PARTIE 3 LE CORPS HUMAIN ET LA SANTÉ
CHAPITRE 3 DES DÉFENSES IMMUNITAIRES STIMULÉES OU PERTURBÉES
Activité 8 LA VACCINATION
BILAN
Après une infection, certains lymphocytes : les lymphocytes B mémoire, sont le support de la mémoire immunitaire vis-à-vis d’un antigène. Ces cellules assurent , par leur production accrue d'anticorps, une réponse immunitaire plus rapide, plus efficace et plus longue. La vaccination utilise cette propriété du système immunitaire. L’injection d’une forme inactive ou atténuée d’un microorganisme pathogène, provoque l’apparition de lymphocytes qui gardent en mémoire cet antigène, protégeant ainsi l’organisme d’une éventuelle infection.
BILAN
La vaccination permet de protéger l'individu vacciné, mais également d'empêcher qu'une épidémie se développe.
Ainsi, on se vaccine pour se protéger, mais également pour protéger les autres, en particulier les personnes fragiles
De nombreuses études montrent le bénéfice d'une bonne couverture vaccinale sur la baisse de mortalité due aux maladies infectieuses.
À l'échelle d'une population, le bénéfice d'une vaccination est très largement supérieur aux risques individuels.
La rougeole et les récentes épidémies illustrent bien la nécessité d'une couverture vaccinale efficace :
Activité 9 LE SIDA
Le SIDA ou syndrome d'immunodéficience acquise est un ensemble de symptômes consécutifs à la destruction de plusieurs cellules du système immunitaire par un virus appelé le VIH (virus de l'immunodéficience humaine). Il infecte les LT en pénétrant dans leur cytoplasme et certains phagocytes. Le virus détruit ces leucocytes en se reproduisant, ce qui a pour conséquence un effondrement au bout d'un certain temps du système immunitaire.
Ce virus infecte très facilement le corps humain en traversant les muqueuses génitales ou anales lors des rapports sexuels si aucune protection n'est utilisée (comme le préservatif). La maladie peut se déclarer plusieurs années après l’infection lorsque le système immunitaire a été en partie détruit
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A- La primo-infection
On sait que le VIH est un virus qui pénètre dans l’organisme par contact avec le sang, le sperme et les sécrétions vaginales lors d’un rapport sexuel par exemple.
Le document a) montre que le VIH pénètre dans les lymphocytes T pour s’y multiplier. En sortant de cette cellule, les nombreux VIH sont libérés dans le sang et vont parasiter d’autres lymphocytes.
Le graphique du document b) indique que pendant 3 à 8 premières semaines suite à la contamination, la quantité de VIH augmente fortement tandis que la quantité de lymphocyte T diminue. Nous remarquons que le corps fabrique beaucoup d’anticorps anti-VIH (la personne est séropositive au VIH) : c’est la primo-infection.
B- La phase asymptomatique
Le graphique du document b indique que pendant 12 ans environ, le taux de lymphocytes augmente puis diminue progressivement au cours des années. A l’inverse, la quantité de VIH diminue fortement et reste stable à un minimum proche de zéro : peu de virus circulent dans le sang. Pendant cette phase, le patient n’a pas de symptôme de la maladie et vie normalement : c’est la phase asymptomatique. Cette personne reste contagieuse et toujours séropositive, car le nombre d’anticorps anti-VIH reste élevé.
C- Le SIDA
La dernière phase décrite dans le graphique indique que pendant 2 à 4 ans, la quantité de VIH explose et le nombre de lymphocytes diminue en parallèle, car le virus les parasite : ce déficit en globules blancs est l’immunodéficience. Ainsi, le corps, privé de défense immunitaire est soumis aux infections liées aux autres maladies, dites opportunistes. Le patient, n’ayant plus de défense, ne meurt pas directement du SIDA, mais d’autres maladies : c’est la phase SIDA.
Heureusement, des traitements médicaux ralentissent l’apparition du SIDA, mais ce syndrome reste une maladie mortelle.
Une personne séropositive pour le VIH peut transmettre le virus sans présenter les signe d’une maladie.