Barrat (Jean François), Le monde de M. Audin

On the Place du Marché (market square) in Gençay, France, just behind the town hall, an old shop was transformed into an art environment named Le monde de M. Audin (Mr Audin's world).

In his weblog ZOUDOU Artiste Singulier Jean François Barrat published a text (march 2017) about this art environment, which is republished here in the original french version and in a translation into english.




Jean François Barrat

C'est chez Pascal Audin


It’s behind the town hall of Gençay, 20 km south of Poitiers.

It’s at the corner of the square, an old-fashioned shop all painted.

It's a showcase with still loaded bottles of gas to blow everything up.

It’s a workshop in an organized disorder with well-aligned tubes.

It’s a workshop of colors and intertwined papers.

Then, behind a door it’s a long corridor of entrance with at the end a bike ready to chip..

It’s a court at the other end, well crammed with its chimes of rusty steel.

It’s the barn and its colored totems.

It’s Chaissac, Dubuffet, all challenged..

It’s, backwards, the kitchen with the unsheathed forks attached to the ceiling.

It’s, upstairs, the museum, the collections, a skilfully staged parcours.

It’s snowballs by tens, half evaporated.

It’s whistles in the window which one considers to be resonating.

It’s stuffed teddy bears in the uninhabited room.  

It’s an attic one can not enter anymore.  

It’s a constantly reinvented childhood.

It's the original cradle, dilapidated and then patiently renovated.

It's the magic of Christmas reinforced everywhere.

It's innocence on a beach, digged out of the sand in one blow.

It's the Orc and Tom Thumb.

It’s  the belly of the chaperoned wolf.

It's the blighters who cavort, constantly redesigned

It’s the little devil of his box, suddenly escaped.

It’s sublime madness and it is desperate.

It’s at Pascal Audin's home.

It was a guided visit.

 



The original French version reads: 

C'est chez Pascal Audin

C'est derrière la Mairie de Gençay, à 20 km au sud de Poitiers. C'est au coin de la place, une échoppe à l'ancienne toute peinturlurée. C'est une vitrine avec des bouteilles de gaz encore chargée pour tout faire sauter. C'est un atelier dans un désordre organisé avec des tubes bien alignés. C'est un workshop de couleurs et de papiers entremêlés. Puis, c'est derrière une porte, un long couloir d'entrée avec au bout, un vélo prêt à écorner. C'est à l'autre bout la cour, bien entassée, avec ses carillons d'acier rouillé. C'est la grange et ses totems colorés. C'est Chaissac, Dubuffet tous conviés. C'est, de retour, la cuisine avec les fourchettes au plafond dégainées. C'est à l'étage, le musée, les collections, un parcours savamment scénographié. C'est des boules à neiges par dizaines à moitié évaporées. C'est des sifflets en vitrine que l'on croit entendre résonner. C'est les nounours en peluche dans la chambre non déflorée C'est un grenier ou l'on ne peut plus mettre les pieds. C'est l'enfance sans cesse réinventée. C'est le berceau originel déglingué puis patiemment reconstitué. C'est la féerie de Noël partout exacerbée. C'est l'innocence sur une plage, d'un coup désensablée. C'est l'ogre et le petit Poucet. C'est le ventre du loup chaperonné. C'est des bougres qui s'ébattent, sans cesse redessinés. C'est le petit diable de sa boite, soudain échappé. C'est une folie sublime et c'est désespéré. C'est chez Pascal Audin.

C'était la visite guidée.



added to OEE texts may 2017


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