« V’là les Boches … À vos chars ! »
Ces mots que l’on trouve page 57 du bel ouvrage dont Nicole Binoit m’a demandé la préface, sont tirés d’un article de presse relatant un épisode du combat livré à Avesnes-sur-Helpe dans la nuit du 16 au 17 mai 1940 et publié dans L’Œuvre du 6 juin, alors qu’une nouvelle bataille pour la France fait rage depuis la veille.
En une ligne, tout est dit. L’appel ancestral à la défense du vieux pays, l’abnégation du soldat face à son devoir, la netteté de la mission, l’idée sous-jacente du sacrifice.
Vu la date de leur parution, ces propos sont avant tout destinés à remonter le moral du lecteur après le désastre militaire aussi soudain qu’inattendu du mois de mai 1940. Le jour même où ils paraissent, le public ignore encore que la ligne Weygand hâtivement constituée sur la Somme et l’Aisne commence à se fissurer sous les coups de boutoir allemands.
Cette narration de l’héroïsme du soldat français de 1940 sera portée à son paroxysme dans la période qui va suivre l’armistice. En témoignent d’innombrables publications parmi lesquelles, s’agissant des équipages des chars de combat, il est impossible de ne pas mettre en exergue le très beau volume illustré grand format Ceux des chars, 45 jours, 45 nuits de Pierre Voisin, illustré par Luc Barbier, paru à Lyon en zone libre en 1941. Il s’agit d’un recueil de témoignages pris sur le vif auprès d’anciens de nombreux BCC (bataillons de chars de combat), que préface ainsi le général Keller, l’inspecteur des chars en 1939-1940 :
« Une héroïque phalange, soyez-en sûrs, qui, sur tous les champs de bataille, a âprement disputé aux divisions cuirassées allemandes, en cent combats, les prairies, les rivières et les routes de France…
Pierre Voisin n’a pas pu parler de tous les Chars. Mais dans tous les cœurs qui battaient si chaudement sous les vestes de cuir, partout où combattaient sous le heaume canons et mitrailleuses, parmi tous les cadavres de chars percés et noircis par le feu, il a choisi les sentiments, les gestes et leurs sublimes preuves, de sorte que son livre est bien celui des Chars. »
Chars, avez-vous lu ? Le vocable donne lieu à bien des confusions. Ainsi, le mot « char » apparaît aussi dans le titre du très célèbre ouvrage d’André Soubiran, J’étais médecin avec les chars, paru en 1943. Mais dans ce cas, il doit être compris dans le seul sens du matériel car le docteur avait fait campagne avec l’« escadron chars » du 3e RAM (régiment d’automitrailleuses). Et si la même ardeur prévalait, si le matériel blindé était le même — des chars légers Hotchkiss semblables à celui sur lequel le caporal-chef René Blondiau a combattu — les cœurs vaillants ne battaient pas sous le veston de cuir mais sous la veste de grosse toile cachou de la cavalerie mécanique.
Pour revenir donc aux personnels des chars de combat, un autre mémorial littéraire leur a été consacré peu avant la victoire en Europe, quelques semaines avant le retour des prisonniers sur le sol de la Patrie. Il s’agit de l’incontournable Quelques-uns des chars de René Bardel, lieutenant de réserve au 44 e BCC, bataillon sur chars légers Renault R 35. Déjà les temps ont changé, le ton aussi, mais la ferveur demeure. Ainsi l’auteur adresse-t-il un avertissement à son public :
« Que le lecteur ne s’attende pas à trouver ici la relation de ces actions d’éclat qui frisent la légende et souvent même la dépassent. Non. Il ne s’agit que du récit, simple, net, parfois un peu nu, de ce qu’a été la vie, pendant les mois de mai et juin 1940, d’une poignée de gars de chez nous réunis par le sort sous le même signe : le heaume et les deux canons croisés des chars. […]
Mais tous, hommes et cadres, des Français, qui, du jour au lendemain enlevés à la vie civile, ont su que la Patrie avait besoin d’eux, et qui, sans un murmure, sans une plainte, ont marché, beaucoup, hélas, jusqu’à la mort !
Nous, chars de 1939-1940, avions derrière nous de tels exemples, un tel patrimoine de gloire légué, — dépôt sacré, — par nos anciens de l’A.S. [artillerie d’assaut] de 1914-1918, que nous nous devions de pouvoir partout et toujours, même vaincus, passer la tête haute.
