Après Chichen Itza visite du petit site de actuellement en restauration. Le premier que nous ayons vu avec encore la couche de stuc en état. Fantastique ! Malheureusement, les bas reliefs et les statues étaient cachés par les échafaudages.
Nous sommes allés en suite au Belize
Dimanche 18 août
Résumé sur ce que nous avons pensé de notre voyage au Mexique.
Nous avons trouvé que seules, au Mexique, les routes étaient dangereuses. Les gens sont très gentils, nous n'avons jamais eu le sentiment d'être menacés, et ils n'ont jamais cherché à nous escroquer. Il semble que le temps des sacrifices humains soit révolu et que le seul souvenir demeurant de cette lointaine époque soit ces sites merveilleux que nous avons eu tant de plaisir à visiter.
Samedi 17 aout
Visite du célèbre site de Chichen-Itza, avec son temple aux mille colonnes ouvragées et surtout la pyramide de Tintin dont le Serpent à plumes n"a pu s’empêcher de mettre le dessin. Pour ma part, j'ai détesté ce site. Tout est interdit. On ne peut s'approcher des ruines à moins de plusieurs mètres, il est interdit de gravir les escaliers etc.
Tout le long du parcours des étals de marchandises, la bouteille d'eau trois fois le prix, et bien sur beaucoup de touristes.
Sur ce point je ne me souviens pas si j'ai mentionné que 90 pour cent étaient français.
Ce soir nous sommes arrivés à Tulum et avons trouvé un bon hôtel avec bungalow les pieds dans l'eau.
Le Serpent à Plumes, tel un magicien à trouvé dans sa poche plein de billets qu'il nous faut dépenser avant notre passage au Belize demain. Du coup nous nous sommes offert un super restaurant qui a du représenter trois mois de salaire pour un ouvrier mexicain.
Vendredi 16 août
Visite de deux magnifiques sites archéologiques ᅠmaya de style Puuc comme les deux que nous verrons dans la même région, le Yucatan .
Le style Puuc est un style très finement ouvragé, d'ornements géométriques fondes sur la symétrie, qui courent sur les façades.
A Uxmal, nous avons assisté également à un son et lumière. Le spectacle ne comportait aucun figurant, seulement des jeux de lumières sur les façades splendides des bâtiments bordant une immense place accompagnant le récit de l'histoire de la ville.
La visite des deux sites d'Uxmal et deᅠKabah ce dernier beaucoup plus petit, fut un enchantement. Chaque façade, le moindre petit recoin est richement ornementé, et on peut crapahuter librement de monument en monument. A kabah nous étions pratiquement seuls, nous prenant presque pour des explorateurs.
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Jeudi 15 août
Journée pleine d'imprévu ( On n'aime pas ça)
Le matin, visite du célèbre site de Palenque, qui illustre le génie des bâtisseurs Maya, véritable forêt de pyramides qui, à l'époque étaient polychromes, recouvertes de stuc et bas reliefs.
Nombre des temples sont assez bien conservés bien qu'il ne reste sur le site plus que de rares bas reliefs, le stuc ayant généralement disparu.
Nous avons été ébahis par la taille du palacio, 100 m sur 80 m au sol, et nous nous sommes régalés en explorant son dédale de cours, d'édifices, d'escaliers, de galeries souterraines et en admirant les quelques restes de bas reliefs et de polychromie qui décoraient jadis l'ensemble des murs.
Donc tout allait bien, si ce n'est que nous avons reçu une superbe averse tropicale et que le Serpent à plumes s'est retrouvé trempé par ma faute.
J'avoue qu'avec ma manie de l'économie, j'avais acheté, pourtant à Paris, un poncho dit imperméable qui s'est avéré d'une totale inefficacité. En toute bonne fois j'avais revêtu celui acheté par le Serpent à Plumes dans une bonne maison et je suis restée au sec. Oui mais..........
Après avoir quitté le site, sur la route, nous nous sommes fait arrêter pour la première fois par deux policiers pour un contrôle de papiers. Le serpent à plumes sort de la voiture et extirpe avec grande difficulté de sa poche secrète cachée contre son cœur les articles demandés.
Ce strip-tease a fort réjoui la marée chaussée qui s'est franchement marée à la vue des dits papiers complètement trempés dont le permis de conduire international fort endommagé. A la vue de ce dernier dont un morceau avait fondu ils nous déclarent qu'ils vont nous dresser une contravention.
