ATELIER H1 : Pratiques de formation
Numérique
Salle IC 201
Contributeurs: Rachel BUCAILLE - Gilles CHIRON - Amandine GEVAS - ISFEC Bourgogne Franche Comté
Type : communication
Alors que la formation à distance est solidement ancrée dans les pratiques des entreprises, le secteur de la formation des enseignants semble encore marqué par quelques réticences. Cependant, depuis la crise sanitaire, une demande croissante en e-learning se fait sentir parmi les apprenants. Conscients de ces évolutions, notre organisme de formation s'engage à modifier ses pratiques en prenant davantage en compte les enjeux environnementaux et en maintenant des dispositifs de formation efficients et de qualité.
Par ailleurs, le projet DEFFINUM enclenché au sein des ISFEC « Vers un écosystème numérique de formation des formateurs de l’Enseignement catholique » doit, prioritairement, s’orienter vers le développement des compétences professionnelles des formateurs dans le but de la digitalisation de l’offre de formation.
Ainsi, en amont de la création de cet écosystème virtuel, pour répondre à la demande institutionnelle de création d’un module de formation prépa-concours à distance nous menons notre recherche-action avec le groupe de formateurs concernés en ciblant la posture du formateur à distance et en créant un espace relationnel propice aux apprentissages
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Les enseignants en période de crise sanitaire: l'émergence de leurs arts de faire numérique
Contributrice : Stéphanie CHAUVEAU- ISFEC La Salle Mounier
Type : communication
Alors que la première période de confinement, due à la crise sanitaire de la COVID-19, a conduit le ministère de l’Éducation nationale à imposer une continuité pédagogique aux écoles et aux enseignants, ceux-ci ont dû faire preuve d’inventivité, d’adaptabilité et de bricolage relevant d’un certain art de faire (Certeau & Giard, 1990).
Cette situation inédite a mis en lumière des écarts importants dans la traduction des enseignants face à cette contrainte (Tessier & Trémion, 2023). Ils ont majoritairement dû faire appel à des compétences numériques pour maintenir a minima une relation pédagogique.
Dans ce contexte, nous nous demandons quel est l’apport des formations vécues par les enseignants pour faire face à ces situations inédites. Afin de récolter ces représentations et de tenter de les cartographier, nous avons mené des entretiens semi-directifs auprès d’enseignants qui ont vécu cette période particulière.
ATELIER I1 : Pratiques de classe, d'établissement
Prévention du décrochage / Inclusion
Salle IC 202
Contributeur : Eric MUTABAZI - IFUCOME
Type : communication
Selon le ministère de l’Education nationale, les élèves décrocheurs sont estimés à 140 000 en moyenne chaque année en France. Le décrochage scolaire touche les élèves issus des familles défavorisées en particulier, car 5% des décrocheurs sont des enfants de cadres contre 60% d’enfants d’ouvriers sans revenus (Cornière, 2017). Les effets du décrochage sont multiples. Nous pouvons notamment évoquer des difficultés personnelles, sociales et économiques. Pour lutter contre le décrochage, certains dispositifs et méthodes d’enseignement et d’apprentissage ont été conçus et déployés auprès de ces élèves en difficulté : les pratiques des écoles alternatives (Viaud, 2005 ; Cedelle, 2008), des dispositifs relais (Hugon et Pain, 2002), des structures spécifiques pour décrocheurs (Longhi et Guibert, 2003), etc. Lors d’une enquête réalisée au sein d’un collège rural à l’Ouest de la France (Khasanzyanova & Mutabazi, 2023), nous avons choisi de donner la parole à des élèves (entretien semi-directif) identifiés comme en situation de décrochage afin de comprendre l’accompagnement proposé par leur école et leurs familles.
Dans notre communication, nous tenterons de répondre aux questions suivantes : Quelles sont les difficultés de ces élèves dans les apprentissages ? Quel type d’accompagnement est proposé par les enseignants pour les surmonter ? Que font les parents face à leurs difficultés ? Quel type de relation perçoivent-ils entre leurs parents et l’école ? D’une manière générale, il ressort dans cette étude que le nœud de l’accompagnement de ces jeunes pourrait se baser sur une relation d’alliance entre parents et enseignants (Potvin Pinard et Tièche Christinat, 2012) fondée sur une pratique pédagogique « respectueuse de l’expression de chacun » (Ott, 2007).