Pour cela, il fallait se battre ! Nous nous sommes battus, partout de la Somme à l’Indre, souvent sans espoir, et quand, par le triste et pluvieux matin du 25 juin 1940, nous avons appris l’armistice qui consommait notre abominable défaite, nous avons pu regarder droit dans les yeux quiconque nous parlait et nous rendre cette justice : notre devoir a toujours été fait ! ”
Depuis trois quarts de siècle, beaucoup d’eau a coulé sous les ponts de France reconstruits et des hectolitres d’encre ont encore été consacrés à la malheureuse campagne de mai-juin 1940, à ses acteurs célèbres ou anonymes, au matériel employé, à la balance des forces, en général. La question des chars a fait l’objet de nombreuses études, tant sur le plan tactique que sur le plan humain, associant récits et témoignages.
Écrivant sur son père, René Blondiau, incorporé en 1933 puis rengagé en 1936 dans les ouvriers de chars, écrivant autour de son père pour la partie où celui-ci a servi, durant la campagne 1939-1940, sous l’écusson du 25 e BCC, Nicole Binoit accomplit un acte de piété filiale, sans passer sous silence ce qui est la caractéristique commune de presque tous les anciens de Quarante : « Il évoquait souvent lors des repas de famille, et avec plaisir, les bons souvenirs, la franche camaraderie, les événements de sa vie de conscrit et d’engagé volontaire à Strasbourg ou à Gien. En revanche il ne parlait jamais de la guerre. Pourquoi ce mutisme ? »
Avec son immense talent d’illustrateur-auteur de bandes dessinées, Tardi s’est posé la même question et a livré, en 2012, un témoignage du même ressort filial qui, grâce à la notoriété de son auteur, a connu une très grande diffusion. Sous le titre Moi René Tardi, prisonnier de guerre au Stalag II B, nous y découvrions, dans tout le premier tiers du récit, la campagne 1939-1940 d’un sergent rengagé des chars, du 14 e BCC (2 e division cuirassée), servant sur Hotchkiss H 39. Voilà un parallèle quasiment parfait avec le parcours du caporal-chef René Blondiau, lui aussi rengagé, lui aussi dans un BCC léger de division cuirassée (le 25 e BCC de la 1 re DCr), lui aussi sur Hotchkiss H 39.
« On ne va quand même pas les laisser rentrer comme ça », fait dire Tardi à son père.
« V’là les Boches… À vos chars ! » rappelle Nicole Binoit ici.
Mais nous parlions plus haut des Chars et je voudrais revenir sur un mot, employé ici en titre et à maintes reprises dans le corps du texte : « Tankiste ». Banni du vocabulaire des Chars — où les simples soldats sont des « chasseurs » — le mot n’en appartient pas moins au langage populaire de l’époque. On sait d’où il vient : tank (réservoir en anglais) avait été le mot choisi pour dissimuler aux espions allemands la véritable nature des cuirassés terrestres en construction outre-Manche début 1916. Les Anglo-Saxons l’ont conservé. L’armée française, en la personne du général Estienne, a proscrit le terme. Mais en 1939-1940, avant le désastre, on distribuait aux petits enfants des écoles de France des bons points dont l’un représentait un « Abri de Tank » sur le front.
Alors, n’en déplaise au Père des Chars, acceptons pour ce bel hommage filial une entorse à la règle.
Monsieur François VAUVILLIER, journaliste spécialiste de l’histoire technique de l’armée française, directeur des Editions Histoire & Collections, rédacteur en chef de G.B.M. (Guerre, Blindés & Matériel), mène depuis des années un combat dédié à la mémoire et à la réhabilitation des combattants de 1940. « Dire aux Français que leurs pères se sont battus. Dire aux Français qu’ils peuvent ne pas rougir de honte (…) sans masquer ni les carences, ni les défaillances ».
