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(1) Me trouvant dans mon état habituel, mon toujours aimable Jésus me faisait voir le révérend père 1 qui devait s’occuper de l’impression des écrits sur l’adorable Volonté de Dieu. Et Jésus, se plaçant près de lui, lui disait :
(2) « Mon fils, le titre que tu donneras au livre que tu imprimeras sur Ma Volonté sera celui-ci :
"Le Règne de Ma Divine Volonté au milieu des créatures.
Livre du Ciel.
L’appel des créatures à l’ordre, à leur place et au but pour lequel elles ont été créées par Dieu."
Vois-tu, Je veux que même le titre corresponde à la grande œuvre de Ma Volonté. Je veux que la créature comprenne que sa place, assignée par Dieu, est dans Ma Volonté, et que tant qu’elle n’y entrera pas, elle sera sans place, sans ordre et sans but ; elle sera un intrus dans la Création, sans droit d’héritage. C’est pourquoi elle ira errante, sans paix, sans héritage. Et moi, ému de compassion pour elle, Je lui crierai continuellement :
"Entre à ta place, viens dans l’ordre, viens prendre ton héritage, viens vivre dans ta maison. Pourquoi veux-tu vivre dans une maison étrangère ? Pourquoi veux-tu occuper un terrain qui n’est pas le tien ? Et parce qu’il n’est pas à toi, tu vis malheureuse et tu es la servante et la risée de toutes les choses créées. Toi seule veux être malheureuse, mais d’un malheur volontaire. C’est pourquoi viens à ta place ; c’est là que Je t’appelle et que Je t’attends. "
Toutes les choses créées par Moi, parce qu’elles sont à leur place, conservent leur existence intacte, belle, fraîche et toujours nouvelle ; elles demeurent dans l’ordre et dans une parfaite harmonie, avec toute la plénitude des biens qui leur ont été assignés par Dieu. Ainsi, celui ou celle qui se prêtera à faire connaître Ma Volonté sera Mon porte-parole, et Je lui confierai les secrets du Royaume de Ma Volonté. »
(3) Après cela, Jésus me faisait voir toute la Création : comment toutes les choses créées sont à la place voulue par Dieu, et donc dans un ordre parfait, en complète harmonie entre elles et avec la Volonté Suprême. Parce qu’elles sont à leur place, elles conservent leur existence intacte, belle, fraîche et toujours nouvelle. L’ordre apporte le bonheur commun et la force universelle à tous. Quel enchantement de voir l’ordre et l’harmonie de toute la Création ! Et Jésus, reprenant sa parole, ajouta :
(4) « Ma fille, que Nos œuvres sont belles ! Elles sont Notre honneur et Notre gloire éternelle. Toutes demeurent à leur place, et chaque chose créée accomplit parfaitement son office. Seul l’homme est Notre déshonneur dans Notre œuvre créatrice, car en se retirant de Notre Volonté, il marche la tête en bas et les pieds en l’air. Quel désordre ! Quel désordre ! Cela fait horreur à voir. En marchant la tête en bas, il rampe sur la terre, tout se bouleverse, tout se transforme. À sa vue manque l’espace nécessaire pour regarder ; il ne peut ni se déployer dans l’espace pour connaître les choses, ni se défendre si l’ennemi est derrière lui, ni parcourir un long chemin, car, pauvre de lui, avec la tête il doit ramper au lieu de marcher, puisque la fonction de marcher appartient aux pieds, celle de la tête étant de dominer.
Ainsi, faire sa propre volonté est la véritable et parfaite chute de l’homme et le désordre de la famille humaine. C’est pourquoi il M’importe tant que Ma Volonté soit connue, afin que l’homme retourne à sa place, qu’il ne rampe plus la tête en bas, mais qu’il marche avec les pieds ; qu’il ne forme plus Mon déshonneur et le sien, mais Mon honneur et le sien. Regarde toi-même : les créatures ne paraissent-elles pas laides lorsqu’on les voit marcher la tête contre terre ? Ne te déplaît-il pas, à toi aussi, de les voir si désordonnées ?
(5) J’ai regardé, et je voyais les têtes en bas et les pieds en l’air. Jésus a disparu, et je suis restée à regarder ce triste spectacle des générations humaines, priant de tout cœur pour que Sa Volonté soit connue. »
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1 le révérend père : ce travail devait être accompli par saint Hannibal Marie Di Francia ; mais il mourut quelques mois plus tard, après avoir donné comme censeur le nihil obstat ; ainsi, au fil des années, plusieurs prêtres purent s’en occuper à divers titres (note de l'édition Pablo Martin)
(1) Ma pauvre intelligence revient toujours au centre suprême de la Volonté éternelle ; et si parfois je pense à autre chose, Jésus Lui-même, par une de Ses paroles, rappelle mon attention à franchir la mer infinie de Sa Très Sainte Volonté. Ainsi, tandis que je pensais à autre chose, mon doux Jésus, jaloux, me serra contre Lui et me dit :
(2) « Ma fille, Je te veux toujours dans Ma Volonté, car en Elle se trouve la nature du bien. Un bien ne peut être appelé vrai bien que lorsqu’il n’a ni commencement ni fin. Lorsqu’un bien a un commencement et une fin, il est rempli d’amertumes, de craintes, d’anxiétés et aussi de désillusions. Tout cela rend le bien lui-même malheureux, et bien souvent on passe du bien des richesses à la misère, du bonheur au malheur, de la santé à la maladie, car tous les biens qui ont un commencement sont vacillants, passagers, caducs et finissent dans le néant. C’est pourquoi la nature du vrai bien appartient à Ma Volonté Suprême, parce qu’Elle n’a ni commencement ni fin ; ainsi le bien est toujours le même, toujours plein, toujours stable, non sujet à aucun changement. Voilà pourquoi tout ce que l’âme fait entrer dans la Volonté Suprême, tous ses actes formés en Elle acquièrent la nature du vrai bien, parce qu’ils sont accomplis dans une Volonté stable, immuable, qui contient des biens éternels et sans mesure.
Ainsi, ton amour, ta prière, tes actions de grâce 1, et tout ce que tu peux faire, prennent place dans un principe éternel 2 qui ne finit jamais. Ils acquièrent donc la plénitude de la nature du bien. Ta prière obtient alors sa pleine valeur et son fruit complet, au point que toi-même tu ne pourras comprendre jusqu’où s’étendront les fruits et les biens de ta prière : elle parcourra l’éternité, se donnera à tous et, en même temps, restera toujours pleine dans ses effets 3. Ton amour acquiert la nature du véritable amour : cet amour inébranlable qui ne faiblit jamais, qui ne finit jamais, qui aime tous, se donne à tous et demeure toujours dans la plénitude du bien — propre à la nature du véritable amour ; et il en est de même pour tout le reste 4.
À tout ce qui entre dans Ma Volonté, la puissance créatrice de Ma Volonté communique Sa propre nature et le transforme en Ses propres actes, car Elle ne tolère pas d’avoir en Elle-même des actes dissemblables des Siens. Ainsi, on peut dire que les actes que la créature accomplit dans Ma Volonté entrent dans les voies insondables de Dieu, et que personne ne peut en connaître les effets innombrables. Ce qui n’a ni commencement ni fin reste incompréhensible pour les intelligences créées, qui elles ont un commencement, car il leur manque la force d’un acte sans commencement ; ainsi toutes les choses divines et tout ce qui entre dans Ma Volonté leur deviennent inexplorables et impénétrables.
Vois donc le grand bien d’agir dans Ma Volonté : à quelle hauteur la créature est élevée, et comment lui est rendue la nature du bien 5, telle qu’elle lui fut donnée à sa sortie du sein du Créateur. Au contraire, tout ce que l’on peut faire en dehors de Ma Volonté, même si cela paraît être un bien, ne peut être appelé vrai bien, car la nourriture divine et sa lumière font défaut 6, et ces actes, dissemblables aux Miens, ôtent à l’âme la ressemblance avec l’image divine. De fait, seule Ma Volonté fait croître l'âme à Ma ressemblance ; si on L’enlève, on retire ce qu’il y a de plus beau dans l’agir humain, sa plus grande valeur. Ainsi, les œuvres sont vides de substance, de vie et de valeur : elles sont comme des plantes sans fruits, comme une nourriture sans consistance, comme des statues sans vie, comme des travaux sans récompense, capables de fatiguer même les membres les plus robustes.
Oh ! quelle grande différence entre agir dans Ma Volonté et agir sans Elle. C’est pourquoi sois attentive, et ne me donne pas ce chagrin de Me faire voir en toi un acte qui ne porte pas Ma ressemblance.
(3) Après cela Jésus disparut, mais Il revint peu après, comme inquiet à cause des offenses reçues. Se réfugiant en moi, Il voulait se reposer et je Lui dis : "Mon Amour, j’ai tant de choses à Te dire, tant de choses à établir entre Toi et moi ; je dois Te demander que Ta Volonté soit connue et que Son Royaume ait Son plein triomphe. Si Tu te reposes, je ne peux rien Te dire ; je dois me taire pour Te laisser reposer. " Et Jésus, interrompant mes paroles, avec une tendresse inexprimable, me serra fort contre Lui et, en m'embrassant, me dit :
(4) « Ma fille, comme elle est belle sur tes lèvres, la prière pour le triomphe du Royaume de la Volonté Suprême. Elle est l’écho de Ma propre prière, de Mes soupirs et de toutes Mes peines. Maintenant, Je veux voir le titre que tu as donné aux écrits sur Ma Volonté. »
(5) Et en disant cela, Il prit le livre dans Ses mains et sembla lire ce qui avait été écrit le 27 août. Pendant qu’Il lisait, Il demeura pensif, comme plongé dans une profonde contemplation, au point que je n’osais rien Lui dire. Je sentais seulement que Son Cœur battait très fort, comme s’il allait éclater. Puis Il pressa le livre contre Sa poitrine en disant :
(6) « Je bénis le titre, Je le bénis de tout cœur, et Je bénis toutes les paroles qui concernent Ma Volonté. »
(7) Puis, levant Sa Main droite avec une majesté enchanteresse, Il prononça les paroles de la bénédiction. Cela fait, Il disparut.
