĂ©atrices, jusquâĂ la derniĂšre qui sera créée, jâentends rĂ©parer toutes les oppositions des volontĂ©s humaines faites Ă la Tienne. Je veux prendre en moi tous les actes de Ta VolontĂ© adorable que les crĂ©atures ont rejetĂ©s, pour les reprendre et les compenser tous par lâamour et lâadoration 2, de sorte quâaucun de Tes actes ne demeure sans la correspondance dâun acte de ma part.Â
Ainsi, trouvant dans chacun de Tes actes mon petit acte, comme 'bilocalisĂ©' dans les Tiens 3, Tu seras satisfait et Tu viendras rĂ©gner comme en triomphe sur la terre. N'est-ce pas sur les actes humains que Ton 'FIAT' Ă©ternel veut trouver l'appui oĂč dominer 4 ? Câest pourquoi, je Tâoffre dans chacun de Tes actes 'le mien' comme terrain sur lequel Tu peux Ă©tendre Ton Royaume."Â
Pendant que je pensais et disais cela, mon Jésus toujours adorable se remua en moi et me dit :
(2) « Petite fille de Ma VolontĂ© 5, il est juste, il est nĂ©cessaire, et câest un droit des deux parties â de la tienne comme de Ma Volonté â que celle qui est fille de Ma VolontĂ© suive la multiplicitĂ© de Ses actes 6,  et que Ma VolontĂ© reçoive les actes de Sa fille dans les Siens 7. Un pĂšre serait malheureux sâil ne sentait pas son fils Ă ses cĂŽtĂ©s pour que ses actes soient suivis par lui ; et le fils ne se sentirait pas aimĂ© du pĂšre si celui-ci, le mettant de cĂŽtĂ©, ne le laissait pas le suivre.Â
     Ainsi, Ma fille, " nouveau-nĂ©e en Ma VolontĂ© 8 " signifie prĂ©cisĂ©ment ceci : suivre tous Ses actes comme une fille fidĂšle. Sache que, dans la CrĂ©ation, Ma VolontĂ© est entrĂ©e en action dans les actes humains de la crĂ©ature. Cependant, pour agir, Elle veut que lâacte de la crĂ©ature soit intĂ©grĂ© dans le Sien, afin dâaccomplir Son Ćuvre et de pouvoir dire : " Mon Royaume est au milieu de Mes enfants, et prĂ©cisĂ©ment au cĆur mĂȘme de leurs actes. "Â
     Et dans la mesure oĂč la crĂ©ature prend de Ma VolontĂ©, JâĂ©tends Mon Royaume en elle, tandis quâelle Ă©tend son royaume dans Ma VolontĂ©. Selon quâelle Me laisse dominer dans ses actes, elle Ă©largit ses frontiĂšres dans Mon Royaume ; Moi, Je donne, et elle, reçoit davantage de joie, de bonheur, de biens et de gloire. Il est Ă©tabli quâau Ciel, dans la Patrie cĂ©leste, elles recevront autant de gloire, de bĂ©atitude et de bonheur quâelles auront renfermĂ© de Ma VolontĂ© dans leur Ăąme sur terre. Leur gloire sera mesurĂ©e par cette mĂȘme VolontĂ© que leurs Ăąmes auront possĂ©dĂ© ; elles ne pourront en recevoir davantage car leur capacitĂ© et leur Ă©tendue sont dĂ©terminĂ©es par cette VolontĂ© divine quâelles ont accomplie et possĂ©dĂ©e. MĂȘme si Ma libĂ©ralitĂ© voulait leur donner davantage, elles nâauraient pas l'espace pour la recevoir, et cela dĂ©borderait.
   Maintenant, Ma fille, de tout ce que Ma VolontĂ© a Ă©tabli de donner aux crĂ©atures, de tous Ses actes, elles nâont jusquâĂ prĂ©sent connu et reçu que trĂšs peu, car Mon Royaume nâĂ©tait ni connu, ni possĂ©dĂ© 9. Ainsi, au Ciel, Ma VolontĂ© ne peut donner toute Sa gloire, ni toutes les joies et les bonheurs quâElle possĂšde, parce quâElle se trouve au milieu dâenfants encore incapables et de petite stature 10. Câest pourquoi Elle attend avec tant dâamour et dâimpatience le temps de Son Royaume : pour avoir Sa domination totale et donner â par Son 'FIAT' 11 â tout ce quâElle avait Ă©tabli de donner aux crĂ©atures, en formant ainsi des enfants capables de recevoir tous Ses biens.
     Seuls ces enfants â arrivĂ©s dans la Patrie cĂ©leste â pourront permettre aux bienheureux de jouir pleinement de la gloire divine 12. En laissant Ma VolontĂ© agir et dominer en eux, ils auront renfermĂ© en eux ce quâElle dĂ©sirait 13. Ces enfants possĂ©deront la gloire essentielle 14, car ils auront la capacitĂ© et lâespace pour la contenir ; les autres, par leur intermĂ©diaire, auront la gloire accidentelle 15. Et tous ensemble jouiront de la gloire complĂšte et de la pleine fĂ©licitĂ© de Ma VolontĂ©. Ainsi, le Royaume du 'FIAT' suprĂȘme triomphera au Ciel et sur la terre dans toute sa plĂ©nitude. »
(3) Ensuite, je pensais en moi-mĂȘme :Â
" Dans le âNotre PĂšreâ, Notre Seigneur nous enseigne Ă dire, Ă prier : âQue ta VolontĂ© soit faite.â. Pourquoi dit-Il maintenant quâIl veut que nous vivions en Elle ? "  16
Et Jésus, toujours bienveillant, se mouvant en mon intérieur, me dit :
(4) « Ma fille, le âQue ta VolontĂ© soit faiteâ, que Je tâai enseignĂ© Ă prier dans le âNotre PĂšreâ, signifiait que tous devaient prier afin dâau moins accomplir la VolontĂ© de Dieu. Et cela vaut pour tous les chrĂ©tiens, de tous les temps : nul ne peut se dire chrĂ©tien sâil ne se dispose pas Ă faire la VolontĂ© de son PĂšre cĂ©leste. Mais tu nâas pas pensĂ© Ă la suite : âSur la terre comme au Ciel.â âSur la terre comme au Cielâ signifie non seulement accomplir la VolontĂ© de Dieu, mais vivre pleinement en Elle sur la terre, comme elle est faite au Ciel. Câest prier pour que le Royaume de Ma VolontĂ© vienne sur la terre, afin que lâhomme y habite, y agisse et y respire en Sa prĂ©sence.Â
     Au Ciel, ils ne font pas seulement Ma VolontĂ© : ils vivent en Elle ; ils La possĂšdent comme une chose et comme un Royaume qui leur appartiennent. Sâils La faisaient sans la possĂ©der, leur bonheur ne serait pas complet, car le vrai bonheur commence au plus profond de lâĂąme. Faire la VolontĂ© de Dieu ne signifie pas La possĂ©der, mais se soumettre Ă Ses commandements. Au contraire, vivre en Elle signifie La possĂ©der.Â
      Ainsi, dans le âNotre PĂšreâ, dans les paroles : âQue ta VolontĂ© soit faiteâ, se trouve la priĂšre pour que tous accomplissent la VolontĂ© suprĂȘme ; et dans ces paroles : âSur la terre comme au Cielâ, la demande que lâhomme retourne dans cette VolontĂ© dâoĂč il est sorti, afin de retrouver son bonheur, les biens perdus et la possession de son Royaume divin. »
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1 ma tournĂ©e habituelle : de l'italien giro ( tour ou ronde) ; dĂ©signe un acte spirituel par lequel lâĂąme parcourt, dans la VolontĂ© divine, les Ćuvres de Dieu (CrĂ©ation, RĂ©demption, sanctification) ; elle sâunit Ă ces actes pour les reconnaĂźtre, les aimer, les adorer et y rĂ©pondre au nom de toutes les crĂ©atures ; ce 'tour' est une maniĂšre dâentrer dans lâactivitĂ© mĂȘme de la VolontĂ© divine et dây unir ses propres actes.
2  prendre en moi tous les actes de Ta VolontĂ©... rejetĂ©s, pour les reprendre et les compenser : lâĂąme accueille en elle, dans la VolontĂ© divine, les actes de Dieu que les crĂ©atures ont refusĂ©s ou auxquels elles nâont pas rĂ©pondu par lâamour ; elle les 'reprend' spirituellement afin de les restituer Ă Dieu avec amour et adoration ; il sâagit dâun acte de rĂ©paration universelle : lâĂąme agit au nom de tous pour rĂ©pondre Ă lâamour divin qui nâa pas Ă©tĂ© accueilli
3   comme 'bilocalisĂ©' dans les Tiens : de l'italien come bilocato nei tuoi ; le petit acte humain, accompli dans la VolontĂ© divine, est comme prĂ©sent Ă la fois dans lâacte de la crĂ©ature et dans lâacte divin ; ainsi, lâacte humain est insĂ©rĂ© dans lâacte de Dieu et participe Ă sa portĂ©e universelle ; dans la VolontĂ© divine, un acte dâamour de la crĂ©ature peut rĂ©pondre aux actes divins au nom de toute lâhumanitĂ©
4   Ton 'FIAT' Ă©ternel veut trouver l'appui oĂč dominer : le mot 'FIAT' signifie littĂ©ralement « Que cela soit » ; c'est lâacte de la VolontĂ© divine qui crĂ©e et gouverne tout ; les actes des crĂ©atures â lorsquâils sont accomplis dans la VolontĂ© divine â deviennent des points dâunion entre le ciel et la terre ; chaque acte dâamour, de priĂšre ou de rĂ©paration offre Ă Dieu un 'terrain' pour Ă©tablir son Royaume et manifester pleinement sa gloire dans la crĂ©ation
5   fille de Ma Volonté
Dans ces Ă©crits, une distinction importante est faite entre faire la VolontĂ© de Dieu et vivre dans la VolontĂ© divine. Faire la VolontĂ© de Dieu signifie obĂ©ir Ă Ses commandements et se conformer Ă ce quâIl demande. LâĂąme agit alors selon la VolontĂ© de Dieu, mais ses actes demeurent ceux dâune crĂ©ature qui sâefforce de Lui ĂȘtre fidĂšle. Vivre dans la VolontĂ© divine exprime une rĂ©alitĂ© plus profonde : lâĂąme agit en union avec la VolontĂ© mĂȘme de Dieu. Ses actes ne restent plus seulement humains ; ils entrent dans lâagir de la VolontĂ© divine, qui les reçoit et les unit aux Siens. Par cette union â souvent dĂ©crite comme une fusion spirituelle â la crĂ©ature participe, selon sa mesure, Ă lâaction universelle de la VolontĂ© divine.
6   suivre la multiplicitĂ© de Ses actesÂ
DĂ©signe  les innombrables actes de la VolontĂ© divine prĂ©sents dans la CrĂ©ation, la RĂ©demption, la sanctification de chaque Ăąme, Ă chaque instant de lâexistence. La crĂ©ature ne suit pas un acte isolĂ©, mais tous les actes de Dieu, pour participer pleinement Ă Son Royaume.
7   et que Ma Volonté reçoive les actes de Sa fille dans les Siens
Recevoir les actes de Sa fille dans les SiensâŻÂ» signifie que lâĂąme ne se contente pas dâoffrir ses actions Ă Dieu. Ses actes, accomplis dans la VolontĂ© Divine, sont accueillis et intĂ©grĂ©s aux actes divins, comme une union spirituelle. Dieu «âŻplaceâŻÂ» les actes de lâĂąme Ă cĂŽtĂ© des Siens pour les rendre efficaces et parfaits. Ainsi, elle participe activement Ă lâĆuvre de Dieu : ses actes deviennent des instruments de la VolontĂ© divine et contribuent au rĂšgne de Dieu sur terre.
8   nouveau-née en Ma Volonté : la créature entre dans la Volonté divine, commence à vivre en Elle et participe pleinement à Ses actes, recevant toutes les grùces, joies et bénédictions contenus dans Ses actes divins
9   car Mon Royaume nâĂ©tait ni connu, ni possĂ©dĂ©
Les crĂ©atures ne connaissaient pas le Royaume de la VolontĂ© Divine, et mĂȘme si elles en entendaient parler, elles nây vivaient pas rĂ©ellementâŻ; Son Royaume ne rĂ©gnait pas dans leur Ăąme.
10 Â Â parce quâElle se trouve au milieu dâenfants incapables et de petite stature
« Enfants » dĂ©signe ici les Ăąmes dĂ©jĂ au Ciel. Elles jouissent de la bĂ©atitude cĂ©leste mais sont incapables d'accueillir et possĂ©der pleinement la gloire et les biens de la VolontĂ© Divine car elles nâont renfermĂ© que peu de  'FIAT' durant leur vie terrestre. De petite stature fait rĂ©fĂ©rence Ă la mesure restreinte de leur rĂ©ceptivitĂ© spirituelle.
11 Â par Son 'FIAT'
Le âFIATâ est la VolontĂ© Divine en action crĂ©atrice et ordonnatrice, la source mĂȘme de toutes grĂąces, dons et bĂ©nĂ©dictions. Il est le canal par lequel Dieu les dĂ©ploie et permet aux crĂ©atures de les recevoir et de participer pleinement Ă Son Royaume.
12 Â permettront aux bienheureux de jouir pleinement de la gloire divine
Les bienheureux ne manquent pas de gloire, mais leur joie est pleinement manifestée grùce à ces enfants de la Volonté divine qui arrivent au Ciel. Leur union particuliÚre avec la Volonté divine contribue à la joie commune des bienheureux, selon la communion des saints.
13   ils auront renfermĂ© en eux ce quâElle dĂ©sirait
LâĂąme intĂšgre la VolontĂ© divine et devient un instrument actif de Son Royaume, participant ainsi Ă lâaccomplissement de Sa volontĂ© sur la terre et dans le Ciel.
14  Ces enfants posséderont la gloire essentielle
Dans la thĂ©ologie classique, la gloire essentielle correspond Ă la vision bĂ©atifique de Dieu, que tous les bienheureux la possĂšdent selon la capacitĂ© de leur Ăąme. Dans le contexte prĂ©sent, elle est liĂ©e Ă la capacitĂ© de lâĂąme Ă contenir la VolontĂ© divine quâelle a accueillie et vĂ©cue pendant sa vie terrestre.Â
15  les autres, par leur intermédiaire, auront la gloire accidentelle
Les autres bienheureux, dĂ©jĂ dans la Patrie cĂ©leste sans avoir pleinement connu et accueilli la VolontĂ© divine, recevront une gloire accidentelle : une joie supplĂ©mentaire liĂ©e Ă la manifestation des Ćuvres de Dieu, Ă la saintetĂ© des autres Ăąmes et Ă lâaccomplissement du plan divin. Elle sâajoute Ă la gloire essentielle et est partagĂ©e dans la communion des saints.
16 MalgrĂ© sa profonde connaissance de la VolontĂ© divine, Luisa se questionne âŻ: pourquoi vivre dans la VolontĂ© divine alors que le «âŻNotre PĂšreâŻÂ» nous apprend dĂ©jĂ Ă La demander ? Cela rĂ©vĂšle que mĂȘme les Ăąmes les plus Ă©clairĂ©es cherchent Ă saisir concrĂštement la vie en Dieu.
