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Vélorient - association de promotion du vélo utilitaire sur le pays de Lorient
        


 
Actualités
 
Assemblée Générale de l'association Vél'Orient.

Mardi, 16 décembre à partir de 18h30, en salle A2 de la cité Allende.

Pour ceux et celles qui feront le déplacement, josiane Senn, notre trésorière, se tiendra à votre disposition, si vous désirez renouveler votre cotisation pour 2015 (au tarif inchangé de 5 euros par famille).


Réflexions

Projet de suppression des moteurs diesel à paris intra-muros  à horizon 2020: quelle situation à Lorient ?

En tant que cycliste lorientais, je me dois, en principe, de ne pas doubler un ou plusieurs bus arrêté(s), en regard du risque d'accident lié aux angles morts. Cette consigne de prudence est à préconiser largement mais...

Malgré les efforts des services techniques de la CTRL et l'amélioration des performances des moteurs en matière de pollution en regard des normes de plus en plus sévères, etc, il est parfois "difficile" de stationner derrière un ou plusieurs bus à l'arrêt.

  • Proposition :

Ne serait il possible, à l'instar des bus parisiens, par exemple, d'imposer rapidement, un système de type stop & start, qui arrête le fonctionnement des moteurs des bus ?  Ce type de matériel existe et fonctionne de manière fiable, réduisant, de plus, le nombre d'heures de fonctionnement "inutile" des moteurs (incidence sur la maintenance et le prix de revente / matériel d'occasion). 

Poclain hydraulics a mis en place quelques modèles d'engins , ainsi que manitou .

Quand diesel et électricité s'unissent, cela donne naissance à ce bus écologique et économique./Photo Marc Salvet.
Quand diesel et électricité s'unissent, cela donne naissance à ce bus écologique et économique.   Le diesel et l'énergie électrique se sont unis pour le meilleur et pour réduire les dépenses énergétiques. Fruit de cette union : un bus hybride

Les bus fonctionnant au gaz sont également une solution largement utilisée par de nombreuses villes.

  • Proposition de  solution temporaire : Proposer aux conducteurs de couper le fonctionnement dans certaines circonstances où les moteurs tournent inutilement et émettent une pollution atmosphérique nuisible.
  • Proposition de  solution  / usagers cyclistes :  création d'itinéraires / by pass (ex de plusieurs situations / réseau trikell 1 > nécessité d'amélioration :au niveau du centre Alpha / lanester , place Alsace Lorraine, MacDo Lorient )

Autres exemples / secteur de l'agglomération Lorientaise où l'émission de gaz d'échappements prolongée à l'arrêt est sans doute nocive : 

  •  Les véhicules en stationnement devant les entrées d'écoles maternelles et primaires  et des collèges >  Ne serait il pas utile , d'interdire l'usage du moteur lors d'un stationnement prolongé en proximité des groupes d'enfants et de parents  attendant l'ouverture des établissement ? > panneaux à définir avec graphisme / enfants  "ici, je coupe mon moteur à l'arrêt"
  • véhicules utilisés dans les déchetteries : les particuliers ont souvent l'habitude de laisser leur moteur allumé au moment du dépôt de déchets > panneau à définir
  • arrêt de la circulation/ cours de chazelles / passage de bus > panneaux lumineux clignotants à définir   
  • usage du téléphone portable > information des usagers à définir  : " je m'arrête pour téléphoner, c'est bien. Je coupe le moteur, c'est mieux !" 
  • Taxis en gare > préconisation / conducteurs

Notons que dans nombre des cas cités ci dessus, l'article 318-1 peut s'appliquer.
Article R318-1     :  Les véhicules à moteur ne doivent pas émettre de fumées, de gaz toxiques, corrosifs ou odorants, dans des conditions susceptibles d'incommoder la population ou de compromettre la santé et la sécurité publiques.



Projet de carte interactive : http://lorient.infini.fr/
 


Pollution de l'air





  




 

 

 
Partenariat vendeurs vélos / vélorient 
Les magasins Freevolt (Lorient)  cycles Carrer (Lanester) et LA MAISON DU VELO (Ploemeur) accordent des réductions aux adhérents de l'association (sur présentation de leur carte).
- 10% sur les pièces
- 10% sur la MO
- 5% sur les vélos neufs


Revue de presse
 
Le vélo dans l'avenir de nos villes
Le Monde 06.09.2012
Par Alain Jund, Catherine Hervieu, Rudy L'Orphelin, Clément Rossignol
Si aujourd'hui le prix de l'essence atteint des sommets, chacun s'accorde pour reconnaître que cette évolution est durable et inexorable. Les défis de la mobilité nous imposent de changer de paradigme.
La place du vélo dans nos agglomérations constitue un levier pour la transformation de nos villes. Le vélo est non seulement un mode de déplacement essentiel, c'est également un outil d'aménagement des espaces urbains et des territoires. Et de ce point de vue, la France accuse un retard alarmant.
A titre de comparaison, quand les Français parcourent en moyenne 75 km à vélo par an, les Allemands et les Belges sont autour de 300 kilomètres. Les Danois, quand à eux, qui dépassent allègrement les 900 kilomètres.
 