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1 tes actions de grâce : les remerciements que l’âme offre à Dieu ; cela inclut la prière de gratitude, la louange, et tout acte qui exprime reconnaissance.
2 ... dans un principe éternel : l’âme dépose ses actes dans la source éternelle de la Volonté de Dieu qui n’a ni début ni fin ; les actes de l'âme n’ont donc pas de limite temporelle, ils ne sont jamais perdus car ils s’inscrivent dans l’éternité et participent à l’ordre divin
Principe = fondement, origine, source
Éternel = sans commencement ni fin, stable et immuable
3 ... ta prière... se donnera à tous... restera toujours pleine dans ses effets : l'acte de l’âme profite à tous (hommes, créatures, univers) ; le bien qu'il contient ne diminue pas mais conserve sa plénitude et son efficacité éternelle, telle une source qui ne tarit jamais
4 ... il en sera de même pour tout le reste : toutes les actions, pensées et dispositions de l’âme accomplies dans la Volonté de Dieu — par exemple la prière, les actions de grâce, la patience dans la souffrance, les actes de charité, ou même les bonnes intentions et désirs — acquièrent la même plénitude, stabilité et valeur éternelle que l’amour décrit ci-haut
5 ... comment lui est rendue la nature du bien : ce qui est redonné, ce n’est pas le bien lui-même (actes bons, œuvres bonnes, ce que l’homme accomplit), mais la nature du bien, c’est-à-dire sa qualité telle qu’elle existait avant la chute ; il s’agit du retour à la condition originelle : la créature retrouve la manière divine d’être dans le bien — sans commencement ni fin, stable, pur, non vacillant
6 ... la nourriture divine et sa lumière font défaut : deux aspects complémentaires de la Volonté de Dieu, par lesquels l’acte humain devient un vrai bien éternel
🔥 la nourriture divine : la force vitale spirituelle qui nourrit l’âme, la fait croître et communique à l’acte l’énergie, la puissance et la plénitude de vie nécessaires pour accomplir pleinement le bien
💥 la lumière : la clarté et la sagesse divines qui guident l’acte, l’orientent selon Dieu et permettent de discerner ce qui est véritablement bien, au-delà des seules appréciations humaines
(1) Je me trouvais, comme à mon habitude, faisant mes actes, mes petites rondes dans la Sainte Volonté Divine. Je vois moi-même que je ne sais rien faire d’autre que tourner en Elle, dans mon cher héritage 1 qui m’a été donné par mon doux Jésus, héritage dans lequel il y a tant à faire et tant à apprendre que ni ma petite vie d’exil, ni même toute l’éternité ne me suffiront pour accomplir mes fonctions dans cet héritage si vaste, dont on ne voit ni les frontières, ni où il commence, ni où il finit.
Et plus on y tourne, plus on apprend de choses nouvelles ; cependant, beaucoup de choses se voient sans être comprises, et il faut que le doux Jésus Lui-même en donne les explications ; autrement, on les admire, mais on ne sait pas les exprimer. Alors, me surprenant pendant que je faisais mes actes dans Sa Volonté adorable, mon Jésus toujours aimable me dit :
(2) « Ma fille, regarde combien de choses sont sorties de Notre 'FIAT' dans la Création pour le bien de la nature humaine. De tout ce que Notre Volonté avait décidé de faire sortir, rien ne manqua à son accomplissement. Or, de même que fut établi tout ce que Nous devions faire sortir dans la Création — sans que rien ne manque à Notre appel — ainsi fut établi tout ce que Nous devions faire sortir pour le bien des âmes ; et en effet Nous l’avons fait sortir en une telle abondance que cela dépasse mille et mille fois tous les biens visibles dans la Création. Mais tant les biens destinés à la nature que ceux destinés à l’âme restèrent tous déposés dans Notre Volonté, car Nous ne confions Nos choses à personne, sachant qu’Elle seule peut les conserver intactes et belles, telles que Nous les avons fait sortir de Notre sein divin. D’autant plus qu’Elle seule possède la force conservatrice et multiplicatrice : tout en donnant, Elle ne perd rien et maintient toutes choses à la place voulue par Nous.
Or, combien de choses se trouvent dans Ma Volonté que Je dois encore donner aux créatures ! Mais elles doivent entrer dans Son Royaume pour les recevoir. De même que la nature humaine n’aurait jamais pu participer aux biens de la Création si elle n’avait pas vécu sous le ciel et n’avait pas eu sa place sur la terre, où les choses créées par Moi lui font couronne, ainsi l’âme, si elle ne vient pas vivre sous le ciel de Ma Volonté, au milieu des biens que Notre bonté paternelle a fait sortir pour la rendre heureuse, l’embellir et l’enrichir, ne pourra jamais prendre part à ces biens ; pour elle, ces biens resteront comme étrangers et inconnus. D’autant plus que chaque âme est destinée à devenir un ciel distinct, que Notre Volonté Suprême se plaît à orner d’un soleil plus éclatant et d’étoiles plus splendides que celles que l’on voit dans la Création, chacune surpassant l’autre en beauté.
Vois la grande différence : pour la nature humaine, il n’y a qu’un seul soleil pour tous, tandis que pour les âmes, il y a un soleil pour chacune, un ciel propre 2, une fontaine toujours jaillissante, un feu qui ne s’éteint jamais, un air divin à respirer, et une nourriture céleste qui fait croître l’âme de manière admirable, à l’image de Celui qui l’a créée. Oh ! combien de choses Ma Volonté a préparées et établies afin de les donner à ceux qui veulent venir vivre dans Son Royaume, sous Son règne doux et libéral ! Elle ne veut pas confier Ses biens à ceux qui vivent en dehors de Son Royaume, car Elle sait que, sortis de Ses frontières, ils ne seraient ni appréciés ni compris. D’autant plus qu’Elle seule sait conserver et maintenir Ses biens vivants, et que seul celui qui vit en Elle est capable de comprendre Son langage céleste, de recevoir Ses dons, de contempler Ses beautés et de former une vie unique avec Ma Volonté. À l’inverse, celui qui ne veut pas vivre dans Son Royaume est incapable de comprendre Ses biens : il ne saura ni parler Son langage, ni s’adapter à Sa langue, ni contempler Ses beautés, et il restera aveugle face à la lumière intense qui y règne.
Vois donc depuis combien de temps tous les biens que Nous devons donner aux enfants de Notre 'FIAT' Suprême sont sortis de Notre sein paternel ! Depuis la Création, tout est prêt, et Nous ne Nous retirerons pas, malgré le retard des créatures : Nous continuerons d’attendre. Il suffit que la créature place sa volonté comme un marchepied 3 sous la Nôtre, afin que la Nôtre puisse dominer ; alors Nous lui ouvrirons les portes pour la faire entrer et lui donner accès à Ses biens 4. Car ce fut la volonté humaine qui ferma les portes à la Nôtre et ouvrit celles des misères, des faiblesses et des passions. Ce ne furent ni la mémoire ni l’intelligence des créatures qui se dressèrent contre leur Créateur — bien qu’elles y aient contribué — mais la volonté humaine, qui posa l’acte premier et rompit tous les liens et toutes les relations avec une Volonté si sainte.
Tout le bien et tout le mal reposent dans la volonté humaine : le régime et la domination lui appartiennent 5. Ainsi, lorsque la volonté échoue dans le bien, tout échoue avec elle : elle perd l’ordre, s’éloigne de son origine et devient laide. Et puisque c’est la volonté humaine qui s’est opposée à la Mienne, faisant perdre tous les biens, Je veux donc sa volonté ; et en échange, Je veux lui donner la Mienne, afin de lui rendre tous les biens perdus. Sois donc attentive, Ma fille : ne donne jamais vie à ta volonté, si tu veux que la Mienne règne en toi. »
(3) Après cela, Il demeura silencieux, profondément attristé par le grand mal produit par la volonté humaine dans les créatures, au point de défigurer la belle image qu’Il avait imprimée en elles lors de leur création. Puis, en soupirant, Il ajouta :
(4) « Ma fille, la domination de la volonté humaine paralyse Ma Vie dans l’âme, car sans Ma Volonté la Vie divine ne peut y circuler. Or cette Vie, plus pure que le sang, conserve le mouvement, la vigueur et l’harmonie parfaite de toutes les facultés de l’âme ; elle la fait croître saine et sainte, au point que Nous reconnaissons en elle Notre propre ressemblance. Combien d’âmes sont paralysées, faute de vivre dans Ma Volonté ! Quelle tristesse de voir presque toutes les générations humaines dans cet état : des âmes incapables de raisonner, aveugles au bien, sourdes à la vérité, muettes pour l’enseigner, inertes dans les œuvres saintes et immobiles sur le chemin du Ciel… Tout cela parce que la volonté humaine, en bloquant la circulation de Ma Volonté, produit une paralysie totale de l’âme.