Le Serpent à Plumes sans se démonter et avec son plus beau sourire de leur déclarer qu'à cela ne tienne, il en possède un deuxième. Franche stupéfaction de nos interlocuteurs, qui ont bien été obligés de nous laisser passer à la vue de notre permis français. Franchement nous pensons qu'ils souhaitaient nous raquetter.
Nous avons eu un autre contrôle plus loin, mais cette fois avec un nombre égal de policiers et militaires, donc sérieux.
Bref, arrivés à Campeche vers 17 heures 30 nous nous dirigeons vers l'office du tourisme pour demander des précisions sur l’adresse de notre hôtel que nous n'avions pas trouvée sur le GPS ce qui n'est pas rare. Office du tourisme déménagé à une adresse à laquelle nous tentons de nous rendre. Rien! Nous avisons des policiers et leur montrons l'adresse de notre hôtel. Ils sont catégoriques, ce n'est pas dans cette ville. Nous regardons mieux, notre hôtel se trouve au............ Brésil.
Sur le site de réservation internet, nous avons demandé (je l'ai fait avec le Serpent à Plumes) Campeche Mexique. Sauf qu'il existe de très nombreuses villes portant le même nom dans ce pays et à force de faire, défaire et recommencer nos recherches nous avons du faire une fausse manœuvre.
Je dois reconnaître que nous avons trouvé rapidement un excellent hôtel et avons pu prendre un bon bain dans la piscine.
Mercredi 14 août
4 Heure 20 pour faire 205 Km. Nous sommes de vrais escargots. La voiture est devenue notre coquille et les antennes, celles que nous avons du développer pour deviner où sont les casse vitesse et autres dangers de la route en montagne. Épuisant, d'autant qu'une fois de plus nous avons roulé de nuit.
Cela dit nous avons visité deux endroits merveilleux. Ce matin le canion de Sumidero que nous avons descendu pendant deux heures en bateau. Impressionnant, avec ses apics de 1000 mètres.
Cet après midi, promenade sur le site d'Agua Azul, succession de cascades rugissantes se déversant dans des vasques naturelles où il est possible de se baigner.
Dans les guides ils précisent qu'en saison sèche l'eau est très bleue. Malheureusement nous sommes en saison des pluies et l'eau était marron.
Nous avons pris de superbes photos et des films que nous aurons j'espère bientôt le temps de transférer.
Mardi 13 août
Journée grise aujourd'hui.
Alors que nous avions un programme serré avec 7 heures de route, un bateau à prendre pour visiter le Canion de Sumidero, nous voila englués dans un embouteillage. Impossible d'avancer. Je remonte à pied la colonne de voitures et stupéfaction, une manif d'une seule personne qui avait mis son camion en travers de la route avec devant, un grand panneau revendicatif. Comme tout le monde nous faisons demi tour et nous perdons pendant 3/4 d'heure dans la campagne pour.............................nous retrouver à notre point de départ. Heureusement entre temps la situation était redevenue normale.
Bref, après une traversée des montagnes par une route magnifique en lacets sur les chapeaux de roues, être responsable d'un véritable génocide de papillons grands, petits, blancs, jaunes, oranges vifs, unis,rayés et j'en passe, avoir failli laisser notre peau ou plutôt celle de la voiture sur des casse vitesse aperçus un-peu trop tard, nous sommes arrivés au débarcadère pour prendre le bateau. " Trop tard! revenez demain matin."
Bon, nous nous sommes un-peu perdus pour arriver à notre hôtel à San Cristobald, nous égarant dans un quartier très pauvre (le Serpent à plumes a encore eu des frissons). Nous avons terminé la soirée dans une pizzeria après quelques photos de la ville dont le Serpent à Plumes est tombé amoureux comme beaucoup de touristes. On peut qualifier cette petite ville de très provinciale avec ses maisons colorées et ses rues étroites. Elle est totalement indienne et l'on sent la misère de ces gens qui tous vous proposent des articles artisanaux en général très baux. Les femmes sont habillées de jupes longues et sont enveloppées de châles. il fait d'ailleurs froid à mon avis pas plus de 15.
