Avril 2026
Nous voici repartis pour nous élancer sur ce circuit en boucle de 460 Kilomètres au départ de Traînou dans le Loiret.
Nos vélos sont prêts pour cette nouvelle aventure cyclable, empruntant des chemins de halages près des canaux, des routes et sentiers carrossables dans la campagne Nivernaise. A partir de Nevers, nous longerons la Loire sur le circuit de la Loire à Vélo, pour revenir à notre point de départ.
Etape 1 : Traînou-Cepoy
Mardi 7 Avril, il fait un super beau temps et nous enfourchons nos vélos avec beaucoup de plaisir. Notre véhicule est en sécurité, tout est pour le mieux.
Nous commençons par prendre une belle allée forestière, qui devient un chemin agricole au bout de 3 kms. Des ornières, de la boue, bref ce n'est pas l'idéal pour des vélos chargés ! Bon ça passe quand même en faisant attention et en mettant pieds à terre par endroits. Heureusement, ce mauvais sentier n'est pas long.
Nous arrivons maintenant à Fay-aux-Loges, où nous trouvons le chemin de halage du canal d'Orléans que nous allons suivre jusqu'à la fin de notre étape.
Ce canal n'est plus navigable, mais la piste cyclable est très roulante et bien entretenue. De plus l'aménagement en tables et bancs est très appréciable.
Un petit arrêt à Vitry aux Loges pour l'achat du casse-croûte de midi, et nous revenons au bord du canal. C'est magnifique ! pas un bruit à part les oiseaux qui s'en donnent à cœur joie. Le paysage devient un peu mystérieux et la nature est sauvage.
Des indications au sol, nous indiquent que nous sommes sur la ligne de partage des eaux entre les bassins versants "Seine-Normandie" et "Loire-Bretagne".
De chaque côté du canal, nous apercevons pas mal d'étangs, dont celui de la Noue Mazone d'une superficie de plus de 36 hectares. Il est l'un des étangs les plus remarquables de la forêt d'Orléans. De nombreuses espèces protégées sont recensées sur ce site, comme le bruant des roseaux, le héron bihoreau ou encore le lézard des souches.
C'est le temps de la pause méridienne à Grignon, face à l'écluse. Nous prenons vraiment le temps et dommage que le bar, juste derrière nous, soit fermé le mardi.
Un peu plus loin à Chailly en Gâtinais, arrêt café au bar "chez les filles" de l'autre côté du canal. Nous y prenons un café à l'intérieur afin de récupérer un peu, il fait vraiment très chaud aujourd'hui.
En repartant, l'esprit taquin, je donne un coup de sonnette en apercevant une personne sur un relax. Il sursaute : dormait il vraiment ?
On s'approche de Montargis et de la fin du canal d'Orléans qui se perd dans le canal de Briare.
A part les chenilles qui tombaient des arbres et s'accrochaient à nos vêtements, nous n'avons pas croisé grand monde aujourd'hui, sauf en approche de Montargis.
C'est la fin de cette étape bien ensoleillée, qui nous mène à Cepoy, après 72 km de pédalage sans dénivelé.
Une belle allée forestière
La Ligne de partage des eaux
Le long du canal d'Orléans
Un coin de repos
Fin du canal d'Orléans (Montargis)
Etape 2 : Cepoy - Rogny-les-Sept-Ecluses
Mercredi 8 Avril, après une soirée de repos, nous démarrons l'étape la plus courte de notre circuit.
Arrivés à Montargis, nous décidons de flâner.
Nous découvrons les canaux, les ponts et passerelles de cette ville, aussi appelée la Venise du Gâtinais. Une très belle passerelle métallique en dos d'âne, attire notre regard ; il s'agit de la passerelle Victor Hugo en style Eiffel.
En centre ville nous passons devant la Charcuterie Dorée (nous la recommandons) et achetons notre repas pour midi.
Il faut maintenant réfléchir aussi au dîner, car ce soir c'est un peu l'inconnu et nous pensons ne rien trouver dans le village.
Nous quittons Montargis en suivant le canal de Briare. Ici pas d'aménagement comme sur celui d'Orléans. Pas une table, pas un banc ! Nous dépassons une péniche ; c'est la première que l'on voit naviguer.
A Montbouy, de l'autre côté du canal, nous trouvons une agréable aire de repos, avec des tables à l'ombre. Ce sera parfait pour notre pause déjeuner. Nous faisons un petit tour dans le village pour trouver des toilettes, mais rien n'est fait pour les itinérants comme nous.
