Le lamarckisme et les débuts de l'évolution
Eder Esteban Rubio, 2BACH EXC
Eder Esteban Rubio, 2BACH EXC
ABSTRACT
Lamarckism is an early 19th century evolutionary theory published by the French biologist Jean-Baptiste Lamarck (1744-1829). This theory was severely attacked and subsequently eclipsed by the theory of the English scientist Charles Darwin (1809-1882), which we accept to this day. However, recent experiments have shown its possible implication in the field of epigenetics. Finally, we will look at Lamarck's ecological facet and the results of a survey carried out to find out actual people's opinions on environmental problems, their possible solutions and their importance in the development of the human species.
Keywords: evolution, changes, genetics, ecology.
INTRODUCTION
J'ai choisi ce thème parce que la biologie est une matière passionnante pour moi. J'aime aussi les langues, en particulier le français, car je pense qu'elles m'aident à exprimer ce que je ressens n'importe où dans le monde. En particulier, j'ai choisi le thème du lamarckisme parce que le personnage est d'origine française et parce que le sujet de l'évolution m'intéresse beaucoup.
Le but de mon travail est d'expliquer comment le lamarckisme est apparu et les problèmes qu’il a rencontrés à ses débuts. J'aimerais également étudier le lamarckisme aujourd'hui et voir s'il est présent dans certains domaines de l'évolution, même s'il semble dépassé.
D'abord, je me concentrerai sur la recherche d'informations sur Internet à propos des objectifs décrits ci-dessus et je les organiserai. Ensuite, j'approfondirai chaque sujet. Pour ce faire, j'utiliserai différents sites web pour parvenir à un certain nombre de conclusions. Enfin, je ferai une enquête sur l’écologie aujourd’hui aux personnes qui m'entourent avec l’application Google Forms.
Bien que l'idée d'évolution soit apparue à l'époque moderne, on peut en observer des fragments tout au long de l'histoire. Depuis la Grèce antique et Aristote, en passant par Augustin d'Hippone et la Renaissance, jusqu'à l'épanouissement des sciences au siècle des Lumières. Toutes ces théories sont expliquées en profondeur dans la deuxième partie de mon projet.
Jean-Baptiste-Pierre-Antoine de Monet, chevalier de Lamarck, est un scientifique connu grâce à sa théorie de l'évolution et pour des ouvrages importants comme Philosophie zoologique (1809) et Histoire naturelle des animaux sans vertèbres (1815). Un fait intéressant, Lamarck a été le premier à appeler la science de la vie “biologie”.
Pendant sa vie, il n’a pas été très reconnu et il a reçu de nombreuses critiques de la part d’autres scientifiques comme Cuvier, Mendel et Weismann. Même Napoléon s’est moqué de lui en public! Cela contraste avec le soutien que Darwin recevra plus tard en Angleterre.
Sa fille, touchée par ce manque de reconnaissance, a écrit sur un monument en son honneur au Jardin des Plantes de Paris: “La postérité vous admirera, elle vous vengera, mon père”.
Lamarck a proposé deux grandes lois dans sa théorie:
Les changements ne se produisent pas par hasard, mais se produisent seulement dans un milieu qui change. De plus, ces changements sont progressifs: la vie a commencé avec des organismes simples et elle a évolué vers des formes plus complexes.
La vie essaie toujours de se différencier le plus possible à chaque stade de l'évolution.
Il a aussi défini deux principes importants:
"La fonction crée l'organe”: un organe se développe ou s’atrophie selon son emploi. De cette manière, les caractéristiques des êtres vivants peuvent changer en réponse à leurs besoins et à leurs habitudes.
"Les caractères acquis sont héréditaires": les modifications qu’un individu obtient au cours de sa vie peuvent être transmises à ses descendants.
L’exemple qu’il utilise et qui est le plus connu c’est le cou de la girafe. Lamarck expliquait que les ancêtres des girafes avaient un cou très court parce qu’elles mangeaient de l'herbe et des buissons bas. Mais quand cette nourriture s’est raréfiée, elles ont commencé à allonger leur cou pour attraper les feuilles des arbres. Avec le temps, ces changements ont été transmis aux générations suivantes, donnant les girafes au long cou que nous connaissons aujourd'hui.
