PARTIE 1 LE VIVANT ET SON ÉVOLUTION
La terre s'est formée il y a plus de 4 milliards d'années. Aujourd'hui, on estime à 1,8 million le nombre des espèces connues, pourtant cela ne représente qu'une infime partie des espèces l'ayant peuplé depuis sa formation. Quels sont les indices dont disposent les scientifiques pour reconstituer la biodiversité passée.
I) OBSERVATIONS DE L'ÉVOLUTION
Activité 22 LA PLACE DES FOSSILES DANS L'HISTOIRE DU VIVANT
Objectif méthode : S’informer (récupérer des données)
Problématique : En quoi l'étude des fossiles permet-elle de retracer l'histoire de la vie ?
BILAN
Pour reconstituer l'histoire de la vie, les géologues et les paléontologues étudient des roches sédimentaires. Elles contiennent des fossiles. Les fossiles sont la preuve de l’existence de groupes et d’espèces aujourd’hui disparus.
(voir le processus de leur formation : https://www.youtube.com/watch?v=TYI_v8dwbK0 )
La "reconstitution" de l'histoire de la vie n'est pas figée, elle est actualisée et enrichie à chaque découverte de nouveau fossile.
Les fossiles ont permis aux scientifiques de comprendre que les êtres vivants peuplant la terre ont régulièrement changé depuis sa formation.
Activité 23 DES FOSSILES À LA RECONSTITUTION DES PAYSAGES ANCIENS
Objectif méthode : S’informer (récupérer des données)
Problématique : En quoi la comparaison des peuplements fossiles à deux périodes différentes permet-elle de retracer les modifications de l'environnement ?
EX1 : faune et flore marine
EX2 : faune et flore marécageuse
Correction…
Au cours des temps géologiques, la vie dans les océans s'est modifiée, elle a évolué. Des groupes entiers ont totalement disparu (trilobites), d'autres sont apparus (vertébrés) et certains ont changé d'aspect (mollusque).
Il en est de même pour le milieu aérien
BILAN
Pour reconstituer les paysages anciens d’une région, les géologues observent les phénomènes qui se déroulent actuellement : conditions de formation des roches, mode de vie des êtres vivants, etc.
En considérant que ces phénomènes se déroulaient de la même façon dans le passé, ils se représentent l'environnement passé (un fossile de corail indiquerait la présence d’une mer chaude peu profonde et un fossile de fougère, la présence d’une forêt tempérée) : c’est le principe de l’actualisme, il permet de reconstituer des paysages anciens ou des paléoenvironnements.
L'évolution des espèces au cours des temps géologiques se fait sur des millions d’années et n’est pas perceptible à l’échelle humaine.
travaux en cours Fouiller pour comprendre le passé
II) L'HISTOIRE DE LA VIE
Activité 24 L'APPARITION DE LA VIE SUR TERRE
Objectif méthode : S’informer (récupérer des données)
Problématique : En quoi l'étude des stromatolithes actuels a-t-elle permis de nous préciser les caractéristiques des formes de vie primitives ?
Les scientifiques ne disposent d'aucun indice véritable leur permettant de reconstituer les premières étapes de l'apparition de la vie. Se basant sur ce qu'ils savent des êtres vivants et de l'étude des fossiles, ils supposent que les formes de vie initiales se sont construites à partir de molécules organiques, constituants de base des êtres vivants (glucides, lipides, protides).
Les premières traces fossiles d'organismes vivants sont les stromatolithes datés de 3,7 milliards d'années
Ci-dessous : stromatolithes actuels à marée basse (Australie) : chaque dôme est formé par l'accumulation de minces couches de carbonate de calcium déposées lors de l'activité photosynthétique des Cyanobactéries vivantes situées au sommet du dôme.
Les cyanobactéries ne seraient peut-être pas l'espèce de bactérie à l'origine des stromatolites, voir lien ci-dessous.
La seule conclusion irréfutable est de dire qu'il existe dès -3,4 Ga des communautés d'organismes autotrophes.
C'est donc sous une atmosphère riche en CO2 que les premiers autotrophes apparaissent il y a 3,4 milliards d'années.
Rechercher un ou plusieurs caractères possédés par tous les organismes vivants, y compris par les premiers organismes apparus sur Terre
Correction
cellules et échanges avec le milieu
1. Qu'est que la vie ?
La vie est définie par le fait de pouvoir se reproduire à l'identique, l'aptitude à maintenir certains paramètres physico-chimiques, la présence d'eau, un métabolisme et la mémoire moléculaire que constitue l'hérédité.
