Louis Mettewie, bien plus qu'un boulevard.
Un bourgmestre visionnaire à Molenbeek.
Anne Morelli
Louis Mettewie ? C’est un boulevard à Bruxelles ? Oui, mais ce nom n’estpas que celui de cette artère de plus de 2 km qui traverse le nord de la capitale. C’est celui d’un homme orchestre. Certes bourgmestre de Molenbeek mais aussi précurseur dans divers domaines.
En 1897, il construit et dépose un brevet de vélo pliant (« Belgica ») que l’armée belge adoptera pour ses régiments cyclistes. Il construit dans ses ateliers de Molenbeek, et met en vente des automobiles (« Belgica » également), d’abord électriques (en 1899 !) puis à pétrole (1901). Il crée à Bruxelles le premier « Salon de l’auto » (1902) et s’avère un industriel de grande stature. Mais il donne congé à « ses » ouvriers le Premier Mai, leur permettant ainsi d’aller manifester car, politiquement, c’est un libéral progressiste, qui lutte afin que tout le monde (même les femmes !) ait le droit de voter à égalité, ce qui est une revendication de la gauche avant la Première Guerre mondiale. Il développe, modernise et assainit sa commune, crée des parcs, de nouvelles voiries et des centaines de logements sociaux.
Philosophiquement, c’est un libre-penseur et franc-maçon, défenseur de la liberté de pensée et d’expression, qui reçoit les hommages reconnaissants des bonnes sœurs de sa commune… Un patriote qui, pendant la Première guerre mondiale, affronte les occupants pour défendre ses administrés menacés de déportation. Un « super-kastar », comme l’appelait le Pourquoi Pas ? (19 août 1921), à découvrir dans son incroyable modernité et toutes ses contradictions.
Jean-Baptiste Malet
Une nuit, à Rome, dans une bibliothèque de livres rares, le journaliste Jean-Baptiste Malet découvre par hasard un ouvrage de 1913 présentant les plans d’une cité colossale appelée à devenir la capitale du monde. Glorifiant la mondialisation des échanges, cette ville promet d’écrire une nouvelle page de l’histoire de l’humanité en réunissant l’élite scientifique, intellectuelle, sportive et spirituelle de toutes les nations. Fasciné par cette utopie, Jean-Baptiste Malet se lance dans une enquête de plusieurs années afin d’en percer les secrets.
La Capitale de l’Humanité raconte l’histoire méconnue du Centre mondial de communication, une cité idéale conçue à l’aube du XXe siècle par deux artistes américains établis à Rome, Olivia et Hendrik Andersen, et dessinée par l’architecte français Ernest Hébrard. Soutenu par des prix Nobel de la paix, des monarques, des philanthropes, et de grands journaux tels que le New York Times et L’Illustration, ce rêve grandiose connut un succès planétaire à la veille de la première guerre mondiale. Et une seconde vie au temps du fascisme italien.
Tour de force d’investigation, ce récit reconstitue les aventures des créateurs de cette capitale du monde, tout en nous plongeant dans les milieux pacifistes de la Belle Époque. Il nous rappelle aussi combien leurs luttes et leurs espoirs ont façonné le monde contemporain.
Thomas Coutrot, Coralie Perez
Démissions en chaîne, refus des bullshit jobs, méfiance vis-à-vis des grandes entreprises, préférence pour le télétravail, réhabilitation des activités manuelles, réorientations en milieu de carrière : les questionnements sur le sens du travail n’ont jamais été aussi nombreux. La pandémie a provoqué un débat sur les travailleurs « essentiels », qui sont pourtant moins payés et considérés que les « premiers de cordée ». Quant à la crise écologique, elle impose de réorienter nos emplois. À l’heure où le management par les chiffres a envahi le secteur privé comme la fonction publique, il est crucial de s’interroger sur le contenu et la finalité de nos activités professionnelles. Il fut un temps où l’on cherchait avant tout à occuper un emploi. Aujourd’hui, il se pourrait bien que la priorité soit donnée au sens du travail. C’est là que se produit actuellement une révolution, guidée par les nouvelles exigences sociales et les défis écologiques.
Edouard Delruelle, Paul Magnette
Dis c'est quoi le ou plutôt les socialismes ? Sous ce terme, on trouve en effet à la fois une grande variété d'idéologies politiques (de Proudhon à Marx, de Gramsci à De Man, de Honneth à Mouffe ) et un spectre tout aussi large de pratiques politiques (réformistes ou révolutionnaires, étatistes ou autogestionnaires, etc.) Ce livre s'efforce de montrer, de la façon la plus accessible, comment ce socialisme éminemment hétérogène a profondément marqué l'histoire depuis deux siècles, et quelle peut encore être son actualité à l'heure de l'ultra-libéralisme et des défis environnementaux.
La céramique industrielle à Andenne XIXe -XX siècles
Arnaud Péters, Geneviève Xhayet
À partir des années 1830, dans la révolution industrielle qui bat son plein, Andenne délaisse l’activité céramique à usage domestique pour se lancer dans une production adaptée aux besoins des usines : revêtements pour les hauts fourneaux ou les aciéries, creusets pour l’industrie du zinc et la verrerie, etc. Au XIXe siècle, la céramique industrielle bouleverse la physionomie de la ville. Un pont sur la Meuse, l’arrivée précoce du chemin de fer, d’orgueilleuses demeures patronales, et enfin une abondance d’usines qui vaudra à la cité de sainte Begge son titre de « ville aux cheminées », témoignent de cette métamorphose. Le tissu industriel se densifie, fait de multiples sociétés, petites ou plus grandes.
Créée en 1951, Belref vit en étroite symbiose avec la sidérurgie wallonne. Elle en épousera les vicissitudes et périclitera à sa suite. 1993, l’année de sa fermeture, scelle aussi la fin de l’activité céramique industrielle à Andenne. Celle-ci génèrera un double héritage : technologique, avec les applications actuelles de la néo-céramique, de la prothèse dentaire aux boucliers thermiques des fusées spatiales, et patrimonial, avec le nouvel Espace muséal d’Andennne, le portail Bibliotheca Andana, ou même l’exposition temporaire Ceramic Valley auquel le présent livre fait écho.
Au-delà de son strict intérêt pour l’histoire de la céramique andennaise, cet ouvrage jette une lueur sur cette région industrielle nichée entre les bassins de Liège et de Charleroi. Il constitue donc une balise bienvenue dans la connaissance du passé industriel wallon, dont il éclaire un pan riche mais jusqu’ici encore trop méconnu.
Par Patrick Debouverie
Cet ouvrage est édité à l’occasion de l’exposition «Saint-Gilles, 800 ans … du village à la ville» proposée par le Syndicat d’initiative et le Cercle d’Histoire de Saint-Gilles à l’occasion de la célébration du 800ème anniversaire de la commune. Réalisé par un groupe d’amateurs passionnés par l’histoire de leur ville, il retrace l’évolution du territoire communal depuis 1216. Grâce à de nombreux documents issus de collections publiques et privées, il se veut le reflet de la diversité des quartiers, de leur extraordinaire richesse patrimoniale et architecturale, du dynamisme économique et du remarquable développement des services offerts à la population perpétués depuis la deuxième moitié du XIXè siècle. Il permet aussi de prendre conscience des valeurs qui ont guidé l’action politique et administrative au fil des années.
Par Jean-Paul Gailly
La mobilité dans et vers les grandes villes, particulièrement les métropoles, constitue un enjeu de taille. Bruxelles, ville-région et capitale multiple, le vit quotidiennement. Notamment, en tant que bassin d’emploi important qui draine de nombreux navetteurs, son accessibilité par les différents modes de déplacement individuels ou collectifs et l’organisation de sa logistique sont des sujets de préoccupation permanents. Dans le même temps, depuis la création de la Région de Bruxelles-Capitale en 1989, le souci de préserver l’environnement – et en particulier d’améliorer la qualité de l’air – a été à la base d’une volonté politique, plus ou moins affirmée, de promouvoir une mobilité dite durable.
Les différents acteurs publics en charge de la mobilité en région bruxelloise sont souvent méconnus, de même que la manière dont la gouvernance est (ou non) assurée dans ce domaine. D’une part, la complexité des institutions bruxelloises nuit à la lisibilité et à la compréhension de ce champ de l’action publique. D’autre part, les autorités régionales bruxelloises ont progressivement réorganisé leurs services et conclu des accords avec d’autres composantes de l’État fédéral.
Ce Courrier hebdomadaire analyse les rôles et responsabilités des acteurs publics, que ceux-ci soient en charge de la structuration de l’espace, de la gestion et de l’aménagement des infrastructures, ou des modes de déplacement et de transport.
Par Florence Gillet
Publiques ou privées, courantes ou définitives, en format papier ou numérique, les archives sont omniprésentes. Leur intérêt et leur utilité dépassent amplement la sphère des historiens et autres chercheurs en sciences humaines. Car, contrairement à une idée reçue, les archives n’ont pas seulement une valeur historique ou patrimoniale. Elles constituent autant de traces susceptibles de servir de preuve, de témoignage, de caution, de justification. Ainsi, une archive peut être cruciale pour le bon fonctionnement d’une administration, d’une entreprise ou d’une association. À un niveau plus général, les archives de l’État participent de la bonne marche d’une démocratie.
Dès lors, les archives nécessitent la mise en place de processus de suivi et de préservation : authentification, validation, tri, classement, conservation, valorisation, etc. Ces processus ne prennent pas place uniquement en fin de parcours mais se doivent d’être envisagés dès la création du document. Or plusieurs événements récents ont montré que la gestion des archives a été largement négligée jusqu’à présent par les responsables politiques ainsi que par nombre d’acteurs de la société civile et du monde économique.
Ce Courrier hebdomadaire brosse un portrait général des enjeux liés à la gouvernance des archives afin d’en montrer la complexité et la richesse, la variété des défis à relever (en particulier dans le contexte actuel d’essor des nouvelles technologies) ainsi que les multiples facettes des métiers concernés. La problématique est étudiée sous le prisme de la Belgique francophone, avec néanmoins la volonté de s’inscrire dans un contexte plus général, à la fois belge et international. Il s’agit notamment de faire état des législations existant en la matière et de pointer leurs carences et lacunes.
Par Frédéric Amiel
Avec une poignée d’autres produits agricoles comme le café, la banane ou le sucre, le cacao est un produit emblématique de la mondialisation, mais aussi d’une évolution culturelle qui a vu naître de nouveaux modèles de consommation : cette denrée « exotique », aux conditions de production des plus exigeantes, est aujourd’hui disponible en tout lieu du globe, et accessible pour tout un chacun, réalisant la promesse d’abondance portée par les sociétés capitalistes…
Dans cet ouvrage, il ne s’agit pas de proposer une histoire technique et exhaustive du cacao-chocolat, mais de raconter une série d’épisodes significatifs et pourtant peu connus : comment le chocolat a contribué à la chute des Bourbons, s’est trouvé au centre d’une utopie ouvrière, a fait l’objet des premières dérives de la « réclame », ou encore a financé la décolonisation…
Présentés de façon chronologique, depuis la conquête des Amériques jusqu’à la période actuelle, les chapitres esquissent une histoire économique et culturelle de la mondialisation, mettant en lumière les interrelations profondes entre les grands maux de notre époque (crise écologique, conflits armés, domination de la finance dématérialisée, persistance de la grande pauvreté).
De la fève de cacao à la barre de chocolat, un éclairage précieux et inédit sur les origines de la mondialisation.
James Walvin
Suivre le sucre pour éclairer l'histoire du monde : tel est le stupéfiant voyage auquel nous invite James Walvin. Tout commence avec la colonisation des Caraïbes et des Amériques, puis avec l'essor des plantations. C'est la naissance d'un nouvel ordre, fondé sur la déportation de millions d'Africains réduits en esclavage. Après l'extermination des populations indigènes et la destruction des paysages, les premières usines polluantes sont implantées pour fabriquer du sucre et du rhum. Se met en place une organisation du travail implacable qui inspirera Henry Ford. Mais il fallait aussi que ce sucre, quasiment inconnu jusqu'au XVIIe siècle, soit consommé. D'abord réservé à la table des élites, il devient, avec la révolution industrielle, l'aliment de base de la classe ouvrière, pendant que le rhum fait des ravages parmi les populations les plus pauvres. Un bouleversement des habitudes alimentaires désastreux : caries, obésité et diabète se répandent ; la consommation de boissons et de céréales sucrées gagne toujours plus de terrain. ..
Sociologie des classes moyennes
Par Serge Bosc
Gestionnaires d'entreprise, cadres, enseignants, infirmières, artisans, etc. : tous, à un titre ou à un autre, peuvent se prévaloir de l'appartenance aux " classes moyennes ". À la différence d'autres dénominations (bourgeoisie, monde ouvrier), cette expression ne peut être associée d'emblée à un ou des groupes sociaux précis. Constituant aujourd'hui un pôle important de la société, cet entre-deux à géométrie variable renvoie à une constellation de profils sociaux fort divers et inégalement visibles sur la scène sociale.
Par Louise Carlier, Geoffrey Grulois et Benoît Moritz
Cet ouvrage porte sur les infrastructures sociales, entendues comme des lieux accueillant la vie collective dans les villes, à partir d’un regard spatial, historique et appliqué à la Région de Bruxelles-Capitale. Ces lieux ont longtemps été au coeur des modèles de l’urbanisme de proximité, qui en proposaient des formes spatiales spécifiques. Cette publication revient sur ces différents modèles, et sur la façon dont l’urbanisation bruxelloise a été marquée par ceux-ci. Elle propose une analyse de la fabrique actuelle de l’infrastructure sociale bruxelloise, en soulignant les enjeux qui devraient être pris en compte dans une réflexion sur l’urbanisme contemporain.