(1) Il me semble que je ne peux pas mâempĂȘcher de suivre ma ronde dans la VolontĂ© SuprĂȘme. Je sens que câest ma vĂ©ritable maison, et je suis heureuse quand je circule en Elle car jây trouve tout ce qui appartient Ă mon doux JĂ©sus ; et, en vertu de Sa VolontĂ©, tout ce qui est Ă Lui est aussi Ă moi. Ainsi, jâai beaucoup Ă donner Ă mon Bien-aimĂ© ; en rĂ©alitĂ©, il y a tant Ă Lui offrir que je ne finis jamais de tout Lui donner. Câest pourquoi je garde toujours le dĂ©sir de revenir suivre mon tour, afin de pouvoir Lui donner tout ce qui appartient Ă Sa VolontĂ© adorable.Â
     Pensant au grand bien que la VolontĂ© SuprĂȘme apporte Ă lâĂąme, je priais JĂ©sus, pendant que je parcourais ce chemin, de La faire connaĂźtre immĂ©diatement Ă tous, afin que chacun puisse prendre part Ă un si grand bien. Et pour obtenir cela, je Lui disais en arrivant Ă chaque chose créée :
"Je viens dans le soleil pour tenir compagnie Ă Ta VolontĂ© rĂ©gnante et dominante en lui, dans toute la splendeur de Sa majestĂ©. Mais pendant que je Te tiens compagnie dans le soleil, je Te prie, fais que Ton 'FIAT' Ă©ternel soit connu, et que, comme Il rĂšgne dans le soleil triomphant, qu'Il vienne rĂ©gner triomphant parmi les crĂ©atures. Vois, mĂȘme le soleil Te prie. Toute sa lumiĂšre se transforme en priĂšre, et, comme il sâĂ©tend sur la terre et enveloppe de sa lumiĂšre les plantes et les fleurs, les montagnes et les plaines, les mers et les riviĂšres, de cette maniĂšre, il prie pour que Ton 'FIAT' ne fasse qu'UN avec la terre [avec la nature] et sâharmonise avec toutes les crĂ©atures. Ainsi, je ne suis pas la seule Ă prier. La puissance de Ta propre VolontĂ© qui rĂšgne dans le soleil prie aussi. La lumiĂšre prie ; ses innombrables effets, les biens et les couleurs qu'elle contient, tous prient pour que Ton 'FIAT' rĂšgne sur tout. Peux-Tu rĂ©sister Ă une quantitĂ© de lumiĂšre aussi immense, qui prie avec la puissance de Ta propre VolontĂ© ? Et moi, petite comme je suis, tandis que je Te tiens compagnie dans ce soleil, je bĂ©nis, jâadore, je glorifie Ta VolontĂ© adorable avec cette mĂȘme magnificence et gloire dont Ta propre VolontĂ© se glorifie  Elle-mĂȘme dans Ses Ćuvres." Ainsi, Ta VolontĂ© ne devrait-elle pas trouver dans les crĂ©atures la gloire parfaite de Ses Ćuvres ? Alors, que Ton 'FIAT' vienne, quâIl vienne."
Je viens dans le soleil pour tenir compagnie Ă Ta VolontĂ© qui rĂšgne et domine en lui, avec tout lâĂ©clat de Sa majestĂ©. Mais, pendant que je Te tiens compagnie dans le soleil, je Tâimplore que Ton Fiat Ăternel soit connu, et que, tout comme Il rĂšgne triomphalement dans le soleil, Il vienne rĂ©gner triomphalement au milieu des crĂ©atures. Vois, le soleil aussi Te prie â toute sa lumiĂšre se transforme en priĂšre, et, lorsquâelle sâĂ©tend sur la terre et enveloppe les plantes et les fleurs, les montagnes et les plaines, les mers et les riviĂšres de sa lumiĂšre, elle prie pour que Ton Fiat soit un sur la terre, en harmonie avec toutes les crĂ©atures. Ainsi, je ne suis pas la seule Ă prier, mais câest la puissance de Ta propre VolontĂ© rĂ©gnant dans le soleil qui prie. La lumiĂšre prie ; ses innombrables effets, les biens, les couleurs quâelle contient, prient â tous prient pour que Ton Fiat rĂšgne sur tout. Peux-Tu rĂ©sister Ă une si grande masse de lumiĂšre, qui prie avec la puissance de Ta propre VolontĂ© ? Et moi, si petite que je sois, tout en Te tenant compagnie dans ce soleil, je bĂ©nis, jâadore, je glorifie Ta VolontĂ© adorable, avec cette magnificence et gloire avec laquelle Ta propre VolontĂ© se glorifie dans Ses Ćuvres. Alors, ce nâest que dans les crĂ©atures que Ta VolontĂ© ne trouve pas la gloire parfaite de Ses Ćuvres ? Par consĂ©quent, viens â que Ton Fiat vienne.
Mais pendant que je fais cela, je sens que toute la lumiĂšre du soleil prie pour que le 'FIAT' Ă©ternel vienne, tout en Ă©tant consciente que c'est Sa propre VolontĂ© adorable qui investit la lumiĂšre et prie. Et moi, La laissant prier, je passe aux autres choses créées pour faire ma petite visite, afin de tenir un peu compagnie Ă lâadorable VolontĂ© dans chacun des actes quâElle exerce, en chaque chose créée.Â
Mais tandis que je fais cela, je sens que toute la lumiĂšre du soleil prie pour que le Fiat Ă©ternel vienne, câest-Ă -dire que Sa propre VolontĂ© adorable, en illuminant la lumiĂšre, prie. Et moi, la laissant prier, je passe aux autres choses créées pour faire ma petite visite, pour tenir un peu de compagnie Ă la VolontĂ© adorable dans chacun de Ses actes exercĂ©s dans chaque chose créée. L
Mais tandis que je fais cela, je sens que toute la lumiĂšre du soleil prie que vienne le « FIAT » Ăternel, câest-Ă -dire, Sa propre VolontĂ© adorable, qui, en investissant la lumiĂšre, prie ; et moi, la laissant prier, je passe aux autres choses créées pour faire ma petite visite, pour tenir un peu compagnie Ă la VolontĂ© adorable dans chacun de Ses actes, quâElle exerce en chaque chose créée. P
Mais pendant que je fais cela, je sens toute la lumiĂšre du soleil prier pour que le Fiat Ăternel vienne ; ou plutĂŽt, câest Sa propre VolontĂ© adorable qui, investissant la lumiĂšre, prie. Et moi, la laissant lĂ prier, je passe aux autres crĂ©atures pour faire ma petite visite, pour tenir un peu de compagnie Ă la VolontĂ© adorable dans chacun de Ses actes quâElle accomplit dans chaque crĂ©ature. A
C'est pourquoi je traverse le ciel, les Ă©toiles, la mer, pour que le ciel prie, que les Ă©toiles prient, que la mer, avec son murmure, prie, afin que le 'FIAT' suprĂȘme soit connu et rĂšgne triomphant sur toutes les crĂ©atures, comme il rĂšgne en eux [ciel, Ă©toiles et mer]." AprĂšs avoir parcouru toutes les choses créées pour tenir compagnie au 'FIAT' Divin et demander en chaque chose qu'Il vienne rĂ©gner sur la terre, qu'il est beau de voir et d'entendre toute la CrĂ©ation prier pour que Son rĂšgne vienne au milieu des crĂ©atures !Â
Je parcours donc le ciel, les Ă©toiles, la mer, pour que le ciel prie, les Ă©toiles prient, la mer avec son murmure prie que le Fiat suprĂȘme soit connu et rĂšgne triomphant sur toutes les crĂ©atures comme Il rĂšgne en elles. AprĂšs avoir parcouru toutes les choses créées pour tenir compagnie au Fiat Divin et demander dans chacune dâelles quâIl vienne rĂ©gner sur la terre, câest merveilleux de voir et de sentir que toute la CrĂ©ation prie pour que Son royaume vienne au milieu des crĂ©atures. L
Ainsi, je passe par le ciel, les Ă©toiles, la mer, afin que le ciel prie, les Ă©toiles prient, que la mer avec son murmure prie pour que le « FIAT » SuprĂȘme soit connu et rĂšgne triomphant sur toutes les crĂ©atures, comme Il rĂšgne en elles. Donc, aprĂšs avoir parcouru toutes les choses créées pour tenir compagnie au « FIAT » Divin et demander dans chaque chose quâil vienne rĂ©gner sur la terre â comme il est beau de voir, de sentir que toute la CrĂ©ation prie pour que Son rĂšgne vienne parmi les crĂ©atures â, P
Ainsi, je parcours les cieux, les Ă©toiles, la mer, afin que les cieux prient, que les Ă©toiles prient, que la mer prie par son murmure que le Fiat SuprĂȘme soit connu et rĂšgne triomphalement sur toutes les crĂ©atures, tout comme Il rĂšgne en elles. Puis, aprĂšs avoir circulĂ© sur toutes les crĂ©atures pour tenir compagnie au Fiat Divin et demander, en chacune dâelles, quâIl vienne rĂ©gner sur la terre â que câest beau de voir et dâentendre toute la CrĂ©ation prier pour que Son Royaume vienne au milieu des crĂ©atures. A
Puis, je descends dans tout ce que mon JĂ©sus a accompli dans la RĂ©demption : dans Ses larmes, Ses gĂ©missements d'enfant, Ses Ćuvres, Ses pas, Ses paroles, Ses souffrances, Ses plaies, Son sang, jusqu'Ă Sa mort, afin que Ses larmes [et tout ce qu'Il fit] prient pour obtenir la venue de Son 'FIAT'. Ses gĂ©missements et tout ce qu'Il a accompli supplient tous en chĆur pour que Son 'FIAT' soit connu et que Sa propre mort fasse ressusciter la Vie de Sa Divine VolontĂ© dans les crĂ©atures. Et tandis que je faisais cela et bien d'autres choses encore (je serais trop longue si je devais tout raconter), mon doux JĂ©sus, en me serrant contre Lui, me dit :
Puis je descends sur tout ce que mon JĂ©sus a fait dans la RĂ©demption : dans Ses larmes, Ses gĂ©missements dâenfant, Ses Ćuvres, Ses pas et paroles, Ses peines, Ses plaies, Son sang, jusquâĂ Sa mort, pour que Ses larmes prient que Son Fiat vienne ; Ses gĂ©missements et tout ce quâIl a fait supplient tous en chĆur que Son Fiat soit connu et que Sa mort mĂȘme fasse renaĂźtre la Vie de Sa VolontĂ© Divine dans les crĂ©atures. Ainsi, pendant que je fais cela et bien dâautres choses â car je serais trop longue si je voulais tout raconter â mon doux JĂ©sus, me serrant contre Lui, mâa dit : L
je descends ensuite en tout ce que fit mon JĂ©sus dans la RĂ©demption, dans Ses larmes, Ses gĂ©missements enfantins, Ses Ćuvres, Ses pas et paroles, Ses peines, Ses plaies, Son sang et jusquâĂ Sa mort, afin que Ses larmes prient pour que vienne Son « FIAT ». Ses gĂ©missements et tout ce quâIl fit supplient en chĆur que Son « FIAT » soit connu et que Sa propre mort fasse renaĂźtre la vie de Sa VolontĂ© Divine dans les crĂ©atures. Ainsi, tandis que je faisais cela et bien dâautres choses, car je serais trop longue si je voulais tout dire, mon doux JĂ©sus, me serrant contre Lui, mâa dit : P
Ensuite, je descends dans tout ce que mon JĂ©sus a fait dans la RĂ©demption â dans Ses larmes, Ses gĂ©missements dâenfant, Ses Ćuvres, Ses pas et Ses paroles, dans Ses douleurs, Ses plaies, Son sang, et mĂȘme dans Sa mort, afin que Ses larmes prient pour que Son Fiat vienne, Ses gĂ©missements et tout ce quâIl fit, tous en chĆur, supplient pour que Son Fiat soit connu, et que Sa propre mort puisse faire renaĂźtre la Vie de Sa VolontĂ© Divine dans les crĂ©atures. Puis, pendant que je faisais cela et dâautres choses â je serais trop longue si je voulais tout dire â mon doux JĂ©sus, me serrant contre Lui, me dit : AÂ
(2) « Petite fille de ma VolontĂ©, tu dois savoir que ma VolontĂ© sâest laissĂ©e 'rĂ©gner' dans toute la CrĂ©ation pour offrir aux crĂ©atures la possibilitĂ© de Lui rendre autant de visites quâElle a créé de choses ; Elle dĂ©sire la compagnie de la crĂ©ature Ă travers le langage silencieux de tout lâunivers. Comme il est dur lâisolement de cette VolontĂ© si sainte, qui veut sanctifier et ne trouve personne avec qui partager Sa SaintetĂ© ; si riche, qui veut donner et ne trouve personne Ă qui offrir ses trĂ©sors ; si belle, et ne trouve personne Ă embellir ; si heureuse, et ne trouve personne Ă rendre heureux... Pouvoir donner, dĂ©sirer donner et ne pas trouver Ă qui donner est toujours une douleur et une peine indicible indicibles. Mais ce qui blesse encore plus profondĂ©ment Ma VolontĂ©, c'est d'ĂȘtre laissĂ©e Seule.Â
(2) « Petite fille de Ma VolontĂ©, tu dois savoir que Ma VolontĂ© sâest laissĂ©e rĂ©gner dans toute la CrĂ©ation pour donner aux crĂ©atures la possibilitĂ© de Lui rendre visite autant de fois quâIl a créé des choses, Elle voulait la compagnie de la crĂ©ature dans le langage silencieux de tout lâunivers. Comme il est dur lâisolement de cette VolontĂ© si sainte, qui veut sanctifier et ne trouve personne avec qui partager Sa saintetĂ© ; si riche, qui veut donner et ne trouve personne Ă qui donner ; si belle et ne trouve personne Ă embellir ; si heureuse et ne trouve personne Ă qui faire partager Sa joie. Pouvoir donner, vouloir donner et ne pas avoir Ă qui donner est toujours une douleur et une peine inexprimable, et pour plus de douleur, ĂȘtre laissĂ©e seule. L
« Petite fille de Ma VolontĂ©, tu dois savoir que Ma VolontĂ© sâest laissĂ©e rĂ©gner dans toute la CrĂ©ation, pour donner aux crĂ©atures la possibilitĂ© de Lui rendre visite autant de fois que de choses créées ; Elle dĂ©sirait la compagnie de la crĂ©ature dans le langage muet de tout lâunivers. Comme est dur lâisolement de cette VolontĂ© si sainte, qui veut sanctifier et ne trouve personne avec qui partager Sa saintetĂ© ; si riche, qui veut donner et ne trouve Ă qui donner ; si belle, et ne trouve personne Ă embellir ; si heureuse, et ne trouve personne Ă rendre heureux. Pouvoir donner, vouloir donner et ne pas avoir Ă qui donner est toujours une douleur et une peine inexprimable, et pour plus de douleur, ĂȘtre laissĂ©e seule. P
« Petite fille de ma VolontĂ©, tu dois savoir que ma VolontĂ© sâest laissĂ©e rĂ©gner dans toute la CrĂ©ation, pour donner aux crĂ©atures le champ afin quâelles fassent autant de visites quâIl a créé de choses. Elle voulait la compagnie de la crĂ©ature dans le langage muet de tout lâunivers. Quelle est dure lâisolement de cette VolontĂ© si sainte, qui veut sanctifier et ne trouve personne avec qui partager Sa saintetĂ© ; Elle est si riche et dĂ©sireuse de donner, et ne trouve personne Ă qui donner ; si belle, et Elle ne trouve personne Ă embellir ; si heureuse, et Elle ne trouve personne Ă rendre heureux. Pouvoir donner â vouloir donner, et ne trouver personne Ă qui donner est toujours un chagrin et une douleur indicible ; et, pour un chagrin encore plus grand, ĂȘtre laissĂ©e seule. A
« Ainsi, lorsque lâĂąme (Luisa) sort dans le champ de la CrĂ©ation pour Lui tenir compagnie, Ma VolontĂ© se sent heureuse, car Elle accomplit Son but [Son dessein] : Elle se voit rĂ©gner dans chaque chose créée. Mais ce qui La rend plus heureuse, plus glorifiĂ©e, c'est que, lorsque tu atteins chaque chose créée, tu demandes Ă Ma VolontĂ© que Son 'FIAT' soit connu et qu'Il rĂšgne sur tout. En faisant cela, tu La mets en mouvement dans le soleil, dans le ciel, dans la mer, dans toutes choses... et ainsi, c'est Elle-mĂȘme qui prie pour que vienne Son Royaume ! En effet, puisque Mon 'FIAT' 1 est en toi, on peut dire que câest Ma VolontĂ© Elle-mĂȘme qui prie et anime toutes Mes Ćuvres, jusqu'Ă Mes larmes et Mes soupirs, pour que vienne le Royaume de Ma VolontĂ©.
