A l’heure où la période commémorative du centenaire de la Grande Guerre s’achève, la célébration du 11 novembre 2018 conduit plus que jamais à s’interroger sur le sens à donner à cette épouvantable boucherie de 10 millions de morts. Nicole Binoit par cette belle publication érudite et très documentée avec près de 180 illustrations, textes et documents inédits sur le Solrézis en 1914-1918 participe à cette mise en perspective interrogative d’un long conflit qui toucha dans ses membres les plus jeunes, les plus dynamiques et les plus forts, toutes les familles. Porteurs d’espoirs, ils furent soudain brisés, anéantis et les corps disloqués par la mitraille furent dissous dans la terre-mère sous l’effet des obus de l’artillerie employés contre l’infanterie
Le champ d’horreurs est indicible, réduit sèchement à quelques notices nécrologiques, et pourtant comment exprimer l’inexprimable s’interroge Apollinaire dans l’un de ses derniers poèmes de 1918 : « Riez de moi Hommes de partout surtout gens d’ici car il y a tant de choses que je n’ose vous dire, Tant de choses que vous ne me laisseriez pas dire… » Fut-ce cas du Lt-colonel Mather le 23 janvier 1919 à Solre-le-Château ? Combien de troubles psychologiques, de rêves cauchemardesques hantèrent la mémoire des survivants : 4 hommes sur 10 !!!
Les artistes qui participèrent au conflit, peintres, poètes, sculpteurs exprimèrent en autant d’œuvres saisissantes cette cruelle destinée de l’Histoire qui laisse la mère ou l’épouse, seule devant une tombe, parfois devant le vide face à un corps « volatilisé » que l’on ne retrouva pas. Tel est le lot de l’après-guerre de la France des veuves et des orphelins car seules 40 % des victimes sont identifiées !
« Il est tombé frappé à la tête, fils tu n’es plus rien que cette croix, toi qui mourus vêtu de bleu un morceau de ciel enterré… Voix des morts et des vivants Adieu, Adieu il faut que tout meure…
Voilà cette paix si blanche et belle, si immobile, si morte enfin La voilà cette paix homicide pour laquelle les hommes se battent et pour laquelle les hommes meurent »
Il faut attendre une loi du 31 juillet 1920 pour permettre aux familles de récupérer les dépouilles de leurs parents tués. Clémenceau s’y était opposé ! et une loi du 24 janvier 1922 est nécessaire pour ouvrir les grands chantiers des monuments aux morts. Les tentatives de célébrer par des fêtes patriotiques en 1919-1920 les généraux vainqueurs n’ont pas suscité l’enthousiasme attendu. L’élan de l’Union sacrée reste taraudé par quantité d’interrogations des citoyens-soldats depuis Craonne. C’est donc une vaste démarche de piété qui l’emporte lors des inaugurations, le 2 novembre voyant plus de gens sur les tombes dans les cimetières que le 11 autour du monument.
Nicole Binoit embrasse dans cette vaste perspective le Solrézis depuis l’entrée en guerre dans les pleurs tant en France qu’en Allemagne - faut-il le souligner – jusqu’à l’arrivée des troupes anglaises, américaines et australiennes en novembre 1918 où la liesse à vite cédé la place à la dure réalité des pénuries alimentaires persistantes aggravées par les destructions systématiques de ponts, routes, usines et gares opérées par la Garde ou les « stosstruppen » pour protéger le repli de l’armée allemande en bon ordre. Si le fracas des armes cessa le 11 novembre à 11 h, il n’y eut pas de bataille décisive pour l’imposer mais une capitulation, acceptée bon gré mal gré par les uns et souhaitée par les autres, car la victoire n’était plus possible. Chacun des adversaires ayant épuisé ses classes d’âges susceptibles de porter les armes. Cet aspect de la troisième partie du conflit franco-allemand est suggéré ici par la présence des troupes australiennes, le défi économique de la Reconstitution et en définitive de la paix qui en dépit du traité de paix signé le 28 juin 1919 ! se révéla être un fiasco.
