Depuis les années 70, nous savons que nous fonçons dans le mur, nos ressources limités, notre avidité nous amènent à détruire à grand pas toute la richesse de notre monde, en ligne droite vers un effondrement de notre société humaine...
La déforestation est tellement intensive que nous ne sommes pas capable de replanter aussi vite (plusieurs centaines d'arbres à la seconde...). De plus remplacer un arbre adulte par un arbre naissant n'a pas du tout le même impact.
Les forêts primaires mettent des siècles à naître et sont le cœur de la biodiversité, c'est pourquoi elle ne sont pas remplaçables.
Un arbre (en moyenne) absorbe environ 30kg de CO2 par an, l'homme produit en gros 40 milliards de tonne par an. Il faudrait donc produire 1500 milliards d'arbres pour absorber notre excèdent en carbone... Soit planter une forêt de la taille des Etats Unis, avec des arbres adultes instantanément.
Les arbres stabilisent les eaux dans le sol empêchant la plupart du temps les inondations. Les arbres évapotranspirent, c'est à dire qu'ils capturent l'eau pour la réinjecter dans l'atmosphère, permettant à la pluie d'aller plus loin dans les terres. Les arbres stabilisent les sols évitant leur érosion. Les arbres absorbent du CO2. Les arbres abritent la biodiversité nécessaire au développement de la nature et à la protection des autres plantes.
Bref, mieux vaut préserver les forêts existantes, continuer à planter des arbres et surtout ajouter d'autres solutions pour limiter le CO2.
En éliminant les prédateurs naturels, les haies (monoculture intensives) et en utilisant à outrance les pesticides, le petit gibier à disparu et les chasseurs ont donc privilégié le développement des gros gibiers. En 50 ans, la population de sanglier a été multipliée par 20... Effectivement ça fait du monde à réguler.
Le prélèvement du gibier concerne le sanglier à seulement 2%, en effet, 80% de la chasse concerne plutôt les oiseaux.
Les oiseaux chassés sont plutôt des migrateurs (qui n'ont donc pas du tout besoin d'être régulés puisqu'ils ont encore leurs prédateurs naturels). Sur les 64 races autorisées en France, 20 sont sont en danger. Cette activité ressemble plus à une extinction du vivant qu'une régulation de la vie sauvage...
10 à 15 millions d'animaux d'élevages sont lâchés chaque année pour aider la... non, pour le plaisir d'être "régulés". Ces animaux, qui n'ont vécus qu'en cage, sont complètement inadaptés à la vie sauvage et les survivants de la chasse finiront écrasés sur les routes, ou dans la gueule d'un renard...
Chaque année, il y a plus de 200 millions de cartouches tirées avec pour chacune environ 300 billes de plomb, ce qui nous donne plus de 6000 tonnes de plomb qui se répartissent dans les animaux, morts ou blessés, mais aussi dans les sols, les plans d'eau et bien entendu les nappes phréatiques.
Chaque année, c'est donc plus de 22 millions d'animaux qui sont tués au nom de la régulation... Enfin, sauf pour les 90~95% de chasseurs qui le font juste pour le sport, le loisir...
Le point sur le loup en France : Aucune attaque mortelle depuis plus de 100 ans, fuit l'homme à plus d'un kilomètre de distance, régule naturellement la population de sanglier et de cerf. Population de 1100 loups en France qui tuent environ 12000 bêtes par an sur un cheptel de 7 millions, soit 0,17% (voir le chapitre sur la souffrance animale).
Bref, non les chasseurs ne sont pas les sauveurs de la vie sauvage, encore moins leurs régulateurs.
Avec l'arrivée de l'homme, le taux d'extinction des espèces s'est retrouvé multiplié par des dizaines de fois, voire des centaines que la moyenne des dix derniers millions d'années. (IPBES, 2019).
Nous n'avons clairement identifié que 20% du vivant sur Terre, nous ne pouvons donc constater que la disparition des espèces connues et médiatiser celles qui sont le plus emblématique.
Le problème ne concerne pas que la disparition d'une espèce mais la réduction massive de leur population qui met leur espèce en danger.
Dans la famille des mammifères vivants sur terre, seuls 4% sont sauvages, le reste est constitué de l'humanité et surtout de l'élevage...