Mais en la voyant sortir dans le champ de la CrĂ©ation pour Lui tenir compagnie, Elle se sent heureuse et accomplir Sa finalitĂ©, parce quâElle sâest laissĂ©e rĂ©gner dans chaque chose créée. Ce qui La rend plus heureuse et plus glorifiĂ©e, câest que toi, lorsque tu arrives Ă chaque chose créée, Lui demandes que Son Fiat soit connu et rĂšgne sur tout, et tu fais agir Ma propre VolontĂ© dans le soleil, le ciel, la mer, partout, pour prier que le royaume de Ma VolontĂ© vienne, car en Ă©tant en toi, Mon Fiat peut se dire ĂȘtre Lui-mĂȘme qui prie et qui fait agir toutes Mes Ćuvres, jusquâĂ Mes larmes et Mes soupirs, pour que le royaume de Ma VolontĂ© vienne. L
Ainsi, en La voyant sortir dans le champ de la CrĂ©ation pour Lui tenir compagnie, Elle se sent rĂ©jouie et accomplit le but pour lequel Elle sâest laissĂ©e rĂ©gner en chaque chose créée. Mais ce qui La rend le plus heureuse, la plus glorifiĂ©e, câest que toi, en arrivant en chaque chose créée, Lui demandes que Son « FIAT » soit connu et rĂšgne sur tout, et tu fais agir Ma propre VolontĂ© dans le soleil, le ciel, la mer, en tout, pour prier que vienne le rĂšgne de Ma VolontĂ©, car, Ă©tant en toi, Mon « FIAT » peut se dire ĂȘtre Lui-mĂȘme qui prie et qui meut toutes Mes Ćuvres, jusquâĂ Mes larmes et soupirs, pour demander que vienne le rĂšgne de Ma VolontĂ©. P
Ainsi, en voyant une crĂ©ature entrer dans le champ de la CrĂ©ation pour Lui tenir compagnie, Elle se rĂ©jouit, et Elle sent que le but pour lequel Elle sâest laissĂ©e rĂ©gner en chaque crĂ©ature est accompli. Mais ce qui Lui donne encore plus de joie, plus de gloire, câest que, lorsque tu atteins chaque crĂ©ature, tu demandes que Son Fiat soit connu et rĂšgne sur tout, et tu fais bouger ma propre VolontĂ© dans le soleil, dans les cieux, dans la mer â partout, pour prier que le Royaume de ma VolontĂ© vienne. En fait, puisque mon Fiat est en toi, on peut dire que câest ma VolontĂ© Elle-mĂȘme qui prie et met en mouvement toutes mes Ćuvres, mĂȘme mes larmes et mes soupirs, afin que le Royaume de ma VolontĂ© vienne. A
« Tu ne peux pas comprendre la joie que tu Me procures, ni lâouverture que tu fais dans Mon CĆur et dans Ma propre VolontĂ©, en percevant toutes Mes Ćuvres prier et dĂ©sirer Notre 'FIAT'. Vois donc Ma satisfaction de voir que tu ne demandes rien pour toi-mĂȘme, ni gloire, ni amour, ni grĂąces ! Et toi, voyant que ta petitesse ne peut obtenir un Royaume si grand, tu parcours toutes Mes Ćuvres, lĂ oĂč se trouve un acte de Ma VolontĂ© accomplissant sa fonction, et tu fais dire Ă Mon 'FIAT' Lui-mĂȘme : "Que ton rĂšgne vienne. Ah ! QuâIl soit connu, aimĂ©e et possĂ©dĂ© par les gĂ©nĂ©rations humaines !"Â
Tu ne peux pas comprendre combien de joie tu Me donnes, quelle brĂšche dans Mon cĆur et Ma VolontĂ©, en sentir toutes nos Ćuvres prier pour que notre Fiat vienne. Vois donc Ma joie, car je ne te vois rien demander pour toi-mĂȘme, ni gloire, ni amour, ni grĂąces, et voyant ta petitesse, que tu ne peux obtenir un royaume si grand, tu parcours toutes Mes Ćuvres, partout oĂč se trouve un acte de Ma VolontĂ©, accomplissant son office et faisant dire Ă Mon Fiat : âQue Ton royaume vienne.â HĂ©las ! quâil soit connu, aimĂ© et possĂ©dĂ© par les gĂ©nĂ©rations humaines. L
 Tu ne peux pas comprendre quelle joie Tu Me donnes, quelle brĂšche Ă Mon CĆur et Ă Ma propre VolontĂ© est de sentir toutes nos Ćuvres prier, vouloir notre « FIAT ». Vois donc Ma joie, que Je ne te vois rien demander pour toi, ni gloire, ni amour, ni grĂąces, et ta petitesse, voyant que tu ne peux obtenir un royaume si grand, parcourt toutes Mes Ćuvres, partout oĂč se trouve un acte de Ma VolontĂ©, accomplissant son office, et fais dire Ă Mon propre « FIAT » : Que Ton rĂšgne vienne ! Ah, fais quâil soit connu, aimĂ© et possĂ©dĂ© par les gĂ©nĂ©rations humaines. P
Tu ne peux comprendre quelle satisfaction Tu Me donnes, quelle brĂšche câest dans Mon CĆur et dans Ma propre VolontĂ©, dâentendre toutes Nos Ćuvres prier parce quâelles veulent Notre Fiat. Tu vois alors Ma joie, en voyant que tu ne cherches rien pour toi-mĂȘme â ni gloire, ni amour, ni grĂąces. Et, en voyant que ta petitesse ne peut obtenir un Royaume si grand, tu circules dans toutes mes Ćuvres, partout oĂč un acte de ma VolontĂ© est prĂ©sent, accomplissant ton office, et tu fais dire Ă mon propre Fiat : âQue Ton Royaume vienne. Oh, sâil Te plaĂźt ! QuâIl soit connu, aimĂ© et possĂ©dĂ© par les gĂ©nĂ©rations humaines.â A
Une VolontĂ© Divine qui prie avec Nos Ćuvres, avec Sa petite fille... c'est le plus grand des prodiges ! C'est une puissance qui Ă©gale la NĂŽtre et il Nous est impossible de ne pas L'exaucer. « Que le Royaume de Notre VolontĂ© est saint, pur, noble et divin, sans aucune ombre d'humanitĂ© ! Notre propre 'FIAT' en sera le fondement et la profondeur, qui, sâĂ©tendant en dessous, au milieu et au-dessus des enfants de la famille cĂ©leste, rendant leur marche ferme et inĂ©branlable dans le Royaume de Ma VolontĂ©. »
Une VolontĂ© Divine qui prie avec nos Ćuvres, avec Sa petite fille, est le plus grand prodige, câest une puissance Ă©gale Ă la nĂŽtre qui prie, et ne pas Lâexaucer nous est impossible. Comme est saint, pur, noble et tout divin, sans lâombre du moindre humain, le royaume de notre VolontĂ© ; sa base, son fondement et sa profondeur sera notre Fiat mĂȘme, qui, sâĂ©tendant dessous, au milieu et au-dessus de ces enfants de la famille cĂ©leste, rendra ferme et inĂ©branlable pour eux le royaume de Ma VolontĂ©. » L
Une VolontĂ© Divine qui prie avec nos Ćuvres, avec sa petite fille, est le plus grand prodige, câest une puissance Ă©gale Ă la NĂŽtre qui prie, et ne pas lâexaucer nous est impossible. Comme est saint, pur, noble et tout divin, sans lâombre dâhumain, le rĂšgne de Notre VolontĂ© ! Sa base, son fondement et sa profondeur sera le mĂȘme « FIAT » Nous, qui sâĂ©tendant en dessous, au milieu et au-dessus de ces enfants de la Famille CĂ©leste, rendra ferme leur pas et inĂ©branlable pour eux le rĂšgne de Ma VolontĂ©. » P
Une VolontĂ© Divine qui prie avec Nos Ćuvres, et avec Sa petite fille, est le plus grand prodige. Câest une puissance Ă©gale Ă la NĂŽtre qui prie, et il Nous est impossible de ne pas accorder ce quâelle demande. Comme le Royaume de Notre VolontĂ© est saint, pur, noble et pleinement divin, sans la moindre ombre de lâhumain. Notre propre Fiat sera sa base, son fondement et sa profondeur, qui, sâĂ©tendant en bas, au milieu et au-dessus de ces enfants de la Famille CĂ©leste, rendra leur pas ferme, et le Royaume de ma VolontĂ© inĂ©branlable pour eux. » A
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1 Â đ â Qu'est-ce que le âFIATâ ? Â
(1) Me trouvant dans mon Ă©tat habituel, mon adorable JĂ©sus s'est manifestĂ© Ă l'intĂ©rieur de moi, et un soleil est descendu du Ciel pour se fixer sur Sa Poitrine. Ă mesure que je priais, respirais, bougeais et faisais mes actes dans Sa VolontĂ©, je recevais de la lumiĂšre. Alors, JĂ©sus s'Ă©largissait davantage dans mon Ăąme en prenant plus d'espace. J'Ă©tais Ă©merveillĂ©e de voir que chacune de mes actions puisait cette lumiĂšre dans Sa Poitrine, ce qui Le rendait plus grand et Lui permettait de sâĂ©tendre encore davantage en moi. Et moi, je me sentais de plus en plus remplie de Lui. AprĂšs cela, Il me dit :Â
(2) « Ma fille, Ma DivinitĂ© est un acte toujours nouveau et continu. Et puisque Ma VolontĂ© est le Principe directeur, la RĂ©alisatrice de Nos Ćuvres, et la Porteuse de cet acte Ă©ternellement nouveau, Elle en possĂšde la plĂ©nitude. Ainsi, Ma VolontĂ© est toujours nouvelle dans Ses Ćuvres, toujours nouvelle dans Sa joie, dans Son bonheur, et toujours nouvelle dans les rĂ©vĂ©lations de Ses connaissances. C'est pourquoi Elle te rĂ©vĂšle sans cesse des vĂ©ritĂ©s inĂ©dites sur Mon 'FIAT', car Elle contient en Elle-mĂȘme la Source de toute nouveautĂ© !
« Si tant de choses concernant Mon 'FIAT' semblent se ressembler et se compléter, c'est à cause de la lumiÚre infinie que Ma Volonté renferme ; étant indivisible, elle fait paraßtre toutes ces choses comme des lumiÚres liées entre elles. Dans la lumiÚre réside la 'substance' des couleurs qui représente autant d'actes nouveaux et distincts contenus en elle ; ainsi, on ne peut pas dire que la lumiÚre se limite à une seule couleur mais qu'elle les contient toutes, avec la variété des nuances : pùles, vives, foncées. Et ce qui embellit et rend ces couleurs plus brillantes, c'est qu'elles sont investies par la puissance de la lumiÚre, sinon elles seraient des couleurs sans attrait et sans beauté.
« Ainsi, les nombreuses connaissances qui te sont donnĂ©es sur Ma VolontĂ©, parce qu'elles proviennent de Sa lumiĂšre infinie, sont imprĂ©gnĂ©es de lumiĂšre. C'est pourquoi elles semblent se complĂ©ter, se ressembler. Mais dans leur essence1 , elles sont bien plus que des couleurs : toujours nouvelles dans leurs vĂ©ritĂ©s, nouvelles dans leur maniĂšre dâĂȘtre rĂ©vĂ©lĂ©es, nouvelles dans les biens quâelles apportent, nouvelles dans la sanctification quâelles communiquent, nouvelles dans leurs similitudes, nouvelles dans leurs beautĂ©s. Et peut-ĂȘtre qu'un seul mot nouveau, ajoutĂ© parmi les diverses manifestations de Ma VolontĂ©, est dĂ©jĂ une 'couleur divine', un acte Ă©ternellement nouveau. Cet acte [sans fin] apporte Ă la crĂ©ature une grĂące, un bien, une gloire qui ne sâĂ©puisent jamais.
« Et sais-tu ce que signifie possĂ©der ces connaissances sur Ma VolontĂ© ? Câest comme si lâon possĂ©dait une piĂšce capable de faire surgir autant de piĂšces que lâon souhaite. En possĂ©dant un tel bien inĂ©puisable, la pauvretĂ© disparaĂźtrait [prendrait fin].Â
« De la mĂȘme maniĂšre, ces connaissances sur Ma VolontĂ© renferment la lumiĂšre, la saintetĂ©, la force, la beautĂ©, et des richesses qui jaillissent sans cesse. Celui qui les possĂšde dĂ©tient la source de la lumiĂšre et de la saintetĂ©. Pour lui, les tĂ©nĂšbres, les faiblesses, la laideur du pĂ©chĂ© et la pauvretĂ© des biens divins disparaissent. Tous les maux prennent fin, et il devient le dĂ©positaire de la source de la SaintetĂ©.