Lundi 12 août
Dans certains pays il convient de se méfier lorsque les guides qualifient des lieux de "plein de charme" et "authentique" en tous cas quand il s'agit de petits ports ou stations balnéaires. En arrivant à Puerto Angel, le Serpent à plumes s'est demandé ce qu'il avait bien pu faire pour que je l'emmène dans un bidon ville. Il faisait même un-peu la tête quand nous sommes arrivés au restaurant "authentique" aussi celui là. Heureusement nous avons été accueillis avec un sourire plein de charme et une ravissante américaine, cliente et amie des restaurateurs s'est proposée de nous aider à choisir sur la carte. Ouf! du coup le Serpent à plumes en partant m'a déclaré qu'il s'était senti comme chez lui. (Pauvre Chaléat)
En résumé,farniente à Puerto Angel. Baignades dans la mer chaude et transparente; siestes sous les pâles du ventilateur bercés par le bruit du climatiseur. Ce petit port de pêche avec ses petites criques est délicieux. Le matin et le soir nous voyons rentrer les petites barques de pêche chargées de poissons que les pêcheurs sont fiers de nous montrer.
Ces pêcheurs ont une spécialité que j'ai eu bien du mal à filmer. Ils prennent leur élan d'assez loin et foncent, le moteur à fond, sur la plage afin de monter le plus loin possible sur le sable. Certaines arrivent à atteindre 1O mètres. Impressionnant!
Voilà, nous avons pris nos repas sous les parasol, les pieds dans l'eau, mais c'est fini, nous reprenons nos aventures et partons tôt demain matin.
Dimanche 11 août
Chronique de l'automobilisme
Nous avons fait le trajet Oaxaca - Puerto Angel
Par Google 332 km, 4 heures 6 min
Par Tomtom 257 km, 4 heures 21
en réalité 5 heures par le trajet de TomTom et 266 km, 7 heures 41 min par google en l'obligeant à prendre le trajet de TomTom
Il est très difficile de se faire une opinion sur le temps nécessaire pour effectuer nos étapes.
Le GPS nous a fait passer par une route effroyable mais vraiment très belle.
Nous sommes passés sans répit de trous à effondrements de chaussées, sans parler de leur manie de mettre des: "Topes"," Reductors" et autres ralentisseurs de vitesse qui sont souvent très difficiles à voir, horriblement hauts et à pratiquement tous les 50 mètres .
Autre exemple:
Puerto Angel - San Cristobal de Las Casas
par Google 565 km, 6 heures 55
par Tomtom 557 km, 8 heures 49 en passant bien entendu par le même chemin
Presque 2 heures de différence
Samedi 10 août
Aujourd'hui visite des alentours d'Oaxaca
Nous avons commencé par le cite historique de Monte Alban situé au sommet de la montagne . Cette ville a commencé d'être construite en 500 av JC. Nous avons admiré ses temples, les archéologues en ont dénombré 26 édifiés au cours des ages.
Ensuite, nous sommes allés contempler l'un des arbres les plus grands du monde avec ses 40 m de haut et ses 58m de circonférence datant de plus de 2000 ans.Il est en pleine santé, et croyez moi, les mexicains font tout pour qu'il le reste en l'arrosant abondamment car font payer le droit de l'approcher. Oui oui, l'eau coûte cher.
Nous avons terminé par Hierve de Agua et je citerai les instructions du guide pour y aller: " De là une mauvaise piste tout juste carrossable en saison sèche sans 4X4 grimpe en épingles à cheveux vers les crêtes avant de basculer sur l'autre versant. Un itinéraire que l'on qualifiera de vertigineux sans aucun excès de langage."Petit plaisantin! nous avons suivi le guide pour nous apercevoir une fois arrivés qu'il existait une autre route bien meilleure empruntée par les locaux.Bon, j'avoue que nous avons apprécié l'aventure et bien sur la vue superbe sur les sommets alentours. Heureusement le cite, superbe, consiste en de grands bassins et cascades pétrifiées composés de carbonate de calcium. En effet de nombreuses sources surgissent de terre et au fil des siècles leur eau carbonée a déposé cette substance blanche. On peut se baigner dans deux bassins; malheureusement il s'est mis à pleuvoir à notre arrivée.
Vendredi 9 août
Visite d'Oxaca qui est le berceau d'une très ancienne civilisation préhispanique, la civilisation zapotèque, et dont population est en majorité indienne.