Par Adrian Thomas
Biographie du militant communiste Robert Dussart qui aurait eu 100 ans en 2021. Son parcours se croise avec l'histoire sociale de Charleroi et de la Belgique. A travers le parcours de cet homme hors du commun se compose l'histoire des quatre usines ACEC de Belgique. Un pan incontournable de notre patrimoine social et militant.
Par Christian Vandermotten et Dominique Istaz
L'ensemble du Logis-Floréal fête son centenaire. Formé de deux cités-jardins de logements sociaux jumelles et jointives, il est situé à Watermael-Boitsfort, sur le plateau d'interfluve et ses versants, entre les vallées de la Woluwe et de son affluant la Watermaelbeek. Deux vallons entaillent les versants, l'un au Logis, emprunté par l'avenue Georges Benoidt, l'autre, à Floréal, dans l'axe de la rue des Cannas.
Nous vivons dans des sociétés dans lesquelles la diffusion de l’éducation et les transformations de l’économie des biens culturels semblent produire une certaine uniformisation des goûts et des styles de vie. Un peu partout dans le monde, alors que les classes supérieures diplômées conservent un accès privilégié aux répertoires culturels les plus légitimes, elles sont aussi partie prenante à l’univers de la culture de masse et des médias.
Cette transformation n’est pourtant pas à proprement parler synonyme de démocratisation culturelle. L’éclectisme des préférences et des pratiques tend à devenir l’expression contemporaine du privilège culturel de catégories immergées dans une grande variété de répertoires savants et populaires, lettrés et audio-visuels, locaux et cosmopolites. L’ouverture à la diversité apparaît comme la norme émergente du privilège et de la légitimité culturelle, morale et politique, qui s’inscrivent dans une reconfiguration plus vaste des rapports sociaux mettant en jeu l’accès inégal aux ressources de la confrontation à l’altérité. C’est ce que montre cet ouvrage, qui s’appuie sur les recherches les plus récentes et les résultats d’enquêtes approfondies.
Par Neil MacGregor
Publication officielle des cinq conférences données les 15, 18, 22, 25 et 29 novembre 2021 au musée du Louvre, par Neil MacGregor, membre du conseil scientifique du musée du Louvre, ancien directeur de la National Gallery et du British Museum à Londres, ancien directeur fondateur du Humboldt Forum à Berlin, à l’occasion de nouvelle édition de la Chaire du Louvre. Chaque année, un historien de renom présente à l’Auditorium du musée du Louvre une synthèse inédite sur un sujet original, qui permet des rapprochements transdisciplinaires entre des oeuvres du monde entier. Les grandes questions politiques s'invitent désormais dans les débats culturels. Quel rôle pour nos musées - et pour les monuments - dans ces tentatives visant à repenser notre société ? C'est la question qu'entendent poser cette série de conférences et l'ouvrage qui l'accompagne : nous habitons un monde qui n’a plus de centre.Les cartes familières ne correspondent plus aux réalités que nous vivons, qu’elles soient politiques, économiques ou climatiques. De tous côtés, les hiérarchies et les hégémonies établies – culturelles, épistémologiques, sexuelles, raciales – sont remises en cause. L’idée qu’il existe des communautés distinctes au sein d’un même État est (re)devenue explosive. Dans ce contexte, qui racontera les histoires particulières et contradictoires des communautés diverses ? Qui a le droit de les raconter ? Quel rôle pour nos musées, et pour les monuments, dans ces tentatives visant à repenser notre société ? Dans sa synthèse audacieuse, Neil MacGregor explore avec une série d’exemples, à l’échelle mondiale, les répercussions de ces bouleversements et les stratégies retenues pour faire des musées, et des monuments publics, les activateurs de nouveaux récits mieux adaptés à la complexité de notre société plurielle.
Cet ouvrage est le premier volume d’une étude qui retrace l’histoire de l’IHECS, l’Institut des Hautes Études des communications sociales. Il couvre de manière à la fois chronologique et thématique la période qui va de 1958, date de la fondation, à 1985.
Depuis l’origine, l’IHECS est une école pionnière en Belgique et en Europe. Le propos déborde le cadre de la simple monographie, en apportant un éclairage historique sur l’émergence de la formation dans le domaine des techniques de diffusion, des sciences de l’information et de la communication.
En abordant l’histoire de l’IHECS, l’auteur travaille en terre de connaissance puisqu’il a été attaché à l’Institut pendant 35 ans et l’a dirigé pendant 15 ans. Historien de formation, il a notamment puisé, pour la rédaction de cet ouvrage, dans les archives de l’Institut et dans la presse.
On trouvera dans ces pages ce que l’auteur présente comme la vérité des faits, cherchant à comprendre, à décrire, à expliquer. Il offre ce livre à ceux qui ont « fait l’IHECS ». Les pages se feuillettent comme un album de famille, renvoyant le lecteur ihecsien à ses souvenirs et stimulant au besoin sa mémoire. Il s’adresse aussi à un public plus large qui s’intéresse à l’enseignement supérieur et à la formation aux médias, au journalisme et à la communication.
Par Béatrice Delvaux.
Saviez-vous que le parti libéral belge est le plus ancien parti d’Europe continentale ? Que c’est un libéral qui a écrit les paroles actuelles de la Brabançonne ? Que c’est un libéral qui a négocié, pour la Belgique, le traité de Versailles ? Que c’est un libéral belge qui a inspiré à Churchill le « V » de la Victoire ? Que la première femme présidente d’un parti dans l’histoire belge était une libérale ? Que c’est un libéral belge qui a présidé pour la première fois la Commission européenne ? L’histoire du parti libéral belge s’entremêle et se confond même, à certains moments, avec l’histoire de la Belgique. Les libéraux belges, acteurs majeurs de l’indépendance, ont exercé une influence déterminante sur la genèse de l’Etat et sur l’évolution qui allait conduire ce pays sur le chemin d’une prospérité prodigieuse. L’ouvrage retrace cette belle aventure humaine d’hommes et de femmes unis derrière les idéaux de liberté et de progrès. Il dépeint le combat pour le suffrage universel et l’affrontement contre le parti catholique pour un enseignement affranchi de l’influence de l’Eglise. Le combat contre le fascisme témoigne de l’engagement viscéral des libéraux contre les extrémismes. L’ouvrage documente également le rôle des libéraux dans l’accouchement de la sécurité sociale. Il traite enfin de l’action des libéraux en politique étrangère et dans la construction européenne. Richement illustré d’images inédites de plusieurs fonds d’archives, cet ouvrage contient aussi de nombreuses anecdotes, récits, citations, affiches électorales, caricatures politiques et quantité d’autres documents témoignant de la vie politique et militante du parti.
Par Vincent Delcorps, Anne-Sophie Gijs, Vincent Dujardin.
Mais où sont donc passés les fleurons nationaux ? Ils s’appelaient Société Générale, Petrofina, Tractebel, Fortis ou Sabena. Héritiers d’une longue histoire ou d’une succession de fusions, ils faisaient la fierté du pays et assuraient son rayonnement à l’international. Jusqu’au moment où tout a basculé. Au cours des dernières décennies, alors que les marchés s’unifient et que l’économie se mondialise, les joyaux s’envolent, se font racheter ou tombent en faillite. Et la Belgique se retrouve dépouillée de nombreux centres de décision. Aujourd’hui, les questions demeurent nombreuses. Quelles sont les raisons ? Était-ce inévitable ? Et surtout, quelles sont les conséquences ? Cet ouvrage historique a pour but de donner des clés de compréhension nouvelles. Il rappelle le passé, contextualise les événements, retrace les faits. Il offre aussi une large place aux propos de plus de 70 acteurs-clés et témoins privilégiés, qu’ils soient capitaines d’industries ou anciens ministres. Ces hommes ont été aux premières loges des événements ; leurs témoignages dévoilent les coulisses de mutations majeures. Ils livrent aussi un éclairage inédit sur une page décisive de notre histoire économique.
Le 3 septembre 1666 sur les hauteurs du village de Charnoy, est posée la première pierre de ce qui devient alors Charleroi. Cet acte fondateur figurant au registre paroissial constitue pour une ville, une forme d’acte de naissance. C’est cela que nous célébrons cette année.
Ses pères putatifs ont pour noms Charles II, Castel-Rodrigo ou Vauban. Elle a bénéficié de l’attention de grands hommes, savants, penseurs, artistes ou capitaines d’industries tels que Solvay, Destrée, Navez… Elle offre toutefois le visage, marqué mais généreux, de sa population : les ouvriers et les bourgeois industrieux qui en ont fait ce qu’elle est.
Ce colloque interuniversitaire « Charleroi 1666-2016 : 350 ans d’histoire des hommes, des idées et des techniques », organisé sur deux jours, n’a évidemment pas épuisé le sujet de l’histoire carolorégienne mais a permis d’explorer de nombreux sujets en réunissant les meilleurs spécialistes.
Par Thierry Luthers
Nouvelle édition augmentée ! Le journaliste Thierry Luthers est taphophile à ses heures perdues : il est passionné par les tombes et particulièrement celles des personnes célèbres qui ont fait la grande et la petite Histoire. En véritable orfèvre, il a recensé toutes les tombes des personnalités belges du sport à la politique en passant par les arts ou le monde de l'industrie. Derniers domiciles connus est une collection regroupant des guides pratiques et touristiques organisés par province.''
En complément au livre Du Soldat inconnu aux monuments commémoratifs belges de la Guerre 14-18 qui racontait comment les monuments commémoratifs étaient nés, ce second volume vous invite à vous en approcher pour les décoder et comprendre le sens de ces représentations monumentales.
Vous donner l’envie de (re)découvrir — sur le terrain — ce patrimoine extraordinaire, de scruter de plus près ces statues ou plaques que l’on côtoie tous les jours… Tel est le but de cet ouvrage.
Quelle(s) histoire(s) nous racontent les monuments commémoratifs de la Première Guerre mondiale érigés partout en Belgique ? Pourquoi et quand ont-ils été inaugurés ? Quelles images de la Grande Guerre conservent-ils ? Comment interpréter les différents symboles, inscriptions et personnages qui les composent ?
De quelle manière ces mémoriaux conservent-ils les souvenirs des civils massacrés, combattants, déportés ou prisonniers politiques morts et des survivants ? Et les survivants, justement, que sont-ils devenus ? Ont-ils obtenus une reconnaissance de l’Etat belge ?
À travers de nombreux exemples, ce livre analyse les monuments aux morts (et aux survivants !) belges de la Guerre 1914-1918. Le lecteur pourra désormais resituer dans leur contexte, décrypter et (re)considérer ces précieux témoins du passé.
Docteure en histoire contemporaine de l’Université catholique de Louvain (2006) et diplômée en journalisme, Stéphanie Claisse a rédigé plusieurs ouvrages et articles sur les enjeux commémoratifs et les questions de reconnaissance après la Première Guerre mondiale en Belgique. Elle a notamment publié, en collaboration avec Thierry Lemoine, « Comment (se) sortir de la Grande Guerre ? Regards sur quelques pays ‹ vainqueurs › : la Belgique, la France et la Grande-Bretagne ».
Les quartiers populaires proches des centres-villes sont aujourd'hui des espaces très convoités par des promoteurs ou des entrepreneurs comme par des aménageurs, qui planifient leur attractivité pour des catégories choisies de populations. Pour leurs habitants déjà là ou leurs usagers ordinaires, par contre, la pression sur les conditions de vie en ville se fait toujours plus forte. Pourtant, la transformation de ces quartiers en espaces plus distingués, plus exclusifs et plus lucratifs n'est pas toute tracée.
A rebours des représentations lénifiantes d'un "renouveau urbain" unanimement vertueux, ce livre vise à remettre à l'avant-plan les rapports de domination qui sont à la racine des logiques de gentrification des quartiers populaires et les violences structurelles que celles-ci impliquent. Mais il s'attache aussi à révéler ce qui, en situation concrète, va à l'encontre de ces logiques, les déjoue ou leur résiste, remettant ainsi en question l'idée selon laquelle la gentrification serait un courant inéluctable auquel il serait vain de chercher à s'opposer.
C'est ainsi à une repolitisation des questions urbaines que ce livre aspire à contribuer, à contre-courant du flot de discours qui les confondent avec des phénomènes quasi naturels ou les conçoivent comme des problèmes de management détachés de toute idée de conflictualité sociale.
par A. Lamine, J.-F. Neven
Le projet « Territoire zéro chômeur de longue durée » (TZCLD) a pour objectif d’offrir un accès au travail à des personnes qui en sont très éloignées. Né en France il y a une dizaine d’années, il y a reçu un caractère légal en 2016.
En Belgique, et notamment dans la région de Charleroi et en province de Luxembourg, divers acteurs de la société civile réclament l’importation de ce dispositif français. Répondant à leur appel, le gouvernement bruxellois Vervoort III, le gouvernement wallon Di Rupo III et le gouvernement fédéral De Croo ont chacun fait part de leur volonté de développer une telle approche. Cependant, l’unanimité n’est pas de mise. Certains, dans les rangs politiques ou de l’accompagnement des demandeurs d’emploi, considèrent que le droit belge comprend déjà des mesures semblables.