« Cette lumiĂšre que tu vois au centre de Ma Poitrine est Ma VolontĂ© SuprĂȘme. Ă mesure que tu accomplis tes actes, cette lumiĂšre s'Ă©lĂšve et se communique Ă toi, t'apportant de nouvelles connaissances sur Mon 'FIAT'. Ces connaissances te vident de toi-mĂȘme et agrandissent en toi lâespace oĂč Je peux MâĂ©tendre davantage. Et, Ă mesure que Je MâĂ©tends, ta vie naturelle, ta volontĂ©, et tout ton ĂȘtre sâeffacent progressivement, car tu Me cĂšdes la place. De Mon cĂŽtĂ©, Je Mâapplique Ă former et Ă Ă©tendre toujours plus le Royaume du 'FIAT' SuprĂȘme en toi. De ton cĂŽtĂ©, tu auras un champ plus vaste pour circuler en Lui et pour Mâaider dans lâĆuvre de la nouvelle formation de Mon Royaume parmi les crĂ©atures.Â
(3) Câest ainsi que je suis restĂ©e Ă poursuivre mes actes dans le Ciel infini de la VolontĂ© Divine. Je touchais du doigt 2 que tout ce qui est sorti du 'FIAT' Ă©ternel, tant dans la CrĂ©ation que dans la RĂ©demption et la Sanctification, est constituĂ© dâinnombrables ĂȘtres et choses, tous nouveaux et distincts les uns des autres. Ils se ressemblent parfois, se complĂštent, mais aucun ĂȘtre ou aucune chose ne peut dire : 'Je suis pareil que lâautre.' MĂȘme le plus petit insecte, la plus petite fleur porte lâempreinte de la nouveautĂ©.Â
Je pensais : " Il est bien vrai que le 'FIAT' de la Divine MajestĂ© contient la vertu, la source d'un acte nouveau, continuel. Quel bonheur d'ĂȘtre dominĂ© par ce 'FIAT' tout-puissant, d'ĂȘtre sous lâinfluence d'un acte nouveau qui ne s'interrompt jamais." Alors que je pensais cela, mon doux JĂ©sus est revenu et, me regardant avec un amour indicible, Il appela tout autour de Lui [les ĂȘtres et les choses] autour de Lui. Ă Son signe, toute la CrĂ©ation, les bienfaits de la RĂ©demption se sont retrouvĂ©s autour de Lui, et JĂ©sus liait ma pauvre Ăąme Ă toute la CrĂ©ation et Ă la RĂ©demption, pour que je reçoive tous les effets de tout ce que Sa VolontĂ© adorable avait accompli. Et Il me dit :Â
« Ma fille, celui qui se laisse dominer par Ma Volonté est sous l'influence de tous Ses actes et reçoit les effets et la vie de TOUT ce que J'ai fait dans la Création et la Rédemption ; tout est en relation avec Elle et lié à Elle. »
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1 essence = la nature profonde, fondamentale d'une chose ; ici, la substance mĂȘme des vĂ©ritĂ©s, leur vĂ©ritable nature qui va au-delĂ de ce qui pourrait sembler superficiel ou apparent (comme des couleurs)
2  comprendre quelque chose tellement profondément, tellement clairement qu'on a l'impression de l'effleurer, de le toucher presque
(1) Je pensais Ă la Sainte Divine VolontĂ© et me disais : "Mais quel sera le grand bien de ce Royaume du 'FIAT' SuprĂȘme ?" Et JĂ©sus, comme sâil interrompait ma pensĂ©e, bougea rapidement en moi et me dit :Â
(2) « Ma fille, quel sera le grand bien ? Quel sera le grand bien ? Le Royaume de Mon 'FIAT' renfermera tous les biens, tous les miracles et les prodiges les plus extraordinaires ; et mĂȘme Il les surpassera tous rĂ©unis ensemble. Si le mot 'miracle' signifie rendre la vue Ă un aveugle, redresser un boiteux, guĂ©rir un malade, ressusciter un mort, etc., alors le Royaume de Ma VolontĂ©, parce qu'Il dĂ©tient la substance [la nourriture] prĂ©ventive, fera en sorte que quiconque y entre ne courra aucun risque de devenir aveugle, boiteux ou malade.Â
« La mort nâaura plus aucun pouvoir sur lâĂąme, et celle du corps ne sera pas une mort vĂ©ritable, mais un simple passage. En lâabsence de la nourriture du pĂ©chĂ© et de la volontĂ© humaine dĂ©gradĂ©e, qui provoque la corruption des corps, et grĂące Ă la nourriture prĂ©ventive de Ma VolontĂ©, les corps ne seront plus sujets Ă l'horrible putrĂ©faction et dĂ©composition, spectacle effrayant mĂȘme pour les plus forts, comme c'est le cas maintenant. Au contraire, ils resteront intacts dans leurs cercueils, attendant le jour de la rĂ©surrection universelle [la rĂ©surrection de tous].Â
« Alors, selon toi, quel est le plus grand miracle : rendre la vue Ă un pauvre aveugle, redresser un boiteux, guĂ©rir un infirme, ou dĂ©tenir un moyen prĂ©ventif qui permettrait de ne jamais perdre la vue, de marcher toujours droit et de rester en parfaite santĂ© ? ... Le miracle par le moyen prĂ©ventif est plus grand que le miracle qui intervient aprĂšs la survenue dâun malheur. Voici la grande diffĂ©rence entre le Royaume de la RĂ©demption et celui du 'FIAT' SuprĂȘme.
« Dans le premier [RĂ©demption], il y avait des miracles pour les pauvres malheureux, comme câest encore le cas aujourdâhui, oĂč certains se trouvent dans un malheur et dâautres dans un autre. Câest pourquoi Jâai donnĂ©, mĂȘme extĂ©rieurement, lâexemple de nombreuses guĂ©risons diffĂ©rentes, qui Ă©taient le symbole des guĂ©risons que Je donnais aux Ăąmes, mais qui retombent facilement dans leurs infirmitĂ©s.Â
« Le second ['FIAT' SuprĂȘme] sera un miracle prĂ©ventif, car Ma VolontĂ© possĂšde une Puissance miraculeuse. Les crĂ©atures qui se laisseront dominer par Elle ne seront plus sujettes au mal. Par consĂ©quent, il ne sera plus nĂ©cessaire de faire des miracles, car Ma VolontĂ© les conservera toujours saines, saintes et belles, dignes de cette beautĂ© qui sortit de Nos mains crĂ©atrices lors de la crĂ©ation de la crĂ©ature.
« Le Royaume du 'FIAT' Divin accomplira le grand miracle de dissiper tous les maux, toutes les misĂšres, toutes les peurs, car Il ne fera pas des miracles Ă des moments et en fonction des circonstances, mais Il gardera les enfants de Son Royaume avec un acte de miracle continu, pour les prĂ©server de tout mal, les distinguant ainsi comme les enfants de Son royaume. Cela se passera dans lâĂąme, mais il y aura aussi nombreux changements dans le corps. Le pĂ©chĂ© Ă©tant la nourriture de tous les maux 1, une fois le pĂ©chĂ© enlevĂ©, il nây aura plus de source [d'aliment] pour le mal, d'autant plus que Ma VolontĂ© et le pĂ©chĂ© ne peuvent coexister. Ainsi, la nature humaine bĂ©nĂ©ficiera aussi des effets bĂ©nĂ©fiques du 'FIAT' SuprĂȘme.Â
(3) « Maintenant, ma fille, devant prĂ©parer le grand miracle du Royaume du 'FIAT' SuprĂȘme, Je fais avec toi, en tant que fille aĂźnĂ©e de Ma VolontĂ©, ce que Jâai fait avec la Reine Souveraine, ma MĂšre, lorsque Je devais prĂ©parer le Royaume de la RĂ©demption. Je lâai attirĂ©e tout prĂšs de moi et Lâai maintenue entiĂšrement occupĂ©e dans Son intĂ©rieur, afin de pouvoir, avec Elle, former le miracle de la RĂ©demption, dont le besoin Ă©tait si grand. Nous avions tant de choses Ă accomplir, Ă refaire et Ă complĂ©ter, que Je dus occulter tout ce qui, Ă lâextĂ©rieur, aurait pu ĂȘtre perçu comme un miracle, Ă lâexception de Ses vertus parfaites. Ainsi, Je La rendis plus libre pour lui faire traverser la mer infinie du 'FIAT' Ă©ternel, afin quâElle puisse avoir accĂšs auprĂšs de la Divine MajestĂ© et obtenir le Royaume de la RĂ©demption.Â
« Quâest-ce qui aurait Ă©tĂ© le plus grand ? Que la Reine CĂ©leste ait rendu la vue aux aveugles, la parole aux muets et accompli divers miracles, ou quâElle ait accompli le miracle de faire descendre le Verbe Ăternel sur la terre ? Les premiers auraient Ă©tĂ© des miracles accidentels, passagers et individuels, tandis que le second est un miracle permanent, universel et accessible Ă tous, Ă condition quâils le dĂ©sirent.Â
« Ainsi, les premiers miracles auraient Ă©tĂ© comme de simples riens en comparaison du second. Elle Ă©tait un vĂ©ritable soleil qui, Ă©clipsant tout, Ă©clipsait mĂȘme en Elle-mĂȘme 2 le Verbe [la Parole] du PĂšre, faisant germer dans sa lumiĂšre tous les biens, tous les effets et tous les miracles issus de la RĂ©demption. Mais, Ă lâimage du soleil, Elle produisit ces biens et ces miracles sans se montrer, sans qu'on sache qu'Elle Ă©tait la cause premiĂšre de tout. En fait, tout le bien que Jâai accompli sur la terre, Je lâai fait parce que lâImpĂ©ratrice du Ciel, ayant obtenu son empire sur la DivinitĂ©, Mâattira du Ciel pour Me donner aux crĂ©atures.
(4) « Maintenant, Je fais de mĂȘme avec toi [Luisa] pour prĂ©parer le Royaume du 'FIAT' SuprĂȘme. Je te garde prĂšs de Moi et te fais traverser Son ocĂ©an infini, afin de te donner accĂšs auprĂšs du PĂšre cĂ©leste, pour que tu puisses Le prier, Le convaincre et exercer ton empire sur Lui, afin dâobtenir le 'FIAT' de Mon Royaume. Et pour accomplir et consumer en toi toute la puissance miraculeuse nĂ©cessaire 3 pour former un Royaume si saint, Je te garde continuellement occupĂ©e, dans ton intĂ©rieur [dans ton Ăąme], par lâĆuvre de Mon Royaume ; Je tâenvoie continuellement faire des rondes 4 afin de faire, refaire et complĂ©ter tout ce qui est requis, et ce que tous devraient faire, afin de former le grand miracle de Mon Royaume. Mais extĂ©rieurement, Je ne laisse rien paraĂźtre de miraculeux en toi, exceptĂ© la lumiĂšre de Ma VolontĂ©.
« Certains pourraient dire : 'Les prodiges que le bienheureux JĂ©sus manifeste Ă cette crĂ©ature au sujet du Royaume du Divin 'FIAT' sont si nombreux que les bienfaits qu'Il apportera dĂ©passeront la CrĂ©ation et la RĂ©demption, et seront mĂȘme la couronne de l'une et de l'autre ! Mais malgrĂ© tout ce bien, extĂ©rieurement, rien de miraculeux ne peut se voir en elle comme confirmation du grand bien de ce Royaume du 'FIAT' Ă©ternel, tandis que les autres saints, sans mĂȘme le prodige de ce grand bien, accomplissaient des miracles Ă chaque pas.'Â
« Mais s'ils regardent en arriĂšre pour considĂ©rer ma chĂšre Maman, la plus sainte de toutes les crĂ©atures, et le grand bien qu'Elle renferma en Elle-mĂȘme et apporta aux crĂ©atures, nul ne peut se comparer Ă Elle ! Elle accomplit le grand miracle de concevoir en Elle le Verbe Divin et le prodige de donner un Dieu Ă chaque crĂ©ature. Et devant ce prodige, jamais vu ni entendu, de pouvoir donner le Verbe Ăternel aux crĂ©atures, tous les autres miracles rĂ©unis ne sont que de petites flammes devant le soleil.Â
« Ainsi, celui qui doit accomplir le plus [le plus important] nâa pas besoin de faire le moins [les moindres choses].Â
« De mĂȘme, devant le grand miracle du Royaume de Ma VolontĂ© rĂ©tabli parmi les crĂ©atures, tous les autres miracles ne sont que de petites flammes face au grand Soleil de Ma VolontĂ©. Chaque parole, chaque vĂ©ritĂ©, chaque manifestation concernant ce Royaume est un miracle issu de Ma VolontĂ©, agissant comme un rempart contre tous les maux, comme un lien pour attacher les crĂ©atures Ă un bien infini, Ă une gloire plus grande, et Ă une nouvelle beautĂ© entiĂšrement divine.Â
« Chacune des vĂ©ritĂ©s que Je rĂ©vĂšle sur Ma VolontĂ© Ă©ternelle contient une puissance et une vertu bien plus prodigieuses que de ressusciter un mort, guĂ©rir un lĂ©preux, rendre la vue Ă un aveugle ou faire parler un muet. Mes Paroles sur la saintetĂ© et la puissance de Mon 'FIAT' ramĂšneront les Ăąmes Ă leur origine, les guĂ©riront de la lĂšpre engendrĂ©e par la volontĂ© humaine, leur ouvriront les yeux pour contempler les biens du Royaume de Ma VolontĂ©, alors quâelles Ă©taient jusque-lĂ comme des aveugles, et rendront la parole Ă beaucoup de crĂ©atures muettes qui, bien quâelles sachent dire de nombreuses choses, restent silencieuses sur Ma VolontĂ©, nâayant pas de mots pour lâexprimer. Et surtout, elles accompliront le grand miracle de donner Ă chaque crĂ©ature une VolontĂ© Divine, contenant tous les biens. Quels trĂ©sors Ma VolontĂ© n'accordera-t-elle pas lorsquâElle sera pleinement en possession des enfants de Son Royaume ?
« Ainsi, Je te tiens entiĂšrement occupĂ©e dans l'Ćuvre de ce Royaume, car il y a beaucoup Ă faire pour prĂ©parer ce grand miracle : que le Royaume du 'FIAT' soit connu et possĂ©dĂ©. Sois donc attentive en franchissant l'ocĂ©an infini de Ma VolontĂ©, afin que l'ordre soit rĂ©tabli entre le CrĂ©ateur et la crĂ©ature ; ainsi, Je pourrai accomplir, par ton intermĂ©diaire, ce grand miracle : que l'homme retourne Ă son origine, d'oĂč il est sorti.Â
(5) Je repensais Ă ce qui venait d'ĂȘtre Ă©crit, notamment au fait que chaque Parole et manifestation concernant la SuprĂȘme VolontĂ© est un miracle. Alors JĂ©sus, pour me confirmer ce quâIl venait de me dire, ajouta :Â
(6) « Ma fille, selon toi, quel fut le plus grand miracle lors de Ma venue sur terre : Ma Parole, lâĂvangile que Jâai annoncĂ©, ou le fait que Jâaie rendu la vie aux morts, la vue aux aveugles, lâouĂŻe aux sourds, etc. ? Ah ! Ma fille, Ma Parole, Mon Ăvangile, fut un miracle bien plus grand, car les miracles eux-mĂȘmes naquirent de Ma Parole : leur fondement 5 et leur substance provenaient de Ma Parole crĂ©atrice. Les Sacrements, la CrĂ©ation elle-mĂȘme â miracles permanents â, tirĂšrent leur vie de Ma Parole, et mĂȘme Mon Ăglise a pour rĂ©gime et fondement Ma Parole, Mon Ăvangile. Ainsi, Ma Parole, Mon Ăvangile, fut le vĂ©ritable miracle, car les autres miracles ne prirent vie que grĂące Ă Ma Parole miraculeuse.