Ainsi une guerre « sans causes clairement identifiables » déclenchée en quatre jours du 28 au 31 juillet sur un fond géopolitique international généré par la « Weltpolitik » de Guillaume II, marqué du « somnambulisme profond » des responsables politiques en fonction se révéla être la catastrophe génétique de l’Europe du XXe siècle, la « Urkatastrophe » - disent les Allemands. A la manœuvre fut le lobby militaro-industriel (Krupp et Stinnes) des Allemands mais aussi des Français (Poincaré et Delcassé) convaincus que la guerre serait courte et pressés d’en finir avec les blocages diplomatiques et parlementaires. L’adage selon lequel « La guerre est toujours un moindre effort qui dispense de chercher des solutions » se trouva confirmé au prix de millions de morts.
Nicole Binoit rappelle dans une première partie les noms et les parcours de ces combattants du Solrézis qui un jour partirent vers Charleroi, se replièrent sur la Marne et combattirent à Verdun, en Champagne ou sur la Somme. Notices de blessés et de prisonniers et témoignages de mobilisés s’enchaînent dans le cadre de la grande histoire. Car les commémorations ne sont pas seulement de grandes liturgies pour des états modernes en manque d’identité et de cohésion sociale mais de véritables occasions de recherche par la collecte de documents “oubliés” au fond de greniers et de tiroirs. L’exercice de mémoire, dépasse le temps de l’émotionalité fugace, pour intégrer un processus d’explication cohérent et rationnel compréhensible aux humains de toutes conditions sociales ou ethniques. On notera ainsi qu’à l’instar d’autres monuments aux morts, la moitié des victimes du Solrézis le furent entre août 1914 et l’été 1915. Les prisonniers des camps de Minden, Soltau ou Friedrichsfeld sont également évoqués en lien avec la longue bataille de siège de Maubeuge à laquelle participèrent de nombreux territoriaux que rien ne prédestinait à devenir des héros.
L’évolution de la connaissance du conflit est ici bien représentée avec la césure de 1916 montrant qu’après le passage rapide de l’envahisseur en 1914, la vie était redevenue quasi normale nonobstant un essai de germanisation de la vie au quotidien. La dictature militaire d’Hindenburg et de Ludendorff à partir de l’automne 1916 et les conditions climatiques déplorables des deux hivers de 1917 et 1918 placèrent les populations civiles dans des conditions extrêmes de ravitaillement, de réquisitions, de travail forcé au camp des ZAB XXI de Moeuvres pour la construction de la ligne Hindenburg avec une troupe d’occupation multipliée par 4 du fait de l’abandon du front russe après 1917. Nicole Binoit distingue bien les mouvements de population : l’exode des Belges, les évacués–rapatriés en France, les déplacés du front diversement accueillis dans un bocage où le marché noir fonctionnait plutôt bien par rapport aux milieux urbains! Enfin, il est remarquable de voir traité ici dans une monographie régionale la situation des municipalités dont le personnel est pris entre les réclamations des administrés et l’engrenage administratif de l’occupant qui conduit à une forme de collaboration en matière fiscale et de garantie de la sécurité.
Si tous les aspects ne peuvent évidemment être abordés, la sortie de la guerre avec l’arrivée des troupes australiennes constitue une source de documentation inédite, riche d’enseignements sur l’activité des Alliés durant l’année 1919. Souhaitons qu’une autre publication puisse un autre jour évoquer le délicat travail de reconstitution économique et sociale du Solrézis dans cette période obscure de l’entre-deux-guerres, partagée entre années folles et pesanteur de la mémoire des morts.
Nicole Binoit a sans conteste fait œuvre de mémoire au sens noble du terme tout à la fois pour conserver le souvenir d’une région à un moment donné de la grande Histoire mais aussi un travail d’explication et de compréhension d’une période sombre, avec ses faits de gloire et ceux moins Glorieux, qui rappelle à chacun l’humble humanité de notre monde.
Monsieur Jean Heuclin
Monsieur Christian Gouvion, adjoint, en remplacement de Monsieur le Maire
Nicole Binoit - Après les remerciements d'usage ... j'adresse un merci tout particulier à Monsieur Jean Heuclin qui m’a fait l’honneur de préfacer ce livre. Je l’ai sollicité parce que c’est un chercheur passionné, tenace et d’une large ouverture d’esprit. Il a fait labelliser le programme de commémoration de la Grande Guerre sur le thème : La guerre incomprise : mythes et réalités. Il a été nommé référent historique par la ville de Maubeuge pour le programme du Centenaire et il a réécrit l’histoire de la bataille de Maubeuge.