M. Laurent Vermot-Desroches, Président de « France 40 – Véhicules » m’a permis de visiter ses ateliers et surtout de voir de près un char Renault R 35, le même que celui du tankiste René BLONDIAU, mon père. Une visite qui mérite vraiment le détour ! Fismes est à deux heures de route à peine de Solre-le-Château, entre Laon et Reims. Cette petite ville est proche aussi des champs de bataille de la première guerre mondiale, notamment du Chemin des Dames et de Berry-au-Bac. Le monument aux morts des chars d’assaut de Berry-au-Bac nous rappelle que c’est là qu’eut lieu la première offensive blindée de l’histoire militaire française ! 132 chars d’assaut, des Schneider, furent amenés sur place pour la grande offensive du Chemin des Dames le 16 avril 1917. L’Association de Laurent Vermot-Desroches réalise des sauvetages de machines, de chars, de chenillettes, de camions … tous de la période 1940. Des bénévoles redonnent vie à ces engins. Le samedi en général ils travaillent sur ces machines, en équipe et dans la bonne humeur. C’est ainsi que dans la cour nous avons vu une cuisine roulante d’époque 1940, totalement rénovée, qui a permis à l’équipe de faire cuire les pommes de terre et de préparer du café.
Le groupe « France 40 – Reconstitution » est formé de passionnés, des collectionneurs d’uniformes et de véhicules français. Ils ont pour objectif de réhabiliter les soldats français de 1940 en faisant revivre l’histoire de la Campagne de France. Ils ont participé en février 2016 au premier salon « Vivre l’Histoire » à l’espace Champerret à Paris. Vêtus de l’épaisse veste de cuir et coiffés du casque à bandeau , typiques des tankistes, ils peuvent faire des démonstrations sur le terrain. Ils participent ou organisent de nombreuses manifestations. Les 20 et 21 mai 2017, ils ont participé aux commémorations à Berry-au-Bac et à l’inauguration d’une reproduction de char Schneider. Dans son hangar, Laurent a constitué une véritable caverne d’Ali Baba ouverte aux « amis des chars ». Ainsi la veille de ma visite, Laurent avait accueilli un ancien du 4 ème Régiment Cuirassé, qui avait piloté un Hotchkiss H 39, il était âgé de 99 ans ! Les véhicules retrouvent, après restauration, une belle apparence et en plus ils sont opérationnels. Citons quelques véhicules, restaurés ou non, mais qui ont échappé à la ferraille : une autochenille modèle Unic TU 1, un camion du 28 ème BCC (Ce bataillon a suivi à peu près le même trajet que le 25ème pendant le repli de la 1ère Division Cuirassée de Réserve. Son blason comporte un bandeau noir, avec au milieu le heaume et les deux canons croisés, la devise : Toujours devant ; sur le fond rouge de l’écu une tête de rhinocéros en blanc se découpe sur la silhouette noire d’un char.), deux chenillettes de ravitaillement Renault UE 2, des canons et mitrailleuses, un camion dépanneur de char Somua MGC. C’est probablement le dernier au monde en version militaire pour bataillon de chars ; la casquette à découpe arrondie et le pare-brise qui s’ouvre en deux parties sont très caractéristiques. Ce véhicule va entrer bientôt en restauration.
Le but de ma visite c’était surtout d’approcher le char Renault R 35. A son arrivée en juillet 2013, le char a été démonté. Ensuite la caisse a été sablée ainsi que les gros éléments puis couverte de peinture antirouille. Les amortisseurs et les trains de roulement étaient fort usés ; certaines parties manquantes ont été refabriquées, d’autres remodelées ou greffées au chalumeau. Pour chaque ensemble la dépose plus le sablage et la restauration il faut compter environ 40 h de travail. La tourelle avait perdu son clocheton ; il a été refait d’après une tourelle complète qui se trouvait dans la région de Marseille. Le clocheton pèse environ 100 kg. Il repose maintenant sur un roulement à billes. Le char était équipé d’une mitrailleuse Reibel. Le support est une sorte de bras fixé sur le dessus de la tourelle. Si le système reste en place, il empêche la sortie du chef de char. Le char a été sauvé. C’est sans doute le seul R 35 au monde en collection privée. Il est peint aux couleurs authentiques de 1940 grâce aux recherches de François Vauvillier. L’équipe a déjà effectué plus de 2.000 heures de travail sur ce char. Grâce au matricule et par élimination, d’après les listes de tranches de marché public, il apparaît que ce char a pu appartenir au régiment polonais, au 1 er BCC ou au 25ème BCC (celui de mon père). Les chenilles sont entièrement métalliques. Par contre les chenilles du camion dépanneur sont garnies de plaques de caoutchouc. La trappe du pilote avec épiscope était manquante. C’est une pièce introuvable et plutôt complexe. Elle a donc été refabriquée exactement aux cotes d’origine en utilisant pour modèle le char du musée des blindés de Saumur. La restauration totale du système compensateur permet l’ouverture et la fermeture de la trappe (mécanisme à piston). Le pont avant a été totalement démonté et reconditionné. Si l’on tient compte de la place occupée par le moteur et par les deux réservoirs de carburant, il reste peu de place pour l’équipage. Ils sont deux : le pilote est assis à l’avant à gauche, il conduit le char grâce au différentiel qui entraînait les deux barbotins. De son côté le chef de char – tireur, était assis sur une sangle suspendue au centre de la caisse, à l’intérieur de la tourelle rotative. Il était à la fois pointeur, tireur et chargeur de ses pièces : il appuyait avec le bandeau de son casque pour ouvrir la fente de visée. Il était surchargé de travail. C’est ce poste qu’occupait mon père. Le moteur d’origine était bloqué. Le démontage simple a été confié aux jeunes du groupe. Cela permet de les associer à de vrais travaux et de les former aux bases de la mécanique (comme le fils de Laurent qui participe depuis plus 5 ans aux travaux). Le but : remettre en place le moteur, faire rouler le char si possible pour la manifestation de Berry-au-Bac.