2. L'apparition de la vie ou l'évolution prébiotique
Lorsque la température de la terre devînt suffisamment basse, l'eau très présente dans l'atmosphère primitive passa à état liquide et l'hydrosphère apparut. Il s'est ainsi mis à pleuvoir, l'eau a rempli les dépressions et formé les océans.
Selon l'hypothèse d'Oparine (1924) et d'Haldane (1929), une lente évolution chimique aurait précédé l'évolution biologique. De petites molécules organiques se seraient formées dans l'atmosphère primitive dépourvue d'oxygène puis dissoutes dans les jeunes océans, donnant naissance à la soupe primordiale, lieu d'apparition des premières cellules vivantes. Des expériences en laboratoire qui tentent de reproduire les conditions de formations de cette matière organique dans l'atmosphère primitive ont été menées mais restent à ce jour inabouties : on obtient des aldéhydes, des acides carboxyliques, des acides aminés mais de nombreuses molécules organiques indispensables n'ont pu être synthétisées.
Une autre hypothèse repose sur l'origine extraterrestre des monomères. Actuellement les nuages interstellaires forment, grâce à la collision des atomes avec les particules du rayonnement cosmiques plus de soixante molécules organiques. D'autre part les météorites possèdent fréquemment des molécules riches en carbone, dont plus de 70 acides aminés présents dans la biosphère. Cette hypothèse est nommée panspermie.
Pour former les macromolécules du vivant, plusieurs hypothèses de polymérisation des petites molécules organiques de la soupe primordiale sont envisagées. Un monde à ARN a propriété autocatalytique, donc ne nécessitant pas en premier lieu la présence de protéines. La difficulté majeure pour expliquer l'apparition des macromolécules est la réalisation de la réaction en milieu aqueux. L'excès d'eau devant inverser la réaction car chaque liaison par polymérisation exige l'élimination d'une molécule d'eau. Pour résoudre ce problème, on essaie d'expliquer des réactions sur des substrats préférentiels qui auraient favorisés les réactions et l'élimination de l'eau. Les argiles pourraient jouer ce rôle en absorbant l'eau et en orientant spatialement la synthèse grâce à l'information, sous forme de densité de charges, contenue dans les feuillets argileux.
Les polymères apparus, un ensemble fonctionnel devait isoler physiquement l'ensemble du milieu grâce à une membrane. Oparine et Fox ont montré que la formation d'une membrane faite de polymères épaissis se produit spontanément dans les solutions aqueuses riches en molécules organiques. Ces gouttelettes microscopiques ont été nommées coacervats.
1.Les premières traces de vie
Les plus anciennes traces de vie sont repérées grâce à la géochimie isotopique sur l'île d'Akilia au Groenland (-3,85 Ga). Des inclusions carbonées contenues dans des cristaux d'apatite témoignent d'un enrichissement en 12C, signature de la vie. Moins de 100 Ma après son refroidissement, la terre héberge les premiers êtres vivants. Les spécialistes s'accordent cependant sur la prudence dont il faut faire preuve pour des époques si reculées, cette valeur légèrement négative du D13C n'impliquant pas forcément un processus biologique de fixation du carbone tel que nous le connaissons actuellement.
Les véritables fossiles viennent peu de temps après avec l'apparition des monères. A partir de -3,4 Ga, on récolte des microsphères de type Huronispora et des bactéries comme Eobacterium isolatum dans les gisements de Fig tree (Swaziland) et de Warrawoona (Australie occidentale). Entre -3 Ga et -1,6 Ga, les fossiles deviennent abondants ; on parle pour cette période d'ère des monères (bactéries et cyanophycées). On trouve, pour ne citer que ces deux gisements, en Ontario et au Zimbabwe des cyanophycées sphériques ou filamenteuses, ainsi que de minuscules sphères qui ressemblent aux coacervats (voir infra).
D'autres indices probants de vie existent dès -3,4 Ga : les stromatolites. Les stromatolithes sont des édifices métriques construits actuellement grâce la précipitation de carbonates liés à la photosynthèse dans un tapis gélatineux sécrété par des cyanobactéries. Les stromatolithes anciens (-3,4 Ga) résultent probablement aussi de l'activité de cyanobactéries, mais il faut cependant rester prudent : on connaît des édifices analogues où les cyanobactéries n'interviennent pas dans la construction. La seule conclusion irréfutable est de dire qu'il existe dès -3,4 Ga des communautés d'organismes autotrophes.