Dans quelle mesure le projet TZCLD est-il réellement innovant ? Et quelles leçons tirer de l’expérience française pour qu’une mise en œuvre en Belgique soit à la hauteur des ambitions affichées ?
Pour répondre à ces questions, ce Courrier hebdomadaire déploie une méthode originale. Il utilise un « agent de contraste » qui, issu de l’ordre juridique belge, partage de nombreuses caractéristiques communes avec la mesure TZCLD : l’article 60, § 7, de la loi organique des centres publics d’action sociale (CPAS) du 8 juillet 1976. Il en ressort que le projet TZCLD apparaît susceptible de renforcer l’effectivité du droit au travail en le replaçant dans un horizon de démocratisation de l’économie.
Des élections sociales se sont déroulées du 16 au 29 novembre 2020. Ce scrutin aurait dû prendre place en mai, mais il a dû être reporté en raison de la pandémie de Covid-19. Pour la dix-huitième fois depuis la Seconde Guerre mondiale, les travailleurs du secteur privé ont été appelés à renouveler la représentation du personnel : d’une part, dans les comités pour la prévention et la protection au travail (CPPT) pour les entreprises d’au moins 50 personnes et, d’autre part, dans les conseils d’entreprise (CE) pour celles de 100 personnes ou plus. Ce scrutin a concerné 7 136 entreprises et quelque 1 960 000 travailleurs.
Les élections sociales constituent un moment particulier et emblématique de l’expression de la démocratie sociale dans les lieux de travail. Bien entendu, c’est avant tout au niveau des entreprises qu’elles trouvent leur signification. Mais elles sont également importantes à un niveau bien plus large : les organisations interprofessionnelles orchestrent les campagnes électorales et les résultats du scrutin servent à définir la représentation syndicale dans différents organes de négociation ou de concertation. Par ailleurs, ces résultats sont utilisés pour évaluer la représentativité des syndicats aux niveaux national, régional et sectoriel.
Ce Courrier hebdomadaire présente et commente les principales données et tendances générales des élections sociales de novembre 2020 : évolution de la participation électorale et du champ couvert par ces élections, résultats nationaux et régionaux, variations selon le type d’entreprises, spécificités sectorielles. Une comparaison est effectuée avec les scrutins antérieurs. Les résultats relatifs aux différentes catégories de travailleurs sont abordés de manière spécifique ; en particulier, sont étudiées les représentations respectives des travailleuses et des cadres. L’exposé est appuyé par de nombreux tableaux, graphiques et cartes en couleurs.
Au sein de l’architecture institutionnelle belge, la région bruxelloise présente de nombreuses spécificités. Celles-ci sont liées à ses deux particularités majeures que sont, d’une part, le fait d’être la seule région bilingue et, d’autre part, celui d’abriter la capitale du pays.
En région bruxelloise, outre l’Autorité fédérale et les communes, pas moins de six entités se partagent les compétences étatiques : la Région de Bruxelles-Capitale, la Communauté française et la Communauté flamande – qui toutes deux ont également Bruxelles pour capitale –, et les trois Commissions communautaires (COCOM, COCOF et VGC). La Région de Bruxelles-Capitale se singularise par rapport aux autres Régions et Communautés par plusieurs éléments, tels que l’obligation d’une parité linguistique au gouvernement ou l’exigence d’une double majorité au parlement pour l’adoption de certaines normes.
Cette configuration complexe est le fruit de divers facteurs, à commencer par les fortes réticences flamandes ayant entouré la création de la Région bruxelloise, la volonté d’assurer une protection forte de la minorité néerlandophone vivant sur ce territoire, et le refus de créer des sous-nationalités dans cette région. Interviennent aussi, de façon non négligeable, le rôle international et la fonction de capitale de Bruxelles.
Par Iannis Gracos
Le Groupe d’analyse des conflits sociaux (GRACOS) est un collectif interdisciplinaire ayant pour objectif l’étude des principaux mouvements de grève et autres éléments de la conflictualité sociale qui jalonnent chaque année civile.
Ce Courrier hebdomadaire est consacré aux conflits qui ont marqué l’actualité belge en 2020. Particulièrement significatifs par rapport à l’histoire sociale et aux enjeux futurs, ceux-ci sont regroupés en deux volumes.
L’année 2020 a été fortement marquée par la pandémie de Covid-19 et par les mesures prises par les autorités publiques afin de lutter contre elle. Ce contexte a affecté la concertation et la conflictualité sociales et, plus largement, l’ensemble des acteurs du monde du travail.
Le second volume traite de grèves et de conflits sociaux survenus au niveau d’entreprises : la société de transport en commun STIB, l’usine de construction automobile Audi Brussels et ses sous-traitants, l’usine brassicole AB InBev, l’entreprise pharmaceutique GlaxoSmithKline (GSK) et les Éditions de l’Avenir. À travers ces différents cas, ce sont plus globalement l’évolution des relations collectives de travail et de la concertation sociale et l’impact de la pandémie sur celles-ci qui sont questionnés.
L’étude se clôt par une annexe statistique fournissant un aperçu quantitatif du phénomène des grèves en Belgique en 2020.
Courrier Hebdomadaire
Iannis Gracos
Le Groupe d'analyse des conflits sociaux (GRACOS) est un collectif interdisciplinaire ayant pour objectif l’étude des principaux mouvements de grève et autres éléments de la conflictualité sociale qui jalonnent l’actualité de chaque année civile. Ce Courrier hebdomadaire est consacré aux conflits qui ont marqué l’actualité belge en 2019. Particulièrement significatifs par rapport à l’histoire sociale et aux enjeux futurs, ceux-ci sont regroupés en deux volumes
Correspondance
Gilbert Fastenaekens. Bruxelles d'un siècle à l'autre
Daniel Quesney, Pierre Loze, Dirk Lauwaert
La reconduction photographique consiste
à faire une reprise de vue conforme à une photographie antérieure, en respectant le plus précisément possible le point de vue d’origine, le cadrage et les autres paramètres tels que la saison, la lumière, la focale…
Ce protocole spécifiquement photographique, applicable à tous types d’environnements, est un moyen d’améliorer la perception de lieux supposés familiers – ici les paysages urbains bruxellois – et d’accéder aux phénomènes complexes, parfois spectaculaires, parfois discrets, qui les modifient sans cesse. Ce travail de rephotographie est curiosité, compréhension par le regard et non un choix a priori nostalgique pour un monde perdu.
Pierre Verhas
Fondé en 1826 par Guillaume Ier d’Orange-Nassau, l’Observatoire royal de Belgique est la plus ancienne et la plus importante institution scientifique de Belgique. Son concepteur, Adolphe Quetelet voulut en faire un institut au service de la recherche dans toutes les sciences d’observation de l’époque.
L’Observatoire a toujours gardé son caractère pluridisciplinaire en dépit des aléas de l’histoire, ce qui lui a permis de prendre une part active et efficace à la considérable évolution de la Science tout au long de son existence.
Le propos de cet ouvrage est à la fois chronologique et méthodologique. Elle met en avant l’évolution des différentes disciplines scientifiques étudiées à l’Observatoire et leur influence sur les transformations successives de ses structures qui ont permis à cette institution de se maintenir, jusqu’à nos jours, au sommet de la recherche scientifique.
Pierre Verhas est auteur et astronome amateur. Il a participé à de nombreuses expéditions d’observations d’éclipses totales de Soleil. Il est rédacteur à la revue Ciel & Terre et lauréat du Prix Arthur Mergelynck 2002 pour son mémoire Jean-Charles Houzeau et son temps.
L'effacement du monde ouvrier ne signifie pas sa disparition, plutôt un glissement vers de nouvelles formes de travail, de culture et de manifestation. Même dans le lexique, les ouvriers tendent à devenir des salariés. Ce livre n'a rien de nostalgique, au contraire. Il s'agit de redonner un visage sinon la parole aux ouvriers et aux ouvrières, valoriser les usines, les ateliers, les gestes, les outils, les machines, les lumières, les luttes, la main-d'œuvre immigrée, les à-côtés, aux temps forts comme le Front Populaire et aux temps faibles comme le déclin de la sidérurgie lorraine. Il a l'ambition d'activer nos souvenirs, qu'ils résident dans des noms comme Billancourt ou Lip, dans des films comme Le jour se lève, ou encore dans des livres comme L'établi s'inscrit aussi fortement dans l'actualité. Les photographies que commente Bernard Chambaz une à une proviennent du fonds Gamma/Rapho qui conserve les images d'Edouard Boubat, Jean-Philippe Charbonnier... Toutes retracent les événements, les gestes, le savoir faire et les passions qui animent l’Histoire des ouvriers depuis un siècle.
Alexandre Laurent et Christian Denayer
Sans l'amitié ni la passion, ce livre n'existerait pas. Tout a commencé gràave à un grand réseau social sur internet : autour d'une magnifique photo de Bruxelles la nuit, les auteurs ont d'abord plaisanté puis sympathisé.
Bien vite, les deux compères sont devenus d'inséparables amis. Vivant tout deux leur vie à cent à l'heure, leur passion commune pour la photographie , l'aviation et leur ville s'est conjuguée avec leur amour du beau dans ce superbe ouvrage.
Alexandre Laurent et Christian Denayer vous invitent à la découverte de ce captivant recueil de 40 ans dans le ciel de Bruxelles !
Anne Riebus et Michel Maziers. Photohraphies aériennes Simon Schmitt
Plus de 140 pages dédiées aux 19 communes de la capitale et à la Forêt de Soignes.Si de nombreux ouvrages et expositions ont été consacrés aux espaces verts de la Région de Bruxelles-Capitale, comportant parfois l'une ou l'autre photo aérienne, aucune publication n'a jusqu'à présent été consacrée aux espaces verts bruxellois vus du ciel dans leur ensemble. Or, cette optique originale révèle de manière beaucoup plus imagée que les cartes et les plans les "couloirs verts et bleus" sillonnant la Région, dont on commence seulement à mesurer l'importance pour la conservation et la promotion de la biodiversité. C'est pourquoi nous avons choisi l'option de présenter ces différents sites du bassin de la Senne en les classant suivant les 3 vallées qui la nourrissent (vallées du Molenbeek, du Maelbeek et de la Woluwe). Pour renforcer le côté spectaculaire de ces prises de vue inédites, nous avons assemblé les compétences d'une équipe composée d'un historien (Michel Maziers), d'une guide culturelle (Anne Riebus), d'un architecte-photograpgue aérien (Simon Schmitt) et de deux graphistes (Monique Arrigoni & Pierre Meuwèse) désireux de montrer leur capitale autrement.
Sylvain Venayre, Pierre Singaravélou
Du banjo au smartphone en passant par le drapeau et le sex-toy, une déambulation dans le grand « magasin » du monde.
Saviez-vous que le hamac, d’origine amérindienne, avait été mis au service de la conquête de l’espace ? Que le surf fut d’abord une pratique politique et religieuse ? Que le shampoing adopté par les Britanniques provient du sous-continent indien ? Que la boîte de conserve a initié le développement spectaculaire de Kuala Lumpur ? Que la passion du piano a accéléré l’extermination des éléphants des savanes africaines ? Que de petits coquillages des Maldives permettaient d’acheter des captifs destinés aux plantations outre-Atlantique ?
À l’invitation de Pierre Singaravélou et Sylvain Venayre, près de quatre-vingt-dix historiennes et historiens ont accepté de relever le défi, savant et ludique, d’une histoire du monde par les objets. De la tong au sari, du gilet jaune à la bouteille en plastique, en passant par le sex-toy et la chicotte, ces objets tour à tour triviaux et extraordinaires éclairent nos pratiques les plus intimes tout en nous invitant à comprendre autrement la mondialisation et ses limites.
Un voyage insolite et passionnant dans le grand magasin du monde.
Vers 1800, la plupart des Français étaient des paysans qui construisaient eux-mêmes leur maison, récoltaient leurs céréales, pétrissaient leur pain et tissaient leurs vêtements. Aujourd’hui, l’essentiel de ce que nous consommons est produit par un réseau de grandes et lointaines entreprises. En deux siècles à peine, la communauté paysanne autarcique s’est effacée pour laisser place à une myriade de consommateurs urbains et connectés.
Cet ouvrage retrace les grandes étapes de cette conversion à la consommation. Comment s’est constitué le pouvoir marchand ? Quels changements sociaux ont accompagné la circulation massive des marchandises ? En parcourant l’Europe et l’Amérique du Nord des XIXe et XXe siècles, ce livre retrace l’histoire de multiples dispositifs de marché : la marque insufflant à la marchandise sa valeur-signe, les mises en scène inventées par les grands magasins, l’ingénierie symbolique déployée par les relations publiques et la publicité… Il raconte la conversion des populations à la consommation et la fulgurante prise de pouvoir des marchands.
Schaerbeek d'antan ...
Léon Verreydt
L’héritage culturel de Schaerbeek est un immense puzzle. Toutes les maisons, monuments, documents, photos ou cartes postales anciennes en sont une part irremplaçable. Il nous renseigne sur nos origines, sur son évolution et sur notre vie d’aujourd’hui. Il nous aide à mieux appréhender et à apprécier nos cultures.
Chacun détient une part plus au moins importante, mais réelle, de notre histoire.
Nombreux sont ceux qui n’ont pas conscience de la fragilité d’un tel héritage ; entre les démolitions, les dégradations et les phénomènes à effets plus lents, comme la pollution ou le comportement des habitants.