Nous voici de nouveau sur le chemin du canal, et nous arrivons à l'écluse de Sainte Geneviève. Nous entamons la discussion avec un agent des Voies Navigables de France, et assistons au passage de la péniche dans l'écluse. Toutes les écluses sont maintenant automatisées, mais c'est le début de la saison, et l'agent de VNF est là pour voir si tout fonctionne correctement.
Nous sommes en vue de l'ancienne échelle de l'écluse du moulin brûlé, juste après Dammarie-sur-Loing. Ce très bel ouvrage a été construit entre 1604 et 1642. Elle a ensuite été élargie et allongée vers 1830. Puis, celle-ci a été abandonnée au profit d'un nouveau bief situé légèrement en contrebas vers 1885-1890.
Plus que quelques petits kilomètres pour terminer notre étape du jour de 42 Km (qui nous a mené dans le département de l'Yonne) sans dénivelé et baignée de soleil et de chaleur.
Nous profitons de notre lieu de séjour à Rogny-les-sept-écluses, pour aller voir justement les 7 écluses, qui sont classées aux monuments historiques depuis 1983.
Pour la petite histoire, Le roi Henri IV, rêvait de relier la Méditerranée à l’Océan et à la Manche en faisant confluer les fleuves de la Loire et de la Seine grâce à un canal.
Entre ces deux cours d’eau se posait le problème du franchissement de la colline à Rogny sur la Vallée du Loing. À chaque problème, sa solution. L’ingénieur hydraulicien Hugues Cosnier créa alors une échelle d’écluses pour défier ce dénivelé de 24 mètres, composée précisément de 6 écluses accolées par une septième plus tard. Chaque écluse, mesurait 28 m de long sur 4.80 m de large. Les travaux sur le canal ont débuté en 1604 et rassemblèrent 12.000 ouvriers et 6.000 hommes de troupe. Les travaux furent abandonnés en 1610 à la suite de la mort d’Henri IV et pendant la guerre de trente ans. Le canal fut livré en 1642 à la navigation et les écluses ont fonctionné jusqu’en 1887 avant d’être abandonnées à cause de longs délais d’éclusage (les bateaux pouvaient mettre près d’une demi-journée pour passer les écluses ! ) et une consommation d’eau trop importante.
Cela n'arrive qu'à nous !! 4 commerces dans le village, les 3 sont fermés le mercredi, le quatrième est fermé temporairement. Heureusement que nous avions anticipé pour le repas du soir !
Canaux de Montargis
Pont en arc
Dans l'écluse
Arrivée à Rogny-les-sept-écluses
Ecluse du moulin Brûlé
Echelle d'écluse de Rogny
Etape 3 : Rogny-les-Sept-Ecluses - Saint-Père
Jeudi 9 Avril, réveil matinal pour acheter pain et croissants pour notre petit déjeuner.
Il fait bien frisquet ce matin. Il va falloir se couvrir un peu plus !
Départ à 9h30, le soleil est bien présent et atténue un peu le mordant du froid matinal.
Nous démarrons en suivant l'ancien canal de Briare et passons donc à côté des sept écluses. Maintenant c'es la forêt qui nous accueille avec bienveillance et nous invite à suivre la voie verte, contiguë à la rigole de l'étang neuf (ancien tracé du canal de Briare).
Retour sur le chemin de halage du canal jusquà Ouzouer-sur-Trézée (nous revoici dans le Loiret), où nous nous arrêtons pour les courses de midi.
C'est l'heure de quitter ce canal, pour circuler sur des petites routes où nous n'avons pas beaucoup de circulation.
Damarie-en-Puysaye en vue, avec son beau château et son donjon qui domine le paysage. L'histoire de ce château remonte au Moyen -Age.
Nous continuons de pédaler à travers les différents villages : Batilly-en-Puysaye, Thou, Faverelles, et nous nous arrêtons à Annay (nous sommes maintenant dans la Nièvre) pour le casse-croûte de midi.
Dans cette campagne nivernaise nous réalisons que tous ces villages traversés n'ont plus de commerces, aucuns services, pas de toilettes publiques. C'est vraiment le désert !
Nous serons en avance sur notre horaire d'arrivée aujourd'hui, car Saint-Père n'est plus très loin.