Nous sommes immédiatement tombés amoureux de cette ville bien reposante et pleine de charme après Mexico. Reposante par sons aspect provinciale, mais pleine d'animation et de gaieté avec sa foule bigarrée. Se côtoient de superbes monuments et d'adorables petites maisons de toutes les couleurs. Durant notre promenade à travers la ville, nous avons pris grand plaisir à passer sous les porches des maisons pour aller admirer les nombreux patios;
Dans la rue
Les gens sont très accueillants et vous laissent volontiers jeter un œil. Nous avons visité un ancien cloitre transformé en musée, Centro Cultural San Domingo,
l'Eglise Santo Domingo dont la décoration intérieure quoique baroque, style que je n'apprécie pas vraiment, était tellement belle que je serais restée des heures à la contempler. Le matin nous sommes allés au plus grand marché régional, le Marché d'Oxaca .
Plusieurs hectares d'étals de fruits, légumes, viandes, vêtements, sacs, chaussures, bois, charbon de bois, tout ce qu'il est possible d'imaginer bien rangé et propre. Nous avons assisté à l'intérieur du marché à l'arrestation d'une femme par de nombreux policiers, vu un monsieur sculptant joliment des clefs. Dommage nous n'avions pas les nôtres
Au fait dans la ville précédant Mexico, nous avons vu dans une rue très étroite, en sens unique, deux voitures face à face, une Mercedes 300SL valant environ 200 000 d'euros prix de base et une autre d'un prix inférieur. Autour d'elles, s'entretenaient quelques hommes. Nous avons soigneusement évité de regarder ce qu'ils faisaient. Manifestement la position des voitures ne laissait aucun échappatoire à la Mercedes.
Jeudi 8 août
Nous avons quitté la ville de Mexico pour celle de Oaxaca. Nous avions complètement oublié de visiter le marché, trop occupé, comme vous le pensez bien par nos activités culturelles. Le GPS a eu l'intelligence de nous y conduire en quittant la ville.Il est gigantesque, constitué de petites échoppes en toile tout au long des rues. Quoique beaucoup plus étendu que nos puces, on y trouve tout absolument tout y compris l'alimentaire, il est comparable par sa structure.
Le matin, nous traversons un splendide paysage de montagne qui nous a rappelé l'Ardèche. J'en profite pour préciser que toutes les villes visitées depuis notre arrivée au Mexique étaient à plus de 2000 mètres d'altitude, et que pratiquement tous les soirs j'ai regretté d'avoir oublié ma petite laine tant les nuits sont fraîches.
Une particularité du Mexique est d'avoir de nombreuses villes portant le même nom. Au moins une dans chaque état, et il y en a beaucoup. Pour tout arranger, le plus souvent les guides parlent de région et non d'état. Dans un même région il peut donc y avoir plusieurs citées d'un même nom.
Bref, ce qui devait arriver arriva, après avoir pris de toutes petites routes et traversé moultes villages, le GPS a déclaré fièrement que nous étions à destination. Les passants interrogés ne connaissaient absolument pas le site archéologique convoité et nous avons du nous rendre à l’évidence, nous étions complètement perdus. Mais où?
Le Serpent à Plumes n'a pas voulu se reconnaître battu et suivre mon conseil qui était cette fois de donner au GPS notre destination finale. Il a cherché pendant au moins un quart d'heure sur la carte où nous étions, et a trouvé à proximité un superbe couvent XVIIème que nous avons visité accompagnés d'un jeune guide qui s'est imposé d'office mais s'est avéré passionnant
.Il nous a appris entre autre comment les pierres du bâtiment étaient "cimentées. Ils prenaient les feuilles du figuier de barbarie et le faisaient tremper plusieurs dans l'eau pour en faire ensuite une pâte qu'ils mélangeaient à de la pierre réduite en poudre. cette substance durcissait et avait la faculté de repousser l'humidité. Des momies en un excellent de conservation ont été retrouvées grâce à la sécheresse de l'air, une excellente ventilation et à la nature du sol.
L'après midi, nous avons emprunté une route à couper le souffle tant elle était belle, dans la montagne, nous dominions de nombreux sommets et des pentes parfois recouvertes de cactus en forme de cierge.
En entrant au Mexique, nous avions pris la résolution de ne jamais conduire la nuit. je dis nous, mais en réalité seul le Serpent à Plumes prend le volant. Moi, je sers de copilote et je lis le guide. Une fois de plus avec ce petit détour tel n'a pas été le cas. Arrivée à l'hôtel à 21 H, épuisés mais heureux, maintenant prêts à nous coucher après un bon dîner sur la place du centre ville très animée d'Oaxaca avec ses musiciens et ses spectacles de rue. Nous avons même vu un jongleur qui dès que les voitures étaient arrêtées au feu rouge se précipitait avec son escabeau au milieu de la chaussée pour faire son numéro.
