Raies Manta Mardi 08 juillet (J18)
Nous quittons déjà nostalgiques notre petit havre de paix, en route cette fois pour le SO de l’île, où j’ai réservé une maison à Miloli pour nos 3 dernières nuits. https://www.airbnb.fr/rooms/1095174
Par ailleurs j’ai réservé pour ce soir une sortie pour aller voir les raies manta à Keauhou Bay.
Nous prenons le chemin des écoliers en passant par la côte NE que nous ne connaissons pas encore.
Le temps est couvert et ne met pas en valeur Waipio Valley. http://www.bigislandhikes.com/waipio-valley/
Comme notre voiture est poussive, nous n’osons pas y descendre car la pente est très raide. Pas envie non plus d’y aller à pied, l’endroit ne nous inspire pas particulièrement, d’autant que l’accueil des habitants de la vallée n’est pas réputé pour sa bienveillance. On préfère rester sur le très beau souvenir de Polulu Valley, sans doute plus sauvage car inhabitée.
Toute cette côte NE, au vent, est très humide et verte.
La côte est hostile, je n’aimerais pas faire naufrage au vent des récifs du Laupahoehoe Viewpoint …http://www.mappedplanet.com/reise/travel-56464-Laupahoehoe,%20United%20States
En retrait de la côte nous « visitons » un monumental banian. Très impressionnant ! http://fr.wikipedia.org/wiki/Figuier_des_banians
Petit détour vers les Akaka Falls, que nous admirons de loin, plus intéressés par une portée de chatons joueurs.
Nous repassons par le village de Volcano et en profitons pour déjeuner à nouveau au Lava Rock Cafe.
Encore 1h30 de route jusqu’à Miloli et notre maison, confortable et sympathique mais située au milieu d’autres résidences sur un champ de lave écrasé de soleil et sous le vent de l’île donc sans air.
Quelle drôle d’idée de s’installer sur ce qui ressemble à un terrain vague alors que la nature est si belle quelques km plus loin. Pas de plage ni d’épicerie à moins de 25 mn de route…
Bref, éviter Miloli…j’ai été séduite par la maison sans faire suffisamment attention à son environnement…
Quel contraste avec le Kohala Lodge et son océan de verdure !
Pourtant on aime les cailloux…
Il est 16h, nous nous installons rapidement, allumons tous les ventilateurs (arghh ! ça va mieux), et faisons une petite pause avant de poursuivre vers le Nord pour la sortie raies manta que j’ai réservée chez Aloha Kayak http://www.zerve.com/AlohaKayakCo, dont l’agence située à Honalo est à 1h de route de Miloli.
Inspirée par la lecture de « The Big Island revealed » j’ai choisi un tour en kayak : 10 mn de pagaie jusqu’au site d’observation des raies, où l’on rejoint en fait une noria de gros bateaux à moteurs, donc l’intérêt du kayak est à peu près nul.
Nous sommes seuls avec notre guide, qui mouille les kayaks puis nous nageons (pas facile avec les gilets, d’autant qu’on a négligé de prendre les palmes, dommage) vers la meute des snorkelers agglutinés autour de puissantes lampes qui attirent le plancton qui attire les raies.
Ce système marche moins bien en période de pleine lune car la mer est alors éclairée partout (sauf nuages). En cas d’absence des raies on peut revenir à la date de notre choix.
En une dizaine de minutes, la scène est en place : 2 ou 3 radeaux éclairants où s’accrochent les snorkelers venus en gros bateaux, 2 ou 3 plongeurs au fond de la mer qui éclairent par en-dessous, et en quelques minutes les raies (2 ou 3 mètres d’envergure) sont au rendez-vous.
Elles frôlent littéralement les nageurs et c’est assez amusant de voir tous les orteils se recroqueviller au passage des raies. C’est assez impressionnant quand une raie vient vers soi, gueule béante et qu’elle effectue son looping au-dernier moment à quelques centimètres de son masque.
Gros gros bémol selon moi : il y a 3 ou 4 raies et environ 200 personnes qui trempent : gare aux coups de palmes et coudes !
Fred et les enfants le referaient volontiers, je suis plus mitigée mais contente de l’avoir fait (une fois !)
Pour ceux qui surveillent leur budget ou qui sont allergiques aux tours organisés, il est possible d’aller voir les raies en free-lance : le site est tout près de la côte juste devant le Sheraton de Keauhou (entre 100 et 150 m de la côte) et tout est éclairé et illuminé de partout (par les bateaux et par les lumières de l’hôtel). II faut tout de même bien se signaler par un éclairage quelconque afin de ne pas se faire hacher menu par une hélice, même si les bateaux sont évidemment hyper prudents. Je pense que le mieux est d’y aller en repérage une 1ère nuit en restant sur la côte afin d’évaluer les choses et de se lancer la nuit suivante si on est confiant.
Si on veut profiter des puissants éclairages des gros bateaux, les sorties se déroulent dès le coucher du soleil (19h pour nous)
Je pense qu’après 21h il ne doit plus y avoir grand-monde et en amenant son propre éclairage (puissant !), et avec un peu de chance, ça doit être super !