C’est pourquoi nous devons protéger le plus petit élément dans le respect des générations futures.
Une commune sans passé est une commune sans avenir !
Schaerbeekement vôtre.
Léon Verreydt
Auderghem au passé composé
Louis Schreyers, Nadine De Vos
Par cet ouvrage, nous n’avons nullement voulu faire œuvre d’historiens. Nous avons simplement cherché à éclairer l’Auderghemois d’aujourd’hui sur le passé de notre commune, ce passé composé de tant de scènes et d’images de joie et de douleur, imprégné par les arts et les traditions populaires, marqué par le passage, parfois fugace et discret, de personnages illustres...
Son histoire a commencé il y a bien longtemps et le petit hameau, enfant de la forêt baigné par les eaux claires des ruisseaux, a pu grandir et prospérer autour de deux prestigieux prieurés.
Nous relatons ici quelques étapes de son cheminement à travers le temps.
Le Cercle d'Histoire d'Auderghem
Isabelle Ferreras, Julie Battilana, Dominique Méda
Traduit par : Miranda Richmond Mouillot
Comment faire face à la crise que nous traversons ? Le système capitaliste néo-libéral fondé sur la seule recherche du profit ne fera que renforcer la concentration des richesses, aggraver les inégalités et détruire chaque jour un peu plus notre écosystème. Contre le statu quo, un collectif de femmes, chercheuses en sciences sociales issues de tous horizons, appelle à un nouveau partage du pouvoir au sein des entreprises, condition d’une véritable transition écologique.
Elles sont les auteures du Manifeste Travail, déjà traduit en 27 langues et qui est devenu en quelques semaines l’amorce d’un mouvement mondial. Leur projet ? Démocratiser l’entreprise, pour permettre aux travailleur·euse·s de participer aux décisions qui les concernent. Démarchandiser le travail, pour protéger certains secteurs des seules lois du marché, mais aussi garantir à chacun l’accès à un travail qui lui permette d’assurer sa dignité. Au moment où nous faisons face à la fois au risque pandémique, aux dérives populistes et à la menace d’un effondrement climatique, ces deux changements stratégiques permettront aussi d’agir collectivement pour dépolluer la planète et préserver les conditions de la vie sur terre.
« Une contribution fondamentale pour penser un autre monde, un autre système économique, une société juste et fière de sa diversité. Une étape essentielle pour aller vers un socialisme participatif : démocratique, écologique et féministe. A lire absolument ! » Thomas Piketty.
L’élevage industriel est devenu une source majeure des pandémies. Sous son règne, toute nouvelle souche virulente trouve maintenant des conditions écologiques optimales pour se répandre à travers la planète. Mais au lieu d’attaquer le problème à sa source en réduisant l’industrie de l’élevage, les États ajoutent du grain au moulin à microbes : la « biosécurité » ne met ni les animaux ni les humains hors de danger, mais accroît au contraire les menaces en renforçant encore l'industrialisation de l'élevage. Les criminels sont récompensés ! Le système sert les intérêts des multinationales au détriment des petits producteurs et paysans – et de notre santé.
Cette enquête rigoureuse et riche d’informations nouvelles révèle les dangers sanitaires que fait peser sur la société la viande industrielle. Elle montre aussi que des solutions existent, qui supposent une politique agricole différente, et une modification de nos habitudes alimentaires.
Lucile Leclair est journaliste. Elle a travaillé à la revue Projet et à La Voix du Nord et enseigne à l'École supérieure de journalisme (ESJ) à Lille. Dans la même collection, elle a co-écrit avec Gaspard d'Allens Les Néo-Paysans (Seuil, 2016)
Des accumulations des tombeaux égyptiens ou chinois et des trésors royaux jusqu'à notre Louvre d'aujourd'hui, entre autres lieux, il faudra du temps pour que le musée trouve sa forme et sa fonction de conservation, d'étude et d'exposition des objets. Or, une histoire mondiale des musées, à la fois politique, sociale et culturelle, n'a encore jamais été écrite. La voici : Le Musée, une histoire mondiale, en trois tomes qui paraîtront sur deux ans.Le premier volume de cette monumentale entreprise,
Du trésor au musée, part d'un passé éloigné pour arriver à la création de l'institution appelée "musée", inventée en Italie à la fin du XVᵉ siècle, gagnant toute l'Europe au XVIIIᵉ. Une histoire faite de dons et de marchandises, de vols et de pillages, de guerres et de diplomatie. Et aussi d'architecture, de manière de contempler et de manier les objets, de problèmes juridiques et d'organisation, avant les vastes débats d'exposition, d'éclairage, d'accrochage qui suivront. Une histoire d'art, mais aussi de commerce, de savoirs, de techniques.La richesse de l'illustration qui s'appuie sur un texte lumineux donneront envie à tout en chacun de retourner enfin dans ce "lieu bien étrange , comme le déclare Krzysztof Pomian en ouverture de son ouvrage : le musée.
Daniel-Charles Luytens
Partez à la découverte des lieux où ont vécu celles et ceux qui ont choisi Bruxelles pour y séjourner, y vivre, y naître ou y mourir.
Ni dictionnaire, ni inventaire, cet ouvrage propose au lecteur un voyage à travers les lieux fréquentés par des personnages célèbres qui sont passés ou ont vécu à Bruxelles.
Découvrez que bien avant d'être la capitale de l'Europe, Bruxelles était un passage obligé pour quiconque voulait être vu et reconnu.
Ces personnages ont marqué leur époque de leurs empreintes et qu'ils aient été artistes, musiciens, hommes d'état, écrivains, acteurs et même truands, ils ont tous un point commun :
Ils sont passé par Bruxelles pour parader, faire des affaires, discuter de l'avenir du monde, préparer la démocratie, se cacher ou ...
Donner des rendez-vous galants ou y naître
Mais tous ont gardé de Bruxelles un souvenir impérissable !
Bruxelles et la province du Brabant wallon
Redécouvrez des sites que vous croyez connaître
Quelle est l'origine du nom de ce lieu ? Comment s'appellent ses habitants, ou de quel sobriquet les a-t-on affublés ? Que nous disent l'histoire, la géographie et la linguistique à son propos et à propos de son environnement ? Quels éléments remarquables du patrimoine peut-on y trouver ?
Voilà les questions auxquelles entend répondre cet ouvrage, fruit d'un travail de plus de 30 ans. En vous introduisant dans tous les lieux de la région de Bruxelles-Capitale et de la province du Brabant wallon, il vous fera découvrir des aspects insoupçonnés de sites que vous croyiez connaître et vous ouvrira des portes sur l'histoire politique, religieuse et culturelle de nos régions.
Idesbald Goddeeris
"Le colonialisme suscite aujourd'hui bon nombre de discussions dans la société. Ces débats, souvent passionnés, sont marqués par leur méconnaissance des faits et du contexte. C'est pourquoi ""Le Congo colonial"" souhaite présenter les résultats de la recherche actuelle et les connaissances scientifiques d'aujourd'hui à un large public, et développer ainsi une nouvelle vision globale de la question. À l'aide de questions concrètes, des historiens belges, mais aussi étrangers, offrent un aperçu unique sur l'histoire du colonialisme belge. Par exemple : Comment l'administration autocratique de Léopold II a-t-elle fonctionné et que savons-nous des victimes ? Combien de profits ont été réalisés au Congo et à qui ont-ils été versés ? Comment les Congolais(es) ont-t-ils vécu la colonisation ?
Aniss M. Mezoued,Sofie Vermeulen, Jean-Philippe De Visscher
Entre 2015 et 2020, le centre-ville de Bruxelles a vu se concrétiser sa première grande zone piétonne et se développer l’un des plus grands projets urbains des dernières décennies. Les boulevards entre la place Fontainas et la place De Brouckère ont été piétonnisés. De nouveaux espaces publics, de la verdure, des bancs et de l’éclairage y ont été aménagés, ainsi que de nouvelles entrées pour les stations de métro, deux grands parkings vélo et d’autres équipements.
Le centre-ville de Bruxelles est-il en train de sortir du « tout à la voiture » ? Peut-il s’élargir pour devenir le centre de la métropole bruxelloise dans lequel chacun peut trouver sa place ?
Cet ouvrage rassemble en mots et en images les recherches menées depuis quatre ans par le Brussels Centre Observatory.
Typiquement bruxellois
Colette Lamarche
Evoquer la grande et la petite histoire de la ville, la vie quotidienne de nos aïeux, les petits métiers d’antan, les traditions folkloriques ou gastronomiques, sans oublier la joie de vivre et l’humour, la fameuse zwanze bruxelloise... Voilà l’ambition de ce livre qui évoque Bruxelles, une ville millénaire, entité royale, joyeuse, multilingue. Une ville qui se raconte dans sa grandeur come dans son intimité !
Christian Buisson
Au début des années 1960, le tramway électrique était présent dans la capitale belge, mais aussi en Flandre, plus particulièrement à Anvers et à Gand.
S’y ajoutaient de nombreuses lignes de tramways vicinaux autour de Bruxelles et Anvers, ainsi que sur la Côte, entre La Panne et Knokke. L’auteur évoque ces tramways si caractéristiques d’un pays qui fut l’un des berceaux de l’industrie ferroviaire au tournant des XIXe et XXe siècles.
Les photographies d’époque de l’auteur, toutes inédites, montrent aussi combien l’environnement urbain a changé au cours du demi-siècle écoulé.
Thierry Demey
Thierry Demey nous invite à travers son treizième ouvrage à s’intéresser à la question des logements sociaux.
Cela fait un peu plus d’un siècle que le logement social tente d’offrir aux ménages à revenus modestes une habitation adaptée à leurs besoins pour un loyer proportionnel à leur capacité contributive. De typologies variées, son patrimoine comprend des cités-jardins pittoresques, d’élégantes maisons de rapport, des barres et des tours qui racontent l’histoire du développement urbanistique, architectural et social de la capitale.
Thierry fait partie de ces auteurs qui maîtrise leur sujet et vous propose des ouvrages de qualité, tant par l’iconographie que par son contenu.
Morgan Di Salvia
En 1950, le Parti communiste crée Progrès Films pour diffuser des films soviétiques. La société de distribution prend son essor à l'arrivée de Didier Geluck en 1955. Militant, dessinateur de presse (sous le pseudonyme de Diluck) et esthète, Geluck façonne le catalogue de Progrès Films avec un véritable talent de découvreur.
Il fait d'abord connaître le cinéma de qualité produit à l'Est, puis des productions de partout dans le monde. Fournisseur de nombreux ciné-clubs, Progrès Films diffuse films de fiction, d'animation et documentaires, contribuant à la cinéphilie en Belgique. Pendant un demi-siècle, Progrès Films a fixé les standards de la distribution art et essai, au gré des nombreuses mutations politiques, socioéconomiques et industrielles qui ont secoué le cinéma.
Contre vents et marées, Progrès Films a poursuivi son activité jusqu'en 2002, date à laquelle la société a été mise en liquidation, à genoux face à un marché dans lequel elle ne trouvait plus sa place. Ce livre retrace les cinquante années de ce combat culturel.
Dominique Costermans, Régine Vandamme
Le bureau des secrets professionnels est un recueil en 2 tomes de 200 histoires vécues au travail par des travailleurs, jeunes et moins jeunes, en quête de réalisation ou de sens, actifs, à la retraite, en burn-out, en transition...Des personnes, de tous horizons, donnent de la voix et confient pour la première fois des souvenirs, des histoires, des anecdotes, des rêves, des aspirations, des doutes, des défauts, des petites lâchetés, des solidarités exprimées sur les lieux de leur travail. Leurs histoires se passent en France, en Belgique, en Afrique, en Italie, en Hollande, dans des trains, des avions, des bureaux, des hôpitaux, des écoles, dehors... Toutes sont vraies mais se lisent comme des nouvelles de fiction parce qu'elles surprennent autant qu'elles font rire, pleurer ou réfléchir.
« Stress », « burn out » ou « charge mentale » : les XXe et XXIe siècles ont vu une irrépressible extension du domaine de la fatigue. Les épuisements s’étendent du lieu de travail au foyer, du loisir aux conduites quotidiennes. Une hypothèse traverse ce livre : le gain d’autonomie, réelle ou postulée, acquis par l’individu des sociétés occidentales, la découverte d’un « moi » plus autonome, le rêve toujours accru d’affranchissement et de liberté ont rendu toujours plus difficile à vivre tout ce qui peut contraindre et entraver.
Que nous est-il arrivé ?
Ce livre novateur révèle une histoire encore peu étudiée, riche de métamorphoses et de surprises, depuis le Moyen Âge jusqu’à nos jours. Les formes « privilégiées » de fatigues, celles qui mobilisent les commentaires, celles qui s’imposent en priorité aux yeux de tous, évoluent avec le temps. Les symptômes de la fatigue se modifient, les mots s’ajustent (« langueur », « dépérissement », « pénibilité »…), des explications se déploient, des degrés se précisent, des revendications se font jour.
Un parcours passionnant qui croise histoire du corps et des sensibilités, des structures sociales et du travail, de la guerre et du sport, jusqu’à celle de notre intimité. Pour éclairer tout autrement notre présent.