En passant par le village de Cours, la salle des fêtes est ouverte et l'on y trouve enfin des toilettes que nous emprunterons après en avoir demandé l'autorisation.
Nous bifurquons pour aller vers Cosne sur Loire faire nos courses pour le souper (pas de restaurant à proximité de notre chambre d'hôte) et prendre un café en terrasse en centre ville.
Il est temps maintenant de rejoindre notre lieu de repos du soir. A 50 Ml de celui-ci, nous voyons une cave avec dégustation de Pouilly fumé. Nous ne résistons pas à la tentation de goûter ces différents vins.
Nous avons parcouru 64 kms; une bonne douche, prise du repas dans le jardin et place au repos.
Le long de la rigole de l'étang neuf
Château de Dammarie-en-Puysaye
La cave de dégustation
Etape 4 : Saint-Père - Pougues-les-Eaux
Vendredi 10 Avril, c'est la grisaille qui prévaut ce matin, mais nous sommes optimistes, ça va se lever !
Nous sommes dans la Nièvre et, vu notre circuit, nous ne trouverons pas de commerce aujourd'hui. Grâce à Internet, nous découvrons qu'un boulanger ambulant serait présent à Saint-Laurent-l'Abbaye. Nous verrons bien ce qu'il propose.
Arrivés sur place, nous voyons un attroupement autour d'un food-truck. C'est bien la boulangerie, ambulante et authentique, avec cuisson au feu de bois.
C'est un vrai commerçant serviable et passionné, qui fait son show dans le village. Les personnes sont là pour acheter, mais aussi pour discuter, et assister au spectacle. Tous les regards sont tournés vers nous et nos vélos. Thierry le boulanger, après quelques boutades, nous préconise de prendre des friands, qu'il propose de nous réchauffer dans son four. Un café offert et la bonne humeur ambiante nous fait patienter.
Si vous passez par là le lundi ou le vendredi, arrêtez vous. C'est un incontournable !
En attendant que ça chauffe, nous admirons les vestiges de l'abbaye en ruine juste à côté du camion. C'était une halte sur le chemin de Compostelle, mais aussi un foyer d'accueil à la fois pour les pèlerins, les voyageurs et les malades.
Il est grand temps maintenant de repartir en pédalant dans la campagne Bourguignonne.
L'heure de la pause est là, nous dégustons nos friands encore chauds et notre part de flan. Avant de repartir nous faisons un petit tour dans le village de Bulcy, nous découvrons une ancienne tour, une église et un manoir avec une galerie et une loggia.
Quelques coups de pédale plus loin, une stèle en bordure de route nous interpelle. En fait il s'agit de l'emplacement d'un camp hôpital, installé par les américains en 1917. Je vous invite à suivre le lien, ci après, afin de bien comprendre l'importance de ce lieu. https://www.gennievre.net/wiki/index.php?title=Le_camp_am%C3%A9ricain_de_Mesves-Bulcy
Après avoir pédalé sur des chemins et petites routes, nous arrivons au prieuré de Champvoux.
Nous sommes sur un plateau et la vue est très dégagée. En regardant les pylônes électriques, nous constatons le vallonnement du paysage. Je vous mets la photo ci dessous, ou vous ne verrez que la tête du pylône.
Pougues-les-Eaux, est maintenant toute proche. Aujourd'hui, nous avons fait 60 km avec un dénivelé de 331 ml.
Un petit tour à pied dans ce joli village, ce qui nous permet de savoir que Pougues-les-Eaux est située sur la mythique Nationale 7.
De plus, les vestiges d'un patrimoine thermal est très présent : le parc, le pavillon des sources qui soignait les maladies de l'appareil digestif, mais aussi de l'appareil uninaire, ses grands hôtels (fermés maintenant), ses maisons bourgeoises. Nous ressentons bien ici, ce que devait être l'ambiance cossue, de ces années fastueuses.
Un lavoir sur notre route
Saint-Laurent-l'Abbaye
Le manoir de Bulcy
Stèle
Ca va descendre !! On ne voit plus que la tête du pylône en contrebas.
Le Parc thermal de Pougues-les-Eaux
Le pavillon thermal
Une station service sur la Nationale 7
Etape 5 : Pougues-les-Eaux - La Charité-sur-Loire
Samedi 11 Avril. Après une bonne nuit et un bon petit déjeuner, nous reprenons la route. Quelques gouttes de pluie et un ciel menaçant au loin ne nous effraie pas.
