Vendredi 17 janvier
Départ 5h20 oui oui, de nuit sous un déluge pour traverser la Cordillère des Andes.
Un charment Monsieur nous avait dit de ne surtout prendre cette route extrêmement dangereuse mais plutôt une autre plus facile mais pour cela, il fallait remonter vers le nord.
Cette route, j'ai pas aimé, j'ai pas aimé, j'ai pas aimé du tout. le serpent à plumes à adoré; il se prenait pour Yves Montant dans Le salaire de la peur.
Je suppose que je tiens d'avantage à la vie que lui. le serpent à plumes avant de partir a écrit trois pages de consignes à l'attention de ses enfants en cas de décées, moi rien ce doit ça.
Imaginez une petite route extrêmement étroite , il est impossible de se croiser sauf à certains endroits précis, en terre et cailloux donc glissante, traversée de torrents, avec pour couronner le tout des camions et cars en face et quelques nappes de brouillard.
Le serpent à Plumes à cru bon de se coller à une ambulance qui fonçait. Évidemment, en cas d'accident c'était un avantage certain. J'ai vraiment eu peur. Heureusement au bout de deux heures ils nous ont dit de passer car à ce rythme ils allaient tuer le pascient (moi aussi).
La plaisanterie a duré 5 heures.
Après nous avons visité tout près de la frontière Équatorienne le sanctuaire de Notre Dame de las Lajas. A cet endroit une indienne aurait trouvé vers le milieu du 18eme siècle une pierre avec une image de la Vierge du rosaire gravée dessus. On pense au miracle, les pèlerins arrivent de plus en plus nombreux et la Basilique fait l'objet de plusieurs transformation dont la derniére au 20ème siècles.
Le passage de la frontière s'est passé sans histoire.
Jeudi 16 janvier
Départ à 7h30 sans petit déjeuner. Nous avons un impératif , être å Otavalo en Équateur après avoir fait 4heures de route demain, visité une cathédrale magnifique, passé la frontière, changé de l'argent et fait ensuite 3 heures de route encore.Pourquoi cet impératif? Parcequ'il tout simplement se tient dans cette ville lle plus grand marché artisanal du pays.Nous avons tout de même pris tout le temps nécessaire pour visiter un site extraordinaire, le parc archéologique de San Agustin aprés une très belle route au travers de montagnes roses.il s'agit de tombes en général de personnages importants du 2 ème siècle Av Jc au 8 ème siècle À JC. pour construire ces tombes il a fallu araser des collines avant d'y édifier des tombeaux sur de petits tertres.Ces tombeaux contenaient entre autre des statues appelées Chinas sculptées dans des blocs de tuf et de roches volcaniques de taille très diverses, l'une d'entre elle atteignant 6 m.Elles représentent des croyances religieuses dans l'au-delà et dans la réincarnation. De même que pour les objets en or, le sculpteur à fait un mélange entre l'homme et l'animal tels que l'oiseau et le jaguar. Le site est superbement aménagé. Les photos en diront plus que moi.Avec tout ça nous n'avons pas déjeuné non plus. Qu'on se rassure comme d'habitude nous achetons eau fraîche,biscuits et fruits aux vendeurs qui viennent nous proposer leur marchandise dès qu'il y a un ralentissement pour travaux.Ce sont en général des produits régionaux qui ont parfois un goût étonnant qui demande une certaine adaptation. Il faut attendre la troisième bouchée pour que le regard s'allume. Après nous attendons le point de ravitaillement suivant pour en racheter.Dans la zone que nous traversons, il y a d'énormes étalages de mangues et d'oranges tout au Long de la route.
Les avocats sont énormes et crémeux.
Nous nous sommes arrêtés trés tôt, à 5 h, car plusieurs personnes nous ont dit que la route à venir était très dangereuse et probablement mauvaise.
