Le Val Venosta
Nous reprenons la route vers Merano, toujours aussi bien fléchée, alternant les parties plates dans l'élargissement de la plaine au milieu des vergers, et les parties plus pentues le long du fleuve, où l'on retrouve le toboggan de la veille.
L'arrivée sur Merano est époustouflante, c'est la dernière pente, peut-être la plus violente, dans les chutes de l'Adige.
La traversée de Merano, en revanche, ne présent aucun intérêt. La piste cyclable a pris comme direction « Bolzano », les faubourgs de Merano sont comme ceux de toutes les grandes villes, gris et sales, et nous nous retrouvons dans une sorte de zone industrielle à la sortie de la ville le long du fleuve qui s'est bien élargi.
Nous pressentons alors (les cartes nous y aident), que nous avons mangé notre pain blanc et que la suite ne sera qu'une longue piste plate dans une large vallée. Nous décidons donc de prendre quelques libertés avec la VCA,et prenons la direction de Lana, où nous arrêtons pour le déjeuner.
L'idée est de privilégier les flancs de coteaux à la vallée, qui va s'élargissant encore et toujours. La VCA officielle ne quittera plus le fleuve Adige jusqu'à Vérone.
De Lana, nous suivons des petites routes splendides dans les vergers de pommes en direction de Nals/Nalles, puis d'Andrian/Adriano, dans la forêt, juste au pied de la montagne.
Arrivés à Unterrain/Riva di sotto, nous bifurquons vers St Pauls/San Paulo où la montée est vraiment rude sur 2 kilomètres. Le village est très pittoresque, presqu'un peu trop touristique. Nous nous arrêtons pour dormir au village suivant Eppan/Appiano.