Chronique de l'automobiliste
La voiture que l'on voit le plus au Mexique est la Volkswagen Coccinelle qui n'est plus fabriquée en Europe depuis 35 ans et depuis 10 ans ailleurs et dont la plupart sont en très bon état ce qui n'est pas le cas de celle ue nous avons photographiée
La deuxième chose que nous découvrons aujourd'hui ce sont les autoroutes à deux fois une voie avec au milieu une simple ligne jaune. de toute façon, n'oublions pas que la bande d'arrêt d'urgence permet aux véhicules qui se font dépasser de créer une voie supplémentaire. Plus curieux, lorsque un véhicule venant en ses contraire double, il s'attend à ce que vous aussi vous vous poussiez en mordant sur votre propre bande d'arrêt d'urgence.
Nous avons vu sur la route un panneau avec marqué: faille géologique à 500 mètres.
Mercredi 7 août
Nous n'avons pas ressenti le séisme à Mexico
Belle journée bien occupée à visiter deux musées très intéressants dont un sur la période coloniale hispanique. Nous avons visité les ruines de la cité sur laquelle Mexico Cité a été construite après que les espagnols aient rasé la ville Aztèque. Nous nous sommes promenés avec beaucoup de plaisir dans la ville parmi la foule serrée des passants. Nous y avons vu un chaman faire des incantations et frapper des personnes avec un bouquet de plantes vertes avec à la main un brasero dans lequel brûlait de l'encens afin de chasser les mots dont souffrait la personne. Nous avons vu des danseurs, des équilibristes et surtout une rue complète avec des étalages sur la chaussée qui soudainement ont disparu pour revenir à peine une minute après le passage de la voiture de police.
Tout au long de la plupart des rues, il y a sur les trottoirs de petits points de vente où l'on peut s'acheter toutes sortes de choses à manger qu'ils font frire devant vous et bien sur, des boissons et bien d'autres choses encore. Ca sent bon, mais nous sommes tout de même allés dans un bon restaurant ce soir.
Mardi 6 août
Ce matin, visite du Musée anthropologique de Mexico, pour comprendre la civilisation avant l'arrivée des espagnols. Superbe musée, avec, comme aux USA des mises en situation de personnages dans leur milieu.
Le Serpent à Plumes
Pour s'y retrouver classement par civilisations et par époques
Ayant lu dans le guide que le métro ne manquait pas d’intérêt, j'ai voulu emprunter ce mode de transport. Résultat, aux heures de pointes, je crois qu'il est pire que celui de Paris. Bref, nous sommes rentrés fourbus et sommes montés dans notre chambre sans dîner pour une nuit qui j'espère réparatrice.
Vue d'une rue
Palais du gouvernent
Cathedrale
Lundi 5 août
Le serpent à plumes, fleur de bitume, a très mal dormi, gêné par le concert des aboiements des chiens, des coqs et carillon des cloches; nous n'en partons pas moins de bonne heure pour nos aventures.
D'abord visite du sanctuaire d'Atotonilco. Cette Eglise est inscrite au patrimoine mondial de l'Unesco. En entrant nous avons eu le souffle coupé. Son plafond et ceux des chapelles attenantes sont peints de fresques superbes aux couleurs merveilleuses.
Puis nous avons visité le site de Teotihuacan, qui est aujourd'hui le plus grand site archéologique du haut plateau mexicain.
Impressionnant avec ses nombreux temples et sa voie centrale. L'un d'entre eux, le temple du soleil ou pyramide Del Sol, fait 65 mètres de haut. Pourtant, nous sommes montés à son sommet par des marches étroites et inégales, en nous tenant pour la descente à une corde. Quand il a fallu recommencer à faire l’ascension cette fois du temple de la lune dont chaque marche faisait environ 40 cm de haut, le Serpent à plumes et moi crachions nos poumons et ce d'autant que depuis longtemps nous avions terminé notre misérable petite bouteille d'eau, et que nous étions sans chapeau et sans produit solaire. J'ai du soigner le Serpent à plumes de ses brûlures.