Petite disgression : les femmes sont toutes grassouillettes, même les jeunes et s'habillent si serré que le Serpent à Plumes passe son temps à se demander comment elles arrivent à mettre et enlever leur pantalon. Moi je sais, elle s'allongent. Pas mieux pour les jupes et robes et cette fois c'est mon tour de me demander comment elles ne craquent pas les coutures à chaque pas.
Réponse probable, elles sont d'une indolence rare. Tout doux, même sourire les fatigue. Pour peu qu'elles soient un-peu jolies, c'est bien pire.Internet fonctionne très mal raison pour laquelle nous ne pouvons pas mettre toujours les photos.
Mercredi 15 janvier
Journée agréable.
Nous avons visité un désert assez beau vers le sud de Bogota. Quel plaisir d'admirer ces grands espaces sans personne.
Quel bonheur aussi d'avoir chaud.
Après un bon dîner dans un restaurant typique nous sommes rentrés nous coucher pour récupérer après ces nuits agitées. En effet le Serpent à Plumes est toujours enrhumé, a de la fièvre et mal à la gorge. Je pouponne!
Un des plat typique du pays est la soupe. Une soupe absolument délicieuse que les natifs prennent en entrée. Elle est très parfumée, avec une sorte de coriandre, de la viande et plein de légumes.
J'ai oublié de vous parler des crèches absolument extraordinaires que nous trouvons dans les Eglises. Celle de Bogata s'étalait sur environ 100m2. époustouflant. Le Serpent à Plumes a pris des photos et j'espère qu'il en mettra plusieurs afin que vous puissiez vous en faire une idée.
A condition que l'on puisse enfin en mettre. En effet internet en Colombie est fluctuant, et je l'entend bien souvent pester.
Mardi 14 janvier
Nous nous sommes fait agresser par deux ou trois jeunes avec un grand couteau en plein cœur de Bogata. Ils se sont précipités sur moi pour m'arracher mon sac. Je me suis mise à hurler sans discontinuer comme un cochon qu'on égorge. Vous avez lu les jours précédents que j'avais entendu comment faire. Du coup le Serpent à plumes s'est mis à en faire autant. Quel boucan! Nos agresseurs ont pris mon sac et se sont enfuis en courant à toutes jambes complètement affolés sans plus inquiéter le Serpent à Plumes. Heureusement car je me sers de mon sac comme un leurre. Dedans je n'ai ni mes papiers ni argent. Par contre le Serpent à Plumes avait quantité de choses dans son portefeuille et son appareil photo.
J'avais tout de même mes deux cartes de crédit que j'avais bêtement oubliée de retirer, mon téléphone et surtout un gros trousseau de clef avec tous les doubles que me confie mon conjoint.(clef de l'appartement de la voiture USB).
Donc rien de dramatique mais une fois de plus une contrariété.
Maintenant, je dois dire que ce qui nous est arrivé était entièrement de notre faute. Nous nous sommes aventurés dans une petite rue transversale pour prendre un raccourci pensant que cette rue était très courte. Normalement je dois dire honnêtement que les rues principales et les quartiers touristiques sont extrêmement sécurisées. Il y a des policiers par paquets pratiquement tous les 50 m. Nous n'avons pas eu vraiment peur, mais j'ai tellement crié que j'en ai fait pipi dans ma culotte. Heureusement nous sortions du restaurant où je m'étais soulagée peu de temps avant.
Tout cela s'est passé alors que nous avions pratiquement fini de visiter la ville et que nous apprêtions à rentrer en flânant. Nous avons donc visité le commissariat de police ce que nous n'avions pas vraiment prévu mais qui ne nous a pas pénalisés.
Avant tout ça nous sommes allés au musée de l'or., et là, je site le guide Michelin: "Il s'agit du plus beau musée de ce type au monde....Il rend hommage au talent des cultures précolombiennes...........il compte 34 000 pièces d'orfèvrerie. Dans la dernière salle, en y entrant petit à petit des lumières s'allument pour révéler une pièce circulaire remplie d'une multitude d'objets en or."