Il en va de même pour le corps humain : la plupart des maladies, et surtout la paralysie, sont causées par une mauvaise circulation du sang. Lorsque le sang circule correctement, l’homme est robuste et fort, exempt de tout malaise ; mais dès que la circulation devient irrégulière, apparaissent indispositions, faiblesses et consomption 6. Et si ce dérèglement s’aggrave, le corps devient paralysé, car le sang qui ne circule pas librement et rapidement dans les veines provoque les maux les plus graves de la nature humaine.
Que ne feraient pas les créatures si elles savaient qu’un remède existe pour régulariser la circulation du sang ! Elles iraient n’importe où pour l’obtenir et éviter toute maladie. Or, ce remède — qui n’existe pas pour les maladies du corps — existe bel et bien pour prévenir tout mal de l’âme, afin qu’elle ne reste pas paralysée dans le bien et qu'elle croisse forte et robuste dans la sainteté ; c'est le remède de Ma Volonté. Mais qui le prend ? Il est pourtant donné gratuitement ; et il n’est pas nécessaire de le chercher, car il est toujours prêt à se donner et à devenir la Vie régulière de la créature. Quelle douleur, Ma fille ! Quelle douleur !
(5) Après avoir dit cela, Il disparut.
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1 ce cher héritage : de l'italien mia cara eredità ; il ne s’agit pas d’un héritage matériel ou légal, mais d’un héritage spirituel ; cet héritage dont parle Luisa désigne la Volonté Divine et tout ce qui en découle pour l’âme : les grâces, la participation à la vie divine, la connaissance des secrets de Dieu et la possibilité d’accomplir des actes en union avec Jésus.
2 un ciel propre : il ne s’agit pas d’un ciel physique, mais d’une réalité spirituelle intérieure propre à chaque âme ; ce 'ciel' contient tout ce que la Volonté Divine lui accorde : dons, grâces, lumières, vie spirituelle ; il est personnel, unique : aucun autre n’est exactement identique ; la beauté et la lumière de ce 'ciel' dépendent de l’âme et de sa relation avec la Volonté Divine ; exemples de ciels individuels 🔗 Un ciel propre à chacun
3 un marchepied : un escabeau, un tabouret ; une série de degrés qui servent à monter ou à descendre
4 ... Nous lui ouvrirons les portes pour la faire entrer et lui donner accès à Ses biens : les 'portes' symbolisent l’accès à la vie dans la Volonté Divine et aux dons de Dieu. Les 'biens' sont les grâces, la lumière et la vie divine que l’âme reçoit en s’abandonnant librement à Sa Volonté
5 le régime et la domination lui appartiennent : régime : organisation politique, économique d'un État (régime parlementaire, fiscal, douanier…), et par analogie, le fonctionnement ou l’ordre de la vie intérieure de l’âme ; domination : pouvoir de décider et de faire prévaloir sa volonté ; ainsi, la volonté humaine détient le pouvoir de gouverner sa vie et d’orienter ses actions, pour le bien ou pour le mal
6 consomption : amaigrissement, dépérissement progressif dans certaines maladies, en particulier la tuberculose
(1) Je me sentais totalement unie à mon doux Jésus, et Le priais de tout mon cœur de veiller sur ma pauvre âme, afin que rien n'y pénètre qui ne soit de Sa Volonté. Alors que je faisais cela, mon cher Bien-Aimé, ma douce Vie, se mouvant en mon intérieur, me dit :
(2) « Ma fille, le désir de vouloir un bien, de vouloir le connaître, purifie l’âme : il prépare l'intelligence à le comprendre, la mémoire à s’en souvenir, et la volonté ressent un appétit croissant pour ce bien, afin d’en faire sa nourriture et sa vie ; cela pousse Dieu à lui donner ce bien et à le lui faire connaître. Ainsi, le désir de vouloir un bien et de le connaître est comme l’appétit pour la nourriture : puisqu’il y a l’appétit, on en goûte la saveur, on mange avec plaisir, on reste satisfait et heureux d’avoir pris cette nourriture, et l'on garde le désir d’y goûter à nouveau. Mais si l’appétit manque, cette même nourriture, goûtée avec tant d’avidité par une personne, peut provoquer chez celle qui n’a pas d’appétit dégoût, répulsion et même souffrance.
Tel est le désir de l’âme 1 : il est comme l’appétit. Et Moi, voyant que le désir de Mes choses est pour elle une délectation, jusqu’à en faire sa nourriture et sa vie, Je prodigue ce don avec tant de largesse que Je ne me lasse jamais de donner. En revanche, celui qui ne désire pas, faute d’appétit, ressentira du dégoût pour Mes choses ; alors s’accomplit la parole de l’Évangile : "Il sera donné à celui qui a, et ce peu qu’il a sera ôté à celui qui n’a pas. 2 " Juste punition pour celui qui ne désire pas, n’a pas d’appétit et ne veut rien savoir des choses qui Me concernent ; et s’il possède un petit bien, il est juste qu’il lui soit ôté et donné à ceux qui possèdent beaucoup. »
(3) Après cela, je méditais sur la Sainte Volonté Divine et m’identifiais à Elle ; me trouvant dans Son immense lumière, je sentais Ses rayons divins pénétrer si profondément en moi que je me transformais en cette même lumière. Et Jésus, sortant de mon intérieur, me dit :
(4) « Ma fille, qu’elle est belle, pénétrante, communicative, transformatrice, la Lumière de Ma Volonté ! Elle est plus que le soleil, qui, frappant la terre, donne généreusement les effets que sa lumière contient, sans qu’on ait besoin de le supplier : spontanément, comme sa lumière remplit la surface de la terre, elle donne à chaque chose ce qu’elle contient : au fruit la douceur et le goût, à la fleur la couleur et le parfum, aux plantes le développement ; à toutes choses elle donne les effets et les biens qu’elle contient, sans faire exception pour quoi que ce soit ; il suffit que sa lumière touche, pénètre et réchauffe pour accomplir son œuvre.
Ma Volonté est plus que le soleil, pourvu que l’âme s’expose à Ses rayons vivifiants et mette de côté les ténèbres et la nuit de sa volonté humaine. Sa lumière se lève et enveloppe l’âme, pénétrant ses fibres les plus intimes pour chasser les ombres et les atomes de la volonté humaine. Comme Sa lumière frappe et que l’âme la reçoit, Elle communique tous les effets qu’Elle contient, car Ma Volonté, sortant de l’Être suprême, contient toutes les qualités de la Nature divine. Ainsi, en l’investissant, Elle communique bonté, amour, puissance, fermeté, miséricorde et toutes les qualités divines, non pas superficiellement, mais réellement, de manière à transmuter 3 dans la nature humaine toutes Ses qualités, de sorte que l’âme ressentira en elle, comme siennes, la nature de la véritable bonté, de la puissance, de la douceur, de la miséricorde, et ainsi de toutes les autres qualités suprêmes.
Seule, Ma Volonté possède ce pouvoir de convertir Ses vertus en nature humaine. Cependant, cela ne s'accomplit que dans l'âme qui se laisse envahir par Sa lumière et Sa chaleur, en gardant à distance la nuit ténébreuse de sa propre volonté, véritable et parfaite nuit de la pauvre créature.
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1 ... le désir de l’âme : le désir de vouloir un bien et de le connaître
2 " Car on donnera à celui qui a ; mais à celui qui n'a pas on ôtera même ce qu'il a." Marc 4:25, Louis Segond
3 ... transmuter : transformer quelque chose en altérant profondément sa nature, changer en une autre chose, effectuer une transmutation, convertir ...le mercure en or..., l'uranium en plomb..., une âme vile en une âme noble...
(1) Je me sentais oppressée, comme sans vie à cause de la privation de mon doux Jésus. Cette peine est toujours nouvelle et plus pénétrante, au point de former de nouvelles blessures et de faire saigner de douleur ma pauvre âme. Or, tandis que je me trouvais plongée dans ce cauchemar qu'est la douleur de Sa privation, mon Bien-aimé Jésus s’émut en mon intérieur, me pressa contre Son Très Saint Cœur et me dit :
(2) « Ma fille, fille Mienne, fille Nôtre, fille de la Mère céleste, des anges et des saints, fille du ciel, du soleil, des étoiles et de la mer… En somme, tu es la fille de tous : tous te sont pères, et tu es fille de tous. Vois combien est vaste ta paternité ! Combien est longue ta filiation ! 1 Au lieu de t’opprimer, tu devrais te réjouir en pensant que tous sont tes pères et que tu es leur fille. Seule celle qui vit dans Ma Volonté peut avoir droit à une paternité aussi vaste et une filiation aussi longue, et recevoir de tous un amour paternel, car tous la reconnaissent comme leur fille. En effet, toutes les choses créées étant investies de Ma Volonté, elles reconnaissent en toi la même Volonté qui règne en elles de façon triomphante et souveraine ; c’est pourquoi elles te considèrent comme la fille de leurs entrailles 2. Il existe entre toi et elles tant de liens qu’ils surpassent infiniment les liens naturels entre père et fils. Sais-tu qui n’est pas ton père ? Uniquement ceux qui ne laissent pas Ma Volonté régner en eux : ceux-là n’ont aucun droit sur toi, et toi aucun devoir envers eux — ils sont comme quelque chose qui ne t’appartient pas.
Mais sais-tu ce que signifie posséder une si grande paternité et une si longue filiation ? Cela signifie être liée, par des liens de justice, à toutes les richesses, à la gloire, à l’honneur et aux privilèges que possède une telle paternité. Ainsi : comme Ma fille, ton Jésus te donne en don tous les biens de la Rédemption ; comme Notre fille, tu es dotée de tous les biens de la Très Sainte Trinité ; comme fille de la Reine Souveraine, Elle te donne Ses douleurs, Ses œuvres, Son amour et tous Ses mérites maternels ; comme fille des Anges et des Saints, ils rivalisent entre eux pour te donner tous leurs biens ; et comme fille des cieux, des étoiles, du soleil, de la mer et de toutes les choses créées, ils se sentent honorés d’avoir enfin leur fille, afin de pouvoir transmettre leur héritage.
