Inauguration à Morarano les 16 et 17 mars de la ferme-école MIOTISOA. Un projet en gestation depuis 2 ans et dont nous nous sommes déjà fait l’écho, en particulier à la suite de notre visite en mai 2011 à Morarano.
Cette réalisation a pour objectif de donner une formation technique mais aussi humaine à une première promotion de 15 jeunes de 15 à 20 ans. Les objectifs sont ambitieux, puisque de nombreuses filières de formation sont envisagées : productions végétale, animale, piscicole ; technologies agro-alimentaires, énergies renouvelables, etc.
Sa réalisation a été voulue par le diocèse d’Antsirabé. La construction a été financée par un apport de la Conférence Episcopale Italienne. Mais nous avons aussi apporté notre contribution non pas dans les dépenses d’investissement, mais dans celles de fonctionnement. Chaque année, depuis 2 ans nous avons consacré 1 000 €, pour soutenir les activités de formation déjà engagées avant la construction : étables, cultures, etc.
De cette réalisation sont attendus des effets multiplicateurs et des bénéfices pour toute la communauté de Morarano. Dans un plan d’ensemble développer des aménagements ruraux rentables permet de témoigner dans le village que le développement est possible. Et dans l’environnement du village cela sera susceptible de freiner, voire de stopper l’exode rural. A Madagascar, comme dans toute l’Afrique, le mirage de la ville apparait comme une issue (illusoire) à la pauvreté .
Pour qu’il puisse fonctionner avec le maximum d’efficacité, il serait nécessaire qu’il puisse disposer d’une adduction d’eau.
Plusieurs systèmes d’adduction sont à l’étude, mais il serait nécessaire de pouvoir installer une arrivée d’eau n’ayant pas besoin de l’énergie fournie par un groupe électrogène. Les cultures ont besoin d’eau.
Peut-être le recours à l’énergie solaire pourrait être la solution. Morarano bénéficie d’un ensoleillement très satisfaisant.
Une autre solution serait l’installation d’une pompe à bélier : dispositif qui permet de faire remonter l’eau d’une source située en contrebas : c’est le courant qui alimente la remontée.