Ces objets sont d'une finesse extraordinaire. Ce sont pratiquement tous des parures magnifiques, pendentifs ornant le nez, les oreilles et pectoraux. Ceux qui perçaient le nez couvraient toute la partie basse du visage. Absolument fabuleux! étonnant qu'il en reste autant alors que les conquistadors espagnols ont fondu tout ce qu'ils ont pu trouver.
En conclusion, même si notre journée a été un-peu assombrie pas ce qui nous est arrivé, elle reste illuminée par ces beautés qui nous ont émerveillés.
Je ne crois pas vous avoir parlé de la diversité des fruits qui poussent dans la région. Partout, au bord de la route des montagnes de clémentines délicieuses, de pêches de mangues et raisin et bien d'autres choses que je ne connais pas.
Les clémentines sont vendues dans un filet étroit et posées bien rangées les unes sur les autres.
Comme dans beaucoup pays d'Amérique Centrale, passé 9 h du soir, les restaurants sont en majorité fermés, mais ce qui est surprenant quoi que compréhensible, dès 8h il n'y a plus personne dans les rues.
Lundi 13 janvier
Environ 2°. Nuit torride, le Serpent à plumes a passé son temps à tirer la couverture à lui, me laissant à peine un drap. Je ne vous dirai pas comment ça s'est terminé, mais pas à mon avantage . Je vais devenir une militante MLF. En attendant pour couronner le tout mon cher et tendre tousse et mouche.
Tout ça pour dire que je me suis réveillée à 9 heures et que nous sommes partis très tard.
La fille du Serpent à Plumes avait eu la gentillesse de nous faire un virement par l'intermédiaire de la Western Union pour tenter de nous venir en aide. Nous voulions la rembourser au plus vite et pour cette raison nous avons couru à la banque faire le nécessaire avant notre départ pour Bogota. Donc nous partons enfin, et coup de téléphone pour nous dire qu'elle ne pouvait toucher l'argent car il y avait une erreur dans la retranscription du prénom.
Résultat arrivés à bogata en début d'après midi, nous nous précipitons, après avoir déposé nos bagages à l'hôtel, à la Western Union.
Après avoir fait la queue, on nous dit que ce n'est pas là mais à l'autre bout de la ville qu'il faut nous rendre. Nous prenons un taxi, passons une bonne demi heure à expliquer le problème comme quoi la fille du Serpent à Plumes ne s'appelle pas esposa Masse, mais que lorsque elle était petite son nom était ... et qu'en se mariant elle a change de nom etc.. Bref, il ont modifié le prénom et accolé les deux noms et il n'y a plus qu'à espérer que tout aille bien cette fois.
Du coup, lorsque nous avons été enfin de retour dans le quartier historique, tout était fermé, même la Cathédrale.
J'étais de très très méchante humeur d'autant que mon compagnon me faisait porter la responsabilité de l'erreur de la guichetière.
Nous avons tout de même pris le téléphérique qui nous a monté en haut d'un sommet qui domine la ville à plus de 3000m afin d'admirer la vue panoramique. A la nuit tombante avec une Chappe de pollution et quelques nuages je vous le conseille.
Bon, j'arrête de faire du mauvais esprit et vais me coucher. Le Serpent à Plumes dort déjà comme un bien heureux. Cette fois j'ai trouvé les mots espagnols nécessaires, et nous avons 4 lits dans la chambre et le chauffage à fond.
Commentaires du Serpent à plumes.
Western Union que nous ne connaissions pas, c'est génial. Cela permet d'envoyer l'équivalent de plusieurs milliers d'€ d'un pays vers un autre en une demie-heure. et il y a plusieurs points dans toutes les villes du monde entier. Si le CIC s'était comporté comme le Crédit Lyonnais nous aurions été dans l'impossibilité de sortir la voiture sans l'aide de ma fille. Un grand merci à elle.
Dimanche 12 janvier
J’avais écrit des tartines sur cette journée extrêmement riche. Malheureusement le Serpent à Plumes à tout effacé. Je ne ferai donc qu’un bref résumé.
Visite de la ville de Villa de Leyva. Splendide place, une des plus grandes d’Amérique, 14.000m2.