ET POURTANT !
Pendant plus de 25 ans, ce sont nos impôts qui ont payé l'achat de nos voitures. Cela a couté (et coûte encore) des milliards aux contribuables. Souvenons-nous des balladurettes, des jupettes, des primes à l'achat et autres incitations pour l'automobile. Pendant des décennies, l'obsolescence programmée l'a été avec l'argent public. Les voitures étaient encore en état mais les primes les amenaient directement à la casse. Qu'on en juge : à lui tout seul le dernier plan national qui a pris fin en décembre 2009 comportait plus de 220 millions d'euros de primes à la casse, l'appui au crédit automobile à hauteur de 1 milliard d'euros et 300 millions d'euros pour le démarrage du fonds d'investissement ad hoc....
 
En bout de course (sic) le gouvernement précédent avait annoncé dans un pseudo plan national vélo fin janvier une mesure phare définissant .... La dimension enfin règlementaire d'un panneau attendu depuis plus de 14 mois et permettant dans nos villes, le tourne-à-droite pour les cyclistes.
Tout ça pour ça ! Aujourd'hui, le gouvernement doit prendre toute la mesure de l'importance du vélo. Il constitue une réponse pragmatique, efficace et économique à une part des défis des déplacements de nos concitoyens..
 
UN ENJEU POUR TOUS
Le vélo est un levier essentiel pour relever les défis des politiques de déplacement et d'égalité des territoires.
 
C'est d'abord le défi de la mobilité. En 2012, 50 % de nos déplacements de moins de deux kilomètres se font en voiture. Un tiers des écoliers va à l'école située à quelques centaines de mètres du domicile en voiture. Le droit à la ville pour tous, le droit pour chacun d'accéder à son lieu de travail, de scolarité ou de loisirs passera de plus en plus par des modes de déplacements "actifs".
 
C'est aussi le défi du pouvoir d'achat. Le budget "transports" est aujourd'hui en 2e position dans le budget des ménages et des familles. L'usage régulier du vélo fait partie des réponses fortes et durables quant au pouvoir d'achat de tous nos concitoyens.
 
C'est également le défi de la santé. A l'heure où plus de 15 % des Français souffrent de maladies liées à l'inactivité (obésité, diabète, maladie cardio-vasculaire), le vélo au quotidien, en tous cas régulier, est source de bienfaits en terme de santé publique et ouvre un champ d'économies réelles dans le financement de la protection sociale. Face à la pollution de l'air et aux dégâts sanitaires issus des particules fines des moteurs diesel, l'usage du vélo contribue à l'amélioration nécessaire de la qualité de l'air. D'après le ministère de la santé, le vélo contribuerait à une économie annuelle de 5 milliards d'euros pou le budget de la protection sociale.
 
C'est le défi de l'énergie. Du pétrole inépuisable et bon marché nous sommes passés à une énergie rare et chère. L'usage du vélo facilite la transition dans les modes de déplacement tout en diminuant notablement la facture énergétique qui pèse aujourd'hui pour 45 milliards dans la balance commerciale. C'est aussi le défi de l'espace. Les aménagements pour les vélos (pistes, cheminements, stationnement...) ne requièrent que peu de notre espace, denrée de plus en plus rare dans nos villes et nos territoires. De plus ils sont peu coûteux comparativement aux budgets des infrastructures routières et autoroutières.
 
C'est enfin le défi du vivre ensemble car l'usage du vélo permet de développer des liens quotidiens apaisés entre usagers de l'espace urbain. Il contribue immanquablement à plus de convivialité, d'humanité, de rencontre et d'échanges.
 
DES PRIORITÉS STRATÉGIQUES
 Pour conforter et dynamiser l'action des villes et des agglomérations en matière de développement de l'usage du vélo, l'Etat doit prendre des décisions claires sans dépenses supplémentaires.
L'affectation aux aménagements cyclables de 10 % des budgets d'investissement consacrés aux infrastructures liées aux déplacements (routes, autoroutes, contournantes...) La mise en place de mesures fiscales incitatives, comme pour les autres modes de déplacement, pour l'achat et l'usage du vélo (trajet domicile travail). Mesures qui, de plus, structurent et confortent les filières locales de conception, production, montage et entretien des bicyclettes.
Moteurs diesel
Le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) vient d'ajouter les gaz d'échappement des moteurs diesel à la liste des agents cancérogènes certains. Les experts du CIRC ont pu montrer de façon certaine que l'exposition aux fumées de diesel augmente les risques de cancer du poumon. Ils ont également mis en évidence un risque accru de cancer de la vessie.
Particules émises par un moteur diesel (en gras dans le schéma)



Code de la route
A vélo ou à pieds, de nombreuses impasses peuvent être traversées. Comment les identifier ?
Un nouveau panneau a fait son apparition, précisant les impasses qui n'en sont pas pour les cyclistes:


Propositions
Projet Vélorient pour l'axe Lorient-Ploemeur - voir document en bas de page

 
Petit Catalogue des Idées Reçues sur le vélo en ville


1. Le vélo, en ville, c’est dépassé.

Faux ! Pour 75% des français, le vélo en ville a une image moderne: le vélo est un excellent remède contre les embouteillages, la pollution atmosphérique, le bruit ...