Cette alliance pourrait faciliter l’expérience scolaire individuelle et la réussite scolaire des élèves en général et ceux des élèves en difficulté d’apprentissage en particulier.
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Être et faire ressource en education inclusive en etablissement scolaire : analyse de moments d’activite interactionnelle
Contributeur : Bruno GRAVE - ISFEC Saint JOSEPH
Type : communication
Les textes officiels de 2017, instituant le CAPPEI, confèrent aux enseignants spécialisés une fonction de personne-ressource en éducation inclusive pour répondre aux besoins et venir en aide aux différents acteurs de l’école : parents, collègues enseignants, chef d’établissement, intervenants, etc. Quelques premières études (Dufournet Coestier et Champain, 2019 ; Masse et Thomazet, 2019 ; Ferré et Bedoin, 2021 ; Leroyer et Midelet, 2020, 2021) montrent que ces évolutions de pratique ne sont pas aussi simples, faciles et effectives.
D’une part, le changement de l’intégration scolaire à l’inclusion scolaire (2005/2013) puis à l’éducation inclusive (2017) a globalement été freiné par le « maintien des cadres antérieurs » (Garnier, 2016). En exemple, on citera la difficile transformation d’un fonctionnement de classe à celui d’un dispositif. D’autre part, les injonctions comme celle, pour les enseignants spécialisés, d’un temps plus important à agir dans les classes et dans l’organisation prévue par le titulaire, ne vont pas d’elles-mêmes : elles reposent sur la nécessaire collaboration entre professionnels. Bref, ces prescriptions reconfigurent des pratiques et leurs principes organisateurs (par exemple, en termes de répartition de la responsabilité pédagogique). Enfin, les questions de la légitimité, de la reconnaissance et du positionnement des enseignants spécialisés personne-ressource par rapport aux collègues enseignants sont loin d’avoir des réponses immédiates et unanimes : expert, maître supplémentaire, conseiller pédagogique, formateur ? « L’identité professionnelle est plurielle. Elle se situe dans un entre-deux et dans un ni, ni. » (Ferré et Bedoin, 2021, p. 241).
Que mobilisent donc les enseignants spécialisés pour se faire connaître, se positionner, agir en personnes-ressources de/pour l’éducation inclusive ? Notre étude a pour finalité d’appréhender le travail réel de ces enseignants dans cette fonction, d’en comprendre les ressorts pour en déduire quelques éléments pouvant servir la formation de ces professionnels. Pour cela, une formation recherche-action collaborative, est mise en œuvre de 2021 à 2024, réunissant des enseignants spécialisés ou chargés de mission, des enseignants et un formateur-chercheur. Au cœur de ce dispositif relevant de la didactique professionnelle et plus précisément de l’analyse de l’activité interactionnelle, des moments enregistrés (fichiers vidéos) donnent lieu à différents niveaux d’analyse, d’explicitation et de co-explicitation entre acteurs pour repérer les invariances de l’activité réelle.
ATELIER J1 :
Pratiques de recherche / Pratiques de classe
Salle IC 203
Contributrices : Christelle DELAPLACE, Béatrice NOEL-LEPELLETIER - IFUCOME
Type : communication
Selon Barbier (2009), la formation pour adultes vise des transformations d’activités des participants donnant lieu à certaines valorisations. Dans ce sens, le Diplôme d’Université Neurosciences et apprentissages tout au long de la vie s’adresse principalement aux enseignants, formateurs et professionnels de l’accompagnement et du soin. La recherche réalisée se propose d’étudier les transformations des personnes ayant suivi cette formation universitaire, selon une approche phénoménologique qui analyse les motivations de départ, l’expérience vécue des étudiants et l’impact de ce parcours universitaire sur leur pratique et leur parcours professionnels, voire sur leur développement personnel. Le cadre théorique croise les travaux concernant la formation des adultes (Barbier, 2009 ; Boutinet, 2007 ; Carré & Caspar, 2017) et l’approche philosophique de Ricoeur (Ricoeur, 1990). Les résultats d’un questionnaire envoyé aux anciens étudiants mettent en évidence les apports positifs de la formation tant sur le plan professionnel que personnel. Concernant les obstacles identifiés, le manque de temps et la difficulté à répondre aux exigences d’un travail universitaire sont les difficultés les plus citées. Du point de vue des facilitateurs, les répondants plébiscitent la force du groupe et l’accompagnement de l’entourage et des acteurs de la formation.