Voir un char R 35 en vrai, de près, le même que celui de mon père, était déjà une grande satisfaction. Comme je montrais la maquette de mon livre à Laurent, il m’a proposé de monter sur le char et de m’installer exactement comme mon père sur la photographie de la couverture. Comme il y l'avait fait 77 ans avant ! Je suis donc montée sur le garde-boue du char, j’ai contourné la coupole et je me suis assise sur la trappe, les jambes pendant à l’intérieur. C'est ainsi que J'ai fait mon « baptême de char ».
Cette visite fut très instructive pour mes recherches et pleine d’émotions ! J’ai beaucoup d’admiration pour le travail accompli par cette association France 40. Près de nous d’autres passionnés œuvrent pour sauver notre patrimoine militaire : en particulier les associations « Béton 3 » et « La Tenaille ».
Laurent Vermot-Desroches et son fils
Baptême de char, casque obligatoire !
Le char R 35 reconstitué
Mes trois premiers livres avaient exploré l’histoire de Solre-le-Château au cours de l’Ancien Régime. Avec celui-ci nous entrons dans une période très différente et bien plus proche de nous. Dans le temps mais aussi par des souvenirs plus récents.
Pourquoi ce livre ? Pourquoi maintenant ?
Ce combattant de mai-juin 1940 c’est René BLONDIAU mon père. Il est mort le 7 février 1993 dans sa 81ème année. Comme dans toutes les familles, on fait son deuil … plus ou moins vite. Mais la vie reprend ses droits : la famille, les enfants, la maison, le travail ... Les années passent. Maman nous a quittés à son tour en septembre 2015.
Vient alors un moment où il faut trier les papiers, on s’attarde à feuilleter les albums photos. Certaines photos je les connaissais mais nous en avons retrouvé d’autres, soigneusement rangées dans le portefeuille de papa : des images de chars et de compagnons d’armes. Elles ne portaient pour la plupart aucune indication de lieu ou de date.
Ainsi ma curiosité a été éveillée et au départ il s’agissait plutôt de compléter mes recherches généalogiques. Papa avait plaisir à raconter sa vie pendant le service militaire et ses réengagements mais il ne parlait jamais de la guerre. Pourquoi ce mutisme? Pourquoi était-il si attaché à ces photos ? Au fil des recherches l’idée d’écrire ce livre s’est imposée peu à peu.
Mon père a partagé le sort de beaucoup d’autres soldats de l’Avesnois. Ils ont subi une lourde défaite c’est incontestable mais ils se sont battus « comme des lions » pour reprendre l’expression de Dominique LORMIER. Malheur aux vaincus ! C’est bien connu alors ces soldats de 1940 sont tombés dans l’oubli. Pourtant des milliers de militaires (entre 76.000 et 92.000) ont donné leur vie pendant la Campagne de France et les survivants ont opposé une résistance coriace. Rommel lui-même a reconnu que les équipages de chars français se sont partout battus avec courage.
Par contre les armées des deux grands belligérants du second conflit mondial, à savoir les Américains et les Allemands, exercent sur le public et sur de nombreux collectionneurs une sorte de « fascination ». J’espère que cette publication contribuera à corriger cette injustice.
