Numérique et biens culturels volés en Afrique : outils et traçabilité et restitution
Nouvelle ville de Borg el arab (Alexandrie), 8-10 novembre 2026
Depuis sa création, le colloque international « De la Pierre au Papier, du Papier au Numérique » (PPPN) interroge l’évolution des supports de la mémoire et les mutations des pratiques de conservation et de diffusion du patrimoine en Afrique. Les éditions précédentes ont successivement abordé des thématiques liées à la patrimonialisation (première édition en 2019 sur les moyens de sauvegarde du patrimoine ; deuxième en novembre 2022 sur les moyens de sauvegarde de l'écrit ; troisième en novembre 2024 sur le patrimoine culturel africain maritime, fluvial et lacustre en lien avec la Convention UNESCO 2001 sur le patrimoine subaquatique). La quatrième édition en 2026 prolonge cette trajectoire en plaçant au cœur des débats le numérique comme levier contre le vol, la circulation et le trafic illicite des biens culturels en Afrique. En effet, le numérique offre, de nos jours, des réponses techniques et méthodologiques allant de l'inventaire numérisé aux outils de surveillance des marchés de l'art en ligne en passant par les dispositifs de médiation permettant aux publics de se réapproprier une histoire absente.
L'inspiration majeure de cette édition vient du lancement du Musée virtuel des biens culturels volés par l'UNESCO lors de la conférence mondiale sur les politiques culturelles pour le développement durable à Barcelone en septembre 2025. Cette initiative démontre que le numérique n'est plus seulement un outil d'archivage, mais un instrument de plaidoyer mondial. Ainsi, la colloque compte répondre à la question de savoir comment les technologies de l'information et de la communication peuvent être utilisées pour être le fer de lance de la protection des biens culturels et de la restitution de ceux volés ou illicitement exportés.
Le PPPN4 souhaite ainsi dépasser les simples constats pour analyser les pratiques, méthodes et outils concrets ainsi que mettre en avant les recherches menées dans ce cadre. Il s'agit de comprendre comment la recherche universitaire, les institutions patrimoniales, les forces de l'ordre et les États peuvent co-construire une stratégie numérique commune.