Visite d’un gros bourg spécialisé dans la vente de produits artisanaux surtout de poteries de très mauvais goût.
Visite de Tunja ville coloniale et d’une chapelle extraordinaire dont la beauté selon le guide est comparable à la chapelle Sixtine
Cette ville est à plus de 2800m et il fait moins de 10. Nous avons froid.
Samedi 11 janvier
Départ vers 8h 30 sans petit déjeuner après avoir réorganisé les valises et le coffre. Il n'y a aura pas de déjeuner non plus. Nous nous ravitaillons en vol à chaque péage, et il y en a, Auprès de vendeurs à la sauvette.
Par ailleurs, à chaque ralentisseur, il y a un point de vente. Le Serpent à plumes se demande
Judicieusement si c'est parce qu’il y a un ralentisseur que s'est installé un commerce ou l'inverse. Vaste question qui peut nous occuper pendant nos longues heures de route.
Au sol, corosol, fruits des palmiers servant à faire de l'huile que récolte et transporte le paysan
Dans la cathédrale, paniers pour déposer de la nourriture pour les pretres, dans une salle annexe, casiers pour ranger les cendres cela depuis le début du 20° sciècle et la résurection des morts alors!
En effet la Colombie est traversée par trois chaînes de montagne dont certains sommets peuvent atteindre 3000 m.
Justement aujourd'hui nous traversons la montagne et avons été bloqués un très long moment par un terrible accident de deux camions renversés. Le paysage est à couper le souffle parfois totalement lunaire avec ses sommets pelés, parfois luxuriant ou avec de grands cactus ressemblant à des cierges. Impossible à décrire tant c'est beau.
Nous avons vu des ha de terrain avec une multitude de tumulus en terre en forme de cônes pouvant atteindre 1 m.
Nous en avons détruit un pour regarder. Dedans ce sont des insectes de la taille de fourmis, mais quoi?
Enfin nous sommes arrivés pour la nuit à San Gil, ville coloniale avec une belle cathédrale datant du 18ème, dotée d’un superbe à caisson et d’un superbe hôtel. Nous retournerons demain matin admirer les vitraux. Détail amusant, au milieu de la travée centrale, trône un superbe panier en osier dans lequel les fidèles viennent déposer des dons pour le clergé.
Chronique de l'automobiliste
Le serpent à plumes à repris son petit train train. Franchissement régulier des doubles lignes jaunes, dépassement chaque fois que possible de la vitesse autorisée.
Par contre, cette fois nous avons bien cru y passer sur la seule route totalement sécurisée.
Alors que nous étions sur une autoroute à deux voies, un camion que nous allions doubler à traversé soudainement notre voie pour sortir sur un chantier à gauche. Nous avons freiné comme des fous, la voiture à chassé, et nous nous sommes arrêtés à un pouce des flans du dit camion. Merci gentil abs.
Justement, les camions vont incroyablement lentement. Le serpent à plumes pense que les camions américains pourtant neufs ont des moteurs sous dimensionnés.
Franche rigolade dans l’habitacle du Duster.
Nous franchissons de nombreux contrôles militaires. Chaque fois, ces derniers tendent le bras le pouce levé.
A la fin le serpent à plumes et moi avons décidé, par courtoisie, de faire de même. Regard nous semble t-il un peu interloqué de la soldatesque qui nous a fait un gentil geste de la main. Nous avons pensé que la levée du pouce voulait dire ok vous pouvez passer. Je pense qu'ils ont été contents de notre autorisation.
Autre gag,
Un automobiliste derrière nous sur une nationale nous cassait les pieds en nous collant pour doubler. Soudain, juste devant nous, une fourche sans aucune indication. Nous choisissons au petit bonheur la route de droite. Au même moment, notre suiveur nous double à vive allure, emprunte la route de gauche et s'arrête brutalement. Il était en sens unique avec impossibilité de revenir en arrière.
Qu'on se rassure ayant fait de l'essence, nous l'avons revu devant nous plus tard bien vivant.
