Défaire le discours sexiste dans les médias
- Rose Lamy **
Une analyse rigoureuse et sans concession du discours sexiste dans les médias, par la créatrice du compte Préparez-vous pour la bagarre.
Rose Lamy collecte et décortique des centaines d’exemples d’un discours sexiste dans la presse, à la télévision ou à la radio. Ce sexisme ne dit jamais son nom, se loge dans le choix d’un mot ou d’une virgule, participant à la culpabilisation des victimes et à la déresponsabilisation des accusés.
Comment lutter contre le sexisme quand il est perpétué et amplifié par les médias ? Il est temps d’explorer les fondements de ce discours, pour en défaire les mécanismes et nous en libérer.
En bons pères de famille - Rose Lamy **
Dans cet essai à la première personne où s’entremêlent intime et politique, Rose Lamy montre comment les bons pères de famille, en tant qu’individus et en tant que classe sociale, maintiennent le silence autour des violences intrafamiliales. Avec ce nouveau livre où l’on retrouve la finesse d’analyse qui fait son succès, elle achève de s’imposer comme l’une des voix incontournables du féminisme contemporain.
Le boys club - Martine Delvaux **
Ils sont tournés les uns vers les autres. Ils s’observent et s’écoutent. Ils s’échangent des idées, des armes, de l’argent ou des femmes. Dans cet univers clos réservé aux hommes, le pouvoir se relaie et se perpétue à la façon d’une chorégraphie mortifère. Le boys club n’est pas une institution du passé. Il est bien vivant, tentaculaire: État, Église, armée, université, fraternités, firmes… et la liste s’allonge.
À la manière d’une chasse à l’image, c’est dans les représentations au cinéma et à la télévision que Martine Delvaux le traque. Véritable plongée en eaux noires, ce livre nous invite à considérer l’entre-soi des hommes comme un phénomène régressif. Un dispositif à profaner, déconstruire, refuser, parce que nos vies comptent.
Tu seras un homme féministe mon fils - Aurélia Blanc **
Livre d'éducation anti-sexiste à l'usage des garçons
Dans une société où les stéréotypes de genre, le marketing genré et le sexisme ordinaire sont bien ancrés… Comment mener son petit garçon vers une masculinité apaisée, respectueuse des femmes ?
Pendant que nous protègons nos filles,
éduquons nos garçons !
Les grandes oubliées - Titiou Lecoq **
« On nous a appris que l’histoire avait un sens et que, concernant les femmes, elle allait d’un état de servitude totale vers une libération complète, comme si la marche vers l’égalité était un processus naturel. Ce n’est pas exact. On a travesti les faits. »
De tout temps, les femmes ont agi. Elles ont régné, écrit, milité, créé, combattu, crié parfois.
Et pourtant elles sont pour la plupart absentes des manuels d’histoire.
Pourquoi ce grand oubli ?
De l’âge des cavernes jusqu’à nos jours, Titiou Lecoq s’appuie sur les découvertes les plus récentes pour analyser les mécanismes de cette vision biaisée de l’Histoire. Elle redonne vie à des visages effacés, raconte ces invisibles, si nombreuses, qui ont modifié le monde.
Libérées ! - Titiou Lecoq **
" Un jour, je me suis demandé : pourquoi est-ce moi qui ramasse les affaires qui traînent ? Je n’ai trouvé qu’une seule réponse. Parce que je suis une femme qui vit avec un homme et deux enfants et que, conséquemment, les corvées, c’est pour ma gueule.
Être une femme, ce n’est pas seulement l’idéal de minceur et de cheveux qui brillent, c’est le souci permanent des autres et du foyer, c’est être sans cesse ramenée à la saleté, aux taches, à la morve. L’égalité serait déjà là, mais les femmes conservent la conviction intérieure qu’elles doivent s’occuper de tout et de tout le monde, et d’elles en dernier, s’il reste cinq minutes à la fin de leur triple journée.
Cette féminisation de la sphère privée implique une autre conséquence : l’espace public est toujours masculin. Peut-on se dire égaux quand la moitié de la population adapte ses vêtements en fonction des transports et fait attention à ne pas être seule la nuit dans la rue ? Et si le combat féministe devait encore et toujours se jouer dans la vie quotidienne de chacune et chacun, chez soi, dans sa propre maison, devant le panier de linge sale ? "
Eve Cambreleng et Blanche Sabbah
Mutinerie, n.f. : se révolter collectivement et ouvertement contre une autorité établie, un ordre injuste.