Pourquoi ce livre ?
La préparation du Centenaire a fait évoluer la connaissance du conflit 1914-1918 grâce aux recherches de ces dernières années. Certaines idées reçues ont été repoussées et dans le même temps de nouvelles questions surgissent. En particulier comment préserver la mémoire de cette période ?
Cent ans se sont écoulés. Tout un passé ne tardera pas à sombrer : Lazare Ponticelli, le dernier poilu français, est décédé en mars 2008. Et c’est là un des grands mérites de cette longue commémoration : permettre la collecte et la sauvegarde de nombreux documents. Il est important de substituer aux souvenirs qui s’estompent un support écrit qui les fixera pour les générations suivantes. C’est le but de cet ouvrage.
Certes tous les Français ont souffert de cette guerre totale, industrielle et scientifique mais certains ont été plus éprouvés que d’autres. Les populations du Solrézis ont été doublement pénalisées par la proximité des combats et l’occupation allemande pendant quatre années.
J’ai fait le choix de donner la parole à ceux qui ont connu cette période abominable : les habitants de Solre-le-Château mais aussi ceux des villages voisins. La création du sanatorium de Felleries - Liessies est liée aux conséquences de la guerre : d’une part la recrudescence de la tuberculose pendant le conflit et d’autre part les séquelles des soldats victimes des gaz de combat. La couverture du livre le montre bien : d’un côté le poilu à la grenade du monument aux morts de Solre-le-Château ; de l’autre une sélection de monuments des communes voisines.
Le contenu du livre
Il est impossible d’aborder tous les aspects de la guerre aussi je me suis attachée à quatre thèmes.
Les années d’avant-guerre sont évoquées par la correspondance de César Leclerc de Sars-Poteries. Celui-ci est en garnison à Bar-le-Duc en 1913 ; il écrit régulièrement à sa fiancée Berthe Debruge. Il raconte son service militaire et la vie de caserne. Mais dans ses lettres il fait part de ses inquiétudes car Bar-le-Duc n’est qu’à environ 75 km de la frontière des territoires annexés par l’Allemagne et l’on craint que les Allemands détruisent deux ponts sur la ligne Paris-Nancy ; l’instruction militaire est renforcée à cause du conflit des Balkans ; et la loi du service militaire va passer de 2 à 3 ans. César espérait terminer son service militaire et retrouver Berthe mais il doit partir aux armées le 1 er août 1914. Il ne sera libéré de ses obligations qu’au bout de 5 ans et 10 mois !
La première partie rend hommage aux Combattants. Ce terme recouvre des réalités bien différentes : des engagés volontaires, des Morts pour la France (MPLF), des blessés et des invalides … Je replace chaque combattant dans le contexte de la guerre ; c’est l’homme qui est au centre des événements. Par exemple le canonnier Prosper Duhain nous raconte sa bataille de Verdun : ce fut une véritable boucherie ! Aujourd’hui tous ces soldats ne sont plus que des noms gravés dans la pierre ; derrière le nom il faut retrouver une identité, une famille, un métier … Grâce aux registres-matricules et aux livres d’or des MPLF, je rappelle comment ils sont morts, à quel âge et dans quel combat afin de montrer l’horreur des champs de bataille.
Les prisonniers de guerre font aussi partie des combattants. Au plan local, la reddition de Maubeuge a entraîné le départ vers les camps en Allemagne de 40.000 hommes dont beaucoup sont issus de l’Avesnois. Grâce aux archives de la Croix Rouge, j’ai pu situer un certain nombre de ces prisonniers dans une quinzaine de camps et décrire leurs conditions de vie. Par exemple Jean Falquier au camp de Meschede ; Lucien Lejeune à Dülmen ; Charles Bail et Louis Fauversienne à Mannheim … Certains ont réussi à s’évader comme Raoul Dufosset de Liessies et Marcel Fontaine de Solre-le-Château. A noter qu’il y avait des prisonniers russes à Solre qui travaillaient à la scierie installée par les Allemands au Bois des Nielles. Environ 260 prisonniers russes sont enterrés de façon anonyme à La Nécropole d’Assevent.