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Concevoir et intégrer des jeux en classe : quel gain de compétences chez l'enseignant ?
Contributeurs : Laurent FOUCHER et Cédric BRULE - ISFEC Bretagne Type : communication
Depuis de nombreuses années, le jeu dans les apprentissages est abordé dans les parcours de formation comme objet d’étude ou support d’animation. Dans cette dynamique, un projet de recherche sur cette thématique a été mené pendant deux ans par le biais d’une Recherche-Action Collaborative (R.A.C). Précisément, celui-ci porte sur l’usage des jeux asymétriques (rôles des joueurs différenciés) en classe.
L’équipe de pilotage, composée de 3 chercheurs et deux formateurs, a accompagné une cohorte d’une douzaine d’enseignants bretons des premier et second degrés. Ce parcours a permis aux enseignants et aux chercheurs d’élaborer ensemble une problématique de recherche, de créer et d’animer des séances de jeux et de vivre des temps de partage et d’échange (Game Jam, colloque). La question de recherche s’est intéressée à la posture professionnelle de l’enseignant.
ATELIER K1 : Pratiques de classe
Didactique du français
Salle IC 301
Contributrice : Catherine BOURGOIN - ISFEC Bourgogne - FC
Type : communication
Les enquêtes internationales montrent qu’un nombre important d’élèves français éprouve des difficultés dans la compréhension fine des textes narratifs. D’autres études pointent le fait que beaucoup de jeunes lecteurs ont peu de connaissances concernant les stratégies à mobiliser et n’ont pas une représentation adéquate de ce qu’est lire. Ce sont ces deux questions que nous avons décidé de travailler à partir des cadres théoriques proposés par S. Martin et C. Tauveron. Pour le premier, la lecture est une mise en relation de voix, celles du texte et celle de l’énonciateur réel, épaisse de toutes les expériences qu’il a déjà vécues ou lues. Elle doit consister à faire sien le texte « dans sa propre voix, sa propre manière, son propre corps ». C’est une expérience esthétique à laquelle nous invite S. Martin dans la droite ligne de la pédagogie de la réponse initiée par L.-M. Rosenblatt, une expérience dans laquelle le lecteur doit engager la « conversation avec le texte ». Comment initier les élèves à cette expérience ? Comment leur permettre de dépasser l’exercice scolaire pour s’engager en tant que sujet dans cette aventure, pour les inciter à entrer en conversation avec l’oeuvre, à risquer une parole personnelle ? Mais comme la lecture est aussi, selon C. Tauveron, « un jeu interactif entre deux partenaires, un texte singulier et un lecteur singulier », comment les initier dans le 3même temps aux stratégies nécessaires pour entrer dans ce jeu ?
Nous présenterons ici la séquence construite conjointement par un binôme formatrice-enseignante, une séquence basée sur un va-et-vient entre expérience de lecture et réflexion sur la lecture. Cette séquence a donné lieu à une analyse des productions ainsi qu’à des entretiens avec les élèves. Bien que l’expérimentation n’ait pas été conduite dans le cadre d’une recherche-action rigoureuse dans la perspective d’une publication, après trois années, deux éléments se dégagent particulièrement : un fort engagement de la quasi-totalité des élèves, la création d’un outil d’évaluation diagnostique.
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La littérature jeunesse pour penser le rapport à l'existence
Contributrice : Isabelle DAGUE - IND-E
Type : communication
Quelle place pour la littérature de jeunesse dans le cursus des étudiants se destinant à l’enseignement à l’issue d’un Master MEEF (Métiers de l’Enseignement de l’Education et de la Formation) ?
C’est à cette question que la proposition de communication suivante viserait à apporter des pistes de réponses. En vue d’une future transposition en classe, nous souhaiterions faire découvrir aux professeurs des écoles en devenir l’univers des albums de littérature de jeunesse. Avant d’imaginer un scénario didactique et pédagogique avec de jeunes enfants, il s’agirait avant tout de prendre le temps de recevoir l’album pour soi, puis de réfléchir aux échos entre celui-ci et sa propre existence.