C'est donc sous une atmosphère riche en CO2 que les premiers autotrophes apparaissent il y a 3,4 milliards d'années. Ancêtres des Phototrophes, les Cyanobactéries commencent à modifier l'environnement de la Terre de manière irréversible. Les cyanobactéries réduisent non seulement le CO2 atmosphérique pour synthétiser leurs composants organiques, mais le font aussi passer vers les carbonates de calcium (selon la réaction (1)), composant essentiel des édifices stromatolitiques.
La vie unicellulaire se poursuit jusqu'à -1 Ga (premiers fossiles d'embryons de métazoaires) mais on note dès -1,5 Ga l'apparition des premiers eucaryotes. La distinction par rapport aux procaryotes repose essentiellement sur des critères de taille. On considère qu'au delà de 60 µm, on est en présence d'eucaryotes. Les eucaryotes sont toujours aérobies, ce qui nous confirme pour cette époque un environnement oxydant. Les eucaryotes possèdent selon la théorie de l'endosymbiose trois composantes d'origine bactérienne : les chloroplastes, les mitochondries et les flagelles. L'acquisition des mitochondries il y a -2 Ga à -1,4 Ga marque l'apparition de la respiration cellulaire. Associées aux peroxysomes (détoxification des dérivés nocifs de l'oxygène), elles ont permis à la biosphère d'affronter sa première grande crise : le passage à un environnement aérobie. L'acquisition plus tardive des plastes entre -1,4 Ga et -1,2 Ga permettra aux cellules eucaryotes d'utiliser l'énergie lumineuse.
Le dernier évènement remarquable chez les unicellulaires est l'apparition chez les eucaryotes de la sexualité. On retrouve des tétrades (-1,5 Ga) qu'on interprète comme un phénomène sexuel consécutif à la méiose. A partir de cette époque le rythme de l'évolution va s'accélérer, la sexualité amenant des innovations génétiques puissantes.
A partir de 1 Ga, on détecte des traces de vie pluricellulaire. Vers -900 Ma des pistes et des terriers suggèrent aussi la présence d'êtres vivants plus complexes. Les documents incontestables proviennent de Précambrien terminal, le Vendien, avec la faune d'Ediacara. Les spongiaires actuels nous renvoient une assez bonne image de ce que devaient être ces premiers pluricellulaires, simple juxtaposition de cellules peu différenciées. Avec l'apparition plus tardive du mésoderme et la constitution du cœlome, véritable squelette hydrostatique, se met en place la structure triploblastique. Les métazoaires deviennent les organismes les plus différenciés de la biosphère.
1. Le gisement fossilifère d'Ediacara (environ -560 Ma)
ll s'agit de dalles de grès plus ou moins grossier, à ripple marks et stratifications entrecroisées, séparées par des joints argileux à fentes de dessiccation. Le milieu de sédimentation était une plage marine temporairement émergée. La faune trouvée est composée de métazoaires à corps mou avec un plan d'organisation en ruban, galettes ou feuilles matelassées, une architecture originale conservée sous forme d'empreintes. Le consensus actuel repose sur l'idée que certains organismes appartiennent à des taxons traditionnels comme les cnidaires, les annélides ou arthropodes, tandis que d'autres pourraient se placer dans des phylums (embranchements) aujourd'hui disparus.
2. L'explosion cambrienne
L'Explosion Cambrienne désigne l'apparition soudaine à l'échelle des temps géologiques d'anatomies entièrement nouvelles qui préfigurent déjà les grands groupes d'animaux actuels (ex : les phylums tels que les arthropodes et les vertébrés). Cet événement évolutif sans précédent, attesté par de nombreuses données paléontologiques et moléculaires, marque un tournant décisif dans l'évolution de la vie sur notre planète. Son apogée semble culminer entre 520 et 540 millions d'années. La célèbre faune de Burgess, d'âge Cambrien moyen (environ 505 Ma), découverte au siècle dernier par Charles D. Walcott dans les montagnes de Colombie-Britannique (Canada) et popularisée par Stephen Jay Gould, a révélé pour la première fois l'extraordinaire diversité de la vie cambrienne et l'origine très ancienne de nombreux phylums actuels. D'autres sites fossilifères à conservation exceptionnelle encore plus anciens que celui de Burgess livrent actuellement des informations-clés sur des stades évolutifs encore plus précoces.