Partout, ils sont en train de doubler les routes pour en faire des auto routes. Le pays est un immense chantier. Dans un an au plus tard le réseau routier sera entièrement modernisé.
C'est le grand bonheur du Serpent à plumes, ingénieur TP qui regarde ça comme une vache passer un train et fait de nombreux commentaires sur la qualité des travaux paraît- il excellente.
Vendredi 10 janvier
Au secours. A 5h30 du matin téléphone de France pour me dire que ma locataire à Paris, avait fait du bruit toute la nuit et continuait la matinée et qu’ils allaient en conséquence appeler la police. J’ai dit faites faites, et……….. dodo.
A 6h un bruit effrayant, on égorgeait un cochon. Rassurez-vous, pas nous, un vrai. C’est décidément une manie dans ce pays.
Dégoutés, nous sommes partis, probablement pas assez réveillés, car nous avons roulé pendant 3heures dans la direction opposée avant de nous en apercevoir.
Photo du bac, ce bac n'a pas de moteur, il est tracté par la pirogue que vous voyez amarrée à lui
Demi tour toute pour prendre au bout des même trois heures une petite route en terre sur 80 Kms dans un nuage de poussière.
Enfin, arrivée à Monpous, charmante petite ville typique espagnole avec ses maisons basses très colorées, ses avancées de fenêtre en fer forgé et son cimetière très curieux.
Les tombes sont les unes sur les autres comme des casiers avec des chandeliers et des petits pots de fleurs celés dans la pierre
"J'ai vu à Tizi-Ouzou des enfants en loque disputer à des chiens le contenu d'une poubelle" Non nous ne sommes pas dans l'Algérie de Camus Mais à la sortie de chaque ville il y a une décharge provisoire ou d'un coté les enfants font de la récup et de l'autre les cochons grassouillets se nourrissent. Rien ne se perd! ça c'est de l'écologie.
En suite nous avons repris la piste pendant trois heures en traversant parfois des bourgs vraiment importants dont les rues étaient elles aussi en terre. Etonnant ! nous nous demandons si notre GPS le fait exprès ou si il n’y a vraiment pas de routes goudronnées. A élucider.
Comme vous le voyez nous ne parlons pas beaucoup de gastronomie. En effet nous sautons de nombreux repas, nous nourrissant en partie de ce que les vendeurs « à la sauvette » nous proposent dès que la voiture est arrêtée pour travaux. Cependant, je dois dire que c’est bon. Les plats sont très parfumés, même si ce n’est souvent pas ce que nous voulions.
Ce soir on nous avait signalé un bon hôtel, malheureusement il y en avait deux l’un en face de l’autre et nous sommes rentrés dans le mauvais. Pas grave, mais nous avons regardé postérieurement la piscine de l’autre avec un peu de nostalgie.
J’ai encore beaucoup de choses à dire, mais il est tard.
Jeudi 9 janvier
C’est avec émotion que nous avons enfin libéré notre fidèle compagne de sa geôle.
Oui, nous avons pris la route !
Nous avions mis le réveil à 2 h du matin pour joindre notre banque, échanger de nombreux mails. En fait notre possibilité de retrait était plafonnée et, comme je l’ai dit, les factures n’ont cessé de s’amonceler. Nos cris d’horreur n’y ont rien fait, nous avons été proprement égorgés.
Bref, à 7h 30 après avoir dormi 3 heures en tout, nous nous sommes précipités à la Bancolombia pour tirer le plus d’argent possible au cas ou., tant et si bien que nous avons les poches pleines de billets. Nous sommes au sens propre riches à millions. En effet un euro égal 27OO pésos. Pas très raisonnable !
Nous avons traversé la campagne, et quel contraste. Cartagena est une ville très moderne avec de nombreux gratte ciels, de très beaux magasins dignes de Saint Tropez, des plages magnifiques très bien équipées. Le port, lui aussi est à la pointe de la technologie, et le Serpent à Plumes a été très intéressé par les engins chargeant et déchargeant les conteneurs. Par contre, dès que nous sommes sortis de la ville nous avons été frappés par la saleté des bords de route, une véritable décharge à ciel ouvert. Sur la route trottent de nombreux ânes bien chargés, et énormément de camions américains incroyablement lents.