Et Ma propre Volonté, régnant dans les choses créées avec Sa Lumière infinie, rédige pour toi l’acte de propriété de toute la Création. Tous ressentent alors le bonheur de pouvoir transmettre leur héritage, car en donnant, ils ne se sentent plus stériles, mais féconds. La fécondité apporte la joie, la compagnie, l’harmonie, la gloire et la répétition de la Vie elle-même 3. Combien de pères et de mères sont malheureux, même s’ils sont riches, parce qu’ils n’ont pas de descendance ! En effet, la stérilité porte en elle l’isolement, l’amertume et le manque de soutien et de bonheur. Et même s’ils peuvent sembler heureux extérieurement, leur cœur porte l’épine de la stérilité qui rend amers tous leurs plaisirs.
Ainsi, la vaste paternité que tu possèdes et ta longue filiation 4 sont une cause de joie pour tous, et bien davantage encore pour Ma Volonté qui, se bilocalisant 5, règne en toi et te constitue fille de toutes les choses créées. De cette manière, tous ressentent ton soutien et le bonheur de pouvoir donner les biens qu’ils possèdent. C’est pourquoi ton oppression n’est pas justifiée : au milieu de tant de biens, de tant de joie, et de tant de ceux 6 qui te protègent, te défendent et t’aiment comme une véritable fille. »
(3) Après cela, je m’abandonnai dans les bras de Jésus et dans le courant de la Divine Volonté pour accomplir mes actes habituels. Jésus, revenant à moi, me dit :
(4) « Ma fille, Ma Volonté conserve l’âme dans son origine et ne lui permet pas de sortir de son principe 7, qui est Dieu. Elle maintient intacte l’image divine au fond de l’âme, enfermée dans son intelligence, sa mémoire et sa volonté ; et tant que l’âme laisse Ma Volonté régner en elle, tout est lié, tout est en relation entre le Créateur et la créature. Elle vit dans les reflets de la Majesté suprême, et Notre ressemblance en elle croît continuellement, ce qui la distingue comme Notre fille.
Au contraire, la volonté humaine empêche l’âme de reconnaître son origine et la fait déchoir de son principe. Son intelligence, sa mémoire et sa volonté demeurent sans lumière, et l’image divine reste déformée et méconnaissable. Tous les liens et rapports divins sont rompus. Ainsi, la volonté humaine fait vivre l’âme sous les reflets de toutes les passions, au point qu’elle devient laide et fille de l’ennemi infernal, qui cherche à y graver sa propre image hideuse. Combien de maux la volonté propre ne cause-t-elle pas ! Elle dévaste tous les biens et produit tous les maux. »
(5) Après cela, le bienheureux Jésus me transporta hors de moi-même et me montra combien Son image était déformée dans les créatures. C’était horrible à voir, tant elle était méconnaissable et laide. La sainteté du regard de Jésus refusait de les contempler, mais la compassion de Son Très Saint Cœur Le poussait à avoir pitié des œuvres de Ses mains, si horriblement déformées par leurs propres fautes.
Cependant, tandis que Jésus était profondément affligé de voir Son image ainsi transformée, nous arrivâmes à un point où les offenses contre Lui étaient si nombreuses que, ne pouvant plus les supporter, Il changea Son aspect de bonté et prit celui de la Justice, menaçant de châtiments ; tremblements de terre, eau et feu étaient préparés et dirigés contre les peuples pour détruire hommes et cités 8. Je L’implorai d’épargner les peuples, et Jésus, me ramenant dans mon lit, me fit partager une partie de Ses souffrances.
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1 ... combien est vaste ta paternité...est longue ta filiation : les termes paternité et filiation sont utilisés d’une manière spirituelle et symbolique, et non dans leur sens biologique habitue ; en résumé, Jésus dit : "Tu es fille de tout ce qui existe, et tout ce qui existe t’aime, te protège et te reconnaît comme leur enfant.
paternité : ne désigne pas un père humain ; signifie l’amour, la protection et l’autorité de tous les êtres créés et de Dieu envers l’âme qui vit dans la Volonté divine ; tous les êtres — anges, saints, créatures, le ciel, le soleil, etc. — reconnaissent cette âme comme leur fille et veulent pour elle le bien, la protéger et la guider
filiation : désigne le lien de filiation spirituelle : être reconnue comme fille de tous les êtres créés et de Dieu ; cela signifie recevoir leur amour, leurs dons et leur héritage spirituel ; cette âme participe à tous les biens spirituels et divins : elle est « héritière » de la lumière, de la grâce, de l’amour possédés par Dieu et toute la création ; le mot 'longue' souligne l’étendue de ce lien dans le temps et dans l’univers : elle n’est pas fille seulement de quelques êtres ou à un moment précis, mais de toutes les créatures, de toute la création, de tous les temps et lieux où la Volonté de Dieu règne
2 ... de leurs entrailles : une fille issue de leur sein, issue de leur viscères
3 ... la répétition de la Vie elle-même : renvoie à la continuité et à la régénération spirituelle de la vie divine dans toutes les créatures ; en d’autres termes, donner et participer à l’héritage divin produit un cycle perpétuel de vie, d’amour et de don, dans lequel l’âme est reliée à la création et à la Volonté de Dieu.
4 ... la grande paternité... ta longue filiation : sens de paternité = avoir des pères ; sens de filiation = être fille
5 ... se bilocalisant : de l'italien bilocandosi ; désigne la présence simultanée de la même Volonté en Dieu, dans les choses créées (toute la Création) et dans l’âme qui vit en Elle
6 ... tant de ceux : de l'italien tutti ; toutes les réalités créées investies de la Volonté divine ; les êtres spirituels (anges, saints) et les éléments de la création (soleil, étoiles, mer, etc.), qui participent spirituellement à la protection, à la défense et à l’amour de l’âme comme leur véritable fille
7 ... son principe : désigne ici l’origine divine de l’âme, c’est-à-dire Dieu, d’où l’âme reçoit sa vie spirituelle et son identité véritable
8 Les châtiments — tremblements de terre, eau et feu — sont préparés et dirigés, ce qui signifie qu’ils sont prêts et en état d’exécution, mais n’ont pas encore été effectivement infligés. Il s’agit donc d’une menace imminente, illustrant la Justice de Jésus en action, suspendue par l’intercession.
(1) J’étais sur le point de reprendre mon vol dans la Volonté Suprême, pour faire ma visite habituelle dans le Royaume de la Volonté Divine et m’étendre dans Ses confins afin de faire résonner mon 'je T’aime', mon adoration et mon 'merci' pour chaque chose créée. Or, tandis que je m’apprêtais à le faire, je pensais en moi-même :
"Si Dieu est partout, à quoi bon prendre mon vol dans la Volonté Divine pour m’élever jusqu'à la hauteur des Cieux, devant la Majesté Suprême, en portant comme dans mon petit sein toutes les volontés humaines des générations, afin d’accomplir pour chaque volonté rebelle mon acte de soumission, d’amour et d’abandon, pour que la Volonté Divine triomphe et vienne régner sur la terre, dominante et triomphante au milieu des créatures ? Puisqu’Il est partout, je peux aussi le faire d’ici."
Tandis que je pensais cela, mon doux Jésus, se mouvant en moi, me dit :
(2) « Ma fille, regarde le soleil : sa lumière descend et remplit toute la terre, mais le soleil demeure toujours là-haut, sous la voûte du ciel, avec toute sa majesté dans sa sphère, dominant et régnant sur tout et tous par sa lumière. Et bien qu’il ne descende pas vers le bas, il produit les mêmes effets et communique les mêmes biens par ses rayons, comme s’il descendait lui-même de la hauteur de sa sphère. Bien plus, si le soleil descendait de sa hauteur, la terre, beaucoup plus petite, serait embrasée, et les créatures, incapables de supporter une lumière si grande, seraient consumées et aveuglées par sa lumière et sa chaleur. Mais comme toutes les choses créées par Moi contiennent la ressemblance des entrailles de miséricorde de leur Créateur 1, le soleil reste en haut, répandant ses rayons pleins de bonté, d’amour et de bienfaits vers la petite terre.
Or, si le soleil, image de la véritable lumière du Soleil divin, agit ainsi, combien plus encore Dieu, vrai Soleil de lumière, de justice et d’amour ! Ma Majesté ne se déplace pas de la hauteur de Son Trône, mais demeure toujours ferme et stable à Sa place, dans Son palais céleste ; et plus que le soleil, Elle émet Ses rayons infinis, qui portent leurs effets et leurs biens, et communiquent Sa propre Vie à ceux qui veulent La recevoir, comme si Elle descendait vers eux. Ainsi, ce qu’Elle ne fait pas en descendant en personne, Elle le fait par l’émanation de Ses rayons sans fin, se bilocuant en eux 2 pour donner Sa Vie et Ses biens aux générations humaines. Or, Ma fille, en raison de ta condition de créature et de ton office dans la mission du 'FIAT' Suprême, il t’incombe de monter sur ces mêmes rayons que la Majesté Suprême émet, afin de te présenter devant Elle et d’accomplir ton office dans le sein du Soleil Éternel. Tu dois te plonger dans le Principe d’où tu es sortie 3, afin de recevoir, autant qu’il est possible à une créature, la plénitude de Ma Volonté, pour La connaître et La manifester aux autres.
