On entre dans la vie en poussant un cri.
On s’instruit des épreuves de la vie.
On joue, on casse, puis on s’invente.
Par peur d’oublier: « que tout est attente ».
Un rien, un infime, une source,
Et voilà que tout repousse.
Juste un bout de ciel, de bleu,
C’est tout ce que l’on veut !
Pousse la porte, change de port.
Coincé entre deux mondes, qu’importe.
Dis : « Je sais ce que je veux, je le sens !
Je vois ce que je peux, j’attends » !
Arrête-toi et vois.
Bouge-toi et crois.
Un signe de la main,
Un regard certain.
Et tout, toujours recommence.
Et tout revient, en cadence.
Un sac de nœuds posé et voilà,
Avec en plus des kilos de « déjà »
Avec au cœur, la délivrance.
Avec au cœur, l’absence.
Début, fin d’un parcours.
Regarde, rien ne vaut l’amour.
On s’allume, on brille, on s’éteint,
Et puis dans la brume du matin.
Un jour, on refait son destin,
Pour continuer sans fin…
La vie a bien d’étranges saisons,
Qui pousse l’esprit à la déraison !
Mais on arrive toujours à destination.
On voit que l’on a eu raison.
De croire d’abord en nous,
De ne pas vouloir de tout.
Rien qu’une lueur d’espoir,
Ne plus broyer du noir.
MAIS,
J’ai vu une étoile, une filante,
Qui s’appelait : l’attente.
Elle ne restait pas en place,
Elle brillait, prenait de la place.
On croyait qu’elle mourait,
Non, seulement elle attendait.
Des jours, des nuits meilleures,
Pour ne plus avoir peur.
Elle voulait de l’amour, de la paix,
Elle croyait que tout était parfait.
Rien n’était plus doux à son oreille
Que d’entendre ce mot « merveille»
Et puis un jour, elle partit, elle suivit.
Ce que son cœur lui avait toujours dit :
"Va, fonce, ne te retourne pas,
Derrière, ce n’est plus pour toi".
L’avenir, tu ne le connais pas,
Mais le présent est là !
Profite, peins, chante, danse.
C’est une nouvelle naissance.
Et rien ne vaut la vie, c’est du vécu.
Tu sais que tout n’est pas perdu.
Ton existence est faite pour « être ».
Tout le reste n’est que sornette…
© Dewaele Anne-Marie