A la porte des souvenirs,
j’ai laissé pendre la clef
Juste pour ne plus ouvrir
cette source de pensées.
Du flux et reflux des peurs
Déjà enfouies au fond du cœur.
Pars pas, retiens-moi !
Cherche pas, je suis là !
J’essaye simplement d’être « moi »
Et pourquoi ne viens-tu pas ?
Je ne veux pas que s’endort
toute cette tendresse latente.
Encore une fois jusqu’à l’aurore,
j’oublie cette affreuse attente.
L’amour ne serait-il plus qu’un mot ?
D’années en années, il devient fardeau !
Les regrets ne servent à rien !
L’avenir est incertain...
Mon âme remplie de chagrin
crie son désarroi, en vain !
© Dewaele Anne-Marie