Nous avions prévu de dormir dans une jolie ville, mais c’était sans compter avec les nombreux contrôles de police et travaux. Chaque fois Eric raconte par le menu notre voyage passé et avenir et comme les policiers s’enquiquinent ils font un bon public. Mauvais pour la moyenne. Nous avons commencé à vraiment nous inquiéter en voyant l’heure passer mais pas les kilomètres et à chercher un hôtel.
Nous en avons trouvé un dans un bled perdu au bord de la route, très propre et correcte pour 15 €. A vrai dire la tenancière m’a expliqué longuement quelque chose à propos de l’eau et j’avoue n’avoir absolument rien compris. Par contre il ya une grande bassine pleine dans la salle de bain. Nous verrons bien demain matin
Mercredi 8 janvier
Encore pire qu'hier.
Notre banque le CIC a bloqué tous nos comptes et dans toutes les agences. C'est tout au moins ce que nous raconte la banque colombienne.
Bref, encore une journée de 8h du matin à 8h du soir à faire la queue partout pour rien. La voiture est toujours dans son conteneur et le restera tant que nous ne pourrons pas payer.
Pour couronner le tout, le serpent à plumes a mis son réveil à une heure du matin heure locale pour contacter notre banque en France.
Bravo! Il est 7 heure à Paris. "Je me suis trompé, tu n'as qu'à te rendormir". Sauf que comme la plupart des hommes, lui s'est rendormi immédiatement ce que je ne peux pas faire. C'est pas du sadisme ça?
Bref, encore un coup comme ça, je rentre en France. C'est toujours mieux que de rentrer à l'hôpital!
Mardi 7 janvier
Une journée de M….
Non je ne l’ai pas dit. Des enfants pourraient lire ce site.
A 9h ce matin, nous étions au garde à vous à la réception de l’hôtel où l’on devait nous prendre afin de commencer les formalités nécessaires pour sortir la voiture du port. A dix heures nous y étions encore et la pression commençait à monter.
Enfin notre rendez-vous apparût et nous sommes partis en taxi à son bureau. Là, blanc complet : Des heures à nous expliquer en espagnol les raisons pour lesquelles nous allions être définitivement ruinés. J’ai tenté d’expliquer que nous nous moquions éperdument de savoir pourquoi ils allaient nous pomper les économies de toute une vie pourvu que les formalités de sortie de la voiture au moins commencent.
Rien à faire, il fallait absolument que je comprenne. Bref, nous avons invité à déjeuner notre interlocuteur puis sommes revenus sagement à l’agence pour nous asseoir et attendre.
A 16h 30, je crois qu’il a compris que nous n’avions pas l’intention de bouger jusqu’au lendemain matin si nécessaire tant que les choses n’auraient pas avancées. Nous sommes donc partis au port et là, espoir, nous a
vons rencontré une bonne âme qui semble t-il a pris notre cas en considération et émis les premières factures.
A 19h, épuisés nous avons quitté le port et pris rendez-vous avec le responsable de l’agence à 8h demain matin directement au port.
Il semble que nous devrions arriver à une happy end demain en fin de journée.
Happy end ? voire, en effet, nous n’avons plus de chambre d’hôtel, le notre étant complet demain.
Lundi 6 janvier
Ce matin, farniente, plage et mer délicieuse. Partout il y a des sièges et transats à louer ainsi que des sortes de petites tantes pour s'abriter du soleil. Que n'avons nous pareille service en France. C'est vraiment très agréable. Ensuite, retour à l'hôtel, sieste et revisite de la ville qui décidément nous laisse sous le charme avec ses maisons colorées et ses balcons ouvragés. Pour finir dîner dans un très bon restaurant et.............dodo!
