Avant le conflit, la frontière russo-ukrainienne s’étendait sur 1 576 km, traversant des zones densément peuplées et des points de transit économiques majeurs, notamment la région de Koursk, dont l’Ukraine a pris le contrôle au cours de l’été 2024.
En Crimée, Moscou disposait de bases navales stratégiques depuis l’époque impériale. A la chute de l’URSS, Moscou a maintenu son contrôle sur cette base grâce à un bail de longue durée qui courait jusqu’en 2041 et assurait au Kremlin une présence navale ininterrompue.
En 2014, après l’annexion de la Crimée, la Russie a rapidement mis en place la construction du Pont de Kertch, afin de « fermer » la mer d’Azov dont elle a achevé la conquête en annexant, fin 2022, les régions du sud-est de l’Ukraine.
Dans l’hypothèse d’un maintien de l’occupation russe sur une partie de l’Ukraine, quels enseignements peut-on tirer des autres conflits séparatistes (Géorgie, Haut Karabakh) quant à la reconnaissance internationale des frontières issues d’un partage de l’Ukraine ?
Quelles garanties l’Occident est-il en mesure de donner aux voisins de la Russie ?
Assiste-t-on à la naissance d’une nouvelle frontière internationale ? À celle d’une situation de facto ? À celle d’une nouvelle ligne de front « gelée », destinée à se réveiller tôt ou tard ?