Charles Robert Darwin est un scientifique qui a voyagé à bord du HMS Beagle pour observer la faune et la flore du monde entier. Ce voyage lui a permis de développer ses idées, qu’il a ensuite publiées dans L’Origine des espèces en 1859. Contrairement à Lamarck, Darwin a reçu le soutien financier de la Couronne anglaise, ce qui lui a donné plus d’opportunités.
D’après lui, l’évolution est guidée par un processus appelé sélection naturelle. Ce mécanisme favorise les individus les mieux adaptés à leur environnement.
Les principales différences entre la théorie de Lamarck et celle de Darwin sont la manière dont ils expliquent l'origine de la vie, les mécanismes de l'évolution et la transmission des modifications à la descendance.
Lamarck pensait que les organismes les plus simples apparaissaient constamment par génération spontanée ou directe et qu’ils devenaient de plus en plus complexes. Il croyait aussi que plusieurs lignes d'évolution parallèles ont émergé sans aucune parenté généalogique entre elles, c‘est pourquoi, selon lui, il n'y a pas d'ancêtre commun à tous les êtres vivants.
Darwin, au contraire, rejetait l’idée de génération spontanée permanente parce que la vie ne peut apparaître que très lentement dans un monde sans vie ou abiotique. Il affirmait aussi que tous les êtres vivants descendaient d’un ancêtre commun.
Pour Lamarck, les changements chez les individus viennent des besoins causés par l’environnement. Ces besoins entraînent des efforts, qui créent de nouvelles habitudes. Il pensait aussi que le “moteur” de l’évolution était la tendance à la complexification et que l’extinction des espèces n’arrivait que par l’action humaine.
Pour Darwin, les variations sont aléatoires et elles ne viennent pas d’un besoin particulier. Il refusait l’idée d’une tendance à la complexification et expliquait que l’évolution dépend uniquement de la sélection naturelle et des variations héréditaires. Il acceptait aussi que les espèces puissent disparaître naturellement.
Lamarck disait que les caractéristiques acquises au cours de la vie étaient transmises aux descendants. Même si elles ne semblaient pas héréditaires, elles finissaient par jouer un rôle dans l’évolution.
Darwin ne rejetait pas totalement cette idée, mais il la considérait comme secondaire. Pour lui, seules les variations héréditaires, que l’on appelle aujourd’hui génétiques, sont vraiment importantes pour l’évolution.
Après la publication de L'Origine des espèces, la théorie de Lamarck a été rejetée et ridiculisée. Cependant, certains scientifiques trouvaient que la sélection naturelle seule n’expliquait pas tout. Par exemple, ils se demandaient comment certaines espèces avaient évolué aussi vite ou comment certaines adaptations semblaient directement liées à l’environnement. C’est ainsi que le néo-lamarckisme est apparu à la fin du XIXe siècle, surtout en France, en Allemagne et aux États-Unis. Cette théorie était une réinterprétation des idées de Lamarck, mais en intégrant de nouvelles observations scientifiques, comme la sélection naturelle.
Même si le néo-lamarckisme a été fortement attaqué en tant que théorie évolutionniste, la découverte de l'épigénétique a relancé l’intérêt pour l’influence de l’environnement sur l’hérédité. L’épigénétique est la science qui étudie les changements dans l'expression des gènes à cause des facteurs environnementaux qui peuvent être transmis aux prochaines générations sans altérer la séquence d'ADN. Elle s'apparente au néo-lamarckisme, mais l'épigénétique repose sur des mécanismes moléculaires bien étudiés et elle ne contredit pas la synthèse moderne de l'évolution.