Le corpus d’albums choisis et soumis à la lecture des étudiants aurait vocation à susciter un questionnement que l’on pourrait qualifier « d’existentiel » . Les étudiants se destinant à devenir professeur des écoles, seraient alors amenés à vivre une forme de triple Mimesis au sens Ricoeurien.
Il y aurait un premier temps de réception de l’album, puis un temps de configuration avec une reformulation du récit et une sélection d’images clés. Il s’ensuivrait une refiguration en s’interrogeant l’écho avec sa propre existence, ses propres lectures. Autrement dit, il s’agirait de prévoir un espace (d’expression artistique et de paroles) pour que puisse advenir une forme de compréhension de soi qui irait au-delà de la simple interprétation.
Contributeurs : Dominique LAVAL - Delphine PEUCH-LESTRADE ISFEC AFAREC IDF
Type : communication
Une recherche-action est en cours depuis le 1er septembre 2022. Une équipe constituée d’enseignantes du primaire et d’un enseignant-chercheur travaillent l’hypothèse que la transcription d’une fable et/ou d'un conte et de sa logique en algorithmes simples pourrait favoriser la mobilisation du langage et du raisonnement, mais aussi la mémorisation du récit et sa reformulation (aspect littéraire) chez l'élève de la MS au CM2.
Sur le plan informatique, le travail porte pour l'essentiel sur la reconnaissance des variables associées à l'histoire de la fable ou du conte et à des structures de boucle si l'occasion se présente. Par ailleurs, il est aussi possible d'utiliser une instruction conditionnelle qui permettrait, entre autres, d'envisager des fins alternatives à la fable ou au conte. Les algorithmes obtenus sont alors implémentés dans un environnement numérique - ScratchJr pour les MS, GS, CE1 et CE2 - Scratch pour les CM1 et CM2 afin d'en tester leurs validités.
ATELIER L1 : Pratiques de recherche
Pratiques de formation / Professionnalisation
Salle IC 302
Contributeurs : Marie-Elise HUNYADI , Camille AMILHAT, Juliette FONTAINE, Paul LEHNER, Odile MAUFRAIS et Jean-François NORDMANN - IFUCOME
Type : communication
Cette communication vient présenter les résultats d’une recherche collective en cours, s’intéressant à la mise en œuvre d’un dispositif d’analyse de situations professionnelles (GPS) en formation initiale d’enseignants. Le dispositif a été mené auprès d’enseignants-stagiaires du premier et du second degré dans deux contextes différents (INSPE de Versailles et de Lille).
Il propose aux stagiaires un travail coopératif d’enquête et de co-écriture visant l’analyse collective et multidimentionnelle d’une situation professionnelle vécue comme problématique (Lehner et Nordmann, 2021). L’enjeu est de conduire les stagiaires à expérimenter les atouts de la coopération entre collègues et de leur permettre d’ancrer dans leur quotidien professionnel l’apprentissage de la posture de praticien réflexif (Lambert et al., 2004 ; Broccolichi et al., 2018).
L’enquête menée par sept chercheurs croise différents outils méthodologiques (observations, questionnaires, focus groupes et entretiens, analyse des écrits), dont l’analyse des données permet de confronter les intentions du dispositif à la réception qu’en ont fait les stagiaires, qui ont instrumenté ou instrumentalisé le dispositif (Rabardel, 1995) en mettant en place une diversité de formes de coopération et de collaboration (Connac, 2022) pour répondre à leurs besoins de formation.
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La recherche en Master Meef : quelles représentations de la pertinence de la démarche auprès des étudiants en master Meef parcours professeurs des écoles ?
Contributrice : GAUJOUR Karine - ISFEC Grand Est
Type : communication
La recherche en Master MEEF met l'accent sur la réalisation de travaux de recherche dans le domaine de l'éducation et de la formation. Elle vise à approfondir les connaissances des étudiants en matière d'éducation, de pédagogie, de psychologie, de l'apprentissage et d'autres domaines liés à l'enseignement.