(3) « Maintenant, tu dois savoir qu'il existe des liens d’identification 3 entre la Volonté Divine et la volonté humaine ; c’est pourquoi Je l’aime tant et Je veux — par droit de création, de paternité, d’amour et de justice — que la volonté humaine cède la place à la Mienne et se jette comme un petit enfant dans Ses bras, afin de se laisser soutenir, nourrir et dominer par Elle. En créant l’homme, l’Être Suprême mit en action Ma Volonté, bien que tous Nos attributs aient également contribué à cette création, naturellement et comme conséquence. Ma Volonté Suprême fut l’acte premier 4, prenant à cœur la Vie de toute la Création, y compris celle de l’homme. Ainsi, Elle se fit la Vie de tous, dominant tout et s’appropriant tout, car tout est issu d’Elle ; par justice, tout Lui appartient.
Ma Volonté, plus que le soleil, émet Ses rayons et avec leurs pointes anime la nature humaine et façonne la volonté dans les créatures. Vois-tu ce qu’est la volonté dans les générations humaines ? Les multiples pointes de Ses rayons, semblables à des étincelles dans les créatures, donnent forme à leur volonté, sans jamais se détacher du rayon jailli du centre du Soleil de la Volonté Suprême. Ainsi, toutes les générations humaines gravitent autour de ce Soleil éternel, car chaque créature contient la pointe d’un de Ses rayons. Or, quel affront pour ce Soleil de voir la circonférence de Ses rayons, dont les pointes forment la volonté de chaque créature, convertie et transmutée en ténèbres, en nature humaine, méconnaissant la lumière, la domination et la Vie de ce Soleil, Lui qui, avec tant d’amour, donne Sa Volonté afin que la Sienne et celle des créatures n'en fassent qu’une seule, et qu’Il puisse ainsi former Sa Vie Divine en elles !
Peut-il exister un lien plus fort, plus stable et indissoluble que celui qui unit le centre du soleil à ses rayons ? La lumière est indivisible ; et si elle pouvait être séparée, la partie détachée errerait et finirait par se résoudre en ténèbres. De même, entre la Volonté divine et la volonté humaine, il existe une union d’identification comparable à celle qui existe entre le soleil et ses rayons, entre la chaleur et la lumière.
Le soleil n'a-t-il pas le droit de dominer ses rayons et de recevoir leur soumission afin d’établir son royaume de lumière sur sa propre circonférence ? Il en est de même pour Ma Volonté : lorsque la créature s'éloigne d'Elle, Ma Volonté demeure comme privée de Son Royaume, sans domination ni sujets et se sent dépouillée de ce qui Lui appartient. Chaque acte qui ne dépend pas de Sa Volonté est une déchirure, un vol fait contre Sa lumière ; et en Se voyant privée de Sa lumière, transformée en ténèbres, Elle souffre plus qu’une mère à qui l’on arrache le fruit de son sein — non pour lui donner la vie, mais pour le tuer ! Ainsi, les pertes que subit Ma Volonté lorsque la créature n’est pas unie à Son centre et ne vit pas de la Volonté de Sa lumière sont des pertes divines, d’une valeur infinie. Les maux infligés aux créatures, la laideur qu’elles acquièrent, sont incalculables et indescriptibles : Ma Volonté demeure sans Royaume dans les créatures, et celles-ci restent dépouillées, sans héritage et sans droit à aucun bien.
Il n'y a rien de plus important ni de plus grand que Ma Volonté pour rétablir l’équilibre, l’ordre, l’harmonie et la ressemblance entre le Créateur et les créatures. C'est pourquoi Je veux faire connaître ce que sont Ma Volonté Divine et la volonté humaine : afin que nous nous réconciliions, que Ma Volonté retrouve Son Royaume, et que tous les biens perdus soient rendus aux créatures. »
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1 ... entrailles de miséricorde de leur Créateur : réfère au siège de l’amour et de la compassion de Dieu, selon le langage biblique et mystique ; signifie que toute créature reflète, à sa manière, la bonté et la miséricorde de son Créateur
2 ... se bilocuant en eux : dans la tradition spirituelle, désigne une présence simultanée en plusieurs lieux, sans déplacement corporel ; souligne ici que Dieu, sans quitter la hauteur de sa Majesté, se rend présent et opérant dans l’émanation de ses rayons
bilocuer : terme ancien, mystique et théologique ; utilisé dans la littérature spirituelle (saints, phénomènes mystiques) ; exprime une présence personnelle, vivante, quasi sacramentelle ; correspond très bien à l’italien bilocandosi dans ce contexte
bilocaliser / se bilocalisant : terme plus moderne, technique, presque scientifique, moins chargé spirituellement, peut sonner un peu abstrait dans un texte mystique
2 ... le Principe... : désigne l’origine ou le commencement spirituel de la créature, d’où elle a été créée par Dieu, avant même toute existence temporelle ; concept mystique désignant le commencement spirituel ou éternel de l’âme, source de sa vie et de sa relation avec la Volonté Divine
3 ... les liens d’identification... : union intime et profonde entre la Volonté Divine et la volonté humaine, comparée à celle du soleil et de ses rayons : tout comme les rayons participent de la lumière et de la chaleur du soleil sans s’en détacher, la volonté humaine trouve sa vraie Vie et son accomplissement en s’unissant à la Volonté Divine
4 ... fut l’acte premier ... : désigne l’action initiale et fondamentale de la Volonté Suprême dans la Création, sur laquelle tout le reste se fonde ; c’est le premier acte qui établit la Vie, l’ordre et la domination de la Volonté divine sur tout ce qui existe
(1) Je pensais :
" Quelle puissance, combien de biens sont renfermés dans la Sainte Volonté Divine ! Comme en Elle tout est paix, tout est bonheur ; il n’est pas besoin de commandements pour agir, car la nature elle-même sent en Elle une telle force de bien qu’elle ne peut s’en empêcher. Quel bonheur de se sentir transformée en bien, en sainteté, en force par la nature elle-même ! Ainsi, dans le Royaume de la Volonté Suprême, il n’y aura pas de lois : tout sera amour, et la nature, transformée en loi divine, voudra d’elle-même faire ce que le 'FIAT' Suprême veut qu’elle fasse."
Or, tandis que je pensais à cela, mon toujours aimable Jésus, avec la lumière habituelle qu’Il faisait jaillir de Son intelligence, me dit :
(2) « Ma fille, tout ce que Je t’ai dit sur Ma Volonté, ce sont des dons que je t’ai faits 1. La connaissance ne suffit pas si l’on ne possède pas le bien que contient cette connaissance ; autrement, elle te rendrait malheureuse, car connaître un bien et ne pas le posséder est toujours une souffrance. D’autant plus que Moi, Je ne sais pas faire les choses à moitié, mais toujours pleinement. C’est pourquoi Je dispose d’abord l’âme, J’en élargis la capacité, puis Je lui donne la connaissance avec le bien qu’elle contient ; et puisque les connaissances sur Ma Volonté sont divines, sa nature est dotée de la ressemblance avec la Nature Divine 2 ; et, plus qu'une fille, elle n’attend pas l’ordre, mais se sent honorée de faire, sans qu’on le lui dise, ce que veut le Père 3. Les lois et les commandements sont pour les serviteurs, pour les esclaves, pour les rebelles. Dans le Royaume du 'FIAT' Suprême, il n’y aura ni serviteurs, ni esclaves, ni rebelles, mais une seule Volonté — celle de Dieu et celle de la créature — et par conséquent une seule vie 4. C’est donc aussi pour cette dernière raison 5 que Je te parle tant et de tant de choses sur Ma Volonté : afin d'abonder en dons, non seulement pour toi, mais pour toute âme qui voudra venir vivre dans Mon Royaume, afin qu’elle ne manque de rien, n’ait besoin de rien, mais possède en elle-même la source des biens. Je n’agirais pas comme le Dieu que Je suis — grand, puissant, riche, magnanime — si, en constituant le Royaume de Ma Volonté, Je ne dotais pas ceux qui doivent y vivre des prérogatives et des qualités que Ma Volonté elle-même possède.
De plus, tu dois savoir que, de même que toutes choses sont sorties de cet Acte unique de Dieu, ainsi, tout doit retourner à cet Acte unique, qui ne connaît aucune succession d’actes 6. Or, seul celui qui renonce à tout pour vivre uniquement de Ma Volonté peut revenir à cet Acte unique, car, à mesure que l’âme vit en Elle, tout ce qu’elle accomplit se transforme en lumière. Ses actes sont alors naturellement incorporés et identifiés à la lumière éternelle du Soleil de Ma Volonté et deviennent un seul acte avec l’Acte unique de Ma Volonté. Au contraire, chez celui qui agit en dehors d’Elle, on ne voit pas la lumière, mais chacun des matériaux de son œuvre, lesquels ne peuvent être incorporés à la lumière de l’Acte unique de Dieu ; il apparaît aussitôt que ce n’est pas Notre œuvre — que cela ne Nous appartient pas. Ainsi, tout ce qui n’est pas fait en vertu du 'FIAT' divin ne sera pas reconnu par Dieu.
Suppose que tu veuilles unir la lumière et les ténèbres, le cuivre et l’or, les pierres et la terre : ne distinguerait-on pas clairement la lumière des ténèbres, le cuivre de l’or, les pierres de la terre, puisque ce sont des matériaux différents les uns des autres ? Mais si tu unissais la lumière à la lumière, les ténèbres aux ténèbres, l’or à l’or, tu ne pourrais ni distinguer ni séparer la première lumière de la seconde, les premières ténèbres des secondes, la première masse d’or de la seconde. Ainsi en est-il de Ma Volonté : ce qu’Elle accomplit Elle-même dans la créature est Lumière 7, et il n’est donc pas étonnant que cette Lumière s’incorpore à l’Acte unique de Sa Lumière Éternelle.