Le temple du serpent à plumes
Tout s'est gâte ensuite, et vous avez failli me revoir à Paris plus tôt que prévu. Les autoroutes ou ce qu'ils ont la prétention de nommer ainsi sont extrêmement chères, et nous nous trouvions sans un peso et obligés de gagner Mexico par la route normale avec les camions roulant comme des fous, des automobilistes déboîtant sans jamais se servir de clignotant, des piétions qui traversent en courant n importe où, des marchés empiétant sur presque toute la rue et au milieu de tout ça, nous avons même vu une voiture tentant de faire marche arrière sur toute le longueur d'une rue. Un camion nous a même déversé dessus une sorte de boue maronâtre. Bref, vers 20 heures nous sommes arrivés à destination dans un état de stress effrayant et..............notre hôtel n'avait pas de place réservée dans un parking. Nous entrons dans un premier qui nous dit fermer dans une heure, nous en essayons un second qui cette fois nous dit qu'il faut payer à l'heure une somme astronomique (nous sommes en plein centre historique). Nous en essayons un troisième, il ferme. Bref, après encore plusieurs essais, nous finissons pas accepter de payer à l'heure notre parking pendant TROIS JOURS. J'étais hors de moi, contrairement au Serpent à Plumes, trop heureux d'être arrivé sans encombre.
Conclusion, le véritable danger, c'est l'accident de la route ou au moins l'accrochage, et croyez moi, parfois nous avons vraiment eu chaud.
Dimanche 4 août
Départ pour la ville de Guanajato, par une route dite dangereuse. Nous nous faisons arrêter par des barrages de police et militaires tout à fait impressionnants mais n’intéressons personne.
En arrivant dans la ville, malgré le Routard, surprise totale. Je reproduis ici ce qu'il dit car je ne saurais mieux expliquer.
"Imaginez une ville où tout serait serré, imbriqué, entrelacé, une folie au dessin labyrinthique! Cette bizarrerie enchâssée dans plusieurs collines recèle des charmes qui se dévoilent peu à peu, dans des ruelles parfois si étroites qu'on peut s'y embrasser de balcon à balcon. Tout le centre historique (inscrit au patrimoine mondial de l'Unesco) est piéton, et on prend plaisir à se perdre dans les callejones adjacentes, allant de surprise en surprise, à la découverte de charmantes places arborées, de ravissantes fontaines, de balcons en fer forgé, de corniches sculptées. Ca c'est pour la surface. Mais, Guanajuato vit aussi sous terre. Cet ancien centre minier, le plus important au monde à l'époque coloniale est un véritable gruyère dans lequel on circule à travers un dédale de rues souterraines. Si vous pénétrez en voiture, préparez-vous à un vrai casse tête pour arriver à bon port."
Ça ressemble à une bouche de métro c'est pour accéder aux rues souterraines
Et le soir, quelle animation! Fatigués, nous nous sommes assis pour regarder un spectacle de rue auquel assistait au moins une centaine de personnes assises dans la rue sur les marches d'un monument. Il s'agissait d'un mime, et nous nous sommes tordus de rire comme tout le monde. Il y a des musiciens à tous les coins de rue. Bref, une gaieté inouïe partout.
Passons aux choses moins drôles. Ce dédale souterrain peut être comparé aux égouts de Paris. Les rues se croisent et s'entrecroisent et bien évidemment le GPS ne fonctionne pas. Bref, nous étions complètement perdus quand un policier à mobylette a compris notre détresse et nous a dit de le suivre pour nous amener à bon port.
Autre problème, pas de place dans le parking le plus proche et nous n'avions absolument pas envie de retourner sous terre. Bon, nous avons fini par être aidé par un mexicain qui nous a proposé de le suivre. Ouf! Cependant, pour trouver notre hôtel, nous avons fait le tour de la ville chargés de nos valises dans les ruelles et surtout les nombreux escaliers ( en réalité, nous étions garés tout près de notre destination finale). Arrivés là, notre réservation n'avait pas été enregistrée. Angoisse, énervement, bref, la taulière nous a aidés à trouver un autre gite qui s'est avéré bien moins cher et charmant.
Samedi 3 août
Rien de spécial, repos et visite de plusieurs sites dans cette ravissante ville rose reposante mais très animée la nuit. Nous sommes frappés par le nombre de policiers et militaires masqués qui circulent en pic-up , la mitraillette braquée sur nous.
En dehors de ça, nous n'avons absolument pas l'impression d'insécurité, les gens sont très gentils et nous renseignent sur notre chemin volontiers.