Nous passons par Varennes-Vauzelles et roulons tranquilles jusqu'à Nevers, où nous ferons une halte au marché pour notre pique-nique de midi. Il commence à pleuvoir, nous faisons le tour de la cathédrale qui est en travaux et entourée d'échafaudages donc pas de photos ici ! Un bref aperçu du palais Ducale et vu le temps maussade nous décidons de continuer notre circuit. Nous empruntons le Pont de Loire, longeons le port de plaisance et attrapons la voie verte qui longe le canal du Nivernais. La pluie s'intensifie, un abri près de la maison éclusière de Verville, sera le bienvenu pour attendre une éclaircie.
Et c'est reparti, en suivant le canal latéral de la Loire. La pluie s'invite à nouveau et le temps est plus que maussade. Tête baissée, nous arrivons au Pont canal du Guétin (18 arches) qui enjambe la rivière Allier. Long de 343 mètres c'est pied à terre obligatoire, que nous le franchissons. A ce niveau nous sommes dans le département du Cher. A quelques encablures en aval, la rivière Allier se jette dans la Loire formant une confluence appelée le Bec d'Allier (paradis des castors et des oiseaux migrateurs). Hélas la pluie nous gâche la vue et ne nous permet pas de trainer.
Nous poursuivons donc dans l'espoir de trouver un abri pour le repas, mais point et l'heure tourne (déjà 13h45 !) ! Sur notre chemin il y a l'auberge de l'Ecluse (Givry), nous décidons de prendre un repas chaud et cela nous permet de sécher un peu.
Nous remontons sur nos vélos, juste quand la pluie se remet à tomber ! Nous pédalons maintenant sur les levées de la Loire (digue construite en bord de Loire en vue de protéger les vals des crues du fleuve).
La Charité-sur-Loire (retour dans le Loiret) marque la fin de notre étape de 60kms avec un dénivelé positif de 111ml. Il nous tarde de nous mettre à l'abri dans la chambre d'hôte réservée.
Cela n'arrive qu'à nous !! Arrivés devant celle-ci, nous prenons peur en voyant l'état extérieur de ce bâtiment. En 5 minutes, nous trouvons un autre hébergement, après avoir annulé le premier.
Les vélos sont à l'abri dans la cave de notre logement et nous décidons, malgré la pluie qui s'intensifie, de visiter la ville : l'église, le Prieuré, les remparts. Un goûter chez Lorraine, nos courses pour le souper et nous rentrons à l'abri pour sécher vêtements et cyclistes.
Le palais Ducale de Nevers
A L'abri
Le pont canal du Guétin
l'Allier rivière sauvage
La Charité-sur-Loire
Etape 6 : La Charité-sur-Loire - Châtillon-sur-Loire
Dimanche 12 Avril. 9h30, c'est le départ avec une météo froide et ventée. On s'équipe en conséquence : Bonnet sous casque et tour de cou. Nous n'avons pas prévu les gants longs, dommage, car on a vite froid aux doigts.
Rencontre au départ du gîte, avec 4 cyclotouristes du Lot et Garonne, qui cherchent un café. Bon courage à eux, car à priori, ce dimanche, il n'y a rien d'ouvert dans les coins.
Nous retrouvons les levées de la Loire. Le paysage devient vite monotone, avec ses grands lignes droites qui s'enchaînent sans vue sur la Loire toute proche, et avec le vent très frais en pleine face. C'est très roulant et nous arrivons assez vite en bas de Sancerre. Vu notre kilométrage à faire aujourd'hui, nous décidons de continuer, sans monter dans Sancerre.
Nous trouvons une aire de pique-nique à proximité de Léré et de la centrale EDF. Nous grignotons vite, car nous sommes en plein courant-d'air et nous avons froid.
A Belleville-sur-Loire, nous trouvons une pizzéria-tacos qui accepte de nous servir un café, qui nous réchauffe.
C'est reparti en longeant le canal de la Loire et aussi de l'ancien canal latéral de la Loire. En fait notre circuit se trouve entre ces canaux, dans des paysages sauvages, mais c'est toujours la monotonie de la route plate et ligne droite interminable.
Ce soir nous dormirons dans une auberge au bord des écluses de Mantelot, classées au monument historique.
Fin de cette étape, après 61 kilomètres sans dénivelé.
Nous visitons à pied, la ville de Châtillon sur Loire avec son port de plaisance.
