La frontière Russo-Biélorusse de 959 km est l’une des plus ouvertes de la région. Ces deux États forment une alliance politique et économique étroite à travers l’Union d’État et l’Union Économique Eurasiatique. A l’Ouest, le territoire biélorusse borde la Pologne, la Lituanie et la Lettonie.
Coopération militaire
Le territoire biélorusse joue un rôle central dans la stratégie militaire russe.
Depuis 2022, des bases militaires russes ont été établies ou renforcées, notamment pour l’entraînement conjoint et le déploiement d'unités prêtes au combat.
En 2023, Minsk a accepté le stationnement d’armements nucléaires tactiques russes sur son sol, une première depuis la dissolution de l’URSS. Les déploiements de forces russes et les coopérations, y compris dans le domaine des exercices militaires conjoints, mettent en lumière une intégration militaire croissante, même si Moscou voudrait idéalement entrainer Minsk sur le chemin d’une intégration plus aboutie.
=> La Biélorussie constitue un multiplicateur stratégique pour Moscou, facilitant les déploiements logistiques et militaires, comme lors de l'invasion de l'Ukraine en 2022, où son territoire a servi de plateforme pour des attaques terrestres et aériennes. Elle fournit également la profondeur stratégique chère aux autorités russes.
Rapport du EU Institute for Security Studies (23 juin 2026)
Le problème des migrations illégales
En 2021, la Biélorussie a intensifié les flux migratoires vers l’Union européenne. Minsk a été accusée par les pays voisins (Pologne, Lituanie, Lettonie) de pratiquer une « guerre hybride » en facilitant l'entrée illégale de migrants en provenance du Moyen-Orient, d'Afrique et d'Asie. Ce phénomène, orchestré par le régime biélorusse, a entraîné des crises humanitaires à la frontière et le renforcement des barrières physiques et de la surveillance aux frontières.