Dimanche 5 janvier
Après 23 heures de voyage, nous sommes arrivés à Panama, et avons décollé ce matin pour la Colombie où nous avons atterri à Cartagena, une des plus villes d’Amérique du Sud.
Superbe ! la Colombie est un pays riche grâce à ses ressources en divers minerais et son secteur tertiaire très développe et ça se sent. La vieille ville est merveilleusement entretenue. Les immeubles à un étage, qui ressemblent beaucoup à ceux du vieux Panama City, ont tous des balcons très fleuris. L’artisanat est très raffiné et de très bon goût. J’ai envi de tout, surtout des sacs. Nous sommes rentrés dans une galerie d’art, et oh surprise, Le Serpent à Plumes et moi aurions bien emporté quelques tableaux et objets modernes. Nous sommes promenés la nuit au milieu d’une foule très animée et des spectacles de rue.
Nous avons pris des photos que nous mettrons demain sur le site.
Seule ombre au tableau, pour sortir la voiture du conteneur, il fallait envoyer des papiers, et aussi longtemps qu’ils ne les auront pas reçus cela nous coutera 90 dollars par jour. Petit problème, nous n’avions pas l’adresse et le gendre du Serpent à Plumes qui s’était occupé des formalités et pouvait nous la donner était en vacances. Comble d’infortune, le 6 janvier est Ferrié en Colombie. Tout est fermé. Nous ignorons pour combien de temps nous allons être coincés dans cette ville. Le Serpent à plumes est furieux.
Malgrè la carte abominable du ministère des affaires étrangères de la France, il semblerait que la situation a radicalement changé.
Selon les belges; "Bien que ces dernières années la situation de sécurité se soit améliorée, la Colombie reste un pays dangereux . Les affrontements entre guérillas, groupes armés illégaux et forces armées se sont quelque peu réduits mais demeurent d’actualité dans nombre de zones rurales comme par exemple Cauca, Nariño (frontière avec l’Equateur), Meta, Guainía, Vichada, Caquetá, Guaviare et dans le Norte de Santander (frontière avec le Venezuela).
Par contre dans les centres urbains, la délinquance a tendance à augmenter rapidement, notamment dans les grandes villes telles que Bogotá, Medellín et Cali, avec l’apparition de bandes criminelles souvent armées qui font notamment l’usage de l’extorsion comme source financière.
Lors des voyages en Colombie, la vigilance reste de mise, en particulier dans les zones rurales et les villes secondaires des départements d’Antioquia, Arauca, Bolívar, Boyacá, Cauca, Caqueta, Cesar, Chocó, Córdoba, Guajira, Guaviare, Huila, Magdalena, Meta, Nariño, Norte Santander, Putumayo, Sucre et Valle del Cauca.
Les voyages en cours de journée par voie terrestre sont considérés actuellement comme plus sûrs le long des artères principales du pays. Il est déconseillé de voyager par les routes secondaires des départements mentionnés ci-dessus".
Selon les canadiens :"Dans les dernières années, la situation sécuritaire s’est considérablement améliorée, surtout dans les grandes villes, les centres touristiques et le long des routes principales. Des groupes de guérilleros et d’autres organisations armées illégales demeurent cependant actifs dans quelques régions rurales (voir ci-dessous). Des attentats et d’autres attaques sporadiques à motivation politique continuent de se produire. Le 15 mai 2012, un attentat à la bombe a fait plusieurs mort et blessés à Bogotà. Le pays se trouve par ailleurs confronté au crime organisé et à d’autres formes de criminalité. Les enlèvements et les enlèvements avec demande de rançon à motivation politique restent une réalité. Les victimes se comptent principalement parmi les personnes locales, mais il y a de plus en plus et plus fréquemment des enlèvements de citoyens étrangers. Par exemple deux touristes allemands en novembre 2012 dans le Nord Est de la Colombie, mais également un citoyen canadien et deux ressortissants péruviens en janvier 2013."
Notre trajet devrait être celui-ci. Nous réétudierons la situation en décembre 2013