Le sujet de notre projet de fin d’étude s’est précisé au cours des premières semaines. Nous avons mené simultanément une exploration non-située, et une recherche territorialisée.
Sur la base d’une intuition, nos regards se sont posés sur la Baie de Somme, reconnue pour ses paysages uniques, mais aussi pour sa vulnérabilité face à la mer. En réaction à la réputation de cette partie du territoire et à la quantité de recherches qui lui sont associées, nous avons décidé de nous tourner vers le bassin versant de la Somme.
Ainsi, nous proposons de découvrir des lieux que nous ne connaissions pas pour amorcer une réflexion sur la manière dont l’eau est considérée, perçue et habitée aujourd’hui dans nos sociétés occidentales.
C’est à travers une démarche non-linéaire, qui suit les méandres de nos idées que s’est déroulée cette enquête. Cette dernière a été permise par l’utilisation de divers outils de connaissance; entretiens, lectures et films, de représentations ; porte mine, ordinateurs et caméras ; et de réstitutions, montage et dessins.
Au cœur de nos premiers échanges est rapidement survenue la remise en question de notre posture de futurs architectes comme des bâtisseur. euses / décideur.euses dans un monde artificialisé et dominé par les humains.
Nous souhaitons, à travers une approche multiscalaire, du territoire au sol, du sédiment à la vallée en passant par ses habitants ; imaginer un futur où l’équilibre serait au cœur de la vie entre les êtres humains et non-humains et les milieux qu’ils habitent.