« Je suis pas féministe, je suis humaniste. »
« J'ai rien contre les féministes, mais faut pas être extrême. »
« Quand même, il faut séparer l'homme de l'artiste ! »
« De toute façon, on peut plus rien dire. »
« Les hommes ont des pulsions, c'est scientifique. »
« Aujourd'hui, le féminisme, ça ne sert plus à rien. »
Ces phrases, nous les avons déjà entendues pendant un repas de famille, une soirée entre potes, à la radio ou à la télévision. Nous les avons lues dans la presse, sur les réseaux sociaux ou dans des livres. Dès qu'il est question de féminisme, de sexisme, de luttes LGBT+… Les débats s'enveniment, les clichés pleuvent, et il n'est pas toujours facile d'y répondre de façon appropriée.
Toutes deux autrices et illustratrices, féministes et militantes, Blanche & Eve donnent avec beaucoup d'humour et de pédagogie des réponses imparables, précises et sourcées, aux idées reçues qui reviennent le plus souvent.
En finir avec la culture du viol - Noémie Renard **
Les violences sexuelles envers les femmes n'apparaissent pas spontanément. Elles ne font pas partie de la " nature humaine " ni ne sont le résultat d'incontrôlables pulsions masculines. Elles ont des causes sociales – impunité des agresseurs, idées reçues sur la sexualité, inégalités structurelles – qui forment ce que l'on appelle une " culture du viol ". Cela va de remarques apparemment anodines qui culpabilisent les victimes à un traitement trop fréquent des viols comme des délits plutôt que comme des crimes devant les tribunaux ; de formules pour excuser les agresseurs à une remise en cause systématique de la parole des femmes qui dénoncent des agressions.
En France, chaque année, environ 94 000 femmes sont victimes de viol ou de tentative de viol. Et les viols ne représentent que la partie émergée d'un iceberg : celui des violences sexuelles, à la maison, au travail ou dans la rue. Or ces violences ont des conséquences graves : elles minent la confi ance et limitent la liberté par la peur qu'elles instaurent. Elles constituent une atteinte aux droits et à la dignité des personnes et consolident la domination masculine. Mais cette situation n'est pas une fatalité. C'est pourquoi il est important d'identifier les éléments culturels qui servent de justifi cation et de terreau à ces actes, afi n de proposer des pistes qui permettront d'y mettre fin.
Une farouche liberté - Gisèle Halimi **
Gisèle Halimi : Soixante-dix ans de combats, d’engagement au service de la justice et de la cause des femmes. Et la volonté, aujourd’hui, de transmettre ce qui a construit cet activisme indéfectible, afin de dire aux nouvelles générations que l’injustice demeure, qu’elle est plus que jamais intolérable. Gisèle Halimi revient avec son amie, Annick Cojean, qui partage ses convictions féministes, sur certains épisodes marquants de son parcours rebelle pour retracer ce qui a fait un destin. Sans se poser en modèle, l’avocate qui a toujours défendu son autonomie, enjoint aux femmes de ne pas baisser la garde, de rester solidaires et vigilantes, et les invite à prendre le relai dans le combat essentiel pour l’égalité à l’heure où, malgré les mouvements de fond qui bouleversent la société, la cause des femmes reste infiniment fragile.
Nos pères, nos frères, nos amis - Mathieu Palain * *
"Nos pères, nos frères, nos amis" est une enquête immersive, un livre essentiel pour comprendre un point aveugle de notre société
" La petite graine de la violence, elle pousse, elle pousse, et je pense que cette graine est en moi depuis longtemps, elle fait partie de mon bagage, de ce que m'ont transmis mes parents. La violence surgit comme un instinct animal, et vous murmure à l'oreille : "C'est la faute de l'autre.' "
Pendant quatre ans, le journaliste Mathieu Palain s'est rendu dans des groupes de parole, dans une Maison des femmes, à des auditions judiciaires. Il a eu accès à des histoires et des témoignages d'une rare puissance.
Les couilles sur la table - Victoire Tuaillon **
Pour dépasser les querelles d'opinion et ne pas laisser la réponse aux masculinistes qui prétendent que "le masculin est en crise", Victoire Tuaillon s'est emparée frontalement de la question, en s'appuyant sur les travaux les plus récents de chercheuses et de chercheurs en sciences sociales.
