Chapelle du Sacré-Coeur

La statue représente le Christ debout, tenant une croix dans sa main gauche. Sur sa poitrine on aperçoit un cœur irradiant symbole de son amour donné à tous les hommes. La statue date des années trente et elle est l’œuvre de C. Serraz.

Au dessus de l’autel, le bas relief représente sainte Marguerite-Marie ayant une révélation du Christ. Née le 22 juillet 1647 près de Paray‐le‐Monial, Marguerite Alacoque fut guérie d’une longue paralysie par la Vierge Marie, vers l’âge de 14 ans, après avoir fait le vœu de se consacrer à la vie religieuse. Le 20 juin 1671, elle entre au monastère de la Visitation Sainte Marie et, en 1672, elle fait sa profession solennelle et prend le nom de Marguerite‐Marie. Peu après son entrée au monastère, le Christ lui apparut à plusieurs reprises notamment lors de quatre grandes visions durant lesquelles il lui révéla son Sacré‐Cœur en déclarant : « Voilà ce cœur qui a tant aimé les hommes jusqu’à s’épuiser et se consumer pour leur témoigner son amour ». C’était en 1676 durant l’octave de la Fête-Dieu. Puis il demanda à ce que le vendredi suivant soi réservé à une fête spéciale en l’honneur de son Cœur. Sainte Marguerite Marie développa la dévotion au Sacré‐Cœur avec l’aide du jésuite Claude de la Colombière. Elle mourut le 17 octobre 1690, à 43 ans. Son corps repose sous l’autel du sanctuaire de Paray‐le-Monial en Bourgogne. Le pape Benoit XV l’a canonisée le 13 mai 1920. Elle est fêtée dans l’Église catholique le 16 octobre.

Le Sacré‐Cœur ou la fête de l’amour de Dieu pour l’humanité Comme l’indique le décret de la Congrégation des rites approuvant la fête du Sacré‐Cœur en 1765, cette fête célèbre « la mémoire (du) divin amour (du Christ), par lequel le Fils unique de Dieu a pris la nature humaine, et s’est fait obéissant jusqu’à la mort, et a dit s’offrir en exemple aux hommes, (en tant) qu’il était doux et humble de cœur. » « Ce culte propose l’amour de Dieu envers nous comme objet d’adoration, d’action de grâce et d’imitation; il a pour fin de nous conduire à la perfection et à la plénitude de l’amour qui nous unit à Dieu et aux autres hommes, en suivant toujours plus allègrement le commandement nouveau que le divin Maître a laissé aux apôtres comme un héritage sacré, lorsqu’il leur a dit : “Je vous donne un commandement nouveau : que vous vous aimiez les uns les autres comme je vous ai aimés...”» (Pie XII, encyclique Haurietis aquas in gaudio du 15 mai 1956).

La réforme liturgique du concile Vatican II a élevé la célébration du Sacré‐Cœur au rang de solennité, 19 jours après la Pentecôte. Depuis 2002, cette fête est journée de prière pour la sanctification des prêtres.