« Sois donc certaine que la Parole de ton JĂ©sus est le plus grand miracle. Ma Parole est comme un vent puissant qui souffle, frappe lâouĂŻe, pĂ©nĂštre les cĆurs, rĂ©chauffe, purifie, illumine. Elle tourne et retourne de nation en nation, parcourt le monde entier et traverse les siĂšcles. Qui pourrait jamais faire disparaĂźtre ou enterrer une seule de Mes Paroles ? Personne.Â
« Et si parfois il semble que Ma Parole soit silencieuse et comme cachĂ©e, Elle ne perd jamais Sa vie. Quand on s'y attend le moins, Elle sort et se rĂ©pand partout. Les siĂšcles passeront, et tous, hommes et choses, seront emportĂ©s et disparaĂźtront, mais Ma Parole ne passera jamais, car Elle contient la Vie, la force miraculeuse de Celui qui lâa faite sortir.Â
« Donc, Je confirme que chaque Parole et manifestation que Je fais sur le 'FIAT' Ă©ternel est le plus grand miracle, qui servira pour le Royaume de Ma VolontĂ©. Et câest pourquoi Je te pousse tant et tiens tant Ă ce qu'aucun de Mes mots ne reste non manifestĂ© et non Ă©crit par toi, car alors, Je vois revenir vers Moi un de Mes miracles, qui aurait apportĂ© tant de bien aux enfants du Royaume du 'FIAT' SuprĂȘme. »Â
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1 đ â Le pĂ©chĂ© est la nourriture des maux de l'homme
2  éclipsait mĂȘme en Elle-mĂȘme = la notion d'Ă©clipse est abordĂ© dans le texte du 13 octobre 1926 oĂč, la VolontĂ© divine Ă©clipse la volontĂ© humaine ; ici, c'est la Reine Souveraine qui Ă©clipse le PĂšre
3 consumer en toi toute la puissance miraculeuse nécessaire = utiliser, brûler en toi ...
4 faire des rondes = à travers la Création et la Rédemption, Luisa s'efforce continuellement de suivre la Volonté Divine dans toutes Ses actions, pensées et désirs, demandant en tout et tous, la venue du 'FIAT'. Voir le texte du 17 octobre 1926
5 Â le fondement = la base
(1) Je faisais mon tour habituel dans la VolontĂ© Divine et, dans chaque chose, je dĂ©posais mon âJe T'aimeâ et demandais que le Royaume du 'FIAT' vienne et soit connu sur la terre. En arrivant aux actes mon doux JĂ©sus a accomplis dans la RĂ©demption, je demandais dans chacun d'eux : "Que Ton rĂšgne vienne." Et je me disais :Â
"Avant, lorsque je parcourais toute la CrĂ©ation et la RĂ©demption, je mettais seulement mon âJe T'aimeâ, mon adoration et mon merci. Alors, pourquoi maintenant ne puis-je mâempĂȘcher de demander le Royaume du 'FIAT' ?
Je ressens le dĂ©sir de tout emporter, de la plus petite chose Ă la plus grande, le Ciel et la terre, les actes mĂȘmes de JĂ©sus et JĂ©sus Lui-mĂȘme, et de les forcer pour que tout et tous disent avec moi : "Nous voulons le Royaume du 'FIAT' SuprĂȘme, nous Le voulons rĂ©gnant, dominant parmi nous."
Dâautant plus que tout [les choses, les crĂ©atures] le veut. Les actes mĂȘmes de JĂ©sus, Sa vie, Ses larmes, Son sang, Ses plaies rĂ©pĂštent : "Que vienne Notre Royaume sur la terre."
Et moi, jâentre dans lâacte de JĂ©sus et je rĂ©pĂšte avec Lui : "Que vienne tout de suite le Royaume du 'FIAT' Divin."Â
Alors que je rĂ©flĂ©chissais Ă cela, mon Bien-aimĂ© JĂ©sus sortit de mon intĂ©rieur et, avec une tendresse inexprimable [indicible] m'a dit :Â
(2) « Ma fille, celle qui est nĂ©e dans Ma VolontĂ© sent Sa Vie circuler en elle, et, naturellement, elle dĂ©sire pour tous ce quâelle-mĂȘme possĂšde. Et puisque Ma VolontĂ© est immense, quâElle embrasse tout et tous, celui qui La possĂšde tourne1 Ă travers tout ce quâElle contient, pour La prier et La convaincre de descendre sur la terre afin dây Ă©tablir Son Royaume. Mais tu dois savoir que, pour avoir la domination sur les choses sorties et contenues dans Ma VolontĂ©, et leur faire dire et faire ce que tu veux, tu as dĂ» d'abord les connaĂźtre et les aimer, afin que l'amour te confĂšre ce droit de les possĂ©der. VoilĂ la cause pour laquelle, auparavant, en parcourant toutes Mes Ćuvres, tu y imprimais ton 'Je T'aime', 'Je T'adore', 'Je Te remercie' : c'Ă©tait les connaissances de Mes Ćuvres que tu acquĂ©rais et leur possession que tu prenais.
« Maintenant, aprĂšs avoir pris leur possession, au milieu de Mes Ćuvres et avec elles, que peux-tu demander, de plus grand, de plus saint, de plus beau, de plus porteur de tous les bonheurs pour les gĂ©nĂ©rations humaines, que la venue du Royaume de Ma VolontĂ© ?⯠Dâautant plus que, dans la CrĂ©ation, câĂ©tait le Royaume du 'FIAT' que Je voulais Ă©tablir parmi les crĂ©atures ! De mĂȘme, dans le Royaume de la RĂ©demption, le principe 2 et la substance 3 de tous Mes actes, Ma propre Vie Elle-mĂȘme, au plus profond dâeux, rĂ©clamaient le 'FIAT', et câest pour le 'FIAT' quâils ont Ă©tĂ© accomplis.Â
« Si tu pouvais voir Ă lâintĂ©rieur de chacune de Mes larmes, dans chaque goutte de Mon Sang, dans chacune de Mes souffrances et dans toutes Mes actions, tu discernerais le 'FIAT' quâelles rĂ©clamaient et leur objectif : obtenir le Royaume de Ma VolontĂ©. Bien qu'en apparence, elles semblaient destinĂ©es Ă racheter et sauver lâhomme, elles traçaient le chemin vers le Royaume de Ma VolontĂ©. Cela arrive aussi aux crĂ©atures lorsquâelles dĂ©cident de possĂ©der [d'acheter] un royaume, une maison, un terrain : elles ne se retrouvent pas subitement en sa possession [en tant que propriĂ©taires] ! Elles doivent suivre leur chemin, et qui sait combien de souffrances, de combats et dâescalades il leur faut pour parvenir Ă possĂ©der [ce bien qu'elles convoitent] !Â
« Ma fille, si dans tous les actes et les souffrances que Mon Humanité a endurées, il n'y avait pas eu pour principe, pour substance et pour vie, le rétablissement du Royaume de Mon 'FIAT' sur la terre, Je Me serais éloigné et J'aurais perdu le but de la Création, ce qui est impossible. En Dieu, lorsqu'un objectif est fixé, il peut et doit atteindre son accomplissement.
« Et si, toi, dans tout ce que tu fais, souffres et dis, tu ne demandes pas Mon 'FIAT', si tu n'as pas pour principe et pour substance Ma VolontĂ©, tu t'Ă©loignes et tu n'accomplis pas ta mission. Il est donc nĂ©cessaire que tu tournes encore et encore dans Ma VolontĂ©, au milieu de Mes Ćuvres, pour demander, en choeur avec elles, que vienne le Royaume du 'FIAT' SuprĂȘme, afin que, avec la CrĂ©ation et toutes les Ćuvres que Jâai accomplies dans la RĂ©demption, vous puissiez tous ĂȘtre remplis 4 jusquâau ras bord de tous les actes nĂ©cessaires devant le PĂšre CĂ©leste, pour faire connaĂźtre et obtenir le Royaume de Ma VolontĂ© sur la terre.
« Maintenant, tu dois savoir que toute la CrĂ©ation et toutes les Ćuvres que J'ai accomplies dans la RĂ©demption ressemblent Ă une famille noble et riche, fatiguĂ©e dâattendre. Les enfants de cette famille sont d'une stature parfaite, beaux, et dotĂ©s dâun esprit exceptionnel. Toujours bien vĂȘtus, avec des tenues soignĂ©es, ils se distinguent toujours et font la meilleure impression parmi tous les autres. Mais un grand malheur est survenu dans cette famille si privilĂ©giĂ©e : lâun de ses enfants, se dĂ©gradant, a perdu sa noblesse. Il reste constamment sale et accomplit des actes indignes et vils qui dĂ©shonorent la famille. MalgrĂ© tous leurs efforts pour le ramener aux cĂŽtĂ©s de ses frĂšres, rien nây fait. Au contraire, il va de mal en pis, jusquâĂ devenir la risĂ©e et la honte de tous. Toute la famille en est profondĂ©ment peinĂ©e ! Pourtant, malgrĂ© le dĂ©shonneur qu'il leur inflige, ils ne peuvent pas le rejeter, ni prĂ©tendre qu'il ne fait pas partie de leur famille ou qu'il n'est pas issu du mĂȘme PĂšre.
« Ainsi en est-il de la CrĂ©ation et des Ćuvres de Ma RĂ©demption. Elles appartiennent toutes Ă la Famille cĂ©leste. Leur origine est la noblesse divine, et elles portent toutes pour emblĂšme 5, pour souverainetĂ© et pour vie, la VolontĂ© de leur PĂšre cĂ©leste. Câest pourquoi, conservant leur noblesse, elles demeurent belles, dignes, pures et empreintes dâune beautĂ© fascinante, dignes de cette VolontĂ© qui les anime. Mais un malheur a frappĂ© cette glorieuse et honorable Famille cĂ©leste : lâhomme, issu du mĂȘme PĂšre qu'elles, un seul parmi eux, sâest dĂ©gradĂ©. Et au milieu de leur gloire et de leur beautĂ©, il reste toujours impur, accomplissant des actions insensĂ©es, indignes et viles. Elles 6 ne peuvent nier qu'il fait partie de leur famille, mais ne peuvent l'accepter parmi elles dans cet Ă©tat de souillure et de folie. C'est pourquoi, comme Ă©puisĂ©es, elles prient pour que vienne le Royaume de Ma VolontĂ© parmi les crĂ©atures, afin que leur Famille retrouve une noblesse, un honneur et une gloire uniques.
« Et en voyant la petite fille de Ma VolontĂ© aller parmi elles, les animer, et demander, tout en les unissant, que chacune, dâune seule voix avec les autres, implore que le Royaume du 'FIAT' SuprĂȘme vienne parmi les crĂ©atures, elles ressentent toutes une immense joie, certaines que leur douleur touche Ă sa fin. »
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1 tourne = quand on tourne, on revient continuellement sur nos pas, sans arrĂȘt ; donc Luisa tourne et tourne sans cesse dans tout ce que contient la VolontĂ© divine [Asa]
2 Â principe = origineÂ
3 substance = base, fondement
4 vous puissiez tous ĂȘtre remplis = Luisa, les choses de la CrĂ©ation et les Oeuvres de la RĂ©demption
Traduction difficile
Pour Harvey : demandant en chĆur avec elles, que vienne le royaume du FIAT SuprĂȘme, afin qu'Elle [dans le sens de Ma VolontĂ©] soit remplie jusqu'au bord, ...
Pour Lemyze : pour demander, toutes en chĆur, la venue du Fiat suprĂȘme â afin que, avec toute la CrĂ©ation et avec toutes mes Ćuvres accomplies dans la RĂ©demption, tu [dans le sens de Luisa elle-mĂȘme] puisses ĂȘtre remplie jusquâĂ ras bordÂ
5 emblÚme = insigne ; figure destinée à représenter une personne, une autorité, un métier, un parti
6 elles = les choses de la crĂ©ation et les Ćuvres de la RĂ©demption
(1) Je continue Ă mâunir aux actes de JĂ©sus dans la RĂ©demption et mon toujours aimable JĂ©sus me dit :
(2) « Ma fille, vois-tu comment tous les actes que Jâai accomplis pour racheter lâhomme, mĂȘme Mes propres miracles rĂ©alisĂ©s durant Ma vie publique, nâĂ©taient rien dâautre quâun appel au Royaume du 'FIAT' SuprĂȘme parmi les crĂ©atures ? 1 En les accomplissant, Je demandais Ă Mon PĂšre cĂ©leste de Le faire connaĂźtre et de Le rĂ©tablir au milieu des gĂ©nĂ©rations humaines.Â
« Si J'ai rendu la vue aux aveugles, Mon intention premiĂšre [Mon acte premier] Ă©tait de chasser les tĂ©nĂšbres de la volontĂ© humaine, cause premiĂšre de la cĂ©citĂ© de lâĂąme et du corps, afin que la lumiĂšre de Ma VolontĂ© puisse illuminer les Ăąmes de tant d'aveugles, leur donnant la vue nĂ©cessaire pour contempler Ma VolontĂ©, lâaimer, et que mĂȘme leurs corps soient prĂ©servĂ©s de la perte de la vue. Si J'ai rendu lâouĂŻe aux sourds, Je demandais dâabord Ă Mon PĂšre quâils acquiĂšrent lâouĂŻe pour entendre les voix, les connaissances et les prodiges de Ma VolontĂ© Divine , afin quâElle pĂ©nĂštre leurs cĆurs, les domine, et quâil nây ait plus de sourds dans le monde â ni dans les Ăąmes, ni dans les corps. MĂȘme pour les morts que J'ai ressuscitĂ©s, Je demandais que leurs Ăąmes ressuscitent dans Ma VolontĂ© Ă©ternelle, y compris ceux qui Ă©taient corrompus et rĂ©duits Ă un Ă©tat pire que celui des cadavres par la volontĂ© humaine. Et lorsque J'ai pris les cordes [les fouets] pour chasser les profanateurs du temple, c'Ă©tait la volontĂ© humaine que Je chassais, afin que la Mienne puisse entrer, rĂ©gner et dominer, pour qu'ils soient vĂ©ritablement riches dans leur Ăąme et ne soient plus soumis Ă la pauvretĂ© naturelle. Et mĂȘme lorsque Je suis entrĂ© triomphalement Ă JĂ©rusalem, acclamĂ© par la foule et entourĂ© d'honneur et de gloire, c'Ă©tait le triomphe de Ma VolontĂ© que J'Ă©tablissais parmi les peuples. Chacun de Mes actes sur terre avait pour but principal de rĂ©tablir Ma VolontĂ© au milieu des crĂ©atures, car c'Ă©tait ce qui Me tenait le plus Ă cĆur.Â
« Si cela n'avait pas Ă©tĂ© le cas, si dans tout ce que J'ai accompli et souffert, Je n'avais pas eu comme intention premiĂšre [acte premier] le rĂ©tablissement du Royaume du 'FIAT' SuprĂȘme parmi les crĂ©atures, Ma venue sur terre n'aurait apportĂ© qu'un bien partiel, incomplet, aux gĂ©nĂ©rations, et la gloire de Mon PĂšre CĂ©leste n'aurait pas Ă©tĂ© entiĂšrement restaurĂ©e par Moi. En effet, Ma VolontĂ© est l'origine [le principe] de tout bien, et la raison unique [le but, le dessein, la finalitĂ©] de la CrĂ©ation et de la RĂ©demption ; Elle constitue par consĂ©quent, lâaccomplissement ultime de toutes Nos Ćuvres. Ainsi, sans Elle, Nos Ćuvres les plus belles restent inachevĂ©es et privĂ©es de leur couronnement, car seule Ma VolontĂ© en est la couronne et le sceau attestant de leur accomplissement. C'est pourquoi, pour l'honneur et la gloire mĂȘme de l'Ćuvre de la RĂ©demption, l'acte premier de Ma volontĂ© avait un seul but : Ă©tablir le Royaume de Ma VolontĂ© sur la terre.
