Les enfants représentent la force vive de l’Archipel. Ils en sont en tout cas la raison d’être. Nous avons donc eu spontanément envie de leur accorder une place centrale dans notre film et avons choisi deux d’entre eux.

Deux ados de 13 ans, une fille, un garçon, arrivés à l’Archipel accompagné chacun d’un de leurs parents. Djibi est un garçon seul avec sa mère, Ange une fille seule avec son père. Tous les deux sont collégiens. Ils ont le conformisme des enfants de leur âge avec en plus le « secret » de leur lieu de vie. Ils habitent au 115 comme ils disent. Ce qui, dans l’espace social, leur confère un statut « d’invisible ».

Ce sont deux ados d’une grande maturité acquise au contact des aléas traversés. Mais deux ados qui gardent évidemment aussi leur part d’enfance. Et de rêves sans limites. Ils encaissent, mais ils incarnent l’insouciance. Ils sont connectés à leur corps, à leur ressenti, ils sont spontanés et dans le présent.

Par conséquent, le monde vu à travers leur prisme est très intéressant. Ils vivent le monde de façon plus archaïque, quand ils regardent, ils ouvrent les yeux plus grands.

Dans les différents ateliers qui leur sont proposés, ils accouchent de choses époustouflantes même s’ils n’en ont pas forcément conscience.

Djibi et Ange livrent leurs regards et leurs perceptions à travers leurs écrits dans les ateliers d’écriture et de chant :