Tunis - Au 4 ème régiment de Zouaves 1933/1934
Strasbourg - Au 20 ème bataillon d'ouvriers d'artillerie 1936/1937
Wassigny (Aisne) - Au 25 ème BCC initial le 1 er septembre 1939
Char léger Hotchkiss H 39 du 25 ème BCC initial de la 2 ème compagnie (as de cœur blanc)
A Arnac-la-Poste (Haute-Vienne) fin juin 1940 peu avant la démobilisation
René dans son char léger Renault R 35 "Artois" du 25 ème BCC reconstitué
Mme Broutin, Présidente de la Commission des Fêtes, organisatrice de cette manifestation,
passe la parole à M. Felbacq qui a accepté de présenter le contexte. En voici un extrait :
" Présenter le nouveau livre de Mme BINOIT et avec ce titre « Tankiste au 25ème BCC Mai-Juin 1940 » ne pouvait me déplaire. Très intéressé par cette période tragique de notre histoire et moi même ancien des chars, 2 ans de service militaire en Algérie, au 6 ème Régiment de Cuirassier. Je ne pouvais qu’être attiré par cet ouvrage.
Il y a une vingtaine d’années, Mme BINOIT me demandait si j’avais une documentation sur le 25ème BCC (Bataillon de Chars de Combat). Ce régiment était l’unité dans laquelle son père, M René BLONDIAU, avait servi en 1940. A l’époque je n’avais pas grand chose mais un livre écrit par le commandant BOURON ayant le titre « Le second drame de Maubeuge ». Dédié aux combattants de la 101 ème D.I.F. Décrivant des événements de mai 1940. Dans ce livre on parle peu de ce régiment avec seulement quelques lignes sur la bataille de Flavion où le 25ème BCC a participé ...
Ce livre n’est pas un livre d’histoire, ce n’est pas une saga familiale ni un roman mais un témoignage. Un témoignage sur le parcours chaotique que M. BLONDIAU a fait durant ce mois tragique de mai 1940.
Le but de Mme BINOIT est de poser quelques jalons, de mettre à la disposition de concitoyens, d’étudiants, et de tous ceux qui s’intéressent à cette période, quelques éléments qui leur permettront de mieux cerner la réalité et, à leur tour, de compléter ou d’approfondir leurs connaissances en la matière. Mais pour réaliser cet ouvrage que de travail, que de temps d’étude, que de recherche.
Bravo Mme Binoit vous avez toutes nos félicitations.
Pour moi ce livre sera un témoignage sur un Solrézien, un ancien combattant bien connu chez nous. Et pour rendre hommage à M. BLONDIAU, je terminerai par notre devise
Et par Saint Georges « Vive la Cavalerie ».
Présentation du diaporama
France 40 : Claude Mainon et Alexandre Zmuda
Le Conseiller régional et les Conseillers départementaux
Echanges avec les fidèles lecteurs et dédicaces
J'ai répondu à l'invitation des organisateurs du centenaire. Berry-au-Bac se situe à l'Est du département de l'Aisne à environ 27 km au S-E de Laon. La commune est traversée par la rivière Aisne ; le canal latéral à l'Aisne et le canal de l'Aisne à la Marne se rencontrent à Berry . On comprend l'importance stratégique de la commune. Pendant la Grande Guerre la "côte 108" située sur la ligne de front de 1914 à 1917, a été le lieu de combats de sape et d'explosions de mines. C'est à Berry-au-Bac qu'en 1917 eut lieu la première offensive blindée de l'histoire militaire française. Elle suivait la première attaque des chars d'assaut britanniques Mark I du 15 septembre 1916, lors de la bataille de la Somme. Pas moins de 132 chars français Schneider CA 1 furent amenés à Berry-au-Bac pour la grande offensive du Chemin des Dames le 16 avril 1917. Sur les 132 chars engagés 57 furent détruits par les Allemands et 56 ramenés dans les lignes françaises (dont 44 en panne). Les Français subirent aussi des pertes humaines : 16 officiers tués, 12 sous-officiers tués et 16 blessés, 43 brigadiers et canonniers tués, 76 blessés.
Le monument des chars d'assaut (mémorial national) rend hommage à tous les équipages de chars d'assaut tués au cours de la Première Guerre mondiale.
Une nécropole nationale rassemble à Berry-au-Bac 3.972 corps ; 2014 en tombes individuelles et 1958 en ossuaires.
Char léger Renault
Stand France 40
Séance de dédicaces
Le monument des chars d'assaut
Char Schneider CA 1
Ambulance de la première Guerre mondiale
La cuisine roulante