Georges Vigarello est directeur d’études à l’École des hautes études en sciences sociales. Il a publié au Seuil de nombreux ouvrages et dirigé avec Alain Corbin et Jean-Jacques Courtine une Histoire du corps (2005-2006), une Histoire de la virilité (2011) et une Histoire des émotions (2016-2017). Parmi ses derniers titres : Les Métamorphoses du gras (2010), La Silhouette du XVIIIe siècle à nos jours (2012) et Le Sentiment de soi. Histoire de la perception du corps (XVIe-XXe siècle) (2014).
Jimmy Pantera
Ouvert à Bruxelles en 1972 au cœur de l’âge d’or du X, période parfois surnommée « la parenthèse enchantée », le Cinéma ABC a disparu en 2013. Ancré au cœur de la capitale, il était l'un des derniers cinémas pornos au monde à projeter des films sur pellicule argentique 35 millimètres. À travers l'histoire de ce cinéma, le livre dresse le portrait d'un monde underground interdit, sujet à propos duquel très peu d'ouvrages ont été publiés en français.
Au fil de ses quarante et une années d’existence, l’ABC est devenu une sorte de musée clandestin, rempli de bobines de celluloïd, de piles d'affiches et de photos, débordant de cartons empilés : un dédale d’espaces hantés par des récits inavoués. Outre un point de vue historique éclairé, de nombreux témoignages de spectateurs l’ayant fréquenté ou y ayant travaillé (stripteaseuses, projectionnistes...) ont été réunis. Les textes sont richement illustrés par des documents souvent rares, voire inédits : photos d'exploitation, pavés de presse et affiches promotionnelles...
Nicolas Kenny
Véritable aventure, passionnante, de la radio publique depuis sa création, de son rôle dans la guerre et surtout l'après-guerre avec comme mission, toujours d'actualité, d'informer, d'instruire et de divertir. Le texte comme les nombreuses photographies d’époque et les archives rares reproduites dans le livre nous font revivre avec nostalgie l'âge d'or de la radio en Belgique.
Le bâtiment iconique de Joseph Diongre situé place Flagey à Bruxelles, a retrouvé sa place dans la ville. Nul n'ignore qu'il a abrité à sa création l'Institut national de radiodiffusion (INR), mais ce qui s'y passait, s'y produisait, n'évoque plus au mieux, que des bribes de mémoires éparses. qui se souvient encore que cette "usine à sons" fut l'une des premières Maisons de la Radio en Europe ? Il aura fallu l'intérêt et la curiosité de l'historien canadien Nicolas Kenny, attaché au pays d'origine de ses grands-parents , et sa rencontre avec un animateur chevronné de l'INR, Charles Van Hauteghem, pour que soit enfin abordée l'histoire culturelle du fameux "paquebot".
Marie-Christine Lefebvre
Nombreuses sont les personnes hantées par le rêve de raconter la vie de leurs aïeux à leurs petits-enfants. Marie-Christine Lefebvre fait partie de celles qui l’ont réalisé. On entre dans Bruxelles en 1780, on en ressort au milieu du 20e siècle. Quelques traces de l’Histoire avec un grand ‘H’, la bataille de Waterloo ou le défilé des Allemands vaincus en 1918, cadre le Bruxelles des Marolles, des petites gens, des cousettes à la chandelle et des cabaretières. C’est le Bruxelles qui hume les parfums de la Senne, qui vilipende Monsieur Poelaert au cri de « Schieven Architek ! », qui pratique de petits métiers disparus depuis longtemps, qui recueille ses indigents, qui espère une vie meilleure.
Car cette vie était dure : la misère, la maladie, la mort se succèdent, sans que jamais l’auteure glisse dans le « mélo » ni ne verse dans la description d’un paupérisme militant. C’est la petite histoire dans la Grande, une épopée tranquille qui ne quitte pas son quartier, tendre et tonitruante à la fois.Le livre comporte de nombreux témoignages photographiques que l’auteure a piochés lors de ses fréquentes visites au Cercle d’Histoire de Bruxelles qu’elle mentionne volontiers et nous l’en remercions. Chers Ancêtres : un livre qui prendra au cœur les Echte Brusseleirs.
Nicole Malinconi
Pour les Bruxellois branchés du vingt-et-unième siècle, la Maison du Peuple est un bar ouvert sur le Parvis Saint Gilles ; pour les aînés, un édifice du quartier de La Chapelle qu’ils ont peut-être fréquenté, une Maison rouge ; pour les amateurs et les férus d’architecture, un bâtiment public, chef-d’œuvre de l’Art nouveau, né du talent Victor Horta à la demande du Parti Ouvrier Belge à la fin du dix-neuvième siècle et l’exemple type de la brutalité des spéculations immobilières, de la mémoire défaillante des hommes et de l’inconséquente bruxellisation. Pour beaucoup, elle n’est pas même un souvenir.
Louis Schereyers, Nadine de Vos
Le livre donne un éclairage sans doute parmi les plus complets sur l’histoire de la commune d’Auderghem au travers de ses différents quartiers. Un beau livre qui fera le bonheur des collectionneurs et des amoureux d’Auderghem.
Qui est le personnage dont le nom est inscrit sur la plaque émaillée de ma rue ?
Quelle est l’origine de mon quartier ?
Quels commerces ou industries y étaient florissants ?
Quelles personnalités y vécurent ?
Comment se divertissaient nos prédécesseurs ?
Comment vivaient nos voisins d’antan ?
Le livre « Auderghem par quatre chemins » ne se contente pas de répondre à bien des questions que les habitants d’Auderghem peuvent se poser sur leur commune. Il évoque aussi de nombreuses curiosités et anecdotes savoureuses liées à la commune d’Auderghem.
C’est le premier, de deux tomes, narrant une longue histoire qui atteindra le siècle en 2020. La SABCA est en effet l’une des deux seules entreprises aéronautique au monde, avec Boeing, à avoir gardé son nom d’origine. Fournisseur de l’Aéronautique Militaire Belge et de la SABENA dès sa création, nombreux sont les avions qui ont été construits, maintenus ou réparés dans ses ateliers. Après-guerre, la SABCA continuera à développer ses activités, ouvrira de nouvelles installations à Gosselies et participera à pratiquement toutes les associations et consortiums Européens. Ses ateliers de Charleroi et de Bruxelles s’occuperont à produire, réparer et maintenir les appareils tant de la Force Aérienne Belge que d’autres forces aériennes ou d’opérateurs privés.
Il couvre la période de 1964 à son siècle d’existence en passant en revue les programmes de production civile :
(Fokker, VFW, Airbus), militaire F16, A400M et espace (Europa, Ariane 4,5, 6 et Vega) de Bruxelles, les fabrications en matériaux composites à Lummen, les montages à Casablanca ainsi que les programmes d’assemblage, de modification et de modernisation des Mirage 5, F-16, Alpha Jet, Alouette II, A109, Mirage F1 Northrop F5 et autres A-10, à Charleroi.
Le monde de la chimie est un monde de connaissances. Grâce à la curiosité, au travail et au talent d'une galerie Impressionnante d'hommes et de femmes, dont la plupart restent peu connus, nous comprenons mieux désormais ce monde qui est le nôtre. Forte de ce savoir, une Industrie chimique s'est développée et a procuré au plus grand nombre toute une gamme de produits qui peuplent notre quotidien, allant du plus simple matériau aux technologies les plus complexes.
Cette histoire passionnante et foisonnante, faite de victoires mais aussi de déconvenues, est retracée dans ce livre richement illustré. Le secteur de l'Industrie chimique en Belgique, qui s'est regroupé en une fédération, essenscia, fête son centième anniversaire en 2019. A cette occasion, cet ouvrage retrace les étapes fondatrices de l'Industrie chimique, pharmaceutique et des sciences de le vie en Belgique, mais souligne également l'Importance de l'innovation pour l'avenir, dans une société en transformation permanente.
Notre monde est bâti sur la chimie. Bâti sur l'infiniment petit de particules invisibles qui, en se mêlant les unes aux autres, forment des molécules, constituent notre planète et composent notre quotidien.
Claire Billen, Michel De Beule, Denis Diagre-Vanderpelen, Catherine Franceschi-Zaharia, Eric Hennaut, Thierry Kandjee, Luisa Limido, Chiara Santini, Ursula Wieser Benedetti.
Ce livre propose un regard inédit sur le paysage de la capitale, faisant découvrir, sous la forme d’un panorama richement illustré -allant du XVIIIe siècle à l’époque contemporaine-, l’histoire tout à fait singulière de ses parcs et jardins, mais aussi de la trame végétale qui la structure.
Focalisé sur les espaces à caractère public, il permet une lecture nouvelle de ces lieux du quotidien, que l’on parcourt parfois distraitement, sans toujours en déchiffrer le style, l’époque, la raison d’être. Les auteurs de ces créations paysagères, bien souvent restés dans la pénombre de l’histoire, sont également mis à l’honneur, dans une démarche qui vise à montrer que loin d’être le fruit du hasard ou de la nature, ces espaces dessinés sont des créations artistiques à part entière. Enfin, en resituant ces œuvres dans un contexte international, l’ouvrage montre combien la région de Bruxelles fut, tout au long de cette histoire, à la croisée d’influences diverses qui ont contribué de manière déterminante à en façonner le caractère.
Thomas Piketty
Toutes les sociétés humaines ont besoin de justifier leurs inégalités : il faut leur trouver des raisons, faute de quoi c’est l’ensemble de l’édifice politique et social qui menace de s’effondrer. Les idéologies du passé, si on les étudie de près, ne sont à cet égard pas toujours plus folles que celles du présent. C’est en montrant la multiplicité des trajectoires et des bifurcations possibles que l’on peut interroger les fondements de nos propres institutions et envisager les conditions de leur transformation.
À partir de données comparatives d’une ampleur et d’une profondeur inédites, ce livre retrace dans une perspective tout à la fois économique, sociale, intellectuelle et politique l’histoire et le devenir des régimes inégalitaires, depuis les sociétés trifonctionnelles et esclavagistes anciennes jusqu’aux sociétés postcoloniales et hypercapitalistes modernes, en passant par les sociétés propriétaristes, coloniales, communistes et sociales-démocrates. À l’encontre du récit hyperinégalitaire qui s’est imposé depuis les années 1980-1990, il montre que c’est le combat pour l’égalité et l’éducation, et non pas la sacralisation de la propriété, qui a permis le développement économique et le progrès humain.
En s’appuyant sur les leçons de l’histoire globale, il est possible de rompre avec le fatalisme qui nourrit les dérives identitaires actuelles et d’imaginer un socialisme participatif pour le XXIe siècle : un nouvel horizon égalitaire à visée universelle, une nouvelle idéologie de l’égalité, de la propriété sociale, de l’éducation et du partage des savoirs et des pouvoirs.
Jean-Louis Peaucelle
Au XVIIIe siècle, Adam Smith étudie la division du travail comme source d'immenses gains de productivité. L'auteur montre cependant que cette théorie est fausse et que l'expression "division du travail" désigne mal une affectation des ouvriers à des postes, définis par des outils et des machines. On travaillait à l'époque de façon plus variable et polyvalente. Aucune étude ultérieure sur le travail industriel n'a jamais montré cette loi à l’œuvre.
Omar Bergallou
Omar Bergallou, immigré de la deuxième génération, appréhende les opportunités sociales, culturelles et intellectuelles que lui offre la Belgique, pour s’en nourrir et cheminer dans une histoire périlleuse qui dépasse le sens de l’exil.Cette ascension spirituelle, sociale et culturelle se noue de rencontres décisives. C’est une appropriation non point privative, mais partagée, elle fait sens autant pour la Belgique qui l’accueille que pour l’auteur qui la conquiert.
Au-delà d’un récit migratoire, s’expose et se comprend l’histoire d’une rencontre, entre Bruxelles et un jeune étranger qui compose une belgitude fécondée de ces aspérités tout en contraste avec la tradition de ses origines. Pas de pathos mais du tragique, une victoire pour tous à la dure. Une histoire tissée d’amour, de conflictualités sociales et de connexions esthétiques. Cette liberté conquise ne renonce jamais à ses convictions forgées dans l’intelligence de la culture mais aussi dans la douleur.
Autant arrachements qu’attachements, tension entre liberté anarchisante du soi et reliance à la tradition, ce cheminement échappe à l’errance par la compréhension de soi et la maîtrise d’un monde partagé. Au-delà du dire, une vie fière, intelligente et inventive.
Sven Gatz
Des attentats à la bombe sont perpétrés à l’aéroport et dans une station de métro, détruisant directement ou indirectement des dizaines de vies humaines. Soudain, Bruxelles n’est plus qu’une plaie immense. Comment les Bruxellois ont-ils vécu cette journée fatale ? Sven Gatz ravive les émotions du moment, diversement vécues, de sept personnages. Tout au long d’un parcours le menant de Molenbeek à Maelbeek, Sven Gatz dévoile, jusqu’à la nudité, l’âme de Bruxelles.
Sven Gatz (1967) est un homme politique bruxellois libéral. Il est ministre régional flamand pour la Culture, les Médias, la Jeunesse et Bruxelles. Il est l’auteur de nombreux ouvrages ayant pour sujets la politique, Bruxelles et la bière.
Philippe Pochet
Le projet européen est en crise. Le Brexit voté par le Royaume-Uni en est un symptôme spectaculaire. Pourtant, depuis le traité de Rome de 1957, l’intégration étroite des États membres a toujours été une priorité de l’Union européenne. Une intégration économique au détriment du volet social du projet européen. Et, de la crise de la zone euro à la gestion des flux migratoires, l’Europe a aussi été confrontée à de nombreuses difficultés qui ont profondément mis à mal la solidarité de ses membres, seule garante d’une construction politique solide et de la mise en place d’un modèle social européen. Face à la fracture européenne actuelle, un débat nouveau et décisif s’engage, ouvert sur l’avenir.