Contrairement aux mutations génétiques, les modifications épigénétiques ne changent pas la séquence de l’ADN. Elles fonctionnent grâce à des groupes chimiques qui se fixent sur les protéines appelées histones de l’ADN, ce qui influence l’expression des gènes. Un bon exemple est l’expérience avec les souris Agouti. Normalement, ces souris ont un pelage jaune, mais si elles mangent des aliments riches en groupes méthyles, leur couleur devient brune. Ce changement est héréditaire, bien que l’ADN des souris reste le même.
Nous avons vu que Lamarck était un révolutionnaire avec sa théorie de l’évolution, mais il l’était aussi pour une autre raison, souvent oubliée: sa facette écologique. Il avait déjà écrit que l’homme, par son égoïsme, mettait sa propre survie en danger en détruisant la nature. C’était une idée très novatrice pour son époque, surtout si on le compare à un autre scientifique, Georges Buffon, qui pensait que “la bonne nature est celle qui est maîtrisée par la main de l’homme”.
Lamarck expliquait aussi que, puisque l’environnement change constamment, les organismes doivent s’adapter pour survivre. Cette idée est aujourd’hui une des bases de l’écologie, qui étudie les relations entre les êtres vivants et leur milieu.
À partir de cette perspective écologique de Lamarck, on a réalisé une enquête qui a recueilli un total de plus de 150 réponses. L’objectif était de voir à quel point la société est consciente des problèmes écologiques et comment cela affecte notre quotidien. Les personnes interrogées ont répondu à plusieurs questions sur l'écologie, dont les résultats sont présentés dans la section 6.1. de mon travail. Mais ce qui nous intéresse le plus maintenant, c'est la dernière question: pensez-vous que les problèmes écologiques influent sur le développement de l'espèce humaine? Elle est la plus importante parce qu’elle a donné lieu à une réflexion et elle nous mène au sujet principal de ce travail de recherche, c’est à dire, l’évolution.
À cette question, presque tout le monde a répondu “oui”. La plus grande inquiétude concerne l’avenir des générations futures, car la planète est de plus en plus polluée et abîmée. Certains pensent que si on ne fait rien rapidement, l’extinction de l’humanité pourrait devenir une réalité. Ces problèmes ont des effets négatifs directs sur nous:
En outre, les effets du changement climatique ne sont pas les mêmes pour tout le monde. Ceux qui souffrent le plus sont les plus défavorisés, même s'ils polluent le moins, car les pays riches les exploitent pour obtenir des ressources précieuses. D’ailleurs, face aux catastrophes climatiques, ils ne peuvent pas se défendre aussi bien que les pays plus développés. On voit déjà des conséquences dramatiques, comme des famines et des migrations forcées dans certaines régions du monde pour tenter de survivre. Certains exemples se trouvent en Afrique subsaharienne, en Asie du Sud et en Amérique latine.
Un autre argument qui revient souvent est le devoir de prendre soin de la nature car tout est lié, c'est une chaîne. Si une espèce est touchée, c’est tout l’écosystème qui est en danger (effet domino). Si nous ne faisons pas attention à l’environnement, nous seront les suivants et risquons notre perte…
Premièrement, même si nous avons vu que le lamarckisme n'est pas la théorie idéale pour expliquer l'évolution, elle est intéressante dans le domaine de l'épigénétique. Néanmoins, il y a encore beaucoup de chemin à parcourir pour continuer à comprendre ce qu'est l'évolution. D'ailleurs, j'aimerais poursuivre mes études dans ce domaine pour découvrir d'où l’on vient et où l’on va en tenant compte de l'influence de notre environnement.
Deuxièmement, il est clair que protéger notre planète est essentiel pour notre avenir en tant qu’espèce humaine. Même si une grande partie de la population est consciente des effets du changement climatique, on a besoin de la collaboration et de l'aide de tous pour vivre dans un monde plus propre, plus sûr et plus juste.
La question reste ouverte parce qu’il en reste encore de nombreuses à explorer tout comme de nouvelles recherches à mener. Je vous invite également à prendre soin de notre maison commune, notre chère planète Terre, car on ne pourrait pas survivre sans elle et c'est le devoir de chacun que de sauvegarder la terre qui nous a donné la vie.