Le récit de la libération de la Somme
Le Récit de la libération de la Somme : au départ, un document test, une carte réalisée sur du papier calque, d’un fragment du canal (visité lors du premier voyage) à l’état de décanalisation. Pour fabriquer un objet plus précis, lisible par des personnes qui ne sont pas familières avec les représentations arhcitecturales et surtout pour qu’il soit transportable, nous avons pensé à réaliser un tract.
Le tract fait office de support de discussion dans lequel figure notre propos. Précédé d’un prologue pour donner le contexte académique, ce tract à pour objectif d’être imprimable en plusieurs exemplaires et pratique à emporter lors de l’arpentage.
Le récit qui y figure est volontairement radical. Les dessins sont accessibles et mêlent différents domaines (botanique, architectural, agricole, urbain, politique ...) afin de faire réagir les futurs interlocuteur.ices.Un pacte de l’eau et les prémices d’un calendrier agricole figurent aussi dans ce tract. Ces illustrations à différentes échelles, forment un long cours d’eau libéré, le fleuve de la Somme, de 2026 à 2100.
Libérez la Somme !
Ce film fait parti d’un travail de recherche intitulé Phared’eau. Phard’eau est né d’un besoin : celui de mieux voir. Voir autrement. Ce que les projets standardisés contournent, ce que le fleuve retient en silence. Sa force, son débit, sa multiplicité, son mystère. Un fardeau, celui que le fleuve porte depuis des décennies : rectifié, canalisé, exploité. Un Phare pour nous guider sur le terrain : le récit de la libération du fleuve. Peut-être que Phard’eau, et cette désommation que nous rêvons comme un geste libérateur, ne sont qu’un leurre, que se passe t’il quand on confronte ce rêve à la réalité du terrain ? Agriculteurs, techniciens, élus, habitants, écologues — tous ont leur rapport intime, conflictuel, historique ou économique à la Somme. Le film les écoute, les confronte, et s’imprègne de leurs voix. Entre utopie et pragmatisme, fiction et enquête, le film interroge la place du projet face au vivant. Il permet de mettre en exergue les frictions que la désommation crée et celles qui existent déjà.
Les coulisses du tournage du documentaire :