La scène est connue :
Il est 18h30. Vous êtes fatigué·e de votre journée.
Votre enfant rentre du collège et traîne devant ses cahiers.
Les devoirs deviennent vite une lutte.
→ Vous perdez patience.
→ Vous vous en voulez d’avoir crié.
→ La culpabilité s’installe.
Bonne nouvelle : il existe des solutions concrètes.
Dans cet article à deux voix, une praticienne en hypnose, Prisca CAZAL et une coach scolaire, Céline DRAUS, vous donnent leurs clés pour transformer le moment des devoirs en un temps d’apprentissage… et de sérénité.
Le regard de Prisca :
La culpabilité n’est pas une identité, c’est un signal.
Quand vous vous reprochez d’avoir crié ou de ne pas avoir assez de patience, cela signifie:
“Quelque chose dans ma manière de réagir n’est pas aligné avec mes valeurs.”
Mais si cette émotion n’est pas transformée, elle devient un sac invisible rempli de pierres.
Vous vous épuisez… et vos enfants, qui observent tout, finissent par porter ce poids à leur tour.
Le regard de Céline :
Beaucoup d’enfants croient que c’est de leur faute si le parent s’énerve.
Lorsqu’ils entendent : « Tu ne fais jamais d’efforts », ils traduisent : « Je ne suis pas assez bien ».
C’est ainsi que la culpabilité parentale peut nourrir la peur de l’échec et bloquer la motivation scolaire.
À retenir :
La culpabilité n’est pas une preuve que vous êtes un mauvais parent.
C’est un signal qu’il est temps de changer d’approche.
Le regard de Prisca :
Passer à la responsabilité, c’est reconnaître :
« J’ai crié »
« Ce n’était pas juste »
« Je vais essayer autrement, comment voudrais-tu qu’on agisse ensemble la prochaine fois »
Cette posture enseigne à vos enfants qu’on peut se tromper, réparer et évoluer et coopérer.
Vous êtes aussi à l’écoute de ses besoins.
Le regard de Céline : Côté devoirs, cette bascule change tout.
Quand le parent assume sans s’autoflageller, l’enfant se sent en sécurité et peut se concentrer.
Les devoirs cessent d’être un champ de bataille et deviennent un terrain d’expérimentation.
À retenir :
Vos enfants n’ont pas besoin d’un parent parfait.
Ils ont besoin d’un parent qui assume, ajuste et avance.
1. Nommer sans juger
Prisca : remplacer le « Je suis nul.le comme parent », dites simplement « J’ai crié ».
Céline : remplacer le « Tu es paresseux », dites « Je vois que tu n’arrives pas à commencer ».
Cela ouvre la porte au dialogue au lieu de renforcer la culpabilité.
2. Créer des micro-rituels apaisants
Prisca : pause respiration, mouvement ou écoute d’un audio pour relâcher la tension, mettez vous en condition comme un athlète se prépare trouver des musiques
Céline : instaurer un rituel fixe (goûter, 10 min de pause, puis devoirs) pour cadrer sans pression.
3. Valoriser l’effort plutôt que le résultat
Prisca : félicitez-vous, vous-même d’avoir essayé de rester calme. D'un point de vue neuroscientifique cela indique au cerveau vers quel état on a envie d'aller à chaque fois qu'on le fait le cerveau ce dit" OK" donc on va lui donner plus d'occasion d'éprouver ce ressenti.
Ce sont les 2 faces d une même pièce l'une orientée vers la satisfaction qui entraîne dans une spirale vertueuse et l'autre vers la culpabilité qui entraîne vers le cercle vicieux.
Céline: félicitez votre enfant pour l’effort fourni, même si tout n’est pas parfait.
4. Adapter l’aide au profil d’apprentissage
Céline : certains enfants mémorisent mieux en bougeant, d’autres en répétant à voix haute, d’autres en dessinant.
Identifier son profil d’apprentissage, c’est éviter les luttes inutiles et retrouver de l’efficacité.
À retenir :
Les devoirs peuvent changer de dynamique.
Avec des rituels, de la bienveillance et une méthode adaptée, ils redeviennent un moment de croissance.
Prisca:
L’hypnose et l’auto-hypnose aident les parents à déposer leurs sacs de culpabilité et à retrouver une présence calme, stable et rassurante.
Céline :
Le coaching scolaire aide l’enfant à déposer ses propres fardeaux : peur de l’échec, manque de confiance, mauvaises méthodes de travail.
Ensemble, ces deux approches créent une spirale vertueuse : parent apaisé + enfant confiant.
Vous avez le choix :
continuer à porter seul·e le poids des devoirs,
ou transformer ce moment en un espace partagé, où chacun apprend à réguler ses émotions et à progresser.
Vos enfants n’ont pas besoin de perfection.
Ils ont besoin de voir que l’erreur n’est pas un échec, mais un tremplin.
🎧 Pour vous y aider, nous vous offrons un audio guidé pour lâcher prise avant les devoirs.
Un temps court, simple, pour déposer les tensions et retrouver le calme.
1. Dois-je rester à côté de mon enfant pendant tous ses devoirs ?
Non, cela dépend de son autonomie. Certains enfants ont besoin de votre présence rassurante, d’autres gagnent en efficacité avec de l’autonomie progressive.
2. Comment réagir s’il refuse de travailler ?
Évitez la confrontation directe. Proposez une pause courte, recentrez l’attention avec un rituel (respiration, marche, étirement), puis redonnez une consigne claire.
3. Comment éviter que les devoirs deviennent un conflit chaque soir ?
En instaurant un cadre régulier (horaire, durée, espace), en valorisant l’effort, et en adaptant la méthode au profil d’apprentissage de votre enfant.
4. Et si je n’ai pas la patience ?
Vous n’êtes pas seul·e. L’hypnose peut vous aider à relâcher la pression, et le coaching scolaire permet à votre enfant de trouver ses propres clés d’apprentissage.