(3) AprĂšs cela, je commençais ma ronde [ma tournĂ©e] dans la Divine VolontĂ© et, en entrant dans le Paradis terrestre [Ăden terrestre], lĂ oĂč Adam s'Ă©tait pour la premiĂšre fois soustrait Ă la VolontĂ© Divine, je disais Ă mon doux JĂ©sus :Â
"Mon amour, je veux annihiler [anĂ©antir] ma volontĂ© dans la Tienne, afin qu'elle ne puisse jamais avoir de vie propre, et faire en sorte qu'en tout et pour toujours [Ă jamais], ce soit la Tienne seule qui vive, rĂ©parant ainsi le premier acte qu'Adam a commis et redonnant toute la gloire Ă Ta SuprĂȘme VolontĂ©, comme si Adam ne s'en Ă©tait jamais Ă©loignĂ©."
OhâŻ! Comme je voudrais Lui redonner lâhonneur quâAdam a perdu en suivant sa propre volontĂ© et en rejetant la Tienne ! Et cet acte, je veux le rĂ©pĂ©ter autant de fois que 'toutes' les crĂ©atures ont suivi leur propre volontĂ© â cause de tous leurs maux â en rejetant la Tienne â principe [origine] et source de tous les biens. C'est pourquoi je Te supplie pour que le Royaume du 'FIAT' SuprĂȘme vienne bientĂŽt, afin que chacun, depuis Adam jusqu'Ă toutes les crĂ©atures qui ont suivi leur volontĂ©, puisse recevoir lâhonneur et la gloire perdus, et que Ta VolontĂ© obtienne son triomphe, sa gloire et son accomplissement. "
Alors que je disais cela, mon Souverain Bien, JĂ©sus, fut profondĂ©ment Ă©mu et attendri. En me prĂ©sentant mon premier pĂšre, Adam, Il me fit entendre de sa part, avec une intensitĂ© [une emphase] dâamour toute particuliĂšre :Â
(4) [ADAM] : "âŻFille bĂ©nie, enfin ! Mon Seigneur et Mon Dieu, aprĂšs tant de siĂšcles, a fait apparaĂźtre au grand jour celle qui devait sâoccuper de me rendre lâhonneur et la gloire que jâai perdus en suivant malheureusement ma propre volontĂ©.âŻComme je me sens doublement heureuxâŻ! JusquâĂ prĂ©sent, personne nâa pensĂ© Ă me restituer cet honneur que jâai perdu. Câest pourquoi je rends grĂące Ă Dieu avec ferveur de tâavoir fait apparaĂźtre Ă la lumiĂšre, et je te remercie, toi, ma fille la plus chĂšre, dâavoir pris lâengagement de rendre Ă Dieu la gloire, comme si Sa VolontĂ© nâavait jamais Ă©tĂ© offensĂ©e par moi, et de me restituer le grand honneur que le Royaume du 'FIAT' SuprĂȘme soit rĂ©tabli au milieu des gĂ©nĂ©rations humaines.âŻâŻIl est juste que je te cĂšde la place qui me revenait, en tant que premiĂšre crĂ©ature sortie des mains de notre CrĂ©ateur.âŻ"
(5) AprĂšs cela, mon aimable JĂ©sus, me serrant contre Lui, m'a dit :Â
(6) « Ma fille, non seulement Adam, mais tout le Ciel attend tes actes dans Ma VolontĂ©, afin de recevoir l'honneur que leur a enlevĂ© la volontĂ© humaine. Tu dois savoir que J'ai mis plus de grĂąces en toi qu'en Adam, afin que Ma VolontĂ© puisse te possĂ©der, te dominer avec triomphe, et que ta volontĂ© se sente honorĂ©e de ne jamais avoir eu de vie propre, en cĂ©dant la place Ă La Mienne. Adam n'avait pas Mon HumanitĂ© comme aide, force et couronnement de Ma VolontĂ©, car Je ne l'avais pas encore Ă cette Ă©poque. Par contre, Jâai placĂ© mon HumanitĂ© en toi pour te donner tout le secours nĂ©cessaire, afin que ta volontĂ© reste Ă sa place et que la Mienne puisse rĂ©gner, et suivre, avec toi, tes rondes dans Ma VolontĂ© Ă©ternelle â pour Ă©tablir Son Royaume.Â
(7) En entendant cela, surprise je Lui dis : " Mon JĂ©sus, que dis-Tu ? Il me semble que Tu veux me tenter et Te moquer de moi. Est-il possible que Tu aies mis plus de grĂąces en moi quâen Adam ? "
(8) Et Jésus : « Bien sûr, bien sûr, ma fille ! Je devais m'assurer que ta volonté soit soutenue par une Humanité Divine pour qu'elle [ta volonté] ne vacille pas et demeure ferme dans La Mienne. Je ne me moque pas de toi. Je te dis cela afin que tu sois en harmonie avec Moi [en phase, que tu Me correspondes] et que tu restes attentive. »
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1 nâĂ©taient rien dâautre quâun appel au Royaume du 'FIAT' SuprĂȘme parmi les crĂ©atures = n'avaient pour but que de ramener le Royaume du 'FIAT' SuprĂȘme parmi les crĂ©atures
(1) Je continuais ma ronde dans la CrĂ©ation, suivant chaque acte de la VolontĂ© SuprĂȘme dans chaque chose créée. Mon toujours aimable JĂ©sus, sorti de mon intĂ©rieur, mâaccompagnait Ă travers tout lâespace de la voĂ»te cĂ©leste, et, Ă mesure que nous arrivions Ă chaque chose créée, Il sursautait de joie et d'amour. Puis, s'arrĂȘtant, Il me dit :Â
(2) « Ma fille, J'ai créé le ciel et y ai concentrĂ© mon Amour pour lâhomme. Et pour lui offrir un plus grand plaisir [dĂ©lice], Je l'ai parsemĂ© d'Ă©toiles. Je nâaimais pas le ciel pour lui-mĂȘme, mais lâhomme dans le ciel ; c'est pour lui que Je l'ai créé. Que mon Amour fut grand et fort en dĂ©ployant cette voĂ»te azurĂ©e au-dessus de la tĂȘte de l'homme, ornĂ©e d'Ă©toiles resplendissantes, semblable Ă un pavillon1 que ni rois ni empereurs ne pourraient Ă©galer !
«  Mais Je ne me suis pas contentĂ© de concentrer mon Amour dans le ciel pour lâhomme, afin quâil en jouisse. Voulant Me rĂ©jouir dans un amour rĂ©ciproque avec lui 2, J'ai voulu crĂ©er le soleil, y concentrant un amour immense pour lui. J'aimais l'homme dans le soleil et non le soleil lui-mĂȘme ; câest pourquoi, dans le soleil, J'ai placĂ© un Amour de nĂ©cessitĂ©, car le soleil Ă©tait nĂ©cessaire Ă la terre, devant servir les plantes et le bien-ĂȘtre de lâhomme ; un Amour de la lumiĂšre, devant l'Ă©clairer ; un Amour du feu, devant le rĂ©chauffer. Les innombrables effets produits par cet astre sont un miracle continuel [permanent], suspendu dans la voĂ»te cĂ©leste et descendant avec sa lumiĂšre pour le bien de tous.Â
« Jâai centralisĂ© dans le soleil, tant de spĂ©cialitĂ©s dâAmour pour lâhomme, pour tous les bienfaits et les effets quâil produit ! Oh ! si seulement la crĂ©ature faisait attention Ă lâAmour que le soleil lui transmet, comme Je me sentirais heureux et comblĂ© de recevoir en retour, une rĂ©ponse Ă ce grand Amour que Jâai placĂ© dans ce porteur divin de ma LumiĂšre et de mon Amour !
« Si Ma VolontĂ© SuprĂȘme Ćuvrait en donnant vie Ă toute-chose créée, câĂ©tait pour Se donner Ă travers elles, comme vie aux gĂ©nĂ©rations humaines. De plus, Mon Amour, suivant Son chemin dans Mon 'FIAT' Ă©ternel, se centralisait Lui-mĂȘme, dans chaque chose créée pour aimer l'homme : dans le vent, dans la mer, dans la petite fleur, dans le petit oiseau qui chante, en toutes choses, Je centralisais mon Amour, afin que toutes ces choses puissent transmettre de lâamour Ă lâhomme. Mais pour ressentir, comprendre et accueillir ce langage dâAmour, lâhomme devait mâaimer ; sinon, toute la CrĂ©ation resterait comme muette, dĂ©pourvue de vie et de sens pour lui.3
« AprĂšs avoir créé toutes choses, Jâai façonnĂ© la nature de lâhomme de Mes propres Mains crĂ©atrices : formant les os, Ă©tirant les nerfs, structurant le cĆur, J'y concentrai [centralisai] Mon Amour. Puis, aprĂšs l'avoir revĂȘtu de chair, Ă©rigeant la plus belle statue qu'aucun artisan n'aurait jamais pu rĂ©aliser, Je le regardai et l'aimai tellement qu'incapable de contenir Mon Amour dĂ©bordant, Je soufflai sur lui et lui insufflai la vie. Mais Nous nâĂ©tions pas encore satisfaits. La TrĂšs Sainte TrinitĂ©, dans un excĂšs d'amour, voulait le doter, lui offrant lâintellect [l'intelligence], la mĂ©moire et la volontĂ©. Et, selon sa capacitĂ© de crĂ©ature, nous lâenrichĂźmes de toutes les parcelles de Notre Ătre Divin 4.Â
« Toute la DivinitĂ© Ă©tait entiĂšrement concentrĂ©e Ă aimer et Ă se dĂ©verser dans l'homme. Celui-ci, dĂšs les premiers instants de sa vie, sentit toute la force de Notre Amour, et exprima avec sa voix, du fond de son cĆur, son amour Ă son CrĂ©ateur. Oh ! Comme Nous fĂ»mes heureux d'entendre Notre Ćuvre, la statue que Nous avions faite, parler et Nous aimer d'un amour parfait. C'Ă©tait le reflet de Notre Amour qui Ă©manait de lui ; cet amour n'Ă©tait pas contaminĂ© par sa volontĂ© et Ă©tait donc parfait, car il possĂ©dait la plĂ©nitude de Notre Amour. Jusquâalors, de toutes les choses créées par Nous, aucune ne Nous avait dit quâelle Nous aimait. Or, en entendant que lâhomme Nous aimait, Notre joie, Notre satisfaction, furent si grands que pour parfaire Notre fĂȘte, Nous le constituĂąmes roi de tout lâunivers et le plus magnifique joyau de Nos mains crĂ©atrices.Â
« Comme lâhomme Ă©tait beau dans les premiers temps de sa crĂ©ation. Il Ă©tait Notre reflet, et ces reflets lui donnaient une beautĂ© propre Ă ravir Notre amour et le rendaient parfait dans tous ses actes. La gloire quâil rendait Ă son CrĂ©ateur Ă©tait parfaite, de mĂȘme que son adoration, son amour et ses Ćuvres. Sa voix Ă©tait si harmonieuse qu'elle rĂ©sonnait dans toute la CrĂ©ation, car elle possĂ©dait l'harmonie divine et celle du 'FIAT' qui lui avait donnĂ© la vie. Tout Ă©tait 'ordre' en lui, car Notre VolontĂ© lui apportait l'ordre de son CrĂ©ateur, le rendait heureux et le faisait croĂźtre Ă Notre ressemblance, conformĂ©ment Ă Notre parole : "Faisons l'homme Ă Notre image et Ă Notre ressemblance." Chaque acte qu'il accomplissait dans l'unitĂ© de la lumiĂšre du 'FIAT' SuprĂȘme Ă©tait une nuance de beautĂ© divine qu'il acquĂ©rait, et chacune de ses paroles ajoutait une note harmonieuse de plus Ă la mĂ©lodie qu'il faisait rĂ©sonner. Tout Ă©tait amour en lui. En toutes choses, il exaltait Notre Gloire, Notre Puissance et Notre Sagesse infinie. Et toutes choses â le ciel, le soleil et la terre â lui apportaient des joies, du bonheur et l'amour de Celui qui l'avait créé.Â
« Si tu pouvais crĂ©er une statue selon l'aspect qui te plaĂźt le plus, puis y dĂ©verser tout ton ĂȘtre en lui donnant toutes tes humeurs vitales, et enfin, lui insuffler la vie grĂące au pouvoir de ton amour, combien ne l'aimerais-tu pas ? Et combien ne voudrais-tu pas qu'elle t'aime ? Quelle serait ta jalousie amoureuse, qu'elle fĂ»t entiĂšrement Ă ta disposition, ne supportant pas mĂȘme un battement de cĆur qui ne soit pas fait pour toi... Ah ! Dans ta statue, tu te verrais toi-mĂȘme et donc, pour chaque petite chose qui ne serait pas faite pour toi, tu sentirais comme un dĂ©chirement fait en toi. Ah ! Dans ta statue, tu te verrais toi-mĂȘme et donc, pour chaque petite chose qui ne serait pas faite pour toi, tu sentirais comme un dĂ©chirement fait en toi." Tel Je suis. Tout ce que la crĂ©ature ne fait pas pour Moi Me cause sont autant de dĂ©chirures... d'autant plus que la terre qui la soutient est Ă Moi, le soleil qui l'Ă©claire et la rĂ©chauffe est Ă Moi, l'eau qu'elle boit et la nourriture qu'elle prend sont Ă Moi, tout est Ă Moi. Elle vit Ă Mes dĂ©pens et tandis que Je lui donne tout, elle, ma belle statue, n'est pas pour Moi. Quelle douleur, quel affront, quelle offense cette statue m'inflige-t-elle ? Pense-y toi-mĂȘme, ma fille.
« Or tu dois savoir que seule Ma VolontĂ© peut rendre Ă Ma statue sa beautĂ© originelle, telle que Je l'avais créée, car Ma VolontĂ© conserve toutes Nos Ćuvres et porte tous Nos Reflets. Ainsi, l'Ăąme qui vit en Eux, si elle aime, reçoit d'Eux la perfection de l'amour ; si elle agit, elle reçoit d'Eux la perfection des Ćuvres, et ainsi de suite. En somme, tout ce que l'Ăąme fait en Ma VolontĂ© est parfait, et cette perfection lui confĂšre tant de nuances et de beautĂ©s variĂ©es qu'elle charme le Divin Artisan qui l'a formĂ©e.
« C'est pourquoi Je dĂ©sire tant que le 'FIAT' SuprĂȘme soit connu et forme Son Royaume au milieu des gĂ©nĂ©rations humaines, afin d'Ă©tablir l'ordre entre le CrĂ©ateur et la crĂ©ature, et ainsi, mettre en commun Nos Biens avec elle. Seule Notre VolontĂ© possĂšde ce pouvoir. Sans Ma volontĂ©, il n'y a que peu de bien, et Notre statue ne peut Nous revenir aussi belle qu'elle le fut, lorsqu'elle sortit de Nos Mains crĂ©atrices. »Â
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1 pavillon = petit bùtiment isolé, petite maison dans un jardin, un parc, pavillon de chasse
2 Désirant Me réjouir dans un amour réciproque avec lui = Dieu crée des choses par amour de l'homme, mais des choses nécessaires à sa survie ; en retour, Il attend l'amour et la reconnaissance de l'homme. [Asa]
Guy Harvey traduit plutÎt "voulant m'amuser en amour avec lui" ; cela aide à comprendre que Dieu "s'amuse" à créer des choses dont l'homme a besoin et qu'Il attend en retour son amour et sa reconnaissance, tel un cadeau.