C’est pourquoi, en ces temps si orageux et dans cette course vertigineuse vers le mal, Je ne pouvais accorder de grâce plus grande que de faire connaître que Je veux offrir le grand don du Royaume du 'FIAT' Suprême. Et pour le confirmer, Je le prépare en toi par de multiples connaissances et dons, afin que rien ne manque au triomphe de Ma Volonté. Sois donc attentive au dépôt de ce Royaume que Je fais en toi.
(3) Après cela, je me sentais préoccupée, car la sainte obéissance m’avait imposé de ne pas omettre d’écrire une seule parole que mon doux Jésus pourrait me dire, tandis que moi je suis portée à en laisser certaines de côté, convaincue que certaines choses intimes, certains élans que Jésus confie à ma petite âme, n’ont pas besoin d’être écrits ni confiés au papier, mais doivent demeurer dans le secret du cœur. Je priais donc afin de recevoir la grâce de ne pas manquer à l’obéissance. Et Jésus, se mouvant en moi, me dit :
(4) « Ma fille, si celui qui te guide et te dirige te donne cette obéissance, cela signifie qu’il a compris que c’est Moi qui te parle et la valeur que contient ne serait-ce qu’une seule de Mes paroles. Ma parole est lumière et pleine de Vie 8 ; celui qui possède la vie peut la donner, d’autant plus que Ma parole renferme la Force créatrice ; ainsi, une seule de Mes paroles peut créer d’innombrables vies de grâce, vies d’amour, vies de lumière, vies de Ma Volonté dans les âmes. Toi-même, tu ne pourras pas comprendre le long chemin qu’une seule de Mes paroles peut parcourir : qui a des oreilles écoutera, qui a un cœur en restera blessé. C’est pourquoi celui qui te guide a raison de te donner cette obéissance. Ah ! tu ne sais pas combien Je l’assiste et Me tiens près de lui lorsqu’il lit Mes écrits et les tiens sur Ma Volonté, pour lui faire comprendre toute la force des vérités et le grand bien qu’ils renferment ; et lui, tournant autour de Ma Volonté, et en vertu de la lumière qu’il en ressent, t’envoie cette obéissance. Sois donc attentive : Je t’aiderai et Je te rendrai facile ce qui te paraît difficile.
Tu dois savoir que Mon Cœur est gonflé, qu’il souffre et soupire, car Je veux faire connaître le Royaume du 'FIAT' Suprême, les grands biens qu’Il renferme et le grand bien que recevront ceux qui Le posséderont. Je Le garde dans Mon Cœur même, prêt à éclater, tant Je désire Le faire sortir au dehors. Ne veux-tu donc pas Me donner ce soulagement, afin que Mon Cœur, en le faisant sortir, se dégonfle et n’ait plus à souffrir ni à soupirer douloureusement ? Et tu le feras en faisant connaître ce que Je te manifeste sur Ma Volonté ; car lorsque tu fais cela, tu Me donnes le champ libre pour ouvrir les voies et préparer le lieu où Je dois déposer le Royaume de Ma Volonté. Si tu ne manifestes pas ce que Je te dis, tu Me fermes ces voies, et Mon Cœur se gonfle davantage. Laisse-Moi donc faire ; toi, suis-Moi et ne te fais pas de souci. »
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1 ce sont des dons que je t’ai faits : de l’italien doni, qui renvoie à des grâces ou faveurs spirituelles accordées par Jésus à l’âme ; il ne s’agit pas de simples cadeaux matériels, mais de révélations et expériences spirituelles qui permettent à l’âme de croître dans la connaissance et la participation à la Volonté Divine
2 sa nature : fait référence à la nature humaine de l’âme
3 plus que fille : souligne que l’âme, transformée par la connaissance de la Volonté divine, dépasse la simple obéissance filiale : elle agit spontanément et avec joie selon la volonté de Dieu, comme si elle voulait Lui rendre un honneur
4 une seule vie : dans le Royaume du 'FIAT' Suprême, la créature vit de la même Volonté que Dieu, de sorte que leur agir devient commun
5 cette dernière raison : renvoie à ce qui précède immédiatement dans le texte : l’absence de lois et de commandements dans le Royaume du 'FIAT' Suprême, où une seule Volonté — celle de Dieu et de la créature — constitue une seule vie ; c’est pourquoi l’âme doit être comblée de dons
6 qui ne connaît aucune succession d’actes : signifie que l’Acte unique de Dieu est éternel et indivisible : il ne se produit pas en plusieurs étapes ou actions successives, mais existe en un seul acte parfait et continu, hors du temps et de toute progression
7 ce qu’Elle accomplit Elle-même dans la créature est Lumière : signifie que tout acte accompli par l’âme en union avec la Volonté de Dieu devient pleinement divin et lumineux ; qu’il s’agisse de prier, d’aider, de souffrir ou d’attendre avec patience, chaque action portée par la Volonté divine s’incorpore à l’Acte unique de Sa Lumière Éternelle, reflétant sa perfection et son éternité
8 Ma parole est lumière et pleine de Vie : La parole de Dieu n'est pas simplement un mot, elle est vivante et illuminante ; Elle guide les êtres humains, les éclaire spirituellement, et leur offre une vie véritable, au-delà de l'existence physique
(1) Alors qu'il semble que mon Jésus toujours aimable revienne, croyant ne plus jamais Le perdre, au plus beau moment, tel un éclair, Il m'échappe, et je reste privée de Celui qui forme la vie de ma pauvre existence, avec le cruel clou du délire de voir revenir Celui qui fait lever le soleil dans ma pauvre âme.
Mais tandis que je délirais pour Son retour et que je craignais qu’Il ne m’eût laissée, tout à coup, Il est revenu et m'a dit :
(2) « Ma fille, ne veux-tu pas te persuader que Je ne peux pas te laisser ? Si ton union avec Moi était liée, formée et scellée sur une autre base que celle de Ma Volonté, tu pourrais craindre ; mais puisqu'elle est liée, inscrite et signée sur la base éternelle de Ma Volonté, l’éternel n’est pas sujet aux changements 1. Bien plus, tout ton être, tes désirs, tes affections, et même tes fibres les plus intimes, sont liés par des liens éternels ; et Ma Volonté y circule pour s'y constituer Vie et les former avec la substance divine et éternelle qu’Elle possède 2.
Est-il possible d’interrompre l’Éternité, de changer Dieu ou de séparer l’Être suprême de Sa Volonté ? Tout cela est inséparable, indivisible. Ainsi, tout ce que Ma Volonté unit entre dans l’ordre divin et devient inséparable de Moi. Comment pourrais-Je donc te quitter ? S’il n’en était pas ainsi, tout ce que Ma Volonté a accompli en toi — Son œuvre, Ses fondements et Ses manifestations mêmes — ne serait qu’un jeu, quelque chose de superficiel, de simples paroles sans consistance, et non une réalité. Par conséquent, chasse ces craintes que Je pourrais te quitter, car elles ne proviennent pas de Ma Volonté et ne Lui appartiennent pas. Ma Volonté est solidité, fermeté et lien indissoluble. Il est inconvenant pour celle qui possède Ma Volonté comme Vie de s’occuper d’autre chose. Au contraire, applique-toi à étendre les frontières de Son Royaume, afin qu’Il triomphe, qu’Il se forme pleinement en toi, et que tu puisses ainsi Le transmettre aux pauvres générations qui se débattent et creusent elles-mêmes les abîmes où elles seront englouties.
Mais sache que les châtiments sont nécessaires : ils serviront à préparer le terrain afin que le Royaume du 'FIAT' Suprême puisse se former au sein de la famille humaine. Ainsi, de nombreuses vies disparaîtront de la surface de la terre, parce qu’elles constituent des obstacles au triomphe de Mon Royaume. C’est pourquoi de nombreux châtiments de destruction auront lieu, et d’autres seront provoqués par les créatures elles-mêmes, qui se détruiront les unes les autres. Toutefois, cela ne doit pas t’inquiéter ; prie plutôt pour que tout advienne en vue du triomphe du Royaume du 'FIAT' Suprême. »
(3) Après avoir dit cela, Il disparut. Je me mis alors à faire mon tour habituel dans la Volonté Suprême. Sa lumière me rendait tout présent : aussi bien ce qu’Elle avait accompli dans la Création que ce qu’Elle avait réalisé dans la Rédemption. La Volonté divine, bilocalisée dans chacun de Ses actes, attendait de moi une petite visite à chacun d’eux, afin d’avoir Sa petite fille pour compagnie — ne fût-ce qu'une visite furtive — là où Elle règne et domine comme Reine. Oh ! combien Elle appréciait ma petite visite en chacun de Ses actes : mon petit 'je T’aime', ma pauvre adoration, ma reconnaissance, mon 'merci', ma soumission ! Et comme Ses actes sont innombrables, je ne finissais jamais de les atteindre tous.
