SALVADOR DALI
GRAND MANIERISTE : PITRE OU GENIE ?
Par Jean-Paul SALLES
Docteur en Histoire et licencié d’Histoire de l’Art
à la Faculté des lettres de La Rochelle
Avec ses moustaches démesurées en paratonnerre, DALI a soigné son image de pitre. Mais l’artiste puissant et inventif ne l’emporte-t-il pas sur l’irritant farceur ?
Né en 1904 à Figueres, non loin de la Barcelone moderniste de Gaudi, le voici dès 1927 dans le Paris des années folles. Dans cette ville de toutes les audaces artistiques, il se lie pendant une dizaine d’années au mouvement surréaliste.
Réfugié aux Etats-Unis pendant la seconde guerre mondiale, il diversifia ses activités, réalisant même à New York la vitrine d’un grand magasin.
Après la guerre, il revint au classicisme et produisit un certain nombre de tableaux religieux. Il aura eu le temps avant sa mort de créer un musée dalinien à sa gloire.