3 đ â La "VolontĂ© SuprĂȘme" donne vie Ă chaque Ă©lĂ©ment de la crĂ©ation
4 les parcelles de Notre Ătre Divin = idĂ©e de richesse divine partagĂ©e avec dĂ©licatesse et proportion
(1) Je faisais ma tournĂ©e [ma ronde] habituelle Ă travers la CrĂ©ation pour aimer et glorifier, comme le 'FIAT' Divin Lui-mĂȘme aime et glorifie dans toutes les choses créées. Mais pendant que je faisais cela, je pensais en moi-mĂȘme : "Mon doux JĂ©sus me fait circuler Ă travers toute la CrĂ©ation, comme pour retrouver Sa VolontĂ© dans tous Ses actes, Lui tenir compagnie, Lui dire un 'Je Tâaime', un 'merci', un 'je T'adore', et Lui demander que Son royaume vienne bientĂŽt. Mais je ne sais pas tout ce que fait cette VolontĂ© Divine en chaque chose créée ! Je voudrais le savoir pour que mon acte ne fasse qu'un avec le Sien."Â
Alors, tandis que je pensais cela, mon toujours aimable Jésus, plein de bonté, est sorti de mon intérieur et m'a dit :
(2) « Il est juste que la petite fille de Ma VolontĂ© connaisse ce que fait Celui dont elle tire son origine. Sache que Mon 'FIAT' Ă©ternel remplit toute la CrĂ©ation, Ă©tant la vie de chaque chose créée, et qu'Il y rĂ©pand toutes Nos qualitĂ©s. En effet, la CrĂ©ation est destinĂ©e Ă ĂȘtre un paradis terrestre pour la famille humaine et doit reflĂ©ter les bĂ©atitudes et les bonheurs du Ciel. Si elle ne renfermait pas les joies et les contentements de la Patrie CĂ©leste, comment pourrait-elle offrir le bonheur Ă la patrie terrestre ? D'autant plus qu'il nâexiste qu'une seule VolontĂ© : Celle qui bĂ©atifie l'EmpyrĂ©e [l'Empire CĂ©leste] et, en mĂȘme temps, qui rend la terre heureuse.
« Maintenant, tu veux savoir ce que fait Ma VolontĂ© dans le ciel, dans cet azur toujours immobile et Ă©tendu au-dessus de ta tĂȘte, visible partout, de nuit comme de jour, toujours Ă sa place ! Et bien Notre VolontĂ© garde Notre Ă©ternitĂ© Ă©tendue dans le ciel, Notre fermetĂ© 1 qui jamais ne change ; elle demeure toujours en parfait Ă©quilibre sans jamais changer Ă cause des circonstances. Et en aimant et glorifiant Notre Ă©ternitĂ©, Notre Ătre inĂ©branlable, Elle rend la terre heureuse et dit Ă l'homme :Â
"Regarde, prends pour modĂšle le ciel, toujours Ă©tendu au-dessus de ta tĂȘte. Sois toujours ferme dans le bien, tout comme Je1 le suis, Moi, toujours Ă©tendu ici pour te protĂ©ger ! Ainsi, si tu es ferme dans le bien, le ciel de ton Ăąme sera constellĂ© d'Ă©toiles, comme autant de parties et de filles issues de toi, de la mĂȘme maniĂšre que les Ă©toiles du ciel semblent si liĂ©es Ă lui qu'on peut dire qu'elles en sont les filles."Â
Ainsi, en faisant ta ronde dans la CrĂ©ation, lorsque tu arrives au ciel, toi aussi, unie Ă Notre VolontĂ©, aime et glorifie Notre Ă©ternitĂ©, Notre Ătre inĂ©branlable qui jamais ne change, et prie afin quâElle rende les crĂ©atures fermes dans le bien, quâelles soient le reflet du ciel et jouissent du bonheur qu'apporte un bien continu et jamais interrompu.
(3) « Et continuant ton parcours dans l'espace de la CrĂ©ation, tu arriveras au soleil, l'astre le plus prĂšs du ciel terrestre et tu apporteras aux crĂ©atures la source du bonheur terrestre ainsi que les similitudes des bĂ©atitudes et des goĂ»ts du bonheur de la Patrie CĂ©leste. Mais tu veux savoir ce que fait Ma VolontĂ© dans le soleil ! Elle glorifie Notre lumiĂšre interminable, Nos innombrables saveurs ; Elle aime et glorifie l'infinitĂ© de Notre douceur, les nuances indescriptibles de Nos beautĂ©s ; Elle fait Ă©cho Ă Notre Amour immense, via la chaleur du soleil. Oh ! Comme le soleil chante nos louanges [exalte], aime et glorifie Notre Ătre divin !Â
«Et tout comme la Patrie CĂ©leste est bĂ©atifiĂ©e par des actes toujours nouveaux de Notre DivinitĂ© dĂ©voilĂ©e, de mĂȘme, le soleil, Ă©cho fidĂšle de son CrĂ©ateur, porteur cĂ©leste de la SuprĂȘme MajestĂ©, voilĂ©e par la lumiĂšre solaire dans laquelle Ma VolontĂ© domine et rĂšgne 3, apporte le bonheur terrestre Ă la terre : il apporte sa lumiĂšre et sa chaleur, la douceur et les innombrables saveurs aux plantes, aux herbes et aux fruits, la couleur et les parfums aux fleurs, ainsi que tant de nuances de beautĂ© diffĂ©rentes propres Ă ravir et embellir toute la nature. Oh ! combien le soleil â ou plutĂŽt Ma VolontĂ© dans le soleil â Ă travers les plantes, les fruits et les fleurs, offre un vĂ©ritable bonheur terrestre aux gĂ©nĂ©rations humaines ! Et si elles nâen profitent pas pleinement, câest parce quâelles se sont Ă©cartĂ©es de cette VolontĂ© qui rĂšgne dans le soleil. La volontĂ© humaine, en sâopposant Ă la divine, brise son bonheur. Et Ma VolontĂ©, voilĂ©e dans la lumiĂšre du soleil, aimant et chantant les louanges de Nos qualitĂ©s divines, du haut de sa sphĂšre, dit Ă lâhomme :Â
"En tout ce que tu fais, sois toujours lumiĂšre, comme Moi 4, afin que la lumiĂšre puisse te transformer entiĂšrement en chaleur, devenant ainsi une flamme dâamour pour ton CrĂ©ateur. Regarde-moi : Ă©tant toujours lumiĂšre et chaleur, Je possĂšde la douceur, au point de la communiquer aux plantes, et des plantes, Je te la communique Ă toi. Toi aussi, en Ă©tant toujours lumiĂšre et chaleur, tu possĂ©deras la douceur divine, tu nâauras plus dâamertume ni de colĂšres dans le cĆur, tu dĂ©tiendras les saveurs et les multiples nuances de beautĂ© de lâĂtre suprĂȘme. Tu seras un soleil comme Je le suis, d'autant plus que Dieu Mâa fait pour toi, et que toi tu as Ă©tĂ© faite pour Lui. Il est donc juste que tu sois un soleil encore plus grand que moi."
« Tu vois, Ma fille, combien de choses tu as Ă accomplir, unie Ă Ma VolontĂ©, dans cette sphĂšre du soleil ! Tu dois exalter 5 , aimer et glorifier Notre lumiĂšre, Notre amour, Nos douceurs infinies, Nos innombrables saveurs, Notre beautĂ© incomprĂ©hensible, et ainsi obtenir pour les crĂ©atures toutes les qualitĂ©s divines que contient le soleil. Ainsi, Ma VolontĂ©, trouvant ces qualitĂ©s divines en elles, pourra rĂ©gner ouvertement avec son plein triomphe au milieu des gĂ©nĂ©rations humaines.Â
« Et maintenant, Ma fille, descendons dans la partie basse de la terre, allons dans la mer, lĂ oĂč sâaccumulent les masses immenses dâeau cristalline, symbole de la puretĂ© divine. Ces eaux sont toujours en mouvement, elles nâarrĂȘtent jamais. Elles sont muettes mais elles murmurent, elles sont sans vie mais puissantes, au point de former des vagues si hautes quâelles peuvent submerger et briser navires, hommes et objets. Et pourtant, une fois qu'elles ont renversĂ© tout ce qu'elles ont touchĂ©, elles redescendent paisiblement vers leurs rivages, comme si de rien n'Ă©tait, poursuivant leur murmure habituel. Oh ! Comme Ma VolontĂ© dans la mer chante les louanges, aime et glorifie Notre puissance, Notre force, Notre mouvement Ă©ternel qui jamais ne sâarrĂȘte. Et si Notre justice forme Ses justes vagues mugissantes pour renverser citĂ©s et gens, comme une mer paisible aprĂšs la tempĂȘte, Notre paix nâest jamais troublĂ©e, et Ma VolontĂ©, voilĂ©e par les eaux de la mer, dit Ă lâhomme :
"Sois pur comme ces eaux cristallines. Mais si tu veux ĂȘtre pur, marche toujours vers le ciel, autrement tu te putrĂ©fierais, tout comme ces eaux trĂšs pures se putrĂ©fieraient si elles nâĂ©taient pas toujours en mouvement. Que le murmure de la priĂšre soit continuel si tu veux ĂȘtre fort et puissant comme Moi, si tu veux renverser les ennemis les plus forts et ta volontĂ© rebelle qui MâempĂȘche de Me dĂ©voiler et de sortir de cette mer pour venir rĂ©gner et Ă©tendre en toi la mer paisible de Ma grĂące. Est-il possible que tu veuilles rester en dessous de cette mer qui Me glorifie tant ?" Â
« Toi aussi, unie Ă Ma VolontĂ© qui t'attend dans la mer comme Sa propre fille, exalte, aime et glorifie Notre PuretĂ©, Notre Puissance, Notre Force, Notre Justice, Notre mouvement Ă©ternel vers les crĂ©atures pour leur faire du bien, et, le murmure perpĂ©tuel de Notre Amour Ă travers les choses créées qui tout en murmurant 'amour', veut, en retour, le murmure 'amoureux' continuel des crĂ©atures. Et, prie Ma VolontĂ© de leur donner les qualitĂ©s divines quâElle exerce dans la mer, afin qu'Elle puisse venir rĂ©gner parmi celles qui la rejettent maintenant dans toute la CrĂ©ation.
« Donc, si tu veux savoir ce que fait Ma Volonté dans toute la Création, parcoure-là . Mon 'FIAT', trouvant Sa fille en toutes choses créées, se dévoilera et te dira ce qu'Il fait envers la Divine Majesté, ainsi que l'appel et les leçons qu'Il veut donner aux créatures. »
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1 Notre fermeté  = immobilité immuable
2 Je = la Volonté divine étendue dans le ciel
3 la SuprĂȘme MajestĂ© est voilĂ©e par la lumiĂšre du soleil
4 Moi = la Volonté divine voilée dans le soleil
5 exalter = chanter les louanges
(1) Je continuais Ă vivre dans le divin 'FIAT' et tandis que j'accomplissais mes actes en Lui, jâabsorbais de la lumiĂšre. Celle-ci, en se reflĂ©tant, faisait jaillir autant de fils de lumiĂšre qui formaient un rĂ©seau lumineux 1  s'Ă©tendant sur la terre pour prendre les crĂ©atures. Et JĂ©sus, se mouvant en moi, me dit :Â
(2) « Ma fille, chaque fois que tu fais ta ronde dans Ma VolontĂ©, tu prends davantage de lumiĂšre pour former le rĂ©seau destinĂ© Ă capturer les crĂ©atures. Et sais-tu ce qu'est ce rĂ©seau ? Ce sont Mes connaissances. Plus Je te rĂ©vĂšle de vĂ©ritĂ©s sur le 'FIAT' Ă©ternel, plus J'Ă©tends et renforce ce rĂ©seau pour capturer les Ăąmes qui doivent vivre dans Mon Royaume ; et cela dispose le Seigneur Ă te les donner. En faisant tes tours dans Notre VolontĂ©, grĂące Ă Elle, tes actes deviennent lumiĂšre et sâĂ©tendent au point de toucher la DivinitĂ©, attirant encore plus de lumiĂšre de vĂ©ritĂ©s parmi les crĂ©atures.Â
(3) Puis, continuant ma ronde dans tout ce qui fut accompli dans la VolontĂ© SuprĂȘme, jâarrivai Ă tout ce que ma MĂšre cĂ©leste avait accompli en Elle et je Lui dis :Â
"Reine souveraine, je viens cacher mon petit amour dans la grande mer de Ton Amour, mon adoration envers Dieu dans lâocĂ©an infini de la Tienne, mes remerciements [actions de grĂąces] dans le vaste ocĂ©an des Tiens, mes supplications, mes soupirs, mes larmes et mes peines, dans la vaste mer des Tiens ; afin que, ma 'mer dâamour' et la Tienne soient une, que mon adoration et la Tienne soient une seule et mĂȘme chose, que mes remerciements acquiĂšrent lâimmensitĂ© des Tiens, que mes supplications, mes larmes et mes souffrances puissent devenir une seule mer avec les Tiennes.
