Iquique - Tocopilla... au bord de la mer !


J8 : Jeu 05/05/11


Nous avons bien envie de passer une journée et une nuit supplémentaires à Iquique, mais pas dans cette cabine. Le premier objectif de la matinée est donc de trouver un hébergement plus sympa !


L’office du tourisme nous conseille le Divasto Hôtel mais, après une rapide visite, c’est finalement en face, à l’Hosteria Cavancha, en front de mer, que nous nous posons.


La salle de bains aurait certes besoin d’un petit coup de rafraîchissement mais la chambre est vaste et ses deux grandes baies vitrées donnent sur une agréable terrasse surplombant la plus belle plage d’Iquique, Cavancha Beach. Le comble est qu’il est immédiatement voisin du Terrado, celui où nous avions fait chou blanc hier… Ah ! si on avait su !


Après un bain de soleil fort apprécié sur la terrasse, nous consacrons le reste de la journée à la découverte de la ville.


Si Iquique est avant tout le plus grand port du nord du pays, elle garde encore quelques avenues bordées de maisons coloniales témoignant d'un passé florissant dans l’industrie du salpêtre. Elle possède également quelques plages agréables.


Promenade sur les planches de long de la plage. On se croirait presque à Deauville, cactus et palmiers en plus !



En passant, quelques belles fresques de street art !





A l’extrémité de la plage, nous quittons le bord de mer pour rejoindre le centre-ville.


Passage par la calle Baquedano avec ses demeures en pin d’Oregon aux façades et vérandas aux tons pastel. S’il y en a autant à Iquique, c’est que les bateaux, lourdement chargés de salpêtre pour les Etats-Unis, rentabilisaient toujours leur voyage retour avec du fret, comme le pin d’Oregon, qui se revendait ici à un bon prix dans la construction.





Dans cette rue, le guide du Routard recommande de jeter un œil au Palacio Astoreca, la demeure d'une riche famille d’aristocrates, bâtie en 1904, entièrement en pin d’Oregon. 


Il se trouve que ce palais abrite à partir d’aujourd’hui une exposition itinérante de tableaux de peintres chiliens (musée des Beaux-Arts de Santiago) : Coleccion in viaje … collection en voyage, joli nom ! Au moment où nous nous présentons, on s’empresse de nous ouvrir les portes des différentes salles d’exposition. Serions-nous les premiers visiteurs ? Tout laisse à le penser. En tout cas, l’inauguration n’aura lieu qu’en soirée.


Voici une des œuvres exposées !



Après cette parenthèse culturelle, nous arrivons dans le cœur de la ville sur la plaza Arturo Prat où trône la pittoresque « Clock Tower ». Derrière la tour de l’horloge, on aperçoit le théâtre !





Au retour, nous ne résistons pas à tremper les pieds dans le Pacifique, l'eau y est aussi froide qu’en Bretagne ! En revanche, l’air est doux et ensoleillé. Température autour de 25°. Ça fait du bien !


Fin d’après-midi sur notre terrasse à regarder les lions de mer batifoler dans les flots et les pélicans s’ébrouer sur la jetée.


La vue depuis notre terrasse !



La soirée se poursuit au restaurant de l’hôtel, tout seuls, sur la terrasse (c’est dire qu’il fait bon !) à profiter de la baie et à nous régaler d’un excellent filet de sébaste dont on rêvait depuis la veille... puis s'achève au casino à claquer quelques milliers de pesos !!



J9 : Vend 06/05/11


L'étape du jour 



En raison de la courte étape qui nous attend, pas la peine de partir aux aurores, autant profiter encore un peu de la vue sur la plage de Cavancha.


Au moment de charger la voiture, la couche de poussière amassée pendant cette première semaine sur les pistes se rappelle à nous : elle s’est incrustée partout ! Si on a le malheur de frôler les portières même intérieures, nos vêtements se transforment en serpillières. C’est une horreur !


Pour 8000 pesos (12 €), le garage voisin nous propose un lavage intérieur/extérieur. En fait, avec un seul seau d’eau, le gars va nettoyer tout le véhicule (économie d'eau oblige ?). Mais el Coche va sortir de là propre comme un sou neuf ! Quel plaisir alors de reprendre place à son bord !


Vers 11 heures, nous quittons enfin Iquique en direction de Tocopilla, 225 km par la Ruta 1… un air de désert du Sinaï avec la montagne désolée et poussiéreuse tombant dans la mer… et une route rectiligne… à perte de vue !




Sur notre trajet, à 150 km d'Iquique, nous sommes très surpris de trouver un poste de douane… pourtant, on est toujours au Chili… peut-être en raison d'un changement de région ? En tout cas, les douaniers n'ont pas voulu voir nos passeports, uniquement le document de douane du 4 x 4. Un petit coup de tampon et hop, c'est reparti !


Quelques kilomètres avant Tocopilla, juste avant un tunnel

nous nous arrêtons à la caleta de la Cuchara que nous avait recommandée Aldo.






Effectivement, l'endroit est sympa et nettement plus accueillant que la ville industrielle voisine. Nous décidons par conséquent d'y rester pour la nuit et d'inaugurer le couchage dans le véhicule.



Nous partageons la crique avec des urubus à tête rouge !




La soirée est douce et agréable. Après le dîner et une petite balade vespérale à la lumière de nos lampes frontales, nous nous installons confortablement dans notre Coche et nous endormons vite, bercés par les vagues du Pacifique.