Chapelle Notre-Dame des Sept Douleurs

L’autel

Il date du XIXe siècle. Il est orné de trois médaillons. Le médaillon de droite représente l’« Ecce Homo » (voici l’homme) d’après la phrase prononcée par Pilate quand il présenta Jésus outragé à la foule (Jn 19, 5). Le médaillon de gauche présente la « Mater dolorosa » (la mère des douleurs) et évoque les souffrances de la Vierge Marie devant celles de son fils. Le médaillon central est une pierre d’un grain très fin, de couleur grise provenant du rocher de la crypte de l’église Sainte-Anne à Jérusalem que la tradition considère comme le lieu de naissance de la Vierge

Retable de la mise au tombeau du Christ :

Bas relief datant de 1869 sculpté par L. Cauvin

Ce retable est la copie d’un original qui se trouve dans la crypte de la cathédrale de Parme.

L’original est l’œuvre de De Solemnis, célèbre sculpteur parmesan du XVIe siècle. Cauvin a réalisé sa sculpture sur un bloc de pierre d’Allemagne d’après le moulage de l’original et l’a agrandi d’un tiers. Saint Jean raconte dans son évangile qu’après la mort de Jésus sur la croix, Joseph d’Arimathie, disciple de Jésus, demanda à Pilate la permission de prendre le corps pour l’ensevelir. Pilate accéda à cette requête et Joseph, accompagné de Nicodème, déposa le corps du Christ dans un tombeau situé dans un jardin, à coté du Golgotha (mont du Crâne en hébreu), où Jésus, venait d’être crucifié en compagnie de deux brigands (Jn 19, 38-42).

Le retable peut être considéré comme tripartite. Au centre, se trouve la scène principale : la mise au tombeau proprement dite. Cette scène est encadrée par deux rectangles évoquant la Passion* du Christ et sur lesquelles figurent les différents instruments de sa Passion.

À droite on voit trois hommes autour du corps du Christ. Le plus en retrait semble être Nicodème. Le deuxième homme qui tient le corps du Christ est probablement Joseph d’Arimathie s’apprêtant à déposer le corps de Jésus dans la tombe. Au centre du retable, se tient le troisième homme visiblement plus jeune, il s’agit de saint Jean lui-même. Des douze apôtres que Jésus avait choisis, saint Jean est le seul à l’avoir accompagné jusqu’au pied de la croix. Saint Jean regarde vers la gauche et plus précisément en direction des femmes. Sur le sol entre les pieds du Christ et le tombeau on aperçoit la couronne d’épines dont il fut affublé par les soldats romains en signe de dérision. À gauche du retable, on aperçoit la Vierge Marie, mère du Christ entourée et soutenue par les saintes femmes. Ce retable met en parallèle la Passion de Jésus et les souffrances de Marie, mère du Christ qui lui est ainsi associée. La scène rappelle évidemment la prophétie du vieillard Syméon, dans l’évangile de saint Luc : « Vois, ton fils, qui est là provoquera la chute et le relèvement de beaucoup en Israël. Il sera un signe de division. – et toi-même, ton cœur sera transpercé par une épée. » (Lc 2, 34-35). À l’arrière-plan à droite sont représentés les contreforts de la ville de Jérusalem. À gauche le mont Golgotha, surplombant la scène de la mise au tombeau, à son sommet trônent les trois croix du calvaire.

* On désigne sous le terme de Passion tous les événements en lien avec la mort du Christ en commençant par la Cène puis l’agonie et son arrestation au jardin de Gethsémani jusqu’à sa mort sur la croix.

Autres statues : saint Philippe ou saint Jude apôtres, saint Louis.