Si l'on peut comparer l'extinction des espèces comme une apocalypse, voici les 5 cavaliers qui l'amènent
Les espèces exotiques envahissantes : déplacées par les transports humains, volontairement ou non, ces espèces arrivent dans un environnement qui n'y est pas prêt et provoque des ravages.
La pollution : L'équivalent d'un camion benne se déverse dans la mer à chaque seconde (voir le continent de plastique), les éclairages nocturnes qui désorientent les oiseaux migrateurs et font une hécatombe chez les insectes (1 lampadaire = 150 insectes tués/nuit), pollution sonore comme par exemple ces cargos géants qui font fuir les espèces marines et les empêchent de communiquer ou de détecter leurs prédateurs et bien entendu la pollution chimique à travers les engrais et pesticides que l'on retrouve partout jusqu'aux mammifères du pôle nord (et je ne vous raconte pas votre bilan de santé)...
Le changement climatique : Rythmé par l'activité humaine, la nature n'a pas le temps de s'adapter aux changements. Les océans s'acidifient et la vie y disparaît...
L'exploitation commerciale : Surpêche, chasse, braconnage... La biomasse des poissons a été divisée par deux (et de 90% pour les grands poissons). Le trafic d'animaux sauvages rapporteraient entre ~70 et ~200 milliards de dollars par an.
L'exploitation des terres et des mers : Déforestation, expansion urbaine, exploitation des fonds marins, développement des réseaux routiers... Ces constructions déstabilisent lorsqu'elles ne détruisent pas tout simplement les habitats naturels. Nous en sommes donc à 2/3 du milieu marin et les 3/4 des terres, ainsi altérés.
Le fonctionnement d'une IA implique d'énormes serveurs dans des data centers hyper protégés. Une IA a besoin de s'entrainer pour pouvoir générer des contenus qui font sens.
De façon générale, l'IA puise dans Internet les informations dont il a besoin, générant donc du contenu Internet qui devient à son tour de la donnée source pour les requêtes à venir. Cette boucle efface donc petit à petit les idées minoritaires ou innovantes pour ne proposer au final qu'un synthèse des données présentes, indépendamment de leur pertinence.
Pour mettre en place une IA type ChatGPT, il faut
extraire des minéraux high tech pour fabriquer les serveurs adéquats
=> Travail des enfants en zone de conflits
=> Destruction de la faune et la flore
=> Empoisonnement de la nature autour de ces zone d'extraction (et donc les populations alentours)
=> En 2025, on estime que cette activité génère environ 6 millions de tonnes de CO2/ an dont une partie grandissante est attribuée à l'IA
couler des tonnes de béton pour bâtir des centre de données monstrueux
=> La production de ciment produit à elle seule 7% des émissions de CO2 dans le monde
Consommer de l'électricité pour entraîner l'IA pendant des semaines
=> En 2022, l'entraînement de ChatGPT 3 a demandé 1,3 GWh, soit 558 tonnes de CO2
Pour maintenir a uquotidien une IA de type ChatGPT, il faut
Consommer de l'électricité en continu
Rafraîchir les centres de données à l'aide d'eau fraîche
Pour ChatGPT seul en 2025, c'est 1 milliard de questions par jour, le fonctionnement nécessite :
=> de l'électricité qui génère 1700 tonnes de CO2 par jour
=> 12 millions de litres d'eau douce prélevés dans les lacs, rivières et nappes phréatiques au détriment des êtres vivants qui l'utilisent pour vivre.
D'un point de vue neurologique, utiliser une IA permet au cerveau de s'économiser et de ne plus faire d'effort (voir Striatum). Cela limite donc les connexions et réduit la capacité à élaborer des pensées. Le cerveau est un muscle, arrêter de l'entraîner entraine une atrophie de l'intelligence.
La plupart des questions posées sur ChatGPT ne nécessitent pas d'IA: Quel temps fera t'il demain? Quel est le dernier film sorti au cinéma? etc... Sans parler de l'utilisation de l'IA pour faire de simples recherches Internet...
Pas nécessairement une bibliographie exhaustive et ultra engagé mais plutôt facile d'accès tout en permettant de titiller notre envie d'en savoir plus et d'aller plus loin.
Collective Adventure
Editeur de jeux de société engagé écologiquement autant sur les sujets abordés que la fabrication de ses produits.