Les étudiants acquièrent ainsi une compréhension plus fine des théories et des pratiques éducatives et développent des compétences de base nécessaires pour mener des travaux de recherche (Livian, 2015). De plus, certains projets de recherche entrepris dans le cadre du Master MEEF visent également à apporter de nouvelles connaissances au domaine de l'éducation. Les étudiants peuvent explorer des questions éducatives spécifiques, identifier des problèmes et proposer des solutions basées sur des preuves. La recherche en Master MEEF a pour objectif de renforcer la connexion entre la recherche et la pratique pédagogique.
Mais, la pertinence de ce lien entre la théorie et la pratique professionnelle est-elle identifiée par les étudiants ? Un élément central de la recherche en Master MEEF est la réalisation d'un mémoire de recherche. Les étudiants choisissent un sujet de recherche pour leur domaine d'enseignement et mènent une étude approfondie sur ce sujet. Ils sont alors encouragés à appliquer les résultats de la recherche dans leurs propres salles de classe et à réfléchir à la manière dont la recherche peut améliorer leurs méthodes d'enseignement (Delarue-Breton, 2014). Nous soulignerons l'importance du mémoire comme outil de développement des compétences professionnelles et de la réflexion critique (Rinck, 2011).
Finalement, dans quelle mesure les étudiants considèrent que cette démarche renforce leur compréhension des enjeux éducatifs et contribue à une meilleure intégration entre théorie et pratique dans leur futur rôle d'enseignants ? Cette communication se propose de répondre à ce questionnement à partir de l’exploitation d’une enquête réalisée auprès de 22 étudiants en Master Meef parcours Professeurs des écoles, à l’ISFEC Grand Est en mai 2023
ATELIER M1 : Pratiques de recherche
Pratiques de formation / Professionnalisation
Salle IC 303
Contributrice : Anne-Lise BOUCHUT -CEPEC
Type : Temps de partage
L'avènement des technologies d'intelligence artificielle (IA) dans l'éducation ouvre de nouvelles perspectives pour l'enseignement et l'apprentissage.
Cet atelier se concentre sur ChatGPT et le développement des compétences rédactionnelles d’étudiants. Depuis septembre 2023, j’accompagne des étudiants dans l’utilisation de cet outil.
De plus, j’ai collecté des données sur les usages et les représentations de ChatGPT par les étudiants au travers d’un questionnaire.
Le programme de l'atelier sera structuré autour de la présentation des avantages et inconvénients de ChatGPT, enrichi par les résultats au questionnaire. J proposerai aux participants de discuter également des stratégies pour intégrer cet outil dans l'enseignement de la rédaction, en mettant l'accent sur le développement d'une utilisation responsable et critique.
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En quoi la mise en place du DU a permis de renforcer le dispositif d’accompagnement de l’écrit professionnel des lauréats à mi-temps?
Contributeurs : BRIDE Patrice , Agnès BERTHE - Coopérative Dire le travail ; Laurence LE MAREC , David MESCHINO - ISFEC AFAREC IDF
Type : temps de partage
Parce que nous sommes convaincus qu’écrire sur ses pratiques contribue à les analyser, à les élaborer, à les développer,
parce que nous constatons que les professeurs stagiaires ont besoin de cadres qui les invitent à suspendre l’urgence permanente des cours qui s’enchainent, qui les incitent à considérer ce qui leur arrive en classe sur le temps long,
parce que nous mesurons à quel point l’entrée dans le métier enseignant relève d’une transformation identitaire et pas seulement de l’acquisition de techniques didactiques ou pédagogiques,
nous développons depuis plusieurs années, et plus encore depuis la mise en place du diplôme universitaire, un dispositif intitulé « accompagnement à l’écrit professionnel »,
passant par le recours à diverses formes d’écriture des pratiques, en particulier le récit,
passant par le recours au collectif, pour apprivoiser l’écriture dans un cadre sécurisé, pour autoriser chacun à exposer ses questions et ses difficultés, pour renforcer ses points d’assurance et contourner ses points de blocage.
Au cours de cet atelier, nous pourrons présenter les modalités de ce dispositif, les attendus de la production finale, les points forts et les questions ouvertes que nous identifions. Nous les soumettrons à la réflexion des participants, dans l’idée que nous avons à gagner à partager nos pratiques en matière d’écrits orientés vers la professionnalisation.