On trouve des métazoaires à corps mous ou possédant un exosquellette organique ou minéralisé. Il est fascinant de constater que près de la moitié des phylums actuels (représentant la majorité des espèces vivantes) sont déjà représentés au Cambrien inférieur. C'est le cas des arthropodes, des chordés, des vers priapuliens, des éponges, des brachiopodes, des mollusques, des ascidiens. On y trouve toutefois des plans d'organisation plus énigmatiques qui n'ont pas d'équivalents actuels.
La découverte dans la faune de Chengjiang d'Haikouella, d'un chordé crâniate et de deux formes ressemblant étonnamment aux larves de lamproies actuelles, ont considérablement relancé le débat sur l'émergence des premiers vertébrés. Ces fossiles de quelques centimètres, parfois conservés dans leurs moindres détails anatomiques (arcs et filaments branchiaux, chorde neurale, endostyle, cœur, yeux chez Haikouella) repoussent l'origine des vertébrés au Cambrien inférieur apportant ainsi des informations-clés sur les débuts de notre propre histoire évolutive. Le célèbre Pikaia se voit ainsi détronné.
Au cours du Cambrien, la diversité animale est maximale. Le nombre de phylum est très grand, au moins le double de l'actuel. La brutale explosion des animaux a donné naissance à de multiples tentatives (radiations). Cette possibilité ne se retrouvera plus ultérieurement. Après le Cambrien, il n'apparaîtra qu'un seul embranchement, celui des Bryozoaires au cours de l'Ordovicien. En ce sens, le Cambrien est bien une étape décisive et singulière de l'histoire du monde animal, et les schistes de Burgess une fenêtre unique sur le moment où naît la vie moderne dans toute son ampleur. Après le Cambrien, beaucoup des essais sont éliminés et ceux qui restent voient une multiplication des genres et des espèces ne variant que par des détails. De la diversité, on est passé à l'uniformité.
III) LES ÉTAPES MARQUANTES DE L'ÉVOLUTION
Activité 25 DES FOSSILES COMME MARQUEURS GEOLOGIQUES
https://podeduc.apps.education.fr/video/38660-crises-biologiques-et-echelle-des-tempsmp4/
Objectif méthode : S’informer (récupérer des données)
Problématique : En quoi l'étude du nombre de familles au cours des temps permet-elle de reconstituer l'Histoire de la vie et d'en être un marqueur ?
L'illustration ci-dessous retrace l'évolution de la faune marine :
4) Quelles informations complémentaires nous apporte ce document ?
CORRECTION
À partir du cambrien, la biodiversité a explosé : des groupes d’organismes vivants sont apparus (comme les vertébrés), d’autres se sont développés jusqu'à représenter la majorité des espèces puis ont disparu (ex : les dinosaures, les trilobites, les ammonites...)
https://www.mnhn.fr/fr/quelles-sont-les-cinq-grandes-crises-de-la-biodiversite
Il y a synchronisme entre des événements biologiques et des composantes autres (volcanisme, niveau marin)
À notre échelle, les grandes crises de la biodiversité ne ressemblent pas au scénario apocalyptique d’un choc qui anéantirait instantanément toute forme de vie. Au contraire, elles se sont produites sur un temps long, à l’instar de la disparition des dinosaures dont le déclin s’est produit sur plus de 5 millions d’années. Et à chaque fois, des formes de vie ont subsisté.
Au cours des 500 derniers millions d’années, qui correspondent à l’essor de la biodiversité, la Terre a connu plusieurs extinctions dont la plus grande s’est produite il y a environ 250 millions d’années, au Permien-Trias.
Ces échelles de temps demeurent des estimations, et d’autant plus à mesure que l’on remonte dans le temps.
La Terre connaît une première grande crise à la fin de l’Ordovicien-Silurien, lorsque la vie était exclusivement marine. Elle serait due à un intense épisode de glaciation et aurait provoqué la disparition de 60 à 70% des espèces.
L’extinction du Dévonien provoque la disparition de 75% des espèces, due à d’importantes variations climatiques et à la chute de l’oxygénation des mers.
La crise du Permien-Trias est la troisième et la plus grande extinction qu’ait jamais connue la Terre. Elle provoque la disparition de plus de 90% des espèces, terrestres comme marines. Cette crise sans précédent aurait été essentiellement causée par deux épisodes volcaniques majeurs.