Vendredi 2 août
En route pour la ville de Zacatecas. Selon google il faut prévoir 5 heures et selon TomTom 7 heures. Nous sommes donc inquiets car nous avions prévu la visite d'un musée l'après midi. La route s'avère bonne, comme aux USA les gens roulent beaucoup plus vite que la vitesse autorisée et nous arrivons comme prévu par google. Nous sommes étonnés par le nombre de barrages routiers au moins une demi-douzaine avec contrôle des véhicules par l'armée, mais, sans doute prévenus par la douanes qu'il y avait des affreux venus de France, nous n'avons pas été inquiétés. (Je plaisante évidemment). A l'arrivée, immédiatement le Serpent à plumes tombe sous le charme de cette cité aux petites maisons colorées et aux ruelles étroites. Nous visitons un musée superbe, ancien monastère en granit rose comme le reste de la ville déclarée en 1993 patrimoine mondial de l'Unesco. Il règne dans la ville une atmosphère de grande festivité et nous apprenons que nous sommes tombés pendant le festival de la musique traditionnelle. Nous avons donc passé la soirée dans la rue au milieu de la foule.
Jeudi 1° août
Nous venons d'arriver au Mexique, et couchons à Monterrey une ville totalement déconseillée par le ministère des affaires étrangères français et nous avons donc choisi l'hôtel Intercontinental car il est situé dans une zone moins dangereuse que les autres et nous étions surs que le GPS le trouverait sans problème.
Bien nous en a pris car nous avons connu depuis le début d'après midi un véritable cauchemar. Nous avons invoqué papa, maman, le bon Dieu et ses Saints. Tout s'est bien terminé et nous allons nous coucher le ventre vide mais après un bon bain dans la piscine et le jacuzzi.
Passage de la douane mexicaine. Comme chaque fois que nous passons une frontière, il nous faut obtenir un tampon sur le carnet de douane de la voiture. Là, c'est la descente aux enfers. On nous dirige vers un bâtiment situé à plusieurs kilomètres . Quand je dis dirige, en fait on nous donne des indications qui compte tenu de l'espagnol du Serpent à Plumes et de la déesse des fleurs nous a permis de nous perdre et de commencer par une bonne dose d'angoisse histoire de nous mettre en condition s'il en était besoin.
Enfin nous arrivons et passons au guichet n°1 où, moyennant finance on nous fait des photocopies de tous nos papiers (nous en avions pourtant) puis on nous fait signe d'aller au guichet 4. Là, on nous remet un papier à remplir avec instruction de refaire la queue une fois que ce serait fait. Entre temps la file s'était largement allongée, mais bon, nous restions optimistes. Une fois arrivés, s'établit un dialogue de sourds. Nous voulions un tampon, ils voulaient nous faire payer un nombre incalculable de choses dont nous ne comprenions pas l'utilité. Bref, nous sortons nos dollars pour avoir un permis et une nouvelle fois sortons notre papier pour qu'il nous le tamponne. Comme les autres douaniers, il n'avait jamais vu un tel document et se met en devoir de l'examiner un bon quart d'heure et nous dit d'aller guichet 4.Miracle à ce guichet, pas de queue. Nous réclamons une nouvelle fois notre tampon, examen minutieux et très long de notre document et conclusion retour au guichet 4. Nous protestons une fois de plus, les gens s'en mêlent histoire de nous aider en trouvant un langage compréhensible pour expliquer notre problème à l'employé qui finit par se déplacer pour palabrer avec le guichet 4.
Rien à faire il fallait y retourner. Le serpent à plumes passe devant 50 personnes qui attendaient patiemment leur tour et ne protestent même pas, pour nous entendre dire que c'était surement le guichet 3 et que de toute façon ils ne pouvaient rien pour nous.
Avec mes trois mots d'espagnol je leur ai baragouiné que je comprenais bien leur problème, que j'étais d'accord sur tout, et qu'ils veuillent bien seulement me dire exactement qui m'apposerait ce tampon, et où. Nous nous sommes positionnés aimablement mais fermement devant le guichet et ils ont compris que nous n'en bougerions plus.
Bref, la concertations entre employés des douanes a cette fois vraiment commencé, l'un d'entre eux a disparu avec nos papiers, et quelque temps après un autre nous a dit qu'il était parti voir le chef et que nous pouvions nous éloigner en attendant d'être appelés.