Ensemble, au fil des épisodes de son podcast au titre percutant, elles et ils ont interrogé la masculinité et ses effets : pourquoi, dans une immense majorité des cas, les harceleurs, les violeurs, les casseurs, sont-ils des hommes ? Pourquoi les petits garçons disent-ils tous que "l'amour c'est nul" ou encore que "l'amour c'est pour les filles" ? Comment la domination masculine affecte-t-elle aussi les hommes ?
Réunissant les réponses à ces questions et à bien d'autres, ce livre démontre sans dogmatisme que la masculinité n'a rien de naturel, que c'est une construction sociale et qu'il faut la remettre en questions si on veut atteindre une véritable égalité entre les femmes et les hommes.
Adapté du podcast phénomène, Les Couilles sur la table, ce livre est une synthèse indispensable et passionnante de ce que l'on sait sur la virilité, la masculinité et les hommes.
"Je suis convaincue de l'urgence morale qu'il y a à nous atteler à imaginer ensemble une éducation différente pour nos enfants, pour tenter de créer un monde plus juste à l'égard des femmes et des hommes."
À une amie qui lui demande quelques conseils pour élever selon les règles du féminisme la petite fille qu'elle vient de mettre au monde, la grande romancière Chimamanda Ngozi Adichie répond sous la forme d'une lettre. Puissante et touchante, cette missive prend vite la tournure d'un manifeste.
L'autrice nigériane examine ici, non sans humour, les situations concrètes qui se présentent aux parents d'une petite fille tout en expliquant comment déjouer les pièges que nous tend le sexisme, à travers des exemples fort vivants.
Devenu une référence, ce texte s'adresse à tous : aux hommes comme aux femmes, aux parents en devenir et à l'enfant qui subsiste en chacun de nous. Tous peuvent y trouver les clés permettant d'adopter une ligne de conduite féministe pour "imaginer ensemble une éducation différente pour nos enfants".
Dans tous les pays du monde, à toutes les époques, des femmes ont été tuées parce qu'elles étaient des femmes.
L'historienne Christelle Taraud réunit dans ce livre les meilleures spécialistes mondiales de la question, des œuvres d'artistes et d'écrivaines, des témoignages et des archives... pour comprendre le continuum de violences qui s'exerce contre les femmes depuis la préhistoire.
Un ouvrage essentiel et inédit, autant scientifique que politique.
En France, les hommes sont responsables de l’écrasante majorité des comportements asociaux : ils représentent 84 % des auteurs d’accidents de la route mortels, 92 % des élèves sanctionnés pour des actes relevant d’atteinte aux biens et aux personnes au collège, 90% des personnes condamnées par la justice, 86 % des mis en cause pour meurtre, 97 % des auteurs de violences sexuelles, etc.
Lucile Peytavin, historienne et membre du Laboratoire de l’égalité, s’interroge sur les raisons de la surreprésentation des hommes comme principaux auteurs des violences et des comportements à risque, et tente d’estimer le coût financier de l’ensemble de ces préjudices pour l’État et donc pour chaque citoyen.ne. Quel est le coût, en France, en 2020, des conséquences de la virilité érigée en idéologie culturelle dominante ? L’autrice nous pose la question : n’aurions-nous pas tous intérêts à nous comporter… comme les femmes ?!
"Je suis épatée par celles qui réussissent à ne pas être en colère. Comment est-il possible de regarder l'état du monde, l'impact du patriarcat et du capitalisme sur nos vies, et de ne pas avoir envie de s'arracher les cheveux et de tout cramer ?".
Vénère est l'histoire d'une femme en colère dans un monde d'hommes. Des raisons de cette rage au ventre qui éclot dès l'enfance, de sa stigmatisation sexiste, de son expression de la rue aux réseaux sociaux, de la société dans laquelle cette colère évolue. Mais aussi, de la manière dont ce ressenti viscéral peut être révolutionnaire, suscitant indignation et mobilisations, ou dont il peut faire mal, jusqu'au redouté burn-out militant.
Enquête du Collectif Nous Toutes sur le consentement
Une enquête sur le consentement dans les rapports hétérosexuels a été lancée par NousToutes le 7 février 2020 sur les réseaux sociaux.
En 10 jours, plus de 100 000 personnes ont répondu.
➜ Synthèse des résultats et communiqué ici