Comme d'habitude aucun restaurant ouvert ce soir (jour de fermeture). Notre hôte nous propose une assiette de charcuterie avec fromage et dessert.
Sancerre
Notre route
Aperçu de la Loire
Ecluse de Mantelot
Etape 7 : Châtillon-sur-Loire - Châteauneuf-sur-Loire
Lundi 13 Avril. Nous quittons le gîte des écluses de Mantelot avec un soleil timide et une température fraîche.
Nous suivons les rives de l'ancien canal de la Loire, jusqu'à Briare. Petit détour dans la ville pour visiter et trouver de quoi manger à midi. Briare était connu pour ses émaux et son église néo-byzantine, surmontée d'un clocher néo-gothique et présentant une façade décorée de mosaïque.
Nous retrouvons le canal de Briare, que nous avions quitté il y quelques jours à Ouzouer sur Trézée.
Nous traversons la Loire sur le très beau et impressionnant pont canal de Briare long de 662 ml construit par Eiffel.
Un peu plus loin, de l'autre côté du fleuve, Gien se dévoile. Son château et ses maisons en bordure de la Loire sont magnifiques. Ici, c'est la faïence qui a fait la renommée de la ville.
Nous retrouvons les levées de la Loire. C'est vrai que ces levées de Loire sont sécurisées pour les vélos, mais cela devient vite monotone, avec ces grands lignes droites sans vue sur la Loire toute proche, et avec le vent très frais en pleine face. Arrivés à St Gondon, nous faisons un tour dans ce joli village et admirons son église et prieuré. Il y a aussi une aire de pique nique en bas du village, mais celle-ci est vraiment à l'ombre, et aujourd'hui on a plutôt besoin de soleil ! Nous continuons maintenant sur une départementale qui nous conduit à Saint Florent. Une table, un banc, près d'un lac, nous invite au pique-nique. Nous sommes bien ici, entre soleil pâle et mi-ombre.
Peu après, nous revoilà sur les levées de la Loire, qui nous conduisent jusqu'à Sully-sur-Loire. Nous arrivons face au magnifique château, avec ses douves et son parc qui nous incite à faire une pause photos et café.
Nous changeons de rive en empruntant un ancien pont de chemin de fer. Le vent de côté est si fort, qu'il nous oblige à bien cramponner le guidon du vélo.
Bientôt la fin de l'étape, mais c'est sans compter la pluie, qui égraine quelques gouttes un peu après Saint Benoît-sur-Loire. Nous bâchons rapidement nos bagages et la pluie cesse aussitôt !
Châteauneuf-sur-Loire se dresse devant nous, après 70 km et un dénivelé de 138ml, et nous trouvons vite notre hébergement du soir.
Cela n'arrive qu'a nous !! Ding dong sur 3 sonnettes différentes ; personne ne répond. Pas de stress nous repartons trouver une pâtisserie pour le goûter. Après appel téléphonique à notre hôtesse du soir, il s'avère que les 3 sonnettes ne fonctionnent plus !
C'est lundi et aucun resto ouvert. Nous mangerons un repas proposé à la réservation par la chambre d'hôte.
Gien de l'autre côté de la Loire
Havre de paix pour repas
Le pont canal de Briare
Château de Sully
Etape 8 : Châteauneuf-sur-Loire - Traînou
Mardi 14 Avril. C'est déjà la fin de notre voyage.
Nous quittons Châteauneuf et la Loire sur des paysages magnifiques de pastel et de nostalgie.
Cap sur Traînou à 26 km.
Nous avons parcouru 460 km avec un dénivelé positif total de 1258 ml en une semaine d'évasion et de découverte.
Nous avons roulé au bord des canaux d'Orléans, de Briare, du Nivernais, de la Loire, visité la campagne Nivernaise avec ses vignes et curiosités, flirté avec la fameuse Nationale7, sauté d'un bord à l'autre de la Loire par les ponts canaux et anciens ponts de chemin de fer.
Nous avons traversé 2 régions (Centre Val de Loire et Bourgogne Franche Comté) 4 départements (Loiret, Yonne, Nièvre et Cher).
La richesse des paysages, tantôt sauvages, tantôt modérément urbanisés ; la richesse d'un passé historique et industriel bien présent et la qualité des rencontres tout au long du parcours, resteront encore bien présents dans nos têtes.
La météo chaude, froide, pluvieuse a mis un peu de "peps" dans ce voyage.
Paysages de Loire