Spécialiste et acteur de la construction européenne, Philippe Pochet apporte dans cet ouvrage une perspective historique inédite et plaide en faveur d’une dynamique socio-écologique européenne qui prendrait en compte problématiques du passé et enjeux du futur.
Philippe Pochet, politologue et directeur général de l’Institut syndical européen, est professeur à l’Université catholique de Louvain. Il est également chercheur invité à London School of Economics and Political Science.
François Jarrige et Thomas Le Roux
Autrefois sources de nuisances locales circonscrites, les effets des activités humaines sur l’environnement se sont transformés en pollutions globales. Le climat se réchauffe, les mers s’acidifient, les espèces disparaissent, les corps s’altèrent : en rendre compte d’un point de vue historique permet de ne pas sombrer dans la sidération ni dans le découragement face à un processus qui semble devenu inéluctable. Car le grand mouvement de contamination du monde qui s’ouvre avec l’industrialisation est avant tout un fait social et politique, marqué par des cycles successifs, des rapports de force, des inerties, des transformations culturelles. En embrassant l’histoire des pollutions sur trois cents ans, à l’échelle mondiale, François Jarrige et Thomas Le Roux explorent les conflits et l’organisation des pouvoirs à l’âge industriel, mais aussi les dynamiques qui ont modelé la modernité capitaliste et ses imaginaires du progrès.
François Jarrige est maître de conférences à l’université de Bourgogne. Il a notamment publié Technocritiques. Du refus des machines à la contestation des technosciences (La Découverte, 2014).
Thomas Le Roux est chargé de recherches au CNRS (CRH-EHESS). Il est notamment l’auteur de Le Laboratoire des pollutions industrielles, Paris, 1770-1830 (Albin Michel, 2011).
Frédéric robert
De la vague silencieuse à la vague de Nazaré
En 1993, la Commission européenne présentait le télétravail comme l'un des huit développements stratégiques pour lesquels il fallait stimuler les investissements. 27 ans plus tard, un virus d'une dimension de 2/100 d'un micron provoque en moins de trois mois un séisme économique et social mondial et un bouleversement dans nos organisations de travail.
Le mot est jeté en pâture. « Télétravail ».
Façonné, maçonné, désarticulé, défiguré, critiqué, exploité, instrumentalisé et médiatisé, il est devenu la star. Mais étions-nous vraiment en présence de « télétravail » ?
Nous sommes passés de la vague silencieuse à la vague de Nazaré. Retournerons-nous à la normale ou nous dirigerons-nous vers l'anormal ?
Cet ouvrage prépare les lecteurs, les entreprises et les professionnels des RH à cette mutation. Il rappelle les principales étapes du développement du télétravail à domicile ; aborde les réglementations internationales, européennes et nationales, la mise en oeuvre du télétravail, les fonctions et travailleurs concernés ; confronte dans une approche transversale différentes thématiques que sont la durée du temps de travail, la sécurité et la santé des travailleurs, la protection des données et la vie privée ; traite des enjeux fiscaux, de sécurité sociale et de droit du travail liés aux nouvelles technologies mises à disposition des télétravailleurs. Dans le cadre de la crise sanitaire, il remet au goût du jour la réglementation PC privé. Il s'intéresse à la question de la responsabilité de l'employeur face aux risques de délocaliser l'utilisation des nouvelles technologies et anticipe des problématiques : la place du domicile privé, le présentéisme virtuel, la mobilité internationale et le télétravail face au COVID-19. L'ouvrage comporte de nombeux modèles et documents qui sont disponibles en ligne sur le site www.legis.be
Arnaud de la Croix
Depuis les circonstances de la naissance de la ville jusqu'à la « capitale de l'Europe », Arnaud de la Croix met l'accent sur des événements ou des faits parfois négligés, et n'hésite pas à aborder quelques épisodes gênants, souvent absents des livres d'histoire. Il choisit également de retracer l'histoire de la cité avec pour ambition de ressusciter celles et ceux, célèbres ou méconnus, qui ont marqué le développement de Bruxelles.
Dans quelles circonstances est née la cité ? Quelles langues parlaient les Bruxellois au Moyen Âge ? Comment le duc de Bourgogne Philippe le Bon, qui avait établi sa cour à Bruxelles, a-t-il créé une sorte d'euro avant la lettre ? Pourquoi le philosophe Érasme se plaisait-il tant à Anderlecht ? Combien de temps mettait, sous le règne de Charles Quint, une lettre pour parvenir à Paris ? On découvre que le Manneken-Pis aurait une signification alchimique. Pour quelle raison le roi Louis XIV a-t-il ordonné de bombarder la ville ? Pourquoi Adolf Hitler appréciait-il Bruxelles, qu'il visita lors des deux guerres mondiales ? Combien de victimes fit l'incendie de l'Innovation en 1967, et quelles furent les causes exactes du drame ? Ou combien de manifestations accueille chaque année la capitale de l'Europe ?...
Des accumulations des tombeaux égyptiens ou chinois et des trésors royaux jusqu’à notre Louvre d’aujourd’hui, entre autres lieux, il faudra du temps pour que le musée trouve sa forme et sa fonction de conservation, d’étude et d’exposition des objets. Or, une histoire mondiale des musées, à la fois politique, sociale et culturelle, n’a encore jamais été écrite. La voici : Le Musée, une histoire mondiale, en trois tomes qui paraîtront sur deux ans.
Le premier volume de cette monumentale entreprise, Du trésor au musée, part d’un passé éloigné pour arriver à la création de l’institution appelée «musée», inventée en Italie à la fin du XVe siècle, gagnant toute l’Europe au XVIIIe. Une histoire faite de dons et de marchandises, de vols et de pillages, de guerres et de diplomatie. Et aussi d’architecture, de manière de contempler et de manier les objets, de problèmes juridiques et d’organisation, avant les vastes débats d’exposition, d’éclairage, d’accrochage qui suivront. Une histoire d’art, mais aussi de commerce, de savoirs, de techniques.
La richesse de l’illustration qui s’appuie sur un texte lumineux donneront envie à tout en chacun de retourner enfin dans ce «lieu bien étrange , comme le déclare Krzysztof Pomian en ouverture de son ouvrage : le musée.
Sophie Richelle
Le XIXe siècle n'invente pas les hospices de vieillards. Cependant, une nouvelle configuration de l'expérience de la vieillesse en établissement se met en place dès le début de ce siècle. Partant de cinq établissements d'assistance publique de la ville de Bruxelles - l'hospice de l'Infirmerie, l'hospice Pachéco, les Hospices-Réunis, le refuge Sainte-Gertrude et le refuge des Ursulines - Hospices explore, entre 1830 et 1914, la forme inédite de prise en charge de la vieillesse. Conçus, construits, aménagés pour son accueil spécifique, ces établissements entraînent une "communauté d'expériences" propre au grand âge et nous invitent à l'envisager, à la questionner. Comment était comprise et définie la vieillesse au XIXe siècle ? Qu'est-ce qui était attendu, perçu et vécu comme son expérience ?
Dans une optique que l'histoire prend peu le temps de saisir et que seule une approche microhistorique permet, personnages, matières et sensations, composent cette exploration spatialisée des expériences de vieillesses. Au-delà des versions critiques des hospices mouroirs à destination d'indigents nécessiteux qui président encore souvent les recherches en la matière, l'analyse approfondie des archives bruxelloises éclaire sous un jour nouveau les espaces, les populations et les expériences qui y prennent place.
En retournant aux racines d'une assistance à la vieillesse qui pose actuellement nombres de questions, cet ouvrage fait résonner les échos entre hier et aujourd'hui.
Sophie Richelle est titulaire d'un masser en histoire de l'Université libre de Bruxelles et est docteure en histoire de l'université du Luxembourg. Ses recherches croisent les notions d'espaces et d'expériences. De l'asile de folles aux hospices de vieux, elle poursuit aujourd'hui ses questionnements avec les bains publics (projet soutenu par le F.R.S.-FNRS). En plaçant au centre de son attention l'expérience sensible, matérielle et humaine d'espaces resserrés et particuliers, elle tente de raconter l'histoire de ceux qui n'avaient pas laissé de traces.
Maud Simonet
Maud Simonet met ici en question les différentes formes de travail gratuit, présentant un éclairage critique sur les frontières entre bénévolat, volontariat et salariat. Une illustration brillante du brouillage croissant entre contrainte et consentement au travail montrant comment les injonctions politiques contemporaines à l'engagement citoyen constituent la "face civique" du néolibéralisme.
Maud Simonet est directrice de recherches en sociologie au CNRS et directrice de l'IDHES-Nanterre. Elle a publié Le Travail bénévole. Engagement citoyen ou travail gratuit ? (La Dispute, 2010) et Who Cleans the Park ? Public work and Urban Governance in New York City, avec John Krinsky (Presses de l'Université de Chicago, 2017).
Collectif Rosa Bonheur
La désindustrialisation à l’œuvre depuis les années 1970 a confiné des pans entiers des classes populaires aux marges du salariat. Tenues à l’écart des principaux circuits marchands, ces populations ont dû réorganiser leur travail et leur vie quotidienne de manière à satisfaire les besoins essentiels à leur subsistance, selon une dynamique qui confère une centralité nouvelle à l’espace urbain : pour elles, l’accès à la plupart des ressources matérielles et symboliques nécessaires au maintien d’une existence digne est intimement lié à leur ancrage territorial.
Or, les pratiques attachées à cette centralité populaire sont aujourd’hui contestées. Prises dans la course à la métropolisation, certaines villes voudraient en définitive remplacer ces populations, dont elles considèrent qu’elles « ne font rien », par d’autres issues des classes moyennes et supérieures, n’hésitant pas à agiter le spectre du communautarisme et celui du ghetto. Il s’agit, au contraire, de saisir ce qu’impliquent les processus contemporains de fragmentation de l’espace social pour des personnes qui ne sont ni plus ni moins que des travailleuses et des travailleurs.
Le Collectif Rosa Bonheur s’est consacré depuis 2011 à l’analyse sociologique de l’organisation de la vie quotidienne dans les espaces désindustrialisés, à partir d’une grille de lecture matérialiste. Il est composé de Anne Bory, José-Angel Calderón, Yoan Miot, Blandine Mortain, Juliette Verdière et Cécile Vignal.
Claudia Senik
Le bien-être au travail ne se réduit pas à de simples facteurs individuels et psychologiques. Il tient largement à la structure des entreprises, à leur type de management et à leur climat social, qui peuvent aussi engendrer de grandes souffrances.
En s'appuyant sur des recherches récentes, françaises et internationales, l'économiste Claudia Senik met au jour les sources profondes, parfois invisibles, d'un bien-être au travail dont l'impact sur la vie sociale et économique est considérable. Elle passe en revue tous les leviers dont les services de ressources humaines devraient s'emparer pour accroître l'épanouissement professionnel de leurs salariés : autonomie, perspectives de progression, valorisation symbolique des fonctions, transparence des modes de différenciation salariale, etc.
Claudia Senik est professeur à Sorbonne-Université et à l'Ecole d'économie de Paris. Elle codirige l'Observatoire du bien-être au Centre pour la recherche économique et ses applications. (CEPREMAP).
Lisa La croix
En 1948, les femmes obtiennent le droit de vote en Belgique mais elles n'ont pas le droit d'ouvrir un compte bancaire, de travailler, de gérer leur capital, leurs affaires ou leurs biens propres, ni d'être élues au comité d'une fédération patronale sans l'accord de leur mari... Dans ce contexte peu favorable à l'entreprenariat féminin, quelques femmes, à la tête de petites et de grandes entreprises, vont s'organiser pour faire entendre leur voix. A l'exemple de leurs collègues françaises, elles créent l'Association belge des Femmes Chefs d'Entreprises. L'Association, qui a pour buts de défendre les droits des femmes chefs d'entreprises et de renforcer leur visibilité, croît rapidement en effectifs et suscite des vocations dans d'autres pays. Des premiers pas à la création d'une Association mondiale des Femmes Chefs d'Entreprises, des combats pour l'abolition de l'incapacité civile de la femme mariée à l'organisation de congrès internationaux, cet ouvrage retrace l'histoire de l'Association belge qui, depuis plus de soixante ans, travaille à promouvoir l'action des femmes chefs d'entreprise et à les réunir "par les liens du coeur et de l'amitié".
Luca Catherine
Lucas Catherine vous convie à redécouvrir la Belgique sous un angle original : de Bruxelles à Ostende, ce guide propose des promenades sur les traces du patrimoine congolais. Ces itinéraires constituent un véritable guide anticolonial qui donne à voir de manière saisissante à quel point la Belgique s'est enrichie et métamorphosée sur le dos de sa colonie.
Felwine Sarr, Bénédicte Savoy
Les guerres ont toujours entraîné des spoliations d’objets et de trésors au détriment des pays vaincus. La France quant à elle a été particulièrement active au cours de ses conquêtes coloniales au XIXe siècle. On compte actuellement dans les collections publiques françaises au moins 88 000 objets provenant de l’Afrique subsaharienne.
