Val Venosta, le Passo San Giovani et le lac de Garde (114 km)
Le lendemain, nous rejoignons la piste cyclable facilement en direction de Kaltern/Caldano ; elle traverse la forêt en descendant de façon très agréable. Nous cherchons à rejoindre le moins rapidement possible la piste cyclable le long de l'Adige.
A Kaltern/Caldano, après un peu de route, nous retrouvons une piste cyclable vers la gauche et le fleuve, qui nous emmène dans les vignes les plus belles que l'on puisse imaginer, l'une des plus fantastiques routes du voyage. Toute en descente, avec une ou deux petites côtes fortes mais courtes, elle nous emmène par le haut sur le lac de Caldano (Kalterer see).
Nous suivons ensuite la direction de Ora, nous longeons le lac, puis nous arrivons sur la rive du fleuve et reprenons la piste cyclable en direction cette fois-ci de Trento (indiqué à 34 km).
<-------- les vignes sur les hauteurs du lac de Caldano
Nous retrouvons également pour la première fois depuis deux jours le fameux petit panneau de la VCA.
Nous allons parcourir ces 34 kilomètres (qui s'avèreront en fait plus proches de 50) le plus rapidement possible ; il s'agit d'un long ruban plat et droit dans la plaine de l'Adige ; nous longeons d'immenses vergers de pommes. Cette route est à éviter pendant les heures chaudes car sans ombre.
L'arrivée sur Trento est proprement interminable, mais les abords de la ville sont beaucoup plus avenants que ceux de Merano. La ville vaut la promenade ; nous déjeunons d'un risotto aux légumes sur la très belle place du dôme, où nous voyons nos premiers aperol Spritz. (voir "Quelques conseils").
Trente- Le café Italia
Trente- Le Dôme
Nous décidons de repartir pour faire étape à Rovereto, à 25 kilomètres de là, d'où part la bifurcation vers le lac de Garde. Nous retrouvons la piste monotone le long du fleuve, puis nous commençons la visite à vélo de Rovereto, proclamée cité de la soie. La vieille ville a beaucoup de charme.
Cependant, nous ne trouvons, pour la première fois, ni chambre, ni camping, ni hôtel. Nous décidons donc de poursuivre la route, mais à Mori, nous ne trouvons rien non plus. Il y a un camping à Loppio, mais nous ne sommes plus qu'à 7 kilomètres du lac de Garde, et nous décidons donc de poursuivre le chemin, malgré le col à franchir. Il s'agit d'un tout petit col, mais les pentes sont rudes après une journée de plus de 100 km. La route que nous longeons lors de la montée est embouteillée par les voitures se rendant sur le lac. Nous allons bien plus vite qu'eux.
Arrivés au col, la descente vers le lac s'effectue sur une petite route dont la direction s'affranchit de celle suivie par les voitures. Le lac apparaît, majestueux, à peine 2 kilomètres plus loin. Nous descendons vers le village de Torbole, pour y trouver à dormir.
Nous trouvons une adresse sympathique : la villa Emma, restaurant-pizzeria qui offre des chambres pour les dîneurs (35 €/pers avec dîner et petit déjeuner, et tout le confort sur le palier).
vue sur le lac depuis les hauteurs de Nago ----->
Évidemment, le lac de Garde un samedi soir de début août n'est pas précisément un désert, l'ambiance est très différente de celle que nous avons rencontré jusqu'à maintenant en traversant les Alpes, puis le Val Venosta. Nous sommes maintenant pour les deux jours qui viennent dans une région très touristique.