La crise du Trias-Jurassique s’étend sur près de 17 millions d’années, un record en comparaison aux autres crises qui s’étendent entre 1 et 2 millions d’années. Elle conduit à la disparition de 70 à 80% des espèces à la suite du volcanisme atlantique.
La dernière grande crise du Crétacé-Paléogène est sans doute la plus connue, car elle correspond à l’extinction d’un des groupes d’animaux fossiles les plus célèbres, les grands reptiles (dont certains dinosaures). Elle concorde avec un épisode volcanique majeur, au Décan (Inde) auquel s’ajoute la chute d’un astéroïde dans la péninsule du Yucatan (Mexique) qui ont impacté toute la planète.
Les grandes extinctions peuvent se lire dans les couches sédimentaires lorsque que, sur certaines, n’apparait plus aucune trace de vie fossile.
Cela ne signifie pas que la disparition a été brutale, au contraire, elle révèle un processus lent de diminution de l’abondance des espèces.
Il faut manier avec précaution les causes de ces extinctions, qui ne peuvent pas être imputables à un seul facteur et qui sont le résultat de combinaisons lentes et complexes de changements environnementaux.
ACTUALITÉ : https://france3-regions.franceinfo.fr/grand-est/lorraine/a-900-le-gramme-la-meteorite-de-coblence-en-allemagne-affole-chasseurs-et-scientifiques-3319059.html#at_medium=5&at_campaign_group=1&at_campaign=grand-est&at_offre=4&at_variant=V2&at_send_date=20260322&at_recipient_id=726375-1572131742-1ed58000&at_adid=DM1265303&at_highlight=
BILAN
Une crise implique une extinction de masse qui n’affecte pas seulement les espèces, mais des familles entières. Elle doit se dérouler rapidement à l’échelle des temps géologiques (même un million d’années est une période relativement courte pour un géologue) et doit être ressentie à une échelle globale. S'ensuit une diversification des espèces (explosion "évolutive"). On note que certaines espèces ne sont pas affectées par la crise.
Trois grands types de causes ont été proposées pour expliquer les extinctions massives :
1) biologique (appauvrissement génétique, pression de prédation),
2) terrestre (volcanisme, variations eustatiques, changements climatiques)
3) extra-terrestre (impact de météorite, augmentation des rayons cosmiques,
Ces causes peuvent se conjuguer, et de nouvelles théories sont régulièrement proposées, suscitant de nombreux débats.
Une autre façon d'illustrer les crises :
évolution comparée de l'ancien groupe des reptiles (bleu et orange), du groupe des oiseaux et de celui des mammifères (vert). La largeur de chaque diagramme correspond à la variation du nombre de familles du groupe.
et encore une dernière :
BILAN
Grâce aux roches sédimentaires, dans lequel sont fossilisés les êtres vivants, on a découvert que depuis 3,85milliards d’années (dates des 1ᵉʳˢ êtres vivants identifiés), la vie s’est diversifiée. Cette évolution s'observe dans les enregistrements fossiles.
Ces crises, caractérisées par une baisse importante et rapide de la biodiversité, servent de marqueurs dans l’échelle des temps géologiques.
La frise chronologique ci-dessus résume les principales étapes d'évolution de notre système solaire et de la Terre en lien avec l'apparition du vivant.
BILAN
L’histoire de la Vie n’est pas si linéaire et monotone. Des grandes catastrophes naturelles ont exterminé certains groupes au détriment d’autres comme les mammifères qui ont détrôné les dinosaures, il y a 65 Ma. À chaque extinction de masse, la Vie s’est relevée et les écosystèmes ont été modifiés.
La biodiversité du passé rend compte des étapes de l'histoire du vivant, tout comme la biodiversité actuelle.
Suite aux diverses crises, les organismes actuels ne représentent plus qu'une infime partie des organismes qui ont existé depuis le début de la vie ... de plus ...l'Homme pourrait être donné comme responsable de certaines disparitions ou de l'accélération de celles-ci.
Actuellement, environ 1,8 million d'espèces sont connues sur Terre.
NB : Les caractères partagés par tous les êtres vivants (cellule, ADN), sont la preuve de l’existence d’une origine commune à toutes les espèces.
et demain ?
mais aussi
Il nous faut contextualiser :
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