Malgré de nombreuses réclamations de pays africains depuis les indépendances, l’État français n’a pas jugé bon d’évoluer sur cette question, arguant de l’inaliénabilité du patrimoine national. Jusqu’au discours du 28 novembre 2017 du président Emmanuel Macron à Ouagadougou, qui annonça la mise en oeuvre dans un délai de cinq ans de « restitutions temporaires ou définitives du patrimoine africain en Afrique ». Il confia alors à Felwine Sarr et Bénédicte Savoy la mission de consulter les spécialistes en Afrique et en France, et de mener une large réflexion sur ce sujet. Le fruit de cette mission est le présent ouvrage.
Il raconte les spoliations à travers l’histoire mondiale, évalue la part de la France, dresse un premier inventaire des oeuvres spoliées, fait le récit des tentatives des pays africains pour se réapproprier leur patrimoine, analyse les questions juridiques qui se posent, et énonce un certain nombre de recommandations pratiques pour la mise en oeuvre des restitutions, un des chantiers les plus audacieux de ce XXIe siècle.
Un ouvrage passionnant, qui fera date. Car le mouvement de restitution du patrimoine vise non seulement à redonner accès aux Africains à leurs oeuvres, mais aussi à fonder une nouvelle ère dans les relations entre l’Afrique et la France, à écrire une nouvelle page d’histoire partagée et pacifiée.
"Ce livre raconte l’histoire de l’OIT à travers plus de 100 photographies évocatrices et fascinantes, dont beaucoup proviennent des archives de l’OIT.
Le récit qui l’accompagne offre des observations et des révélations sur les origines de l’OIT et sa création en 1919, suivies d’un récit décennie par décennie des années qui ont précédé son centenaire en 2019.
Un incontournable pour ceux qui ont des liens avec l’OIT ou sont attirés par son histoire."
Par J. Puissant, A. bianchi, J-L Delaet [et alli]
"La journée d’étude sur les demeures patronales industrielles a été l’occasion de réaliser un tour de Wallonie particulièrement instructif. Au-delà des nombreuses études de cas qui ont été présentées, chaque contributeur, plus ou moins systématiquement, a introduit réflexions méthodologiques et typologiques sur le sujet : Couchant de Mons par Assunta Bianchi, pays de Charleroi par Jean-Louis Delaet, bassin du Centre par Alain Dewier, Mouscron par Claude Depauw. C’est sans doute Patrick Viaene.fin connaisseur de l’archéologie et du patrimoine industriels, qui a été le plus loin dans cette réflexion en évoquant la Flandre où l’on compte beaucoup plus de châteaux de propriétaires fonciers, notables ruraux que de « châteaux industriels ».
La comparaison est intéressante dans la mesure où elle souligne la force de la Révolution industrielle en Wallonie, mais surtout son développement tributaire de la source d’énergie primaire; le charbon, qui, sauf à Liège (voir la contribution d’Arnaud Péters, de Julien Destatte et de Lionel Vanvelthem), est nettement excentrique par rapport à la ville. Le cas antinomique de Mons est exemplaire : l’industrie n’y est pas du tout un phénomène urbain. La comparaison des bassins textiles de Gand (voir la contribution de Patrick Viaene) et de Verviers (voir la contribution de Catherine Bauwens) est sans doute plus topique d’un exemple où l’industrie est inextricablement liée à la croissance de la ville et inversement. "
Lise Bonvent, Marie-Françoise Plissart
"ouvrage réunit les récits de Lise Bonvent et les photographies de Marie-Françoise Plissart.
L’auteure a été à la rencontre de celles et ceux qui vivent au quotidien le palais de justice de Bruxelles, l’aiment ou le détestent : concierge, cuisinière, interprète, journaliste, ancien détenu, avocats, magistrats...
Tous ont accepté de jouer le jeu de l’anonymat, certains ont commencé par rappeler la fonction qu’ils y exercent ou la nature du lien qui les avait unis.
D’autres ont préféré se dissoudre dans un souvenir. Qu’ils y soient assidus ou refusent de franchir ses portes, le lieu et ses proportions ne laissent pas indifférents. Une histoire s’est créée pour chacun.
Photographies et textes rendent hommage au palais de justice de Bruxelles et aux vies qu’il abrite."
Edité par Alexis Wilkin, Arnaud Knaepen, Christophe Loir
"Si l’historiographie contemporaine a abondamment exploré l’histoire de l’alimentation, elle invite encore à poursuivre et à renouveler l’étude des marchés urbains, de leur approvisionnement, de la sécurité alimentaire et du manger dans l’espace public.
Le volume offre un ensemble cohérent de contributions consacrées tant à la « géographie » économique et sociale des échanges alimentaires qu’aux questions d’urbanisme et de circulation des personnes et des biens en Europe occidentale et méditerranéenne, du Moyen Age à la fin du XIXe siècle. Il s’intéresse, au travers d’exemples concrets, aux défis que pose la présence sur les marchés urbains de multiples intervenants (marchands locaux ou étrangers, acheteurs de statuts divers, représentants des autorités…). Il montre comment la gestion des flux alimentaires et des problèmes de circulation qu’ils induisent s’est traduite par l’adoption d’une série de mesures de régulation et par des tentatives d’aménagement de l’espace urbain. Il pose aussi la question de la sûreté et de la qualité des aliments, qui est au cœur de la « police des vivres » – car garantir que la nourriture est « saine et loyale » apparaît comme une prérogative et un devoir des autorités. Ces études des marchés alimentaires éclairent par conséquent d’une manière originale et particulière certaines des mutations qui affectent le milieu urbain depuis le Moyen Age.
Avec des textes de Anneleen Arnout, Martin Bruegel, Antonella Campanini, James Davis, Fabien Faugeron, Anne Lannoye, Isabelle Parmentier, Francesca Pucci Donati, Patrick Rambourg, Peter Scholliers, Isabelle Theiller, Alexis Wilkin, Jean-Pierre Williot."
Sous la coordination de Pierre Reman, François Ladrière, Patrick Feltesse
"Le travail contemporain est en profonde transformation. Pour un certain nombre de travailleurs, ces transformations sont signe de progrès: les conditions de travail s'améliorent, renforcent l'attachement que ces travailleurs éprouvent à l'égard de leur travail et contribuent à leur conférer un sentiment de fierté. Par contre, pour beaucoup d’autres, ces transformations sont signe de vulnérabilité: les conditions de travail se dégradent et les sentiments d’insécurité s’amplifient. L’étude des relations entre santé et travail traduit bien les inégalités grandissantes dans les conditions de travail et dans l’état de santé des travailleurs. La question de la santé au travail et de la qualité des conditions de travail devient dès lors un enjeu central qui mérite d’être abordé et débattu dans l’espace public.
Professeurs à l'Université catholique de Louvain et dans d’autres universités belges et françaises, acteurs politiques et sociaux, médecins font part ici de leurs analyses et de leurs expériences."
Devleeshouwer Perrine, Sacco Muriel, Torrekens Corinne
"Les villes européennes connaissent depuis plusieurs décennies des transformations majeures qui aboutissent à une restructuration des hiérarchies spatiales, des territorialités, des ségrégations, mais aussi des identités et des pratiques des populations urbaines. Cet ouvrage met en évidence les enjeux généraux des espaces urbains contemporains à partir du cas bruxellois. Bruxelles n'est-elle plus qu'une juxtaposition de processus, de dynamiques, de groupes et d'acteurs différenciés ? La dualisation et les fragmentations de la ville ont-elles pris une telle importance qu'il est désormais impossible de l'appréhender dans son ensemble ? L'ouvrage montre comment la ville - parce qu'elle met en jeu la coexistence de populations différenciées sur un même territoire - engage dans son principe même des questions très variées qui vont de la diversité des flux migratoires à la variabilité des mobilités spatiales et sociales, en passant par l'émergence du pluralisme culturel et religieux et la question de la gestion et de la participation politique.
L'ouvrage adopte une approche résolument empirique qui met les acteurs de l'urbain au centre de l'analyse. À partir d'angles d'approche multiples et en mobilisant des dispositifs méthodologiques divers, il s'articule autour de trois axes: l'espace, le marché du travail et le politique, qui contribuent à " faire " la ville. La première partie, relative à l'espace, aborde les questions liées au phénomène de gentrification et aux tensions qui y sont liées, mais aussi le rapport à l'espace et les pratiques urbaines de populations différentes. La deuxième partie examine la manière dont la diversité ethnique des travailleurs est prise en compte dans différentes sphères professionnelles. La troisième se focalise sur l'action publique et la participation politique.
Le livre donne de Bruxelles l'image d'une mosaïque, d'une ville aux multiples facettes, au c156ur de processus sociaux et spatiaux complexes, dont les populations, qu'elles soient vulnérables ou non, sont loin d'être des acteurs passifs."
de Jean C. Baudet
"Il n'y a pas de meilleure introduction aux techniques que l'étude de leur histoire. Des premiers pas de l'Homme jusqu'à nos jours, voici un panorama de l'évolution des techniques, des outils les plus primitifs aux systèmes les plus complexes. Une explication simple et précise de l'élaboration des plus grandes applications scientifiques qui ne cessent de transformer le monde dans lequel nous vivons.
Jean C. Baudet, spécialiste de l'histoire des sciences et des techniques, est membre du Centre national belge d'histoire des sciences."
par Michelangelo van Meerten, Greta Verbeurgt & Bart van der Herten
"La construction de la jonction Nord-Midi, l'axe ferroviaire qui va de Bruxelles-Midi à Bruxelles-Nord en passant par Bruxelles-Central, a profondément modifié l'aspect de notre capitale. Dès le XIXe siècle, on vit se développer des projets visant à relier les gares bruxelloises entre elles par une ligne directe à travers la ville. Les travaux furent réalisés dans la première moitié du xxe siècle. Aujourd'hui, la jonction assure le transport du plus grand flux de voyageurs dans le pays.
Un tunnel sous Bruxelles est un document historique unique: il nous présente les projets, la réalisation et l'exploitation de cet axe vital du réseau ferroviaire belge.
Les superbes photos noir et blanc, dont beaucoup sont inédites, font revivre pour nous le chantier et les ouvriers qui y travaillèrent, le tunnel et les trains, les machinistes et les passagers ainsi qu'une partie aujourd'hui disparue du centre de Bruxelles. "
Danielle Leenaerts
"En démontrant l'interaction de l'accession de Bruxelles au rang de capitale de l'État belge et celle, à peine plus tardive, de l'invention de la photographie, Danielle Leenaerts nous révèle combien les grands travaux urbanistiques, la modernisation de la ville, sont rapidement apparus comme autant de sujets d'inspiration pour les photographes. De l'apport documentaire des pionniers aux visions singulières de nombreux artistes, il semble clair que la photographie a contribué au façonnement d'un imaginaire et à la création d'une poétique de la ville.
Un Bruxelles démultiplié par la qualité des regards qui donnent très certainement à la photographie parmi les plus belles pages de son long récit urbain. Aujourd'hui en effet, cette réalité est devenue un inépuisable répertoire de formes pour les photographes redéfinissant sans cesse l'image d'une ville-laboratoire propice à tous les imaginaires et mise au centre des préoccupations de nombreux artistes."
Hisciwab
"Ce volume traite de la gare de Watermael et de son quartier avec une échappée vers Ixelles. Après s'être intéressé à la gare et au développement des lignes ferroviaires 161 et 26, il décrit la place des Arcades, la drève des weigélias et l'avenue Marie-Clotilde, l'avenue des Taillis et le chemin des Chablis, la rue des Mérisiers et la rue du Relais."
par Priscilla Ananian
"En écho au projet de Plan régional de développement durable, à la mise à jour du Plan régional pour l'innovation et aux élections législatives belges du 25 mai 2014, ce livre met en évidence les enjeux du développement et de l'aménagement des centralités bruxelloises face à la production d’un nouveau discours. Ce discours, inspiré du référentiel des régions de l’innovation, s’écarte à la fois des traditions industrielles et de l’économie de services associée à la présence des institutions internationales à Bruxelles.
Dans ce contexte, comment l’urbanisme peut-il contribuer à une spatialisation intelligente, inclusive et durable alliant développement économique, mobilité et densification résidentielle?
Pour répondre à cette question, ce livre rend compte de la complexité des dynamiques de localisation des entreprises des secteurs innovants des clusters bruxellois et de la mobilité résidentielle de la force de travail créative sur le territoire de la Communauté métropolitaine de Bruxelles. Sont discutés les enjeux et les perspectives de développement et d’aménagement d’une armature urbaine multipolaire en Région de Bruxelles-Capitale fondée sur la restructuration de la mobilité, la densification et la cohabitation de la fonction résidentielle et des activités économiques.
Ce livre s’adresse à tous ceux qu’intéresse la problématique de la densification et de l’intégration urbaine de l’économie de la connaissance, aux acteurs du développement socio-économique et de l’aménagement du territoire, ainsi qu’aux chercheurs en études urbaines, en urbanisme, en aménagement, en géographie et en sociologie."
Édité par Jean-Michel Chaumont, Christine Machiels
"À la fin du XIXe siècle, Bruxelles est secouée par un scandale révélant la présence de mineures anglaises dans les maisons closes de la capitale.
En cascade, les répercussions de l'« affaire de la traite des blanches » sont immédiates (campagnes médiatiques, enquêtes, séries de procès). À bien des égards, l'histoire des « petites anglaises » fait aussi l’effet d’un véritable détonateur : elle déliera les imaginaires et déchaînera les passions sur la fameuse question de la « traite des blanches », en Belgique et ailleurs, pendant de longues décennies.
