St Antoine de Padoue

Saint Antoine de Padoue : La statue en plâtre, de style art déco, est une copie de l’œuvre originale réalisée par Y. Parvillée dans les années trente. Elle représente saint Antoine en habit de franciscain, tenant l’enfant Jésus. Elle évoque la vision qu’aurait eue saint Antoine à Camposampiero. Alors qu’il était en prière, son logeur l’aurait aperçu tenant un enfant d’une grande beauté dans ses bras. L’enfant aurait révélé au saint qu’il était le Christ puis il aurait disparu. Fêté le 13 juin, il est le saint patron du Portugal, des marins, des naufragés et des prisonniers, des pauvres, des opprimés, des femmes enceintes. Une anecdote raconte qu’un voleur lui aurait dérobé ses commentaires sur les psaumes mais, pris de remords, il les lui aurait rendus, pour cette raison depuis le XVIIe siècle, on l’invoque pour retrouver des objets perdus.

De son vrai nom Fernando Martins de Bulhoes, il naquit vers 1195. A l’âge de 15 ans, il entra au monastère augustinien de Sao Vicente près de Lisbonne. En 1220, il fut ordonné prêtre. Il rejoignit l’ordre franciscain et prit le prénom d’Antoine. Il alla au Maroc, en Sicile puis à Monte Paolo où il fut ermite pendant un an. Saint François d’Assise lui confia la mission de prêcher. Il enseigna la théologie à Bologne puis à Toulouse, Montpellier, Limoges. En 1226, il fut nommé supérieur de l’ordre des frères mineurs du Limousin et il fonda un monastère à Brive(s). En 1227, il retourna en Italie. Entre 1230 et 1231, il se rendit à Padoue où il mourut épuisé, à l’âge de 36 ans. Le pape Grégoire IX, pape, le canonisa le 30 Mai 1232 et Pie XII le fit docteur de l’Eglise le 16 janvier 1946.

Signé Louzier-Gimonet, ce vitrail a été réalisé pour honorer la mémoire du Chanoine Pierre Ruel, curé de Saint‐Pierre, et de l’abbé Michel Poirier, vicaire de la paroisse, tués lors des bombardements de juillet 1944 sur la ville.

En haut du vitrail, on voit au centre le tétragramme du nom divin, « YHWH », le nom que l’on ne prononce ni dans la tradition juive ni dans la tradition chrétienne, y substituant le mot « adonaï » que la Vulgate a traduit par « Dominus », « Seigneur » en français. On aperçoit les voyelles dans le tétragramme. Ce nom est inscrit dans un triangle, symbole de la Trinité, et encadré par quatre trompettes. On voit en dessous un livre ouvert avec le chiffre XII : c’est l’indication de la source de cette image décrite au chapitre 12 de l’Apocalypse, le dernier livre du Nouveau Testament (Ap 12, 1-18) attribué par la tradition à saint Jean. Dans le ciel, on voit une multitude d’étoiles. À gauche, la Bête de l’Apocalypse, représentée sous la forme d’un dragon à sept têtes ornées de diadèmes : « Sa queue, qui balayait le tiers des étoiles du ciel, les précipita sur la terre » (Ap 12, 3‐4). La Bête représente à la fois Babylone, symbole du mal dans la Bible, et Rome, expression du pouvoir païen qui persécute l’Église naissante (persécutions de Néron). A droite, la Femme, qui tient dans sa main droite un calice (symbolisant le Sang sauveur du Christ) et dans sa main gauche une Croix. On voit sur son manteau une étole, le signe distinctif des prêtres. Tout indique donc que cette femme représente l’Église, affrontée aux forces du Mal dans son combat pour témoigner du Christ. La théologie catholique a toujours reconnu en cette femme la Vierge Marie, icône de l’Église et symbole de la victoire sur le mal (on lit ce texte de l’Apocalypse le jour de la fête de l’Assomption de Marie, le 15 août). Derrière la femme, un feu avec des étoiles précipitées sur la terre.