Ainsi, arrivée aux actes de la Rédemption, mon doux Jésus se montra comme un tout petit enfant, si petit qu’Il pouvait Se tenir dans ma poitrine. Comme Il était beau, charmant et gracieux de Le voir ainsi : si petit, marcher, s’asseoir et se placer comme sur un trône de majesté dans ma petite âme, me communiquant Sa Vie, Son souffle et Ses actes, afin que je prenne tout de Lui. Mais tandis que je Le voyais en moi comme un petit enfant, Il apparut en même temps comme crucifié. La tension de Ses membres était telle qu’on pouvait compter tous Ses os et Ses nerfs, un par un. Or, si l’Enfant était enfermé dans ma poitrine, le Jésus crucifié s’étendait dans tous mes membres, ne laissant aucune parcelle de mon être qui ne fût possédée par Sa personne adorable. Je sentais davantage Sa Vie que la mienne. Après être restée quelque temps dans cette position avec Jésus, Il me dit :
(4) « Ma fille, Mon Humanité possédait le Royaume de Ma Volonté, au point que toute Ma Vie dépendait de la Volonté Suprême. Ainsi, en dépendant d’Elle, J’avais l’intelligence du Vouloir suprême, Son regard, Son souffle, Son agir, Ses pas, Son mouvement et Son battement éternel. C’est ainsi que Je formai, dans Mon Humanité, le Royaume du 'FIAT' Suprême, Sa Vie et Ses Biens. Vois donc ce que signifie former Son Royaume en toi : Je dois te transmettre ce que possède Mon Humanité, laquelle te communique Sa pensée, Son regard, Son souffle et tout ce que Je possède pour la formation de ce Royaume.
Vois combien J’aime ce Royaume ! Je mets à Sa disposition toute Ma Vie, Mes souffrances et Ma mort, comme fondement, garde, défense et soutien. Je ne laisse rien de Moi qui ne serve à maintenir en pleine vigueur le triomphe et la domination absolue de Ma Volonté. Ne sois donc pas surprise si tu vois se répéter en toi les différents degrés de Mon âge et de Mes œuvres, Me voyant tantôt enfant, tantôt jeune, tantôt crucifié : c’est le Royaume de Ma Volonté qui est présent en toi. Toute Ma Vie se déploie au-dedans et au-dehors de toi, pour garder et défendre Mon Royaume.
Sois donc attentive, et lorsque quelque crainte t’assaille, pense que tu n’es pas seule, mais que tu as toute Ma Vie pour t’aider à former ce Royaume en toi. Poursuis constamment ton envol dans l’unité de la lumière suprême de la Volonté divine. C’est là que Je t’attends, pour te réserver des surprises et te donner Mes enseignements. »
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1 l’éternel n’est pas sujet aux changements : signifie que, puisque tout ce qui est éternel ne peut se modifier, l’âme n’a aucune raison de craindre que Jésus la quitte ; la relation scellée sur la base de la Volonté divine est donc absolument sûre et indissoluble
2 et Ma Volonté y circule pour s'y constituer Vie et les former avec la substance divine et éternelle qu’Elle possède : Jésus veut dire que sa Volonté entre dans l’âme, y devient la source de la vie intérieure, et transforme tout l’être humain en lui communiquant quelque chose de divin et d’éternel, sans supprimer son humanité mais en l’élevant.
🔵 À LIRE : texte complémentaire , un texte de Nicole
(1) Après avoir fait mon tour habituel dans la Volonté Suprême, je priais le bon Jésus, au nom de Sa Création et de Sa Rédemption, au nom de tous, du premier au dernier homme, au nom de la Reine Souveraine et de tout ce qu'Elle fit et souffrit, afin que le 'FIAT' Suprême soit connu et que s’établisse Son Règne, avec Son plein triomphe et Sa domination.
Mais tandis que je faisais cela, je pensais en moi-même : " Si Jésus Lui-même veut et aime tant que Son Règne s’établisse au milieu des créatures, pourquoi veut-Il que l’on prie avec tant d’insistance ? S'Il le veut, Il peut Le donner, sans tant d’actes continus. "
Alors mon doux Jésus, se mouvant en moi, me dit :
(2) « Ma fille, Mon Être Suprême possède un équilibre parfait, même lorsqu’Il donne Ses grâces et Ses dons aux créatures — et bien davantage encore lorsqu’il s’agit du Royaume du 'FIAT' Suprême — le plus grand don que J’avais déjà accordé à l’homme au début de la Création et qu'il a rejeté avec tant d’ingratitude. Te semble-t-il peu que de mettre à la disposition de la créature une Volonté Divine, avec tous les biens qu’Elle contient, et cela non pour une heure, ni pour un jour, mais pour toute la vie ? Le Créateur qui dépose dans la créature Sa Volonté adorable, afin de mettre en commun Sa ressemblance, Sa beauté, Ses mers infinies de richesses, de joies et de bonheur sans fin... Ce n’est qu’en possédant Notre Volonté que la créature peut acquérir les droits de communion, de ressemblance avec le Créateur et l’accès à tous Ses biens. Sans Elle, il ne peut y avoir de communion avec Nous ; et si la créature reçoit quelque chose de Nous, ce ne sont que de simples effleurements, des miettes de Nos biens infinis.
Or, un don si grand, un bonheur si immense, un droit de ressemblance divine avec l’acquisition de la noblesse de Notre filiation, après avoir été rejetés — crois-tu qu’il soit chose facile pour la Souveraineté divine de les redonner aux créatures sans être priée, sans que personne ne se soucie de recevoir ce Royaume du 'FIAT Suprême ? Ce serait répéter l’histoire qui s’est produite dans l’Éden terrestre, et peut-être même en pire. De plus, Notre Justice s’y opposerait à juste titre.
C’est pourquoi tout ce que Je te fais faire — les tours continuels dans la Volonté Suprême, tes prières incessantes pour que Ma Volonté vienne régner, ta vie sacrifiée pendant tant de longues années, où tu ne connais ni ciel ni terre, dirigée vers l’unique but de faire venir Mon Règne — sont autant d’appuis que Je place devant Ma Justice, afin qu’Elle cède ses droits et que, s’équilibrant avec tous Nos attributs, Elle trouve juste que le Royaume du 'FIAT Suprême soit restitué aux générations humaines 1.
Il en fut ainsi pour la Rédemption : si Notre Justice n’avait pas trouvé les prières, les soupirs, les larmes et les pénitences des patriarches, des prophètes et de tous les justes de l’Ancien Testament, et ensuite une Vierge Reine qui possédait intacte Notre Volonté, qui prit tout sur Son cœur par tant de prières insistantes, assumant Elle-même toute la tâche de la réparation pour tout le genre humain, jamais Notre Justice n’aurait cédé à la descente du Rédempteur tant désiré au milieu des créatures. Elle aurait été inexorable et aurait opposé un non catégorique à Ma venue sur la terre. Et lorsqu’il s’agit de maintenir l’équilibre de Notre Être Suprême, il n’y a rien à faire.
Or, qui donc a prié jusqu’à présent avec intérêt, avec insistance, en offrant le sacrifice de sa propre vie, pour que le Royaume du 'FIAT Suprême vienne sur la terre, qu’Il triomphe et qu’Il domine ? Personne. Il est vrai que l’Église récite le Notre Père depuis que Je suis venu sur la terre, dans lequel on demande : "Que ton Règne vienne, que ta Volonté soit faite sur la terre comme au Ciel." Mais qui réfléchit réellement à la demande qu’il fait ? On peut dire que toute l’importance de cette demande est restée dans Ma Volonté, et que les créatures la récitent par habitude, sans comprendre ni avoir le désir d’obtenir ce qu’elles demandent. C’est pourquoi Ma fille, tout est caché dans le secret tant qu’on vit sur la terre, et tout semble mystère 2 . Et même si l’on parvient à saisir quelque chose, c’est si peu que l’homme trouve toujours à redire sur tout ce que J’opère dans Mes œuvres à travers le voile des créatures, allant jusqu’à dire : "Pourquoi ce bien et ces connaissances n’ont-ils pas été donnés plus tôt, alors qu’il y a eu tant de grands saints ?"
Mais dans l’éternité, il n’y aura plus de secrets. Je révélerai tout et Je ferai voir toutes choses et toutes Mes œuvres avec Justice ; et l’on verra que Ma Justice ne pouvait jamais donner si, dans la créature, il n’y avait pas eu les actes suffisants 3 pour recevoir ce que la Majesté Suprême voulait donner. Il est vrai que tout ce que fait la créature est grâce venant de Moi ; mais Ma grâce elle-même veut trouver l’appui des dispositions et de la bonne volonté de la créature. Ainsi, pour rétablir le Royaume de Ma Volonté sur la terre, il faut des actes suffisants de la part de la créature, afin que Mon Royaume ne reste pas en l’air, mais qu’Il descende pour Se former sur les actes mêmes que la créature a accomplis pour obtenir un bien si grand.
Voilà pourquoi Je te pousse tant à parcourir toutes Nos œuvres — la Création et la Rédemption — afin que tu y déposes la part de tes actes : ton 'je T'aime', ton adoration, ta reconnaissance et ton 'merci' sur toutes Nos œuvres. Bien des fois, Je l’ai fait Moi-même avec toi ; puis, pour compléter, après ton tour dans Notre Volonté, vient ton refrain si agréable pour Nous :
"Majesté Suprême, Ta petite fille vient devant Toi, sur Tes genoux paternels, pour Te demander que tous puissent connaître Ton 'FIAT', Ton Royaume ; je Te demande le triomphe de Ta Volonté et qu’Elle domine et règne sur tout. Ce n’est pas moi seule qui Te le demande, mais avec moi sont Tes Œuvres et Ta propre Volonté. Ainsi, au nom de tous, je Te demande Ton 'FIAT', j’implore Ton 'FIAT'."
Si tu savais quelle brèche ton petit refrain ouvre dans Notre Être Suprême ! Nous Nous sentons priés par toutes Nos œuvres, sollicités par Notre Volonté elle-même ! Le ciel et la terre s’agenouillent pour Nous demander le Royaume de Ma Volonté Éternelle. C’est pourquoi, si tu le veux, continue tes actes, afin qu’en atteignant le nombre établi, tu puisses obtenir ce que tu désires avec tant d’insistance. »
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1 ... sont autant d’appuis que Je place devant Ma Justice, afin qu’Elle cède ses droits et que, s’équilibrant avec tous Nos attributs, Elle trouve juste que le Royaume du 'FIAT Suprême soit restitué aux générations humaines.