 

2. Les gens n’ont pas envie de rouler à vélo en ville.

Faux ! C’est à cause du trafic automobile que les gens ne roulent plus à vélo. Dans toutes les villes qui ont eu le courage de modérer la circulation, la population retrouve rapidement le plaisir de se déplacer à bicyclette facilement et sans danger.

 

3. Le cyclisme urbain, c’est culturel. On n’est pas aux Pays-Bas !

Faux ! On rencontre des exemples de villes cyclables dans tour l’Europe, dans les pays latins (Ferrare, Pise Padoue... en Italie) comme dans les pays anglo-saxons, en France comme ailleurs, les cyclistes sont nombreux à Avignon comme à Dunkerque.

 

4. Le vélo, c’est fatigant.

Faux ! A une vitesse moyenne de 17 Km/h, un cycliste dépense 130 joules d’énergie métabolique pour parcourir un Km. alors qu’il faut 480 joules à un piéton pour parcourir la même distance à une vitesse moyenne de 4 Km/h C’est moins fatigant que la marche à pied ou le stress d’un embouteillage.

 

5.Le vélo en ville, c’est très dangereux.

Faux ! Les statistiques d’accidents urbains montrent qu’utiliser un deux roues à moteur est effectivement très dangereux. Mais rouler à vélo, est 8 fois moins dangereux

Les avantages pour la santé publique sont si importants que l’association des médecins Britanniques reproche aux autorités de ne pas promouvoir suffisamment l’usage du vélo En ce qui concerne les risques liés à la pollution, il est maintenant formellement avéré que les automobilistes en souffrent largement plus que les cyclistes, même compte tenu de l’effort (un cycliste respire un volume d’air 2,3 fois plus important qu’un automobiliste).

 

6. Impossible d’éviter le vol des vélos.

Faux ! En attachant son vélo à un point fixe, dans un endroit pas trop risqué, avec un cadenas haute sécurité en U, le risque devient quasi nul. En sensibilisant tout le monde, certaines municipalités ont réussi a réduire de moitié les vols (cf. Groningue aux Pays-Bas).

 

7. Et puis, il y a les intempéries ...

Faux ! Il n’y a que quelques jours par an où les intempéries posent vraiment un problème. Et dans ce cas, il existe des protections efficaces qui vous couvrent de la tête aux pieds.

 

8. Impossible de faire ses courses à vélo.

Faux ! On peut faire ses courses ailleurs que dans un hypermarché. Ce n’est souvent pas plus cher, car à vélo, les frais de transport sont insignifiants. On fait ses courses un peu plus souvent mais à proximité. Et puis il existe une vaste gamme de sacoches et de paniers... Aux Pays-Bas, il est interdit de construire un hypermarché le long d’une autoroute !

 

9. Les cyclistes gênent le trafic automobile.

Faux ! C’est évidemment le contraire : ce sont les automobilistes qui gênent le trafic cycliste. Une voiture prend 4 fois plus de place en roulant qu’un vélo sur la chaussé. Si 20 % des déplacements se faisaient à bicyclette, il y aurait bien moins d’embouteillages

 

10. Les cyclistes font n’importe quoi, Ils ne respectent pas le Code de la route.

Faux ! Il est impossible, pour un cycliste, de respecter scrupuleusement le Code. Par contre, le cycliste n’expose jamais la sécurité d’autrui.

 

11. Les aménagements cyclables c’est cher.

Faux ! Une piste cyclable, ce n’est pas gratuit, mais c’est environ 20 à 50 fois moins cher qu’une rocade urbaine de 2 x 2 voies (à même capacité horaire). Avec l’argent de 5 km rocade urbaine on couvre une grande ville d’un réseau complet d’aménagements cyclables.

 

12. Pour faire des aménagements cyclables, il faut un "schéma directeur".

Faux ! Un schéma directeur, c’est beaucoup de bureaucratie et c’est impossible à suivre à la lettre. Il vaut mieux des "principes directeurs" et beaucoup de pragmatisme. Par exemple : profiter des travaux de voirie pour réaliser des aménagements donnant en priorité la place aux piétons, aux vélos et aux transports en commun, faire simple et sûr, associer les usagers aux projets et aux réalisations, commencer par répondre aux besoins les plus manifestes : aménager les abords des écoles, des campus, des équipements sportifs, des commerces de proximité...