Issues d’un projet collectif de longue haleine, les contributions de cet ouvrage
portent sur l’anatomie du scandale et ses suites. En premier lieu, à partir des dossiers issus de l’enquête judiciaire, on propose ici d’éclairer le rôle des protagonistes de l’affaire. La seconde partie est consacrée aux grands débats que le scandale a contribué à alimenter après la Première Guerre mondiale.
Fruit d’une recherche menée en sociohistoire, cette publication invite à suivre, du sordide au mythe, l’histoire et le souvenir d’une des plus célèbres affaires de « traite des blanches »."
Par Christophe Mercier et Jacques Mercier
"La découverte d'une Bruxelles très verte grâce aux projets citoyens
Savez-vous que Bruxelles possède plus de 300 potagers urbains, que chaque quartier propose un compost collectif, que des friches urbaines deviennent des vergers, des lieux de culture, d'exploration, que les guinguettes se multiplient dans les parcs traditionnels...
Le guide de Christophe et Jacques Mercier met en lumière l'incroyable énergie que les Bruxellois déploient pour investir les espaces verts.
Commune par commune, les auteurs nous emmènent en images à la découverte de 50 projets à la fois verts et citoyens.
Si certains projets sont plus axés « nature » et d'autres davantage tournés vers le social, tous favorisent les rencontres entre habitants « zinneke ».
De plus en plus de villes dans le monde enregistrent la même tendance, mais à Bruxelles, la quantité et la qualité des paysages verts citoyens sont uniques.
Bruxelles a une longueur d'avance et le phénomène n'est pas près de s'éteindre !"
par Eric Bournons
"Près de 400 cartes postales anciennes témoignent de la vie à Bruxelles au début du XXe siècle. Découvrez, au fil des pages de Bruxelles d'Antan, des cartes uniques qui, pour certaines, n'ont encore jamais été publiées.
Un voyage inoubliable à travers Bruxelles et ses communes. Une aventure au coeur de la vie des Bruxellois à la Belle Époque.
Le centre-ville: Le Grote markt sur la Grand-Place et les rues alentour, le boulevard Anspach qui abrite les hauts lieux de la ville, la Bourse et la place de Brouckère. Du théâtre royal place de la Monnaie à la gare du Nord. où les cochers attendent l'arrivée des voyageurs...
Le haut de la ville: La rue Royale menant au palais éponyme et les serres du Jardin botanique. De la porte de Hal aux Marolles et le quartier des Sablons, en passant par le palais de justice. Les marchandes de fleurs à la porte de Namur, le mont des Arts et l'animation sur la place Sainte-Gudule...
À l'ouest du centre-ville: Les bateaux qui longent le canal de Willebroeck, le théâtre flamand au bout du quai au Foin et l'arrivage des moules sur le quai aux Briques. Le quartier Sainte-Catherine et les halles centrales. La gare du Midi, les alentours du boulevard Lemonnier et l'école communale place Annessens...
Bruxelles hors les murs: Le prestigieux parc de Laeken et l'allée Verte. L'entrée du bois de la Cambre où les calèches déposent les promeneuses et les tramways qui longent l'avenue Louise. Le quartier européen, de la rue Belliard au square Ambiorix et le parc Léopold, véritable cité scientifique...
Les communes de Bruxelles: Etterbeek, Ixelles et Saint-Gilles. Saint-iosse'fen-Noode et Schaerbeek. Anderlecht et Molenbeek-saint Jean. Forest et Uccle. Auderghem, Watermael-Boitsfort, Woluwé-saint-Pierre et Woluwé-saint-Lambert. Ganshoren, Jette. Berchem. Koekelberg et Evere...
Quotidien et art de vivre: Les fermes et la vie à la campagne. Les nombreux marchés et la foison des petits métiers qui sillonnent la cité d'alors. Les militaires, mais aussi l'avènement des loisirs aux champs de courses et les excursions champêtres. Les fêtes et grands événements du début du siècle... "
Collectif
"En juillet 2013, trois camions se présentent devant les portes des Archives d'Architecture Moderne à Bruxelles. Ils apportent les archives de l'entreprise bruxelloise de travaux publics Blaton créée en 1865.
Celles-ci contiennent des plans signés par les plus grands architectes et ingénieurs belges, Victor Horta, Henry van de Velde, Victor Bourgeois, Michel Polak, Paul-Amaury Michel, Gustave Magnel... et des milliers de dossiers et photographies relatifs à des constructions diverses : ports, ponts, gares, usines, brasseries, écoles, châteaux d'eau, garages, hangars pour avions, hôtels, sanatorium...
Ce livre rend compte, à l'occasion de son 150ème anniversaire, de l'empreinte laissée en Belgique par une des plus anciennes et grandes firmes de construction, pionnière de la précontrainte et qui érigea des bâtiments aussi emblématiques que le palais des Beaux-Arts de Victor Horta, le garage Citroën, la Banque Lambert, le pavillon américain à l'Exposition de Bruxelles 1958..."
Par Luis Angel Bernardo y Garcia
"Entre 1914 et 1948, la Belgique connaîtra cinq crises alimentaires. La population belge échappera toutefois à la famine. Fruit d’un doctorat en histoire, un ouvrage publié par les Archives générales du Royaume analyse comment notre pays a surmonté ces crises alimentaires et a donné lieu à un « miracle économique » belge.
Densément peuplée, structurellement déficitaire en produits agricoles de première nécessité et intrinsèquement libre-échangiste, la Belgique ne semblait guère armée pour supporter deux occupations et deux longues sorties de guerre. Depuis le XIXème siècle en effet, la Belgique exporte essentiellement de la valeur ajoutée, c’est-à-dire du travail. Elle vend au monde ses produits semi-finis pour payer ses matières premières industrielles ainsi que le pain blanc de ses ouvriers.
Entre 1914 et 1948, notre pays connaîtra cinq crises alimentaires (1914-1918, 1918-1921, 1939-1940, 1940-1944, 1944-1948), soit près de 16 années de privations et de disette. Ces crises alimentaires seront marquées par la chute brutale, voire la quasi disparition, des approvisionnements extérieurs de la Belgique.
Au cours de la Première et Seconde Guerre mondiale, la population belge échappe toutefois à la famine en dépit du blocus britannique et des prédations allemandes massives nourries par un marché noir florissant. Dès la fin de la Seconde Guerre mondiale, elle parvient à relancer rapidement sa production industrielle et ses exportations.
Ce miracle économique belge ne peut être compris qu’en étudiant les crises alimentaires précédentes dont la puissance publique, les élites dirigeantes, le monde agricole et le mouvement ouvrier ont su tirer les enseignements."
par Jean-Louis Van Malder
"Saviez-vous que la Grand-Place de Bruxelles possédait un jardinier ?
Que sur cette place à l’architecture somptueuse, visitée par les touristes du monde entier, s’est tenu, depuis le 12e siècle, un marché évoluant au rythme des besoins des habitants : métaux, mercerie, alimentation, vêtements, quincaillerie, poteries, animaux, marché matinal aux légumes et aux fruits, marché aux oiseaux et, finalement, marché aux fleurs. Issu d’une lignée d’horticulteurs depuis cinq générations, Jean-Louis Van Malder a travaillé dès son enfance sur ce marché.
Tous les jours, levé avant l’aube, il a accompagné ses parents, puis il a pris leur succession. Il est devenu, au fil des ans, le dernier jardinier-floriculteur de la Grand-Place, témoin de la disparition d’un des marchés les plus vivants de la ville. Son écriture, vive et sincère, nous fait découvrir toute la richesse de son métier. Il raconte l’histoire d’une famille laborieuse et croque le portrait de ses clients, habitués ou occasionnels, touristes ou bruxellois. Son récit est porté par le désir de transmettre une expérience de vie singulière.
Cet ouvrage, illustré de nombreux documents, s’accompagne d’un petit précis d’histoire des marchés de Bruxelles, sous la plume de Thérèse Symons. Il est publié dans la collection la ville écrite des éditions CFC."
par Jean-Paul Dockx & John Bergeret
"En l'an 1800, un service d'incendie, fort de 100 hommes, est créé par le Conseil communal de Bruxelles. Outre les tâches de lutte contre l'incendie, il est également responsable du maintien de l'ordre dans la ville de Bruxelles. Les pompiers de l'époque sont armés.
L'extension incessante de Bruxelles oblige les autorités à créer de nouvelles unités. En 1857, naît le corps d'Anderlecht, rapidement suivi de Schaerbeek, Molenbeek-Saint-Jean, Ixelles, puis Laeken.
A la fin du 19ème siècle, Bruxelles est ainsi protégée par une douzaine de corps de pompiers. Ces corps sont autonomes, mais néanmoins empreints d'une volonté de coopération.
Après la première guerre mondiale, plusieurs corps communaux disparaissent au profit d'une extension territoriale des compétences du service d'incendie de la ville de Bruxelles. Certains des corps communaux subsistants signent un accord de coopération qui prévoit une assistance mutuelle en cas d'intervention importante.
Pendant la seconde guerre mondiale, les neuf corps existants sont rassemblés sous le commandement du Groupe Régional de Défense contre l'Incendie, le GRDI. Ce groupe régional cessera ses activités dès la libération. Pendant 30 ans, la sécurité de la population bruxelloise sera assurée par une série de corps communaux dont les compétences se limitent généralement au territoire communal.
Après le terrible incendie des magasins "Innovation" le 22 mai 1967, des voix s'élèvent, à nouveau, en faveur d'une unification des différents corps bruxellois. Il était, en effet, apparu que les corps communaux avaient du mal à collaborer à cause du matériel peu compatible et d'une hiérarchie dispersée.
Le 1er janvier 1973, les compétences en matière de lutte contre l'incendie sont transférées en vertu de la loi du 26 juillet 1971 vers une nouvelle institution : l'Agglomération de Bruxelles.
Suite à la mise en place des Institutions bruxelloises dans le cadre des réformes de l'Etat, les compétences en matière de lutte contre l'incendie et d'aide médicale urgente sont transférées vers l'Autorité régionale en date du 12 juillet 1989. L'Exécutif de la Région de Bruxelles-Capitale charge un Ministre (ou, à défaut, un secrétaire d'Etat) de la gestion de ce service public très important.
En vue d'optimaliser le fonctionnement du service bruxellois, la décision est prise (ordonnance du 19 juillet 1990) de le réorganiser en service pararégional sous le nom de : Service d'Incendie et d'Aide Médicale Urgente de la Région de Bruxelles-Capitale (SIAMU)."
Par Emmanuel Collet
"En 1867, les succursales Delhaize et leurs vitrines pimpantes, leurs prix affichés et leur enseigne frappée du lion entrent dans le paysage et dans le quotidien des Belges. Cette proximité n’a rien perdu de son actualité.
Durant 150 ans, l’autre Lion belge n’aura cessé de la renforcer par sa capacité à anticiper les attentes de ses clients et à innover, comme en 1957 en ouvrant le premier supermarché en libre-service de Belgique, en 1974 en s’implantant aux USA, en 1989 en introduisant le bio dans la distribution belge, en 2017 en initiant un potager sur le toit d’un supermarché urbain impliquant collaborateurs et voisins immédiats.
Les « Delhaiziens » et leurs clients perpétuent une longue tradition de connivence qui a construit une histoire commune dont ce livre dévoile à la fois les grandes lignes et les moments d’émotion propres à toute aventure humaine."
par Phillipe Jadin, Charles Langhendries
"Premier gratte-ciel du Benelux, le Centre Rogier se voulait une ville dans la ville. Perchée au sommet de sa haute tour, la Terrasse Martini, inspirée par le succès du bar éponyme et du club du même nom présent à l’Exposition universelle de 1958, devint rapidement un lieu emblématique des années d’or de Bruxelles.
Jusqu’à quatre fois par jour durant 17 ans, ses réceptions réunirent les plus célèbres représentants venus du monde entier de domaines aussi variés que le cinéma, le sport, les arts de la scène et la politique. «Le dernier coin de rêve où l’on cause» constituait un creuset inédit mêlant au faste une sympathique camaraderie.
Un cocktail de photographies inédites invite le lecteur à revivre ces heures animées en compagnie de Monique Jadin, directrice, et de son fils Philippe, qui l’y rejoignait quotidiennement."
par Thérèse Symons, Sylvie Lefebvre & Yannik Van Praag
"Nous vous présentons avec plaisir cet ouvrage de grande qualité par ses textes et ses illustrations et vous le recommandons pour retrouver ce petit air de nostalgie du passé qui l’imprègne.
Il se définit de la manière suivante : Ce livre vous emmène dans un surprenant voyage au pays de Gambrinus. Il met en lumière le rôle essentiel des estaminets et des cafés dans le façonnement de l’identité bruxelloise et témoigne de leur talent à en accompagner les évolutions. Sans être une étude exhaustive, l’ouvrage silhouette la vie et les moeurs de ces lieux de convivialité. A l’aide de textes d’auteur, d’une riche iconographie et de témoignages divers, il explore la dimension véritablement sociale de ces espaces de rencontre, uniques, introuvables ailleurs dans l’espace public.
BruxellesFabriques-Brusselfabriek, sentinelle du Patrimoine industriel et social bruxellois, est née de l’association de quelques passionnés du patrimoine social et industriel de Bruxelles. L’association veut faire connaître, sauvegarder et mettre en valeur les lieux du travail et de la vie sociale, les machines et les outils." (Cercle d'histoire de Bruxelles)