Les prières, les actes dans la Volonté divine et les sacrifices sont autant d’appuis que Dieu place devant Sa Justice. La Justice divine a des droits : par nature, elle exige réparation pour le péché et veut que tout reste « équilibré » selon l’ordre divin. Ces appuis permettent à la Justice de s’harmoniser avec les autres attributs de Dieu — l’Amour, la Miséricorde, la Bonté, la Sagesse. Une fois cet équilibre trouvé, la Justice peut céder ses droits et permettre que le Royaume du 'FIAT' Suprême soit donné aux hommes. En résumé : la Justice ne cède pas simplement parce qu’on la supplie. Elle cède parce que, avec tous ces appuis et la Volonté divine en jeu, elle juge juste que le Royaume du 'FIAT' soit restitué, respectant ainsi parfaitement l’ordre et les attributs de Dieu.
2 C’est pourquoi, ma fille, tout est caché dans le secret tant qu’on vit sur la terre, et tout semble mystère.
Le 'C’est pourquoi' renvoie à ce qui précède : le Règne du 'FIAT' Suprême n’a pas encore été donné parce que les actes, prières et sacrifices requis n’étaient pas encore accomplis. Jésus répond ici implicitement à l’objection humaine : "Pourquoi ce bien, ces connaissances, n’ont-ils pas été donnés plus tôt, alors qu’il y a eu tant de grands saints ?" La phrase signifie donc que, tant que les conditions nécessaires ne sont pas réunies et que la Justice divine n'est pas en équilibre, tout reste caché et voilé. Il ne s’agit pas d’un mystère arbitraire, mais d’un temps de maturation voulu par la Justice et la Sagesse divines. C’est pourquoi on ne perçoit que des fragments et l’on critique ou compare avec le passé.
3 il n’y avait pas eu les actes suffisants : renvoie aux actions concrètes de la créature — prières, sacrifices, obéissance dans la Volonté divine — qui sont nécessaires pour que le Royaume du 'FIAT' Suprême puisse descendre sur la terre ; ces actes constituent l’appui nécessaire de la créature sur lequel la Justice divine peut s’appuyer pour donner ce qui appartient à Dieu ; sans ces actes, la Justice de Dieu ne peut « céder » et le don reste suspendu ; la formule souligne donc que la coopération de la créature est indispensable pour la réalisation du plan divin
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Question
Est-ce que quelqu'un qui ne vit pas dans la Divine Volonté sur la terre pourra connaître les secrets du Ciel lorsqu'il sera dans l'éternité ? 🤔 ➔ 🔗 Volonté divine et secrets révélés au Ciel ?
(1) Après avoir écrit pendant quatre heures et plus, je me sentais à bout de forces. M’étant mise à prier selon ma manière habituelle dans Sa Très Sainte Volonté, mon doux Jésus sortit de mon intérieur ; me serrant contre Lui avec toute tendresse, Il me dit :
(2) « Ma fille, tu es fatiguée, repose-toi dans mes bras. Combien nous coûte, à Moi et à toi, le Règne du 'FIAT' suprême ! Tandis que, la nuit, toutes les autres créatures — les unes dorment, les autres se divertissent, et certaines vont jusqu’à m’offenser — pour Moi et pour toi il n’y a pas de repos, pas même la nuit : toi, occupée à écrire, et Moi à veiller sur toi, à te donner les paroles et les enseignements concernant le Règne de la Volonté Suprême. Et tandis que Je te vois écrire, afin que tu puisses persévérer sans te fatiguer, Je te soutiens dans Mes bras, afin que tu écrives ce que Je veux, pour pouvoir donner tous les enseignements, les prérogatives, les privilèges, la sainteté et les richesses infinies que ce Royaume possède.
Si tu savais combien Je t’aime et combien Je me réjouis de te voir sacrifier même le sommeil et tout ton être par amour pour Mon 'FIAT', qui désire tant se faire connaître aux générations humaines ! Cela nous coûte beaucoup, c’est vrai, Ma fille. Et Moi, pour te dédommager, presque toujours après que tu as écrit, Je te fais reposer sur Mon Cœur, accablé par la douleur et par l’amour : par la douleur parce que Mon Royaume n’est pas connu ; par l’amour parce que Je veux le faire connaître, afin que toi, en sentant Ma douleur et le feu qui Me brûle, tu te sacrifies entièrement et ne t’épargnes en rien, pour le triomphe de Ma Volonté. »
(3) Ainsi, tandis que je me trouvais dans les bras de Jésus, l’immense lumière de la Volonté divine, qui remplissait le Ciel et la terre, m’appelait à circuler en Elle pour me faire accomplir mes actes habituels et pour faire résonner mon 'je T'aime' et mon adoration dans toute la Création, afin qu’Elle ait la compagnie de Sa petite fille dans chaque chose créée où Elle règne et domine. Après avoir fait cela, mon doux Jésus me dit :
(4) « Ma fille, quelle lumière, quelle puissance, quelle gloire acquiert l’acte de la créature accompli dans Ma Volonté ! Ces actes sont plus que des soleils 1. Le soleil, lorsqu’il s’élève dans le ciel, éclipse les étoiles et remplit toute la terre, apportant à toutes choses son baiser, sa chaleur et ses effets bénéfiques. Et la nature de la lumière est de se répandre : elle n’a pas besoin de faire d’effort pour distribuer les biens, qu’elle possède naturellement, à ceux qui les désirent.
Le soleil symbolise les actes accomplis dans Ma Volonté. Dès que l’acte se forme, Ma Volonté lui communique Sa lumière, créant ainsi un soleil qui s’élève naturellement, car il est dans la nature du soleil d’être en haut et non en bas ; autrement, il ne pourrait accomplir le bien qu’il est appelé à faire. Les choses qui demeurent en bas restent toujours limitées, individuelles, dépendantes du temps et du lieu, et ne peuvent ni exister ni produire de biens universels. Ainsi, ce soleil, formé par Ma Volonté et par l’acte de la créature, en s’élevant jusqu’au trône de son Dieu, forme la véritable éclipse du Ciel, des saints et des anges, et ses rayons saisissent la terre comme dans un poing. Sa lumière bienfaisante apporte au Ciel gloire, joie et bonheur ; sur la terre, elle répand la lumière des vérités, provoque la fuite des ténèbres, fait ressentir la douleur du péché et dévoile la vanité des choses passagères.
Un seul est le soleil, mais sa lumière contient toutes les couleurs et tous les effets pour donner la vie à la terre. De même, un seul est l’acte, un seul est le Soleil de Ma Volonté formé en lui 2 ; mais ses biens et ses effets sont innombrables. Voilà pourquoi le Royaume du 'FIAT' Suprême sera un Royaume de lumière, un Royaume de gloire et de triomphe. La nuit du péché n’y entrera pas : ce sera toujours le plein jour, et ses rayons éclatants seront si pénétrants qu’ils triompheront jusque dans l’abîme où est tombée la pauvre humanité. C’est pourquoi Je t’ai dit tant de fois : ta mission est grande, puisque Je t’ai confié Ma Volonté Divine afin que tu La fasses connaître et en sauvegardes les droits si méconnus des générations humaines. Les biens qui en découleront seront immenses, et toi et Moi serons doublement heureux d’avoir travaillé à la formation de ce Royaume. »
(5) Après cela, je réfléchissais en moi-même :
"Mon bien-aimé Jésus dit tant de choses merveilleuses sur ce Royaume si saint de la Volonté Suprême, mais extérieurement, on n’en voit rien. Si l’on pouvait voir les prodiges, les grands biens et la félicité qu’Il renferme, la face de la terre serait transformée, et dans les veines humaines coulerait un sang pur, saint et noble, capable de convertir la nature elle-même en sainteté, en joie et en paix perpétuelle."
À ce moment-là, Jésus sortit de l’intérieur de mon âme et me dit :
(6) « Ma fille, ce Royaume du 'FIAT' Suprême doit d’abord être solidement fondé, formé et mûri entre toi et Moi ; ensuite seulement, Il pourra être transmis aux créatures. Il en fut ainsi entre la Vierge et Moi : Je me suis d’abord formé en Elle, J’ai grandi dans Son sein, Je me suis nourri à Son sein ; Nous avons vécu ensemble, tous deux, face à face, comme si personne d’autre n’existait, pour former le Règne de la Rédemption. Ce n’est qu’ensuite que Ma Vie et les fruits de la Rédemption contenus dans Ma Vie furent transmis aux autres créatures. Il en sera de même pour le 'FIAT' Suprême : nous Le formerons d’abord tous les deux, seul à seule, face à face ; et une fois qu’Il sera formé, Je Me chargerai Moi-même de Le transmettre aux créatures. Une œuvre se réalise plus facilement et plus parfaitement lorsqu’elle est d’abord formée dans le secret et le silence de deux personnes qui l’aiment véritablement ; une fois achevée, il devient plus facile de la manifester et de la donner aux autres. C’est pourquoi, laisse-Moi faire et ne t’inquiète pas. »
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1 Ces actes sont plus que des soleils : les actes faits dans la Volonté divine dépassent le soleil créé ; ils ont une portée universelle, céleste et éternelle
2 un seul est l’acte, un seul est le Soleil de Ma Volonté formé en lui : un seul est le Soleil de Ma Volonté, formé dans l’acte accompli dans la Volonté Divine
Deo gratias