Après encore quelques péripéties, miracle, on nous fait rentrer dans le bureau du chef auquel nous avons du recommencer nos explications et faire sentir que si nous n'avions pas le fameux tampon qui ne les engageait en rien, nous serions fusillés en France, le prix de la voiture que nous avions laissé en caution confisqué, parce que le gouvernement voulait savoir quels étaient les pays que nous avions traversé. Je n'ai pas lésiné pour faire sentir mon désespoir.
J'allais sortir mon mouchoir lorsqu'il a décroché son téléphone pour appeler son propre chef et lui expliquer la situation. Il a magistralement plaidé notre cause, expliqué que nous étions d'accord pour payer tout ce que l'on nous demanderait et nous sommes ressortis sans le tampon mais avec l'assurance qu'une fois que nous aurions acquitté tous nos devoirs financiers nous l'aurions.
Nous avons donc versé une caution de 400 dollars plus un droit de 48 dollars, mais quand on a voulu nous faire encore payer un soi disant permis, là, je n'ai plus du tout compris l'espagnol. Plus bouchée que moi, pas possible, et la queue prenait des proportions dantesques d'autant que nos deux premières cartes de crédit ne fonctionnaient pas et que la troisième était dans la voiture qu'il fallait aller chercher. Elle a cédé, et nous sommes repartis. 4 heures de palabres!
Lorsque nous avions quitté les USA, le douanier nous avait dit de faire attention, dans les guides, il était dit d'être très prudents et de ne surtout pas circuler la nuit ce qui s'avérait maintenant impossible vu l'heure.
Pour couronner le tout nous traversons après la frontière la ville de Laredo Nuevo, et une misère épouvantable, avec de nombreuses maisons en ruine.
Bref, après trois heures de conduite dans un pays inconnu, des routes où il manque sur la chaussée une plaque d'égouts sur 5, des échangeurs aussi nombreux qu'au Texas, des sous-terrains, une conduite des mexicains que je ne qualifierai pas, des travaux dans la ville, des déviations et surtout des convois incessants de pick-ups chargés de militaires cagoulés armés jusqu'aux dents la mitraillette dressée vers les voitures cherchant l’ennemi, nous étions verts de peur en arrivant à l'hôtel. Sachez d'ailleurs que la nuit, personne ne s'arrête en ville aux feux rouge par mesure de sécurité et qu'une voiture nous précédant avait carrément mis ses warning.
Avant nous étions au Texas
Quelques mots sur l'histoire du Mexique.
Je vais tenter en 3 lignes (un-peu plus) de résumer 3000 ans d'histoire du Mexique.
Autant dire qu'il ne faudrait qu'un prof. d'histoire le lise.
- 1800 à 250 avant J.C. période préclassique superbes temples déjà dont Monte Alban (visité)
Disparition de ces villes désertées par leur population pour des raisons inconnues.
- 250 à 900 après J.C. période classique, age d'or de la civilisation Maya.Temples de Teotihuacan. Déclin semble t-il brutal. les villes sont abandonnées. Les experts pensent que du fait du développent important des villes, le sol s'est appauvri entraînant la famine et ds révoltes.
- 1428 à 1521 empire Aztèque.
- 1519 à 1821 arrivée des espagnols et colonisation
- 1821 indépendance du Mexique et succession de dictatures.
- 1854 Benito Juarez, réformes, confiscation des biens de l'Eglise.
- 1876 à 1911 développement et progrès du pays, mais très grandes disparités entre le nord et le sud
- 1911 à 1934 Révolution populaire à tendance marxiste avec Pancho Villa. Instabilité politique avec à la tête du pouvoir successivement plusieurs chefs révolutionnaires.
- 1934 Lazaro Cardenas, réforme agraire, distribution de 23 millions d'ha , création de grands syndicats, nationalisation des compagnies étrangères.
Depuis cette époque, divers gouvernements de gauche, nombreuses réformes et redistribution de terre.
Ceci n'a pas mis fin aux grandes disparités entre les régions et les ethnies.
Différentes causes,dont entre autre, une corruption terrible, le désir de certains indiens de conserver leur mode de vie et surtout une démographie galopante en voie de stabilisation.
Le Serpent à Plumes est dans la civilisation Maya le Dieu du vent, le symbole de la vie, de la lumière, un mouvement et de l'eau
Le Mexique est-il si dangereux qu'on le dit? Un blog:
http://www.voyagemexico.com/securite-le-mexique-est-il-dangereux/
pose la question.
Le site du ministère des affaires étrangères propose la carte ci-jointe.
Il faut,comme tout relativiser, ne pas tomber dans la parano mais prendre des précautions.