"Ainsi, moi aussi, je pourrai avoir mes mers dâamour, dâadoration, et ainsi de suite. Ta Souveraine Grandeur ayant obtenu, de cette façon, le RĂ©dempteur tant dĂ©sirĂ©, de la mĂȘme façon je me prĂ©sente devant la Divine MajestĂ©, avec toutes ces mers, pour demander, supplier, implorer le Royaume du 'FIAT' suprĂȘme.Â
"Maman, ma Reine, je dois emprunter la mĂȘme voie que Toi, utiliser les mers mĂȘmes de Ton Amour et de Tes grĂąces, pour faire la conquĂȘte du 'FIAT', Le faire cĂ©der, afin quâIl Ă©tablisse Son Royaume sur la terre, tout comme Tu lâas conquis, pour faire descendre le Verbe Ă©ternel. Ne veux-Tu pas aider Ta petite fille, en me donnant Tes mers, afin que jâobtienne que le Royaume du 'FIAT' SuprĂȘme vienne bientĂŽt sur la terre ? "
Or, tandis que je faisais et disais cela, je pensais en moi-mĂȘme : "Ma MĂšre CĂ©leste nâa pas cherchĂ© ni manifestĂ© beaucoup dâintĂ©rĂȘt pour le Royaume du 'FIAT' SuprĂȘme, afin quâIl vienne vite rĂ©gner sur la terre. Elle sâest intĂ©ressĂ©e au RĂ©dempteur tant attendu et Lâa obtenu. Quant au 'FIAT' Divin, qui Ă©tait encore plus nĂ©cessaire et devait rĂ©tablir lâordre parfait entre le CrĂ©ateur et la crĂ©ature, Elle ne sâen est pas occupĂ©e. Pourtant, cela Lui revenait, en tant que Reine et MĂšre, de rĂ©concilier la volontĂ© humaine et la VolontĂ© Divine, pour que Celle-ci puisse rĂ©gner avec son plein triomphe." Ă ce moment-lĂ , mon toujours aimable JĂ©sus est sorti de moi, et avec sa grande bontĂ©, m'a dit :Â
(4) « Ma fille, la mission de Mon insĂ©parable MĂšre concernait le RĂ©dempteur tant attendu, et elle lâa remplie parfaitement. Mais tu dois savoir que, dans tout ce que nous fĂźmes, aussi bien ma MĂšre que Moi, tout avait comme fondement [substance], source et cause premiĂšre : le Royaume de Ma VolontĂ©. Mais puisque la RĂ©demption Ă©tait nĂ©cessaire avant que cela arrive, Nos actes, dans leur aspect extĂ©rieur, Ă©taient consacrĂ©s et occupĂ©s par le Royaume de la RĂ©demption, mais Ă l'intĂ©rieur, ils se trouvaient dans le Royaume du 'FIAT'.Â
« Par contre, ta mission 2 concerne exclusivement le Royaume de la SuprĂȘme VolontĂ©, et tout ce que Nous fĂźmes, la Reine Souveraine et Moi, Nous le mettons Ă ta disposition pour t'aider, te supplĂ©er [compenser tes manques], et pour te donner accĂšs auprĂšs de la Divine MajestĂ©, afin que tu L'implores et Lui demandes sans cesse que vienne le Royaume du 'FIAT' Ă©ternel. Pour recevoir le bien du RĂ©dempteur tant attendu, tu aurais dĂ» accomplir ta part, mais nâĂ©tant pas prĂ©sente en ce temps-lĂ , ma MĂšre te supplĂ©a [compensa pour toi]. Maintenant, tu dois faire de mĂȘme pour Elle ; tu dois supplĂ©er la part qui Lui revient, pour le Royaume de Ma VolontĂ©. Ainsi la MĂšre supplĂ©a la fille et la fille supplĂ©e la MĂšre.Â
« D'autant plus que la Reine du Ciel fut la premiĂšre fille de Ma VolontĂ©, et comme telle, Elle vĂ©cut toujours dans Nos frontiĂšres ; Elle forma Ses propres mers d'amour, de grĂące, d'adoration et de lumiĂšre. Maintenant, puisque tu es la deuxiĂšme fille de Ma VolontĂ©, ce qui est Ă Elle est Ă toi, parce que ta Maman te garde depuis ta naissance comme Sa propre fille et se rĂ©jouit que Sa fille soit dans Ses propres mers, afin d'implorer le Royaume tant attendu du 'FIAT' Divin sur la terre. Alors tu vois combien ta Maman te supplĂ©e largement, en te donnant tout ce qui Lui appartient, et mĂȘme, Elle se sent honorĂ©e que Ses mers immenses puissent t'aider Ă obtenir un Royaume si saint. »
(5) AprĂšs cela, je suivais dans la VolontĂ© Divine ce que JĂ©sus avait fait dans la RĂ©demption, et mon doux JĂ©sus, revenant, ajouta :Â
(6) « Ma fille, ma RĂ©demption est venue comme un remĂšde pour lâhomme et, par consĂ©quent, Elle sert de remĂšde, de mĂ©decine, de nourriture pour les malades, les aveugles, les muets, et pour toutes sortes de maladies. Et, Ă©tant malades, ils ne goĂ»tent ni ne reçoivent toute la force contenue dans les remĂšdes que Je leur ai apportĂ©s pour leur bien. Le Sacrement Eucharistique, que J'ai laissĂ© comme nourriture pour leur donner une santĂ© parfaite, beaucoup le reçoivent encore et encore, mais ils restent toujours malades. Pauvre nourriture de Ma propre Vie, cachĂ©e sous les voiles des accidents du pain ! Combien de palais corrompus, combien d'estomacs indigestes qui empĂȘchent les crĂ©atures de Me goĂ»ter et de digĂ©rer toute la force de Ma Vie Sacramentelle. Et ainsi, ils restent malades, Ă©tant des membres fiĂ©vreux dans le mal, et prennent cette nourriture sans appĂ©tit.Â
« C'est pourquoi J'aspire tant Ă ce que vienne le Royaume du 'FIAT' SuprĂȘme, car alors, tout ce que J'ai fait en venant sur la terre servira de nourriture Ă ceux qui jouiront d'une santĂ© parfaite. Quelle diffĂ©rence entre un malade qui prend la mĂȘme nourriture qu'un autre, qui, lui, jouit dâune santĂ© parfaite ! Le malade la prend sans appĂ©tit, sans goĂ»t, et cela lui permet de se maintenir en vie, de ne pas mourir. La personne en bonne santĂ© mange avec appĂ©tit et, puisqu'elle y prend plaisir [la goĂ»te], elle en prend davantage et se maintient forte et en bonne santĂ©. Ainsi, quelle ne sera pas Ma joie de voir que, dans le Royaume de Ma VolontĂ©, tout ce que J'ai fait ne servira plus de nourriture aux malades, mais dâaliment aux enfants de Mon Royaume, qui seront tous pleins de vigueur et en parfaite santĂ© ! En possĂ©dant Ma VolontĂ©, ils possĂ©deront en eux Ma Vie permanente, comme les Bienheureux la possĂšdent au Ciel et Ma VolontĂ© sera le voile qui cachera Ma Vie en eux. Â
« Les Bienheureux [au Ciel] sont toujours pleinement heureux : car ils Me possĂšdent en eux comme leur propre vie â le vrai bonheur trouvant son principe [son origine] au plus profond de lâĂąme â et parce que le bonheur quâils reçoivent continuellement de la DivinitĂ© sâunit [s'harmonise] avec celui quâils possĂšdent en eux-mĂȘmes [les bonheurs se rejoignent et s'embrassent]. De mĂȘme, lâĂąme qui possĂšde Ma VolontĂ© aura en elle-mĂȘme Ma vie pĂ©renne [perpĂ©tuelle] qui lui servira de nourriture continue, et non pas une fois par jour comme la nourriture de Ma Vie Sacramentelle. En effet, Ma VolontĂ© se manifestera davantage, ne se contentant pas de se donner une fois par jour, mais continuellement, sachant quâElle trouvera des palais purs et des estomacs solides capables de goĂ»ter et de digĂ©rer Ă chaque instant la force, la lumiĂšre, la Vie Divine et les Sacrements. Ma Vie Sacramentelle servira alors de nourriture, de dĂ©lice et de bonheur nouveau Ă la Vie du 'FIAT' suprĂȘme quâils possĂ©deront.Â
« Le Royaume de Ma VolontĂ© sera le vĂ©ritable Ă©cho de la Patrie CĂ©leste, oĂč les bienheureux, tout en possĂ©dant leur Dieu comme leur propre vie, Le reçoivent Ă©galement de lâextĂ©rieur. Ainsi, ils possĂšdent la Vie Divine en eux-mĂȘmes et reçoivent Ă©galement la Vie Divine de lâextĂ©rieur. Quelle ne sera pas Ma joie de Me donner sous forme sacramentelle aux enfants du 'FIAT' Ă©ternel et de trouver en eux Ma propre Vie ! Le fruit complet de Ma Vie Sacramentelle sera alors accompli, et lorsque les espĂšces se consumeront, Je n'aurai plus la douleur de laisser Mes enfants sans la nourriture de Ma Vie continue, car, Ma VolontĂ©, bien plus que les accidents sacramentels, maintiendra Sa Vie Divine avec un pouvoir plein et Ă©ternel.Â
« Dans le Royaume de Ma VolontĂ©, il n'y aura ni nourriture ni communion interrompues, mais elles seront continuelles. Tout ce que Jâai accompli dans la RĂ©demption ne servira plus de remĂšde, mais deviendra dĂ©lice, joie, bonheur et beautĂ© toujours croissante. Ainsi, le triomphe du 'FIAT' SuprĂȘme apportera le fruit complet au Royaume de la RĂ©demption. »Â
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1 un rĂ©seau lumineux = un entrecroisement de fils lumineux, tel un filet de pĂȘche
2 ta mission = ta mission Ă Â toi, LuisaÂ
đ€ Un mini rĂ©sumĂ© [ne contient pas toutes les idĂ©es, Asa]
(1) Je continue de vivre totalement abandonnĂ©e dans l'adorable VolontĂ©, et tandis que je priais, je pensais en moi-mĂȘme : "Comme je voudrais descendre dans les prisons des Ăąmes du purgatoire, pour les libĂ©rer toutes et, dans la lumiĂšre de la VolontĂ© Ă©ternelle, les amener toutes dans la Patrie cĂ©leste." En ce moment, mon doux JĂ©sus, se mouvant en moi, mâa dit :
(2) « Ma fille, quant aux Ăąmes passĂ©es dans l'autre vie, plus elles ont Ă©tĂ© soumises Ă Ma VolontĂ© et ont accompli des actes en Elle, plus elles se sont constituĂ©es des voies pour recevoir les suffrages 1 de la terre. Ainsi, les actes qu'elles ont accomplis dans Ma VolontĂ© ont formĂ© des chemins de communication pour les biens prĂ©sents dans lâĂglise et qui Mâappartiennent, et aucun de ces chemins créés ne manquera de leur apporter un soulagement, une priĂšre, ou une diminution de peine. Les suffrages empruntent ces voies royales de Ma VolontĂ© pour apporter Ă chaque Ăąme le mĂ©rite, le fruit et le capital quâelle a acquis pour elle-mĂȘme dans Ma VolontĂ©.Â
« Par consĂ©quent, sans Ma VolontĂ©, il nây a ni voies ni moyens pour recevoir des suffrages. Et bien que les suffrages et tout ce que fait l'Ăglise descendent toujours dans le purgatoire, ils vont vers ceux qui se sont formĂ©s des voies. Pour les autres, ceux qui n'ont pas fait Ma VolontĂ©, les voies sont fermĂ©es ou n'existent pas du tout. Et si ces Ăąmes ont Ă©tĂ© sauvĂ©es, câest parce quâau moment de la mort, elles ont au moins reconnu la souverainetĂ© suprĂȘme de Ma VolontĂ©, lâont adorĂ©e et sây sont soumises ; cet acte ultime les a sauvĂ©es, car elles ne pouvaient pas se sauver elles-mĂȘmes. Pour lâĂąme qui a toujours fait Ma VolontĂ©, il nây a pas de passage au Purgatoire : son chemin mĂšne tout droit au Ciel. Quant Ă celle qui a largement reconnu Ma VolontĂ© et s'y est soumise, bien que pas complĂštement et pas toujours, elle sâest formĂ©e tant de voies et reçoit tant [de suffrages], que le purgatoire lâenvoie rapidement au Ciel.
« Tout comme les Ăąmes du purgatoire [les Ăąmes pĂ©nitentes], pour recevoir les suffrages, devaient se former des voies, ainsi les vivants [les Ăąmes pĂšlerines], pour envoyer les suffrages, doivent accomplir Ma VolontĂ© afin de se former des voies pour faire monter les suffrages au purgatoire. Si elles accomplissent des suffrages tout en Ă©tant loin de Ma VolontĂ©, leurs suffrages ne trouveront pas leur chemin pour monter, ni les pieds pour marcher, ni la force pour apporter le soulagement, faute de ce moyen de communication qu'est Ma VolontĂ© qui seule unit et lie tout. Ils sont des suffrages sans vie, car il leur manque la vĂ©ritable vie de Ma VolontĂ©, qui seule a la vertu de donner la vie Ă tous les biens.Â
« Plus l'Ăąme possĂšde Ma VolontĂ©, plus ses priĂšres, ses Ćuvres et ses souffrances ont de la valeur, lui permettant ainsi d'apporter davantage de soulagement Ă ces Ăąmes bĂ©nies 2. Je mesure et attribue la valeur Ă tout ce que lâĂąme peut accomplir en fonction de la part de Ma VolontĂ© prĂ©sente dans ses actes. Si Ma VolontĂ© circule dans tous ses actes, la mesure que Je prends est infiniment grande ; en rĂ©alitĂ©, Je ne cesse jamais de la 3 mesurer, lui attribuant une valeur si immense quâil est impossible dâen calculer le poids. Par contre, si lâĂąme nâattache pas une grande importance Ă Ma VolontĂ©, la mesure est limitĂ©e et la valeur est faible. Et pour celle qui nây attache aucune importance dans tout ce qu'elle accomplit, Je nâai rien Ă mesurer ni aucune valeur Ă attribuer. Par consĂ©quent, si leurs oeuvres nâont pas de valeur, comment pourraient-elles apporter du soulagement aux Ăąmes du purgatoire, qui ne reconnaissent ni ne peuvent recevoir autre chose que ce qui est produit par Mon 'FIAT' Ă©ternel ?Â
« Mais sais-tu qui peut apporter tous les soulagements, la lumiĂšre qui purifie et lâamour qui transforme ? Celle qui possĂšde pleinement la vie de Ma VolontĂ© et la laisse rĂ©gner triomphante en elle. Cette Ăąme nâa mĂȘme pas besoin de chemins, car en possĂ©dant Ma VolontĂ©, elle a droit Ă toutes les voies [tous les chemins]. Elle peut se rendre en tout lieu [aller partout], car elle possĂšde en elle la voie royale de Ma VolontĂ©, qui lui permet dâaller dans cette prison profonde [le purgatoire] pour y apporter tous les soulagements et les libĂ©rations. En effet, lors de la crĂ©ation de lâhomme, Nous lui avons donnĂ© comme hĂ©ritage spĂ©cial Notre VolontĂ©, et donc, Nous reconnaissons tout ce quâil accomplit dans les limites de cet hĂ©ritage. Tout le reste, Nous ne le reconnaissons pas, car cela ne Nous appartient pas [ce nâest pas de Notre domaine]. Nous ne pouvons permettre que quoi que ce soit entre au Ciel qui nâait Ă©tĂ© accompli par les crĂ©atures, soit dans Notre VolontĂ©, soit du moins dans lâintention de lâaccomplir. Ătant donnĂ© que la CrĂ©ation est sortie de Notre 'FIAT' Ă©ternel, Notre VolontĂ©, jalouse, nâautorise aucun acte Ă entrer dans la Patrie cĂ©leste qui ne soit passĂ© par le 'FIAT' Lui-mĂȘme.
(3) « Oh ! Si tous connaissaient ce que signifie la VolontĂ© de Dieu ! S'ils comprenaient que toutes les Ćuvres accomplies sans la VolontĂ© divine, mĂȘme apparemment bonnes, sont vides de lumiĂšre, vides de valeur, vides de vie, et qu'au Ciel, il n'entre pas d'Ćuvres sans lumiĂšre, sans valeur et sans vie ! Oh ! Comme ils seraient attentifs Ă accomplir Ma VolontĂ© en tout et pour toujours !Â
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1 suffrages = désigne les priÚres, les messes, les actes de charité et autres offrandes faites par les vivants pour le salut des ùmes des défunts, en particulier celles qui se trouvent au purgatoire
2  ces ùmes bénies = ces ùmes bienheureuses, ces ùmes pénitentes
3 la mesurer = mesurer la valeur de l'Ăąme qui agit dans Ma VolontĂ©Â