L’armistice arrive enfin ; mais une question se pose : qui a sonné le premier le cessez le feu à Haudroy ? Le clairon solrézien Albert Liénard revendique cette primauté ; il nous relate dans ses mémoires ses combats au chemin des Dames, dans les Flandres, dans la région de Roye puis à Haudroy et finalement aux environs de Chimay. Il a été décoré de la Croix de guerre à 20 ans !
La deuxième partie développe pour les villages environnants une autre forme de guerre : la « guerre aux civils ». Une enquête de 1920 faite dans le ressort de l’académie de Lille nous fournit beaucoup d’informations. L’arrivée des troupes allemandes a été rapide et brutale ; à Felleries en particulier. On sait que l’église a été incendiée mais on ne connait pas en général les circonstances de cet événement. En fait les Allemands ont prétendu qu’on avait tiré sur eux depuis le clocher. Ils ont forcé un habitant à entrer dans l’église devant eux et ils n’ont rien trouvé d’anormal, malgré cela ils y ont pendu un cochon puis ils ont complètement incendié l’église et 46 maisons. A Lez-Fontaine le garde-champêtre, un brave homme amputé d’un bras, fut brutalement frappé par un officier pour un motif futile. Vous trouverez beaucoup d’autres exemples dans le livre.
Le Solrézis occupé a beaucoup souffert surtout à partir de 1916. Les conditions de vie se sont rapidement dégradées : brimades et vexations, menaces de mort et d’emprisonnement, amendes, réquisitions, pénuries, travail forcé, otages, déplacements de population … J’ai retrouvé une chanson en 12 couplets intitulée « Les boches du Nord » ; elle a été composée par des personnes déplacées venant du Cambrésis ; l’accueil qu’elles ont reçu à Clairfayts leur a inspiré ce refrain « Nous reviendrons dans le Nord revoir ces Français batardés Ces vrais boches du Nord ennemis des évacués ». Selon les villages, cette forme de guerre est plus ou moins dure à supporter ; Liessies rattaché à la Commandanture de Trélon souffre plus que les communes rattachées à celle de Solre.
Il y a eu aussi des prisonniers civils et des travailleurs forcés … Par exemple Quinquin et Dodol, 17 et 19 ans à l’époque, qui furent réquisitionnés pour le camp de Moeuvres ; invités chez nous il y a 40 ans ils nous avaient livré leurs souvenirs. Musiciens, ils avaient même écrit une chanson sur Moeuvres. Des jeunes filles aussi ont été réquisitionnées pour travailler aux champs ou pour faire les foins ; parfois elles travaillaient au lavoir pour laver et rapiécer le linge des soldats allemands du front. Les enfants des écoles étaient contraints à des travaux de cueillette : des fraises, des framboises et des mûres pour fabriquer la « marmelade » pour les Allemands, des orties, des feuilles … ou à des travaux d’échardonnage et de désherbage …
La troisième partie relate la sortie de guerre : le départ précipité des Allemands s’accompagne de destructions systématiques des dépôts de munitions comme à la gare de Solre-le-Château, ils font aussi sauter des usines, des ponts et des infrastructures pour retarder l’arrivée des troupes françaises et alliées. Ils s’en prennent aux cloches. Pierre Bastien avait 12 ans à l’époque des faits. Il a été témoin du vol du bourdon que les Allemands ont jeté sur le parvis de l’église. Je l’avais interrogé en 1980. Je fais ainsi passer la mémoire.
Les Alliés approchent. Le 9 novembre 1918 un avion britannique est abattu au-dessus de Solre-le-Château ; les deux jeunes aviateurs, Richardson et Holmes, périssent ; ils sont inhumés au cimetière communal. Puis la 5 ème Division australienne prend ses quartiers d’hiver à Solre-le-Château ; un officier supérieur du Génie australien, Mather, se suicide. Durant l’hiver 18-19 un artiste de guerre officiel Albert Henry Fullwood peint 3 vues de Solre libérée. Janvier 1919 les Australiens organisent une fête magnifique à Beugnies en l’honneur des enfants. Ils offrent pour 1.000 francs de jouets auxquels ils ajoutent bonbons, gâteaux et chocolats. On photographie les enfants. Ceux-ci répondent par un petit compliment. Chacun sort, émerveillé, de cette fête.
Néanmoins la mission principale des Australiens reste la remise en état des ponts, des routes et des voies ferrées … pour faciliter le passage des troupes alliées dans leur Marche vers le Rhin, à la poursuite des Allemands qui font retraite à travers la Belgique.
Enfin dans la dernière partie « In Memoriam », sont abordées les grosses difficultés que rencontrent les Municipalités dans l’après-guerre, pour le retour des prisonniers, l’approvisionnement et les finances sans parler des dommages de guerre. Par ailleurs, les morts sont si nombreux que l’Etat organise de grandes nécropoles pour remplacer les cimetières militaires provisoires ; dans la plupart des communes il faut agrandir le cimetière. Pour donner un sens à cette incroyable hécatombe, des monuments aux morts pour la patrie se dressent un peu partout. En 1921 l’Observateur se fait l’écho d’un grand nombre d’inaugurations. Le but : glorifier les « héros » tombés au champ d’honneur. Des personnalités politiques comme Daniel-Vincent et Léon Pasqual promettent dans leurs discours que ces MPLF ne seront jamais oubliés.
La guerre 14-18 fut nommée la Grande Guerre en raison de sa durée ; on espérait qu’elle serait la « der des ders » mais elle devint malheureusement la « première » guerre mondiale après le déclenchement de la seconde en 1939.
Carte postale humoristique : le langage des tranchées
César Leclercq en uniforme du 94 ème R. I.
Carte postale allemande : "Remise de la forteresse de Maubeuge" reddition du 8 septembre 1914
Cimetière et chapelle de Thessalonique dédiés aux soldats MPLF sur le front oriental
Francis Balique caporal fourrier MPLF le 25 juillet 1918 à Beuvardes (Aisne) tué à 23 ans par éclat d'obus sur le front occidental
Robert Hairion marsouin MPLF le 16 avril 1917 à 25 ans - Nécropole de Cerny-en-Laonnois
Carte postale allemande : prisonniers de guerre français 1914-1915 en uniforme bleu et garance
Des Solréziens prisonniers : souvenir de captivité au camp de Minden 1914-1915
Des Uhlans traversent Solre-le-Château le 31 août 1914 : colonne de munitions
Une invasion rapide et violente : l'église de Felleries est incendiée par les Allemands
L'occupation allemande : Grand-rue à Solre-le-Château
La guerre aux civils : groupe de jeunes filles réquisitionnées pour faire les foins et divers travaux agricoles
La scierie du bois des Nielles sur la route de Solre à Hestrud ; les Allemands y font travailler des prisonniers russes
Colonne de travailleurs civils montant la Grand-rue le 19 octobre 1916 en direction du camp de Moeuvres
La traite se fait sous la surveillance de soldats allemands ; ici à la ferme de la famille Sirot
La sortie de guerre : la retraite allemande s'accompagne de destructions. Le bourdon de l'église de Solre sur le parvis
Les Allemands font sauter les ponts et les voies ferrées pour retarder l'ennemi. Ici rue de Liessies à Solre
La gare de Solre a été bombardée le 10 novembre 1918 ; ce sont les "Engineers" et les pionniers australiens qui vont la remettre en état
Au cimetière de Solre, les stèles des aviateurs britanniques Holmes et Richardson (avion abattu le 9 novembre 1918 à Solre) et à droite la stèle du Lt colonel australien Mather
Le clairon d'Albert Liénard le premier à sonner l'armistice provisoire le 9 novembre 1918 au soir mais la guerre reprend le 10 au matin avant le "cessez le feu" définitif du 11 novembre
Solre-le-Château en janvier 1919 : oeuvre d' Albert Henry Fullwood, un artiste de guerre officiel attaché à la 5 ème Division A.I.F
George Santayana